AccueilLa question de la fondation ultime dans l’idéalisme allemand

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Publié le vendredi 08 juin 2012 par Annette Schläfer

Résumé

La question de la légitimation du discours philosophique est l’un des fils conducteurs de l’idéalisme allemand. Selon un reproche constamment adressé à Kant par ses successeurs, celui-ci aurait en effet été incapable de justifier le contenu de son discours. De fait, dès 1755, la Nova dilucidatio reconnaît qu’« il n’existe pas pour toutes les vérités un principe unique, absolument premier, universel ». Et le discours de la Critique semble renoncer à démontrer sa propre vérité de manière apodictique. Quelle est alors l’attitude des post-kantiens face à l’idée d’un principe susceptible de garantir la validité du discours philosophique ? Si certains rejettent explicitement ce thème (Schlegel, Novalis), d’autres semblent le revendiquer (Reinhold, Fichte, Hegel…). Quels sont les arguments des uns et des autres, et, parmi les seconds, quel est le statut du principe : théorique ou pratique, inaugural ou terminal, intuitif ou discursif, tel qu’il adopte la forme d’une proposition singulière ou se confond avec le tout du discours… ?

Annonce

Organisateurs : Gilles Marmasse, Alexander Schnell

Avec le soutien de :

  •     l’équipe d’accueil EA 3552 (Métaphysique : histoire, structures, actualité - Université Paris-Sorbonne)
  •     l’équipe d’accueil EA 2626 (Centre de recherche sur Hegel et l’idéalisme allemand - Université de Poitiers)
  •     l’UMR 8163 (Savoirs, textes, langage)
  •     le Conseil scientifique de l’université Paris-Sorbonne
  •     l’Ecole doctorale V de l’université Paris-Sorbonne
  •     la Fondation Maison des Sciences de l'Homme

La question de la légitimation du discours philosophique est l’un des fils conducteurs de l’idéalisme allemand. Selon un reproche constamment adressé à Kant par ses successeurs, celui-ci aurait en effet été incapable de justifier le contenu de son discours. De fait, dès 1755, la Nova dilucidatio reconnaît qu’« il n’existe pas pour toutes les vérités un principe unique, absolument premier, universel ». Et le discours de la Critique semble renoncer à démontrer sa propre vérité de manière apodictique.

Quelle est alors l’attitude des post-kantiens face à l’idée d’un principe susceptible de garantir la validité du discours philosophique ? Si certains rejettent explicitement ce thème (Schlegel, Novalis), d’autres semblent le revendiquer (Reinhold, Fichte, Hegel…). Quels sont les arguments des uns et des autres, et, parmi les seconds, quel est le statut du principe : théorique ou pratique, inaugural ou terminal, intuitif ou discursif, tel qu’il adopte la forme d’une proposition singulière ou se confond avec le tout du discours… ?

On se demandera également si, chez les auteurs étudiés, la fondation se doit d’être totale et définitive ou si elle peut n’être que partielle, voire faire l’objet d’une quête indéfiniment relancée. En définitive, l’enjeu est d’examiner, sous une perspective nouvelle, le thème de la raison dans l’idéalisme allemand.

Programme

Mercredi 13 juin 2012

10h-10h15 Ouverture

  • 10h15-11h Christian Berner (Université Lille III) : « Philosopher à partir du milieu. Schleiermacher et la question du fondement »

11h-11h30 Pause

  • 11h30-12h15 Paul Franks (Yale University) : « Kant's dirty Laundry: Intellectual Intuition and the Threat of Naturalism »
  • 12h15-13h Jean-Christophe Lemaître (Université de Toulouse-le-Mirail) : « Réflexion et fondation chez Reinhold »

13h-14h30 Repas

  • 14h30-15h15 Jean-Christophe Goddard (Université de Toulouse-le-Mirail) : « Le Fond comme image de soi. La constitution narcissique du Grund d’après Fichte »
  • 15h15-16h Marco Ivaldo (Università degli studi di Udine) : « Le pratique comme fondement. La Doctrine de la science de Fichte »

16h-16h30 : Pause

  • 16h30-17h15 Christoph Asmuth (Technische Universität Berlin) : « Nichts und Negation in der Grundlegungstheorie Schellings »
  • 17h15-18h Charles Théret (Université Paris-Sorbonne) : « L'effectivité pure »

Jeudi 14 juin 2012

  • 9h30-10h15 J.-Fr. Kervégan (Université Paris I-Panthéon-Sorbonne) : « La position systématique de la Phénoménologie de l'Esprit »
  • 10h15-11h Bernard Mabille (Université de Poitiers) : « Philosopher sans fondement »

11h-11h30 Pause

  • 11h30-12h15 Miklos Vetö (Université de Poitiers). « Subjectivité et transcendance dans l’idéalisme allemand »
  • 12h15-13h Laurent Guyot (Université de Toulouse-le-Mirail) : « L'idée de commencement chez Fichte. À propos d'un malentendu sur le premier principe ».

13h-14h30 Repas

  • 14h30-15h15 Alexander Schnell (Université Paris-Sorbonne) : « Y a-t-il un fil conducteur de la fondation ? »
  • 15h15-16h00 Alessandro Bertinetto (Università degli studi di Udine) : « Letzte (und vorletzte) ästhetische Begründungen im Deutschen Idealismus »

16h00-16h30 : Pause

  • 16h30-17h15 Max Marcuzzi (Université d’Aix-Marseille I) : « La fondation hégélienne du système de la philosophie : au risque du sens »
  • 17h15-18h00 Gilles Marmasse (Université Paris-Sorbonne) : « Hegel et le retard de la fondation »

Organisation :

Gilles Marmasse et Alexander Schnell

Lieux

  • Université Paris-Sorbonne, Salle des Actes
    Paris, France

Dates

  • mercredi 13 juin 2012

Contacts

  • Gilles Marmasse
    courriel : gilles [dot] marmasse [at] paris-sorbonne [dot] fr

Source de l'information

  • Annette Schläfer
    courriel : schlafer [at] ciera [dot] fr

Pour citer cette annonce

« La question de la fondation ultime dans l’idéalisme allemand », Colloque, Calenda, Publié le vendredi 08 juin 2012, http://calenda.org/208939