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La chambre d'enfant, un microcosme culturel

The child’s room as a cultural microcosm

Espace, consommmation, pédagogie

Space, Consumption and Pedagogy

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Publié le mardi 03 juillet 2012 par Elsa Zotian

Résumé

Le colloque « La chambre d’enfant, un microcosme culturel » vise à dresser l’état des connaissances sur la culture matérielle de l’enfant dans l’espace domestique suivant trois axes principaux. Ils ont été retenus pour mieux saisir la chambre d'enfant aussi bien dans son histoire que dans le monde contemporain, dans sa matérialité que dans ses représentations. Le premier envisagera la chambre d’enfant sous l’angle de l’architecture, comme un espace délimité spécifiquement réservé à l'enfant au sein de l'habitat. Le deuxième axe s’attachera à la chambre comme lieu privilégié des biens de l’enfance et de la consommation enfantine. Enfin le dernier axe considérera la chambre comme un espace éducatif, dans lequel peuvent cohabiter perspectives scolaires et univers du divertissement, visées adultes et points de vue enfantins.

Annonce

Argumentaire

Résumé : Le colloque « La chambre d’enfant, un  microcosme culturel » vise à dresser l’état des connaissances sur la culture matérielle de l’enfant dans l’espace domestique et à stimuler les développements de la recherche suivant trois axes principaux. Ils ont été retenus pour mieux saisir la chambre d’enfant aussi bien dans son histoire que dans le monde contemporain, dans sa matérialité que dans ses représentations. Le premier axe envisagera la chambre d’enfant sous l’angle de l’architecture, comme un espace délimité réservé à l'enfant au sein de l'habitat et caractérisé par des spécificités autant techniques (forme, volume, etc.) que culturelles. Le deuxième axe s’attachera à la chambre comme lieu privilégié des biens de l’enfance. Il s’agira d’aborder les questions de consommation et de culture matérielle enfantines, ainsi que des modalités d’inscription de ces objets dans les chambres d’enfant. Enfin le dernier axe considérera la chambre comme un espace éducatif, dans lequel peuvent cohabiter perspectives scolaires et univers du divertissement, visées adultes et points de vue enfantins, et dont l’aménagement participe tour à tour d’une formation du goût, d’une éducation esthétique ou d’une éducation à la consommation.

Mots-clefs : chambre d’enfant, espace domestique, culture matérielle, culture enfantine, consommation enfantine, objets de l’enfance, représentation culturelle de l’enfance, éducation

Œuvre d’hygiène, « office de prudence », périmètre protégé des dangers de la maison et de la rue, « sanctuaire » féminin au XIXe siècle (Fonssagrives 1871), mais aussi « nid d’âmes » (Hugo 1859), instrument d’éducation aux valeurs sociales, morales et esthétiques (Renonciat 1989, 2005), la chambre d'enfant est aujourd'hui une réalité partagée par filles et garçons en Occident  : espace de repos et de travail, terrain de jeux réels ou virtuels, « refuge de l’intimité » (Ranum 1986), fenêtre ouverte sur le monde, découvert ou rêvé, centre d’apprentissage de l’autonomie, forge de l’identité. Aujourd’hui, comme jadis, la chambre d’enfant apparaît comme une réalité complexe qui, bien que suscitant depuis un demi-siècle l’intérêt croissant de chercheurs issus de disciplines variées, demeure encore, surtout en France, un territoire peu exploré.

Les organisateurs du colloque sur « la chambre d’enfant, un  microcosme culturel », souhaitent tout à la fois dresser l’état des connaissances sur le domaine et stimuler les développements de la recherche suivant trois axes principaux. Ils ont été retenus pour mieux saisir la chambre d’enfant aussi bien dans son histoire que dans le monde contemporain, à travers sa matérialité qu’au niveau des représentations qui contribuent à la constituer comme un espace matériel, social, esthétique et culturel.

1. Un espace dans la maison

Le premier axe envisagera la chambre d’enfant sous l’angle de l’architecture, comme un espace délimité réservé à l'enfant au sein de l'habitat, que caractérisent emplacement, forme, superficie, volume, orientation, communication : autant de spécificités qui, pour être techniques, n’en dépendent pas moins de critères et de représentations culturelles, notamment du statut de l’enfant dans la société (Perrinjaquet 1979, 1982). Divers spécialistes se sont intéressés à ce territoire privé en Grande-Bretagne (King-Hall 1958) et en Allemagne (Weber-Kellermann 1979, 1991), liant son apparition aux mutations de l’habitat des sociétés industrielles d’Europe du Nord (Robertson 1974, C. Hall 1987, Perrot 1987, Guerrand 1987, Eleb-Vidal et Debarre-Blanchard 1989). Mais les voies ouvertes par ces pionniers ont-elles été suivies : quelle place occupe la chambre d’enfant, comment est-elle conçue dans l’œuvre des grands architectes du XXe siècle, dans l’effort de reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, dans les ensembles des banlieues construits dans les années 1960 ? Quelles sont ses caractéristiques contemporaines ?

2. Un lieu privilégié pour les biens de l’enfant

Liée aux évolutions des mentalités et des modes de vie, l’émergence de la chambre d’enfant au XIXe siècle accompagne aussi l’avènement progressif de la consommation dans la société industrielle. Elle est tout à la fois encadrement de l’enfant casseur des biens de l’adulte, et structure d'accueil et de gestion de ses biens propres : mobilier, livres, images, jouets, vêtements. Les travaux d’histoire sur ces objets culturels de l’enfance sont aujourd’hui nombreux. Certains s’attachent à tout l’univers de la chambre d’enfant, en Grande-Bretagne (Miall 1980, White 1984), en Italie (Nogare et Finocchi 1982) et aux Etats-Unis (Calvert 1992), d’autres portent principalement sur les livres (trop abondants pour être cités) et sur les jouets, en France (Manson 2001) ou aux Etats-Unis (Cross 1999). L’histoire du mobilier et des objets fonctionnels de l’enfance est tout entière à écrire dans notre pays, appelant tout à la fois des monographies et des études globales susceptibles d’appréhender production et usages dans leurs dimensions historiques, sociales, et culturelles.

Aux États-Unis, la puissance de l’industrie culturelle a conduit les chercheurs à s’interroger sur les relations de l’enfant à ses objets dans une chambre conçue comme espace de consommation individualisée des produits qui lui sont proposés. Face au développement de la culture adolescente (James 2001, Baker 2004), la notion de « culture de la chambre » s’est développée (Brown, Dyckers, Steele and White 1994, 1995, Livingstone 2002), étendue en France à la pré-adolescence (Glevarec 2010). Elle implique l’étude de la façon dont les jeunes, dans un processus interactif d’élaboration de leur identité (Ang et Hermès 1991), travaillent et jouent avec une variété de symboles et d’artefacts culturels disponibles, « cultural tool kit » de la société globale (Swidler 1986). Sous cet angle, la chambre est désormais perçue comme un microcosme culturel, terrain de tension, de confrontation, de négociation, de compromis entre adultes et enfants, entre médias et individus. Il importe de regarder aujourd’hui ce qui se passe en France, et du côté des plus jeunes, pour étudier leur rapport à la culture matérielle, la façon dont celle-ci s’inscrit dans l’espace domestique, mais aussi pour saisir les différentes stratégies d’indépendance, d’autonomisation, ou a contrario de contrôle parental.

Pourront également trouver une place les travaux sur les biens de l’enfant, les différents objets qui lui sont destinés et qui ont le plus souvent vocation à être conservés et en partie utilisés dans la chambre : jouets, jeux, livres, papeterie, objets techniques, bonbons, vêtements, mobiliers, etc. Comment sont conçus, produits, distribués et consommés les biens de l’enfant, comment s’inscrivent-ils dans une culture populaire de masse qui permet une circulation des univers et des personnages à travers divers supports (Brougère 2003, 2008 ; De La Ville et Durup 2008) ? La mise en scène marchande pourra aussi être étudiée, non seulement en tant que manière de présenter l’offre aux enfants-consommateurs, mais aussi comme une « mise en image » de ces derniers intégrés au processus même de conception des produits.

3. Un univers éducatif

Dans le monde occidental, l’enfance bénéficie d’une pièce qui lui est dédiée, lieu privilégié de concentration dans la maison des objets de la culture matérielle enfantine, mais aussi espace de construction identitaire et d’apprentissage. La chambre est ainsi susceptible, sinon de servir une visée pédagogique, du moins de s’inscrire dans une dynamique éducative. Elle n’est pas étrangère aux objets typiques de l’école ou de la transmission des savoirs : matériel scolaire (cartable, trousse, cahiers, etc.), mobilier (bureau, bibliothèque), cahiers de vacances, jeux et loisirs éducatifs… quand bien même ces objets croisent les univers de la culture de masse via une trousse Dora l’exploratrice ou un cartable Pokémon. La chambre apparaît alors comme un espace de rencontre, d’opposition ou d’intégration entre le divertissement enfantin et les prescriptions scolaires, mais aussi entre les volontés des enfants et les attentes parentales.

À cet égard, le décor de la chambre d’enfant s’avère un domaine pertinent de recherche, où se confrontent goûts et valeurs esthétiques des adultes et préférences supposées ou réelles des enfants. Dès la fin du XIXe siècle, la conscience des effets de l’environnement matériel et visuel de l’enfant sur son développement psychique et intellectuel a conduit des éducateurs, parents et pédagogues, et des créateurs à se soucier de la qualité esthétique de son cadre de vie, sans renoncer pour autant à exploiter les ressources pédagogiques d’une chambre parfois conçue comme un livre aux pages géantes (Renonciat 2006). Images, papiers peints, tissus, mobilier ont vu le jour, passant rapidement d’une création artisanale dotée d’ambitions artistiques à une production industrielle qui s’avère aujourd’hui pléthorique. Ce terrain de recherche, à la croisée de l’art et de la pédagogie, de l’art et de l’industrie, ouvre de vastes perspectives, exigeant toutefois, dans un premier temps, le repérage patient d’une production en partie disparue, victime des mauvais traitements de ses destinataires ou de son défaut de légitimité, artistique et culturelle.

Qu’en est-il aujourd’hui de la relation entre la chambre, les objets que l’on y trouve et l’éducation de l’enfant ? Certains objets sont-ils conçus, pensés, utilisés comme des moyens pour l’éducation esthétique ? On pourra ainsi s’intéresser au rôle du design des produits de l’enfant comme support d’une formation du goût. La question de l’éducation à la consommation est également une des dimensions de cette rencontre entre la chambre, les biens de l’enfant issus des univers marchands et non-marchands et la visée éducative des adultes. Théâtre d’une activité spécifique, la chambre est tant le produit que le producteur de médiations sociales et sémiotiques qui rendent possible la participation de l’enfant à de multiples activités de consommation (De La Ville et Tartas 2011). C’est à travers l’usage des outils culturels qu’on lui transmet que l’enfant va apprendre à donner du sens à ses propres pratiques de consommation et les faire évoluer.

Conditions de soumission      

Les propositions de contribution s’inscriront dans l’une de ces trois dimensions, architecturale, matérielle et éducative de la chambre d’enfant ou, à défaut, justifieront leur écart. Mais on pourra aborder ces questions sous plusieurs angles transversaux : représentations de la chambre d’enfant (dans la littérature, le cinéma, les arts, etc.), dimensions historiques, anthropologiques, sociologiques, psychologiques, question du genre, etc.

Les propositions, en français ou en anglais, devront parvenir  à l’adresse suivante : annie.renonciat@cndp.fr

avant le 1er décembre 2012

Elle se présenteront sous la forme d’un document Word qui n’excédera pas une page A4 (Times new roman 12, simple interligne) et comprendra :

  • Titre de la communication
  • Auteur
  • Appartenance institutionnelle
  • Coordonnées : adresse, pays de résidence, numéro de téléphone, courriel.
  • Un résumé de 400 à 500 mots environ. Il devra présenter l’objet de la communication, la méthodologie, le corpus ou les données analysés et les principaux résultats.

Notification d’acceptation : 1er février 2013

Dates et lieu du colloque : Musée national de l’Éducation, Rouen, France, 8-10 avril 2013

Les auteurs devront envoyer leur communication écrite d’ici le 30 avril 2013 pour publication des actes.

Frais d’inscription : 130€ (comprennent pauses café, trois déjeuners et un dîner)

Organisateurs : Musée national de l’Éducation/CNDP, Université Paris 13 (EXPERICE), Université de Poitiers (CEREGE), avec le soutien de l’ANR, programme de recherche « Les biens de l’enfant dans l’espace familial »

Sur le Musée national de l’Éducation : http://www.cndp.fr/musee/

Sur la ville de Rouen : http://www.rouentourisme.com/

 

Comité scientifique

  • Gilles Brougère (Université de Paris Nord)
  • David Buckingham (University of London)
  • Dan Cook (Rutgers University)
  • Inès de la Ville (Université de Poitiers)
  • Yves Gaulupeau (Musée national de l’Éducation/CNDP)
  • Michel Manson (Université de Paris Nord)
  • Roger Perrinjaquet (École nationale supérieure d’architecture de Paris – La Villette)
  • Michelle Perrot (Université Paris 7- Denis Diderot)
  • Annie Renonciat (ENS Lyon, Musée national de l’Éducation/CNDP)

English version

Summary : ‘The child’s room as a cultural microcosm’ aims at gathering knowledge on the subject of children’s domestic material culture and stimulating the development of research along three main axes. These axes were chosen to have a better understanding of the child’s room in its history as well as in the contemporary world, in its materiality as well as in its representations. The first axis will examine the child’s room from an architectural-spatial point of view, as well as a well-defined space within the house specifically intended for the child. It may be characterized by technical specificities (shape, volume, etc.) as well as cultural ones. The second axis will investigate the child’s room as a privileged place for his or her belongings. The idea will be to focus on children’s consumption  and material culture, examining how objects actually belong to a child in a child’s room. Finally, the last axis comprehends the child’s room as an educational place that sits at the intersection of both pedagogical and recreational uses and, as such,  of both adults’ and children’s points of view. The organisation of this room thus may contribute, in turn, to the education of taste, to an aesthetic education or to the education to consumption.

Key words : child’s room, domestic space, material culture, children’s culture, children’s consumption, childhood objects, cultural representation of childhood, education

In the 19th century, the child’s room was conceptualised by french authors as a ‘place for hygiene and prudence’, a perimeter protected from the dangers of the house and from those of the street, a women’s ‘sanctuary’ (Fonssagrives 1871) as well as a ‘nest of souls’ (Hugo 1859) and an instrument for the education to social, moral and aesthetic values (Renonciat 1989, 2005). Today, the  child’s room is a reality shared by boys and girls in the Western world : a place to rest and work, a place of either real or virtual games, a ‘refuge for intimacy’ (Ranum 1986), an open window on the world (be it discovered or fantasized), a learning center for autonomy, a developer of identity. As it was the case in the past, the contemporary child’s room turns out to be a complex reality which, although it has aroused researchers’ interest in various fields for over half a century, still remains an unexplored territory, especially in France.

The organisers of the conference ‘The child’s room as a cultural microcosm’ wish to study the state of knowledge on the subject and to stimulate the development of research along three main axes : these axes were chosen to provide a better understanding of the child’s room in its history and the contemporary world, through its materiality as well as through the representations which contribute to defining it as a material, social, aesthetic and cultural place.

1. A space within the house

The first axis will investigate the child’s room from an architectura-spatial point of view, as a well-delimited space belonging to the child within the house and defined by location, shape, area, volume, orientation, communication. These various specificities, for all their technicalities, still depend on cultural criteria and representations to define the space as a child’s space (Perrinjaquet 1979, 1982). Various specialists have studied this private territory in Great Britain (King-Hall 1958) and Germany (Weber-Kellermann 1979, 1991), have linked its appearance to the mutations of housing in industrial societies in Northern Europe (Robertson 1974, C. Hall 1987, Perrot 1987, Guerrand 1987, Eleb-Vidal and Debarre-Blanchard 1989), among other things. Yet, we ask, have the new prospects opened by these pioneers been followed ? What is the place of a child’s room today ? What is its place in the work of the great architects of the 20th century, in the post-WW2 reconstruction effort, in all the suburbs built in the 60s ? What are its contemporary features ?

2. A privileged place for the child’s belongings

As it was related to the evolution of mentalities and ways of living, the emergence of the child’s room in the 19th century emerged alongside the rise of consumption in industrial societies. The child’s own room became a place to control children as well as a container where they could store, play with and attend to the increasing number of things specially made for their use and consumption : furniture, books, pictures, toys, clothes. A good deal of historical research exists on these cultural objects belonging to childhood for Great Britain (Miall 1980, White 1984), Italy (Nogare and Finocchi 1982), the United States (Calvert 1992 ; Cross 1999). In France, studies look mainly at books (there are too many to be mentioned here) and at toys (Manson 2001). The history of children’s furniture and functionnal objects is to be written in our country, requiring the use of  monographs and comprehensive studies which would be likely to comprehend production and customs in their historical, social and cultural dimension.

In the United States, the power of the cultural industry has led researchers to wonder about the relationships between children and their belongings in rooms that were created as spaces of individual consumption of the products they are being offered. Facing the development of adolescent culture (James 2001, Baker 2004), the very notion of ‘room culture’ has developed  (Brown, Dyckers, Steele and White 1994, 1995, Livingstone 2002) and extended to pre-adolescence in France (Glevarec 2010). It requires the analysis of the way youngsters work and play with a variety of available symbols and cultural artefacts, in an interactive process of elaboration of their identity (Ang et Hermès 1991) – the ‘cultural tool kit’ of global society (Swidler 1986). From this angle, the room is now perceived as a cultural microcosm, a place laden with tension, confrontation, negotiation, a place of compromises between adults and children, between the media and individuals. Today, it is important to look at what is happening in France, especially with the youngest ones, to study their relationship to material culture and the way their culture belongs to the domestic space, and also to grasp the different strategies of independence, of autonomy or, on the contrary, of parental guidance.

The various objects which are aimed at children and which are meant to be kept and used in the child’s room (toys, games, books, stationery, technical objects, sweets, clothes, etc.) will also be of interest in the research on children’s belongings. How are these belongings conceived, produced, distributed and consumed ? How do they fit into a mass culture which allows the circulation of characters and worlds through various media (Brougère 2003, 2008 ; De La Ville et Durup 2008) ? The mercantile aspect shall also be analysed, not only as a way of presenting consumer-children with what they can buy, but also as a way of ‘portraying’ the latter, as a part of the very process of conception of these products.

3. An educational world

In the Western world, the child benefits from a room that is dedicated to him or herself, a privileged place for the concentration of the objects of children’s material culture in the house, but also a place of identity construction and learning. The room may also be used, if not in an educational purpose, as a way of enhancing education. It is not different from the typical objects used at school to transmit knowledge : school material (schoolbags, pencil cases, books, etc.), furniture (desk, bookcase), holiday homework books, educational games, etc., even if these objects have to be confronted with mass culture references such as a Dora the Explorer pencil case or a Pokemon schoolbag. The room then appears as a place where different things can meet, oppose or be integrated : children’s leisure and school prescriptions but also children’s desires and parents’ expectations.  

In this respect, decoration in the child’s room seems an interesting subject for research, where the tastes and aesthetic values of adults meet the supposed or real preferences of the child. As early as at the end of the 19th century, the discovery of the effects of the child’s material and visual environment on his or her mental and intellectual development led educators, parents, educationalists and creators to pay attention to the aesthetic quality of his or her environment, without failing to use educational resources, in a room that is sometimes perceived as a book with giant pages (Renonciat 2006). Pictures, wallpapers, fabric, furniture then appeared, promptly switching from traditional creation with artistic ambitions to an industrial production which turns out to be huge today. This field of investigation opens vast prospects and lies between art and education, art and industry. Still, to start with, these prospects require the close analysis of a production that has partly disappeared, being the victim of the ill-treatment of its recipients or the victim of its illegitimacy, both artistic and cultural.

What can be said today about the relationship between the room, the objects that it contains and the education of children ? Are some objects conceived, created and used as tools for aesthetic education ? It shall also be interesting to study the role of the design of children’s objects as a way of educating their taste. The question of the education to consumption is also one of the dimensions of the encounter between the room, children’s objects originating from mercantile and non-mercantile backgrounds and also adults’ instructional design. Hosting a specific activity, the room is the product as much as the producer of social and semiotic mediations which make it possible for children to participate in multiple activities of consumption (De La Ville et Tartas 2011). Thanks to the use of cultural tools, children are being shown how to give meaning to their own consumption habits and how to make them change.

 To submit

The paper proposals will have to be related to one of the three axes (architectural, material or educational) and if they are not, it will have to be clearly justified. Yet, these questions can be addressed from multiple angles : representations of the child’s room (in literature, in films, in arts, etc.), historical, anthropological, sociological, psychological dimensions, as well as questions of gender, etc.

The proposals, either in English or in French, should be sent to the following address : annie.renonciat@cndp.fr

by the first of December 2012

They will have to be a Word document of no more than one page (Times New Roman 12, single spaced), including the following :

  • Title of the paper
  • Author
  • Institutional belonging
  • Personal details : address, country of residence, phone number, e-mail address
  • A summary of approximately 400 to 500 words, which shall contain the object of the paper, the methodology which was used, the corpus or the data which were analysed and the results.

Dates and place of the colloquium : National Museum of Education, Rouen, France, 8 – 10 April 2013

Notification of acceptance : 1st February 2013

Authors will have to send their written papers by 30th April 2013, for publication of the proceedings. 

Fees : 130€ (including coffee breaks, three lunches and one night banquet)

Organisers : National Museum of Education/CNDP, University of Paris 13 (EXPERICE), University of Poitiers (CEREGE), with the support of the ANR, research programme « Children’s possessions at home »

About the National Museum of Education : http://www.cndp.fr/musee/

About Rouen : http://www.rouentourisme.com/

Scientific committee

  • Gilles Brougère (University of Paris Nord)
  • David Buckingham (Loughborough University)
  • Dan Cook (Rutgers University)
  • Inès de la Ville (University of Poitiers)
  • Yves Gaulupeau (National Museum of Education/CNDP)
  • Michel Manson (University of Paris Nord)
  • Roger Perrinjaquet (École nationale supérieure d’architecture de Paris - La Villette)
  • Michelle Perrot (University Paris 7- Denis Diderot)
  • Annie Renonciat (ENS Lyon, National Museum of Education/CNDP)

Lieux

  • Musée national de l'Education
    Rouen, France

Dates

  • samedi 01 décembre 2012

Mots-clés

  • chambre d’enfant, espace domestique, culture matérielle, culture enfantine, consommation enfantine, objets de l’enfance, représentation culturelle de l’enfance, éducation

Contacts

  • Annie Renonciat
    courriel : annie [dot] renonciat [at] wanadoo [dot] fr

Source de l'information

  • Antoine Dauphragne
    courriel : antoine [dot] dauphragne [at] free [dot] fr

Pour citer cette annonce

« La chambre d'enfant, un microcosme culturel », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 03 juillet 2012, http://calenda.org/209152