AccueilEnfants victimes, enfants précaires et jeunesse « violente » en Afrique de l’Est (Burundi, Kenya, Ouganda, Rwanda et Tanzanie)

Enfants victimes, enfants précaires et jeunesse « violente » en Afrique de l’Est (Burundi, Kenya, Ouganda, Rwanda et Tanzanie)

Child Victims, Vulnerable Children and “Violent” Young People in East Africa (Burundi, Kenya, Rwanda, Tanzanie and Uganda)

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Publié le mardi 26 juin 2012 par Loïc Le Pape

Résumé

Dans la région de Grands Lacs, en Afrique orientale, la vulnérabilité et la précarité qui touchent les enfants (enfants et jeunes-adolescents), se sont accrues ces dernières années avec plus ou moins d’intensité en raison de la situation politique conflictuelle ou post-conflictuelle. Le colloque traitera donc des « enfants précaires », entre « enfants victimes et jeunesse violente », il s’agit primo d’en mesurer les diverses dimensions, du moins contribuer à améliorer la connaissance – encore parcellaire – du sujet ; secundo d’étudier la prise en charge familiale et institutionnelle des enfants et tertio d’étudier les politiques publiques et l’action sociale à leur sujet.

Annonce

Modalités de participation

Merci d’envoyer votre résumé : Titre du papier, Auteurs, Affiliation institutionnelle, résumé 150-300 mots et adresse email,

avant le 15 juillet 2012

à l’adresse : publications@ifra-nairobi.net

  • Sélection des participants 31 juillet 2012
  • Soumission des papiers (environ 7000-10000 mots) 30  octobre 2012

Présentation

Dans la région de Grands Lacs, en Afrique orientale, la vulnérabilité et la précarité qui touchent les enfants (enfants et jeunes-adolescents), se sont accrues ces dernières années avec plus ou moins d’intensité en raison de la situation politique conflictuelle ou post-conflictuelle. Selon le contexte économique voire épidémiologique des pays, elles s’imposent comme une réalité structurelle dans les villes, dans les campagnes et s’accompagnent d’une multiplication de situations extrêmes. Les indicateurs sociodémographiques (mortalité infantile et juvénile), socioculturels (scolarisation), nutritionnels (malnutrition) se dégradent ou plafonnent et les synthèses nationales annuelles n’en témoignent qu’en partie, alors que la société civile, les organisations  non gouvernementales et la communauté internationale en dévoilent de plus en plus les manifestations violentes. Ainsi depuis plusieurs années, s’est imposée la question sensible des violences subies par les enfants, en particulier celle des « enfants soldats », une condition déconcertante qui dévoile une double violence, la violence subie mais aussi une violence portée par les enfants, les adolescents et les jeunes.  

Cette situation a amené à un certain nombre d’initiatives et de réalisations, a inspiré des politiques publiques, suscite et révèle des changements dans les perceptions et représentations de l’enfant, de l’enfance, de la jeunesse. D’une part l’identification de groupes d’« enfants victimes » au-delà des  « enfants soldats », comme les « enfants de la rue », les « enfants orphelins du Sida », les « enfants déplacés, réfugiés », les « enfants victimes de violence sexuelle, de traite » a permis un traitement urgentiste spécifique soit dans le cadre des politiques transitoires de sortie de crise, de reconstruction, de réinsertion ou de démobilisation, soit dans le cadre de politiques publiques structurelles, sectorielles, sociales ou urbaines de lutte contre la pauvreté. D’autre part la violence faite aux enfants, tant quotidienne que symbolique, mais également les risques que font courir les enfants victimes comme les enfants précaires et les jeunes à la société sont devenus un « objet de discours », voire de débats autour de la maltraitance, de la condition et des droits des enfants, de la violence juvénile, dont les registres vont de la victimisation à la criminalisation des enfants et des jeunes. Apparaissent alors de nouveaux problèmes : les « enfants abandonnés adoptés », les enfants domestiques « boys, grooms, bonnes, nounous…», la déscolarisation des filles, la mortalité infantile différentielle, les formes modernes de traite des enfants, les violences juvéniles scolaires qui appellent à de nouvelles prises en charge politique, juridique, sociétale.

Argumentaire

Cette prise de conscience émergente a le mérite de dévoiler qu’en deçà des « enfants victimes » des temps de guerre, existent en temps de paix ou en sortie de guerre une précarité générale, des situations précaires, des « enfants précaires », et que se pose la question de l’adolescence, de la jeunesse dans ces contextes.

Le colloque traitera donc des « enfants précaires », entre « enfants victimes et jeunesse violente », il s’agit :

  1. primo d’en mesurer les diverses dimensions, du moins contribuer à améliorer la connaissance - encore parcellaire - du sujet ;
  2. secundo d’étudier la prise en charge familiale et institutionnelle des enfants ;
  3. tertio d’étudier les politiques publiques et l’action sociale à leur sujet.

La démarche recommandée pour les communications, est

  • de contribuer à la connaissance de ces questions en apportant des éclairages nouveaux ou originaux
  • de participer à une réflexion critique sur les analyses et paradigmes actuellement débattus
  • de s’interroger sur la nature des changements en procédant à une triple mise en perspective historique, politique et anthropologique
  • d’examiner l’évolution des représentations sociales en cours.

Les attendus pourront porter sur l’un ou plusieurs des points développés ci-dessous.

1. Questions de définition, tendances et facteurs de la précarité des enfants et des adolescents

Définitions et tendances

Les définitions, les standards officiels au sujet des orphelins et enfants vulnérables (OVC) sensiblement différents par pays oublient des groupes et sous-groupes. Il convient par conséquent de clarifier les catégories d’enfants en difficultés, des enfants vulnérables aux « enfants les plus vulnérables». Au delà des données officielles et générales (sur les orphelins, les OVC, les enfants des rues…) et des indicateurs macro-démographiques par pays et leur distribution économique, géographique tirées des enquêtes et recensements, des macro-tendances pour chaque pays de la Communauté est-africaine, les contributions doivent actualiser les connaissances et analyses sur les groupes cibles (orphelins, enfants des rues, enfants soldats, enfants précaires, enfants handicapés….), affiner cet état des lieux pour certains sous-groupes, certains âges, selon la géographie, l’anthropologie et la sociologie des situations observées, préciser les définitions sur les OVC, sur les standards, et porter un éclairage sur les âges, la transition de l’adolescence entre enfant précaire et jeunesse violente.

Cet état des lieux peut être associé à des questions classiques et nouvelles. La sortie de crise laisserait penser qu’il ne s’agit que d’un problème générationnel, associé à un certain nombre de sous-groupes ou à certaines cohortes (enfants victimes et jeunes violents), donc sectoriel, à l’image des « enfants soldats », des « enfants de la rue », des « enfants des déplacés internes (IDP) » ou des «enfants réfugiés », des « jeunes miliciens vigilants » par exemple, alors que pour d’autres analyses, les phénomènes observés s’inscriraient dans des changements structurels (modernisation et changements de la famille, pauvreté ), en résonnance avec l’épidémie du Sida.

De la vulnérabilité des enfants à la précarité : amélioration ou dégradation, à la recherche des causalités et corrélations de la précarité

Les indicateurs UNICEF par pays (cf infochild.org), démographiques, épidémiologiques, nutritionnels, scolaires… dévoilent des tendances, des différentiels sensibles entre pays, surtout si on prend des indicateurs secondaires comme la scolarisation avant 5 ans par exemple, et des disparités régionales. Mais au delà de cette photographie, la question ciblée concerne la précarité des environnements. En particulier le problème de l’offre, de l’accès, des services à destination des enfants mais aussi de leur qualité ou de leur niveau, souvent peu perceptibles dans les enquêtes nationales, renvoie aux politiques publiques sectorielles et à l’accès-coût de ces services. Cet angle de vue qui prend en considération tous les enfants, orphelins compris, dévoile une précarité sociale, géographique atteignant les orphelins comme les non-orphelins de la même façon.

La prise en compte des conditions environnementales (épidémiologiques, sanitaires, nutritionnelles, etc.) n’esquive pas celle des comportements collectifs ; en effet, la précarité varie à situation socio-économique commune, selon le genre du chef de ménage, la taille de celui-ci, le niveau d’éducation des parents…. Il convient de renouveler ce débat « classique » sur la part des environnements ou des comportements en exploitant, par exemple, les mesures prenant en compte les niveaux scolaires des parents, et en les croisant avec les nouveaux comportements démographiques, sanitaires, scolaires…..

Jeunesse violente et adolescence délinquante, la part de la violence symbolique

Les travaux sur ce sujet ont esquivé la question des changements structurels en amont des comportements collectifs, abondamment étudiés, dont la violence politique, la socialisation politique ou les sous-cultures des jeunes. Au delà des données démographiques basiques (importance numériques des classes d’âge, mesures des âges d’entrée en mariage, des premières relations sexuelles, différentiels hommes/femmes...), deux pistes sont envisagées, toutes deux contribuent à une redéfinition, une construction d’un âge ou de classes d’âge (jeune et adolescent) qui dans les modèles dits traditionnels ne sont pas reconnus en tant que tels : d’une part à l’image de certaines situations nationales ou régionales, l’impossibilité de reproduire le modèle familial met les jeunes, en attente de mariage, dans une situation de cadets sociaux voire pour certains en situations d’ainés qui contestent et renversent les rôles et les relations intergénérationnelles ; d’autre part la montée en affirmation de l’adolescence participe à l’érosion des modèles et rôles dits traditionnels, des valeurs (séniorité, masculinité…),  différents selon les sociétés étudiées.

Ce complément est nécessaire pour mieux saisir les niveaux et les échelles de la « violence symbolique », mais aussi « la frustration accumulée ». Il convient d’apporter des éclairages à ce débat « émergent » sur l’adolescence, récemment pris en compte par les institutions internationales et nationales (nouveau train de politiques publiques nationales sur la jeunesse), à une analyse sur les jeunes célibataires, sur les situations d’exclusion dans le monde rural-urbain, les sociabilités urbaines et leur inscription ou non dans les violences. En particulier il serait intéressant de mieux documenter le lien entre la génération des crises (politico-ethniques et de l’apogée du Sida) et la question de la sexualité.

2. Ménages, parenté et prise en charge, changements des systèmes et des modèles familiaux.

Ce sujet est central, il soulève la question des capacités des unités domestiques en crise et en modernisation, des ménages et de la famille élargie, comme des formes alternatives de groupes – logements (petits foyers, hébergement, colocations …) à prendre en charge (ou non) les enfants vulnérables et précaires, des nouveaux rôles qui incombent aux nouveaux chefs de ménages (femmes et grands parents…), mais aussi des capacités de la parenté (relatedness) et de la communauté d’être en relais des ménages, enfin des capacités d’adaptation des modèles familiaux, nouveaux et anciens, en accord ou non avec une telle prise en charge.

Deux visions s’opposent ou se complètent pour décrire et analyser une réalité complexe :

  • une vision positive et optimiste sur les recours, en filiation ou non avec une certaine tradition, associée à la parenté, aux transferts inter-générationnels, s’inscrivant dans des cycles ménagers de repli sur des situations atypiques puis de recomposition-reproduction menant à des ménages élargis,
  • une vision plus critique (plus présente en Afrique centrale) dévoilant des situations critiques, des défis insurmontables sur la durée, des temps sans devenir en termes de recomposition, ou des situations qui dérapent (domesticité…). Le débat est d’autant plus important que les politiques en cours ou envisagées dont celle du « cash transfert » reposent sur cette capacité des ménages, des familles et au-delà des communautés locales, de voisinage, de pairs, à soutenir les ménages affaiblis et prendraient en charge les enfants vulnérables.

Ce deuxième thème se décompose en plusieurs questions.

Les ménages, nouveaux et traditionnels, et la prise en charge des enfants-jeunes

On pense principalement à ces nouveaux ménages (monoparentaux, nucléaires dont les chefs sont des grands parents, ménages de migrants ou dont le chef de ménage est un migrant …) qui composent une part importante des ménages urbains et ruraux, en particulier dans des situations de post-crise. A leur sujet, deux configurations contradictoires et complémentaires sont décrites.

D’un coté, la vulnérabilité des enfants et le caractère violent de la jeunesse, la délinquance des adolescents sont souvent associés à l’instabilité critique, à la marginalisation des nouveaux ménages nés de la crise et à l’érosion des ethos et modèles familiaux dits traditionnels.

Mais à l’opposé, ces analyses et des indicateurs (sur les ménages dont les chefs de ménages sont des femmes, jeunes ou grands-mères) dévoilent une capacité d’adaptation et une résilience. Cette question centrale et débattue mérite d’être approfondie car dans la réalité cette relation n’est pas mécanique. Autant l’approche systémique contextuelle que la mesure des situations ménagères sur des terrains d’après des enquêtes qualitatives devraient nous éclairer sur cette réalité complexe. Cette approche peut être complétée par des études sur les transferts.

Au demeurant la même question peut être posée pour les ménages élargis qui théoriquement auraient les ressources d’une telle prise en charge. Certains de ces ménages ruraux dits traditionnels, dans certains espaces, sont cependant dans des situations de stress voire de déstructuration telles que des comportements extrêmes sont signalés (abandon d’enfants).

Transferts générationnels, solidarités familiales, confiage et stratégies éducatives

Cette étude des pratiques répondrait en partie à la question précédente, elle relève d’une même lecture de situations et de comportements ambivalents. Le discours ambiant sur la solidarité masque souvent les limites de celle-ci. Ainsi l’enquête menée par l’observatoire de la ville à Bujumbura a dévoilé des solidarités, par regroupement ménager, mais conjoncturelles, le temps du summum de la crise politique, différentielles selon le degré de parenté des enfants hébergés dans le ménage. Cette circulation des enfants, et encore plus des adolescents et adolescentes (au Kenya plus du quart des 10-14 ans vivent dans des ménages dont le chef de ménage n’est ni le père ni la mère) rappelle des formes traditionnelles de confiage pour des raisons multiples (quête de protection ou de promotion scolaire, échanges des services voire compensations entre couples féconds et non, transferts intergénérationnels…) mais elle dévoile un autre versant avec des formes d’abus, de mise en domesticité, de migrations forcées à explorer. Les stratégies éducatives au sein des ménages et des familles sont révélatrices des changements en cours, d’un « sentiment de l’enfance ». Par ailleurs les pratiques « traditionnelles » d’entraide de parentèle ou de voisinage doivent être discutées, plus encore les pratiques contestées comme le lévirat et le sororat.

Violence familiale domestique et changements des rôles et fonctions au sein des familles et des ménages

A la violence des conditions et des pratiques s’ajoutent les violences « internes » découlant des changements dans les statuts, rôles et fonctions des différents membres des familles et des ménages. Cette violence est élevée dans les milieux où le rôle, le statut dont la primauté des hommes, des ainés sont contestés ou là où les femmes ont pris une place importante en terme de revenus ou de direction du ménage. Porté par les nouvelles idées, les nouveaux critères véhiculés par la société moderne, la communauté internationale, mais également par une revendication des jeunes (contre les punitions corporelles, sur la violence scolaire) et des femmes, cette violence devenue intolérable fait l’objet de déclarations autrefois tues ; la mesure de la violence domestique (dans les Enquêtes démographiques et de santé par exemple) dépendrait de cette prise de parole. A l’opposé, des sociétés non cataloguées comme moins violentes par les enquêtes EDS se révèlent être plus violentes qu’on ne le croit, soit par accoutumance à un certain seuil devenu aujourd’hui inacceptable par la société englobante, soit en raison de la résonnance de violences politico-ethniques.

Mise en perspective historique et anthropologique

Cette évolution traduit-elle un retour-recomposition, sommes nous devant une situation comparable aux crises du passé, ce qui suggèrerait une régulation-résilience, quels en sont les points communs et les écarts ? Dans quelles mesures cette évolution redéfinit les âges de la vie dans des sociétés à classes d’âge ou non ? Ces changements sont ils en filiation ou en rupture avec les pratiques et les ethos des sociétés, au-delà des matrices culturelles, des modèles familiaux en liaison ou non avec les systèmes familiaux ? La lecture anthropologique des changements devrait tester le renforcement des capacités des ménages-familles-unités domestiques mais également des communautés locales, face aux enjeux de modernisation d’une tradition ou de traditionalisation de pratiques modernes ? La diversité anthropologique des sociétés est-africaines livre des scénarios d’évolution à comparer. Certaines pratiques souvent associées à la crise ou la sortie de crise seraient présentes bien avant, la démographie historique apporterait un éclairage sur cette antériorité supposée.

3. Les politiques publiques et l’action sociale : la prise en charge publique des OVC et des jeunes violents.

Les politiques sectorielles en œuvre ou projetées apportent des réponses vis-à-vis des problèmes des OVC, des jeunes, elles s’intègrent dans une politique plus générale dans les domaines de la santé, de l’école et de la justice. Les changements observés en matière de droits de l’homme, l’essor de la société civile, la médiatisation de ces sujets et la fabrique d’une opinion publique composent un environnement favorable qui accompagne l’engagement des individus, familles et communautés ; mais ces changements sont aussi ambivalents, protecteurs et discriminateurs, criminalisant parfois certaines catégories de jeunes... Ils relèvent de discours, de postures bien plus que de pratiques, du moins cet écart varie selon les pays, les espaces régionaux, urbains et ruraux, périphériques et centraux.

Cette évolution portée par les Etats et administrations, les élites, la société civile, la communauté internationale soulève des résistances ou non, du moins des dissidences des communautés, elle impose des comparaisons : les défis et les moyens diffèrent d’un Etat de la Communauté est-africaine à l’autre.

Politiques publiques vis-à-vis des OVC

Les modèles et pratiques des politiques publiques méritent une approche comparée dans les quatre pays étudiés, Burundi, Kenya, Ouganda et Rwanda avec en particulier les questions des définitions et des standards, l’examen de la prise en charge institutionnelle, l’historique des politiques publiques, la construction des référentiels. Les politiques scolaires, nationales ou plus spécifiquement conçues à l’attention de groupes marginaux comme les réfugiés se développent à l’échelle nationale. Néanmoins leurs discontinuités entrainent parfois des ruptures de scolarisation. Le secteur public est fortement concurrencé par le privé, et l’est encore plus dans l’enseignement secondaire que dans le primaire. Malgré des politiques d’universalisation de la scolarisation, tous les enfants et les adolescents n’ont pas encore accès à une éducation de qualité. Depuis peu, les politiques publiques traitent de la jeunesse.

Politique et droits des enfants et des jeunes, répression et assistance judiciaire, mobilisations et démobilisations politiques des jeunes

Dans le contexte d’une prise de conscience croissante d’une justice et de droits des enfants et des adolescents, des politiques et pratiques se développent également avec un bilan parfois mitigé. L’étude des avancées, des blocages (les cas de mutilations génitales, la réglementation et le respect des âges au mariage) pose des questions sur les droits « coutumiers » et les legs historiques dont coloniaux de l’hygiénisme et la criminalisation des délinquants… L’approche politiste de la question permet de mieux cerner les variations, les blocages dans les orientations des politiques publiques envers les jeunes. Quels sont les mécanismes de médiation, de démobilisation politique en relation avec les nouvelles socialisations, avec les constructions nationales, les réseaux de réconciliation, etc. Y-a-t’il une rupture avec les modes de socialisation publique mis en place depuis les Indépendances, double si on prend en compte les changements démo-anthropologiques, dans l’ensemble des pays de la région ?

Comité scientifique

  • Dr Valérie Golaz (INED-IRD, CEPED)
  • Dr Hervé Maupeu (Université de Pau et des Pays de l’Adour, LAM)
  • Dr Henri Médard (Université de Paris 1, CEMAf)
  • Dr Gideon Rutaremwa (Makerere University, CPAS)
  • Prof. Christian Thibon (Université de Pau et des Pays de l’Adour, LAM / IFRA-Nairobi)

Comité d’organisation

  • Ms Faith Atuhumuze (CPAS, Makerere University)
  • Mr Jean-Jacques Bernabé (Alliance Française, Kampala)
  • Ms Amélie Desgroppes (IFRA-Nairobi)
  • Ms Celia Hitzges (Ambassade de France, Kampala)
  • Dr Valérie Golaz (INED-IRD, CEPED)
  • Dr Gideon Rutaremwa (Makerere University, CPAS)

Collaborations

  • Agence Nationale de la Recherche (ANR), Paris, France
  • Alliance Française, Kampala, Ouganda
  • Ambassade de France, Kampala, Ouganda
  • Centre d’Etudes des Mondes Africains (CEMAf), UMR 8171 Université de Paris 1-CNRS-EPHE-Université de Provence, Paris, France
  • Centre population et développement (CEPED), UMR 196 Université Paris Descartes-INED- IRD, Paris, France
  • Centre for Population and Applied Statistics (CPAS), School of Statistics and Applied Economics, Université de Makerere, Kampala, Ouganda
  • Institut Français (Fond d’Alembert), Paris, France
  • Institut Français de Recherche en Afrique (IFRA), Nairobi, Kenya
  • Institut National d’études démographiques (INED), Paris, France
  • Ministry of Gender, Labour and Social Development, Kampala, Ouganda
  • Laboratoire les Afriques dans le Monde (LAM),  UMR 5115 ScPo Bordeaux-UPPA-Université de Bordeaux 2-Université de Bordeaux 3, Bordeaux, France

Lieux

  • Kampala (Ouganda)
    Kampala, Ouganda

Dates

  • dimanche 15 juillet 2012

Mots-clés

  • Enfants victimes, jeunesse violente, précarités des enfants, ménages, stratégies éducatives

Contacts

  • Amélie Desgroppes
    courriel : adesgroppes [at] ifra-nairobi [dot] net

URLS de référence

Source de l'information

  • Amélie Desgroppes
    courriel : adesgroppes [at] ifra-nairobi [dot] net

Pour citer cette annonce

« Enfants victimes, enfants précaires et jeunesse « violente » en Afrique de l’Est (Burundi, Kenya, Ouganda, Rwanda et Tanzanie) », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 26 juin 2012, http://calenda.org/209086