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Publié le jeudi 31 mai 2012 par Julien Gilet

Résumé

Le colloque "Traces du végétal" réunit des communications en littérature, histoire, géographie, psychologie, anthropologie, histoire de l'art, histoire des science, une exposition et un spectacle de théâtre. Il aura lieu les 13-15 juin à l'Université d'Angers.

Annonce

Le colloque international pluridisciplinaire “Traces du végétal” aura lieu à l’Université d’Angers, les 13, 14 et 15 juin 2012 à la Maison des sciences humaines (Faculté des lettres, langues et sciences humaines, 5 bis Bd Lavoisier).

Il est organisé par l’axe Cultures du végétal de la Structure fédérative de recherche Confluences, les laboratoires CERIEC, CERHIO et ESO, avec le soutien  de  l’Université d’Angers, CNRS-ISCC et le Jardin botanique national de Belgique.

Donnée première de l’environnement de l’homme, le végétal est aussi un objet scientifique intéressant de multiples disciplines. Tout naturellement, c’est du côté des sciences de la vie qu’on aurait tendance à définir sa pertinence, mais plusieurs travaux entrepris depuis quelques années en sciences humaines, dans les arts, les langues et les littératures se sont également saisis de cet objet assez longtemps négligé dans ces domaines. Bénéficiant de l’intérêt pour les approches pluridisciplinaires, un tel objet semble devoir appeler un croisement plus systématique des méthodes de chacun. Pour autant, il demeure une composante circonscrite dans chacune de ces disciplines : aussi a-t-il paru légitime, pour ce colloque de Lettres et Sciences humaines, d’aborder le végétal en tant que trace.

La notion de trace ouvre à une certaine diversité : elle est une marque bien identifiable de quelque chose d’absent, mais peut alors se décliner soit comme une présence très réduite de quelque chose qui a largement, mais pas complètement, disparu, soit comme une représentation de cette absence. Elle correspond ainsi à une forme de présence réelle, mais aussi à une présence symbolique par la représentation ou par le souvenir d’un passé. Mémoire de quelque chose qui a existé, elle revêt une dimension culturelle qui se révèle aussi marquante pour l’avenir. Ainsi la trace peut-elle aussi être comprise comme un signe qui se livre à l’interprétation : à partir d’elle, plusieurs voies interprétatives se dessinent, celle des retrouvailles avec un passé que l’on voudrait reconstituer au plus près, mais aussi celle, moins uniforme, d’une disparition progressive et partielle de ce passé : l’important ne réside pas seulement ici dans ce qui a vraiment existé autrefois, mais aussi dans ce qui a disparu ou s’est modifié au fil d’une histoire du vivant, de la mémoire et de la culture. On n’omettra pas un dernier sens du mot interprétation qui pourrait se déployer à propos des traces du végétal, celle de l’interprétation en tant que création qui s’appuie sur un passé pour produire du nouveau. Enfin, en tant que représentation, la trace est porteuse d’une altérité dans la conception comme dans le regard : image d’autrefois, elle est aussi marquée par un déplacement qui est comme un ailleurs.

Programme :

Mercredi 13 juin

  • 9h45 Accueil des participants, allocutions d'accueil  par Christian Pihet, Vice-président du Conseil scientifique de l’Université d’Angers et Christine Bard, Directrice de la SFR Confluences.
  • Aziz Ballouche, « Le palimpseste du paysage ou comment lire le temps dans l’espace. L’exemple de l’arganeraie du Sud-ouest marocain ».
  • Aline Garnier et al. « La dynamique des paysages en milieu soudano-sahélien au cours de l’Holocène : apport de l'analyse des phytolithes dans une approche des relations nature/société ».
  • Vanessa Py, « Temps de la feuille, temps du boisillage. Lire les données anthracologiques au prisme de l’économie montagnarde sud-alpine médiévale et moderne ».
  • Vincent Veschambre, « Traces et marques végétales : quand l’arbre devient monument».
  • Agnès Juvanon du Vachat, « Le Cyprès de la Sultane de Grenade ».
  • Laurent Gall, « Une amnésie collective : dénis et régression des savoirs populaires botaniques en centre Bretagne ».
  • Stéphane Tirard, « La forêt dans la mine. Les végétaux fossiles au XIXe siècle »
  • Raffaella Bruzzone et al., « Traces d'une plante élusive. Sources pour l'histoire d'une activité de collecte: Aristolochia rotunda L. dans la montagne de la Ligurie, Italie (XVIe-XXe siècles) ».
  • Éric Fabre et Sylvain Olivier, « Rendre visible la plante invisible : sources historiques et traces de végétaux dans les campagnes méridionales (XVIIe-XXe siècles) ».
  • Spectacle « Hortus » de et par Isabelle Dumont

Jeudi 14 juin

  • Patricia Gaillard-Seux, « La chélidoine et le fenouil, deux plantes pour la vue chez les Grecs et les Romains : origine et survivances de leurs indications ».
  • Jean-Jacques Peru, « De quoi la bruyère des lieux-dits est-elle la trace ? »
  • Denis Diagre, « Traces de floristes : ce que nous apprennent les correspondances de François Crépin (1830-1930) ».
  • Benoît Fromage, « L’arbre botanique, comme cadre d’interprétation de l’histoire de vie ? »
  • Françoise Crasnier, « Les traces de l’arbre pour élaborer une histoire personnelle ».
  • Aurélie Michel, « La charpente végétale : De l’organographie à l’ornement architectonique ».
  • Elisabeth Amblard, « Le végétal et ses traces dans l'art contemporain. Les modes opératoires  de la création dans trois œuvres de J.-M.  Sicilia, B. Moninot et G. Penone ».
  • Jean-Pierre Brazs, « Talvera pictorialis. Un exemple de pratique artistique incluant le végétal, sa trace et son absence dans une « réalité-fiction » artistique et scientifique ».
  • Franck Doriac, « Le bal des moisissures ».
  • Rachel Bouvet, « Traces géopoétiques d’une fleur sauvage : la solidago et les arts forestiers ».
  • Régine Fabri et Sandrine De Borman, « L'impression végétale, de l'illustration scientifique ancienne à la création artistique contemporaine ».
  • Présentation de l’exposition des oeuvres de Sandrine De Borman

Vendredi 15 juin

  • Anna Kukulka-Woitasik, « Arbres, fleurs et autre végétal dans la symbolique médiévale. D'après l'exemple de la littérature courtoise et chevaleresque du XIIe siècle».
  • Megumi Tanabe, « Les sources d’ornement végétal dans les Heures de Marguerite d’Orléans ».
  • Marine Ricord, « [C]es arbres pour qui mes vers / Ouvrent si justement ma veine » : l’écriture du végétal dans « La Maison de Sylvie » ».
  • Constance Naji, « Sauvagerie et végétal dans les récits de voyage des XVIIe et XVIIIe siècles ».
  • Massimo Blanco, « Le nénuphar en littérature entre Romantisme et Symbolisme ».
  • Arnaud Verret, « Les traces de tératorologie végétale dans trois romans du cycle des Rougon-Macquart ».
  • Laurence Teyssandier, « Des mariages entre fleurs ».
  • Mauricette Fournier, « Traces de la laurisylve : nostalgie paysagère et affirmation identitaire dans les films d’animation japonais (exemples de Mon voisin Totoro et Princesse Mononoké d’Hayao Miyazaki) ».
  • Arlette Bouloumié, « Traces du végétal dans les romans de Michel Tournier. L'herbier de Michel Tournier ».
  • Maria Dolores Chevalier Alonso Rey, « Nardos et Nardos dans les romans d’Oleza de Gabriel Miro ».
  • Conclusion par Stéphane Tirard  et clôture du colloque.

Informations /programme/inscriptions : http://vegetal.hypotheses.org/colloque

Lieux

  • 5 bis Bd Lavoisier
    Angers, France

Dates

  • mercredi 13 juin 2012
  • jeudi 14 juin 2012
  • vendredi 15 juin 2012

Mots-clés

  • végétal, traces

Contacts

  • Cristiana Oghina-Pavie
    courriel : cristiana [dot] pavie [at] univ-angers [dot] fr
  • Nuscia Taibi
    courriel : nucia [dot] taibi [at] univ-angers [dot] fr
  • Isabelle Trivisani
    courriel : Isabelle [dot] Trivisani [at] univ-angers [dot] fr

Source de l'information

  • Cristiana Oghina-Pavie
    courriel : cristiana [dot] pavie [at] univ-angers [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Traces du végétal », Colloque, Calenda, Publié le jeudi 31 mai 2012, http://calenda.org/208751