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Migrations et mondes ruraux

Migrations and countryside

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Publié le lundi 04 juin 2012 par Elsa Zotian

Résumé

En sciences sociales, les ouvriers agricoles migrants ont été beaucoup moins étudiés que les ouvriers migrants de l'industrie. D’une manière générale en ce qui concerne le champ de l'immigration, les mondes ruraux ont été oubliés, négligés, voire faussés dans les regards apportés par les sciences sociales. On peut toutefois noter que la revue Hommes et Migrations aura été une des premières à publier sous la houlette de Jacques Barou, dès la fin des années 1980, un numéro concernant les Portugais en Auvergne. Cette migration de l’Europe du Sud est-elle la seule à occuper les territoires ruraux en France ? De manière plus large, qu’en est-il aujourd’hui de la présence des migrants dans les mondes ruraux européens, africains ou américains ? Quelles places occupent-ils ?

Annonce

Appel à contributions (2013) Hommes Et Migrations « Migrations et mondes ruraux »

Numéro coordonné par Chantal Crenn et Simona Tersigni.

Présentation

Il importera dans ce numéro de préciser le choix du terme « rural » en faisant le lien avec « l’urbain » dans la mesure où ce dernier a supplanté dans le champ de la recherche en sciences sociales la question « rurale » et migratoire. Il s’agira donc de se positionner par rapport à la mise en place d’un domaine de recherche migratoire qui, du moins en France, s’est largement fait dans le cadre de la sociologie du travail, en référence à des ouvriers vivant en milieu urbain.

La sociologie et l’anthropologie urbaines inspirées des travaux de l’école de Chicago ont largement influencé le développement des recherches concernant les migrants… Ainsi, l’imaginaire urbain et la nécessité théorique de démontrer que l’écologie ne se réduisait pas à l’environnement et encore moins au rapport à la nature, ont-ils évacué le rural de la question migratoire (recherche et champ politique). Les ouvriers agricoles migrants ont donc été beaucoup moins étudiés sauf quelques exceptions comme dans le cas des travaux de Jean-Pierre Berlan et d’Alain Morice. Du reste, c’est d’une manière plus générale que les mondes ruraux ont été oubliés, négligés, voire faussés dans les regards apportés par les sciences sociales.

Est-ce parce que les chercheurs sont essentiellement des urbains et qu’ils concentrent leur attention sur les espaces qu’ils fréquentent ? Ou est-ce encore parce que le monde rural est particulièrement catalogué en France comme reflet du passé, de l’authenticité, du « terroir » rendant difficile l’expression de toutes formes de cosmopolitismes réservées à la ville ? On peut toutefois noter que la revue Hommes et Migrations aura été une des premières à publier sous la houlette de Jacques Barou, dès la fin des années 1980, un numéro concernant les Portugais en Auvergne. Cette migration de l’Europe du Sud est-elle la seule à occuper les territoires ruraux en France ? De manière plus large, qu’en est-il aujourd’hui de la présence des migrants dans les mondes ruraux européens , africains ou américains ? Quelles places occupent-ils ? Les relations interethniques sont-elles moins hiérarchisées qu’en milieu urbain ou au contraire le sont-elles davantage ? S’ils sont installés depuis longtemps, les migrants participent-ils aux espaces publics et politiques ? Comment perçoivent-ils leur occupation de ces territoires ?

Au delà des dimensions individuelles, nous nous intéresserons dans un deuxième temps aux conditions économiques et politiques qui font perdurer les migrations dans les espaces ruraux. Il s’agira de faire le point sur la question des accords bilatéraux qui continuent d’exister aujourd’hui avec des pays européens de l’ancien bloc soviétique mais également avec des pays africains au centre des politiques d’externalisation des frontières et de l’asile politique qui induisent la permanence de la question rurale. A l’échelle européenne, le lien entre agro-alimentaire et migrations est également à mettre en miroir avec les mondes américains et africains (comme ont pu le démontrer les chercheurs sénégalais du GERM au sujet des accords signés avec l’Espagne).

Modalités de participation

Les articles peuvent être rédigés en anglais ou en français ( si anglais résumé en français obligatoire)

Résumé (deux pages max) pour le 1er Juillet 2012

Aux adresses des responsables du numéro

Si acceptation du résumé, l’article attendu comportera 30 000 signes maximum ( tout compris résumé, bibliographie, notes de bas de page) pour le 1er septembre 2012

  • Expertise de l’article par les coordinatrices début octobre.
  • Novembre =Evaluation du numéro par le comité de rédaction  de la revue Hommes et Migrations.
  • Parution dans le numéro de  janvier mars 2013

Comité de rédaction

http://www.hommes-et-migrations.fr/index.php?id=5280

Dates

  • dimanche 01 juillet 2012

Mots-clés

  • migrations, mondes ruraux, Europe, Afrique, Amériques, relations interethniques, agro-alimentaire

Contacts

  • Crenn Chantal
    courriel : crenn [dot] girerd [at] wanadoo [dot] fr
  • Simona Tersigni
    courriel : stersigni [at] u-paris10 [dot] fr

Source de l'information

  • Chantal Crenn
    courriel : crenn [dot] girerd [at] wanadoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Migrations et mondes ruraux », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 04 juin 2012, http://calenda.org/208803