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L’enseignement de l’arabe en France, vu de tous les points de vue

Teaching Arabic in France, from all the points of view

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Publié le mardi 10 juillet 2012 par Loïc Le Pape

Résumé

La situation de l’enseignement de la langue arabe en France est, aujourd’hui, préoccupante. Ses caractéristiques varient entre dispersion, instabilité, positions variables de l’institution et difficulté des praticiens sur le terrain. Ainsi, l’Association française des arabisants organise une journée d’études intitulée « L’enseignement de l’arabe en France, vu de tous les points de vue », à l’IUFM d’Aix-en-Provence le samedi 2 février 2013, de 9h à 17h.

Annonce

Argumentaire

La situation de l’enseignement de la langue arabe en France est, aujourd’hui, préoccupante. Ses caractéristiques varient entre dispersion, instabilité, positions variables de l’institution et difficulté des praticiens sur le terrain. Ainsi, l’Association Française des Arabisants organise une journée d’études intitulée L’enseignement de l’arabe en France, vu de tous les points de vue, à l’IUFM d’Aix en Provence le samedi 2 Février 2013, de 9h à 17h.

Dispersé, l’enseignement de l’arabe est assuré par l’éducation nationale, « de l’école primaire à l’université» comme aime à le répéter un certain discours de circonstance ; il l’est aussi dans le cadre de l’Enseignement des Langues et Cultures « d’origine », pris en charge par l’Algérie, le Maroc et la Tunisie, en collaboration avec l’Education Nationale ; il est également assuré par de nombreuses associations, confessionnelles ou laïques… Il est ainsi difficile à évaluer avec précision…

Instable, l’enseignement de l’arabe dépend des décisions, parfois inattendues, de l’Education Nationale. L’exemple des concours de recrutement des enseignants est révélateur : l’on se rappelle la menace qui a pesé sur l’agrégation d’arabe l’année de son centenaire, en 2006 ; en 2011, le CAPES a été suspendu ; il a été rétabli en 2012.

La position politique vis-à-vis de l’enseignement de l’arabe en France est elle aussi variable et dépend peut-être davantage de critères « diplomatiques » que de critères objectifs. Les Assises de l’enseignement de la langue et de la culture arabes, organisées à l’initiative de Nicolas Sarkozy et tenues à l’assemblée nationale en 2008, avaient été clôturées par un discours garni de promesses prononcé par le ministre de l’éducation nationale de l’époque, Xavier Darcos, dont on attend encore les réalisations…

Sur le terrain, ce sont peut-être les enseignants qui souffrent le plus d’une situation marquée par une position souvent ambiguë des multiples échelons de l’administration et par des représentations sociales ne relèvent pas toujours d’un simple regard porté sur une langue comme les autres. Le président précédent de l’AFDA, Benoît Deslandes, affirmait que « l’arabe est une langue plus étrangère que les autres ». C’est toujours d’actualité.

A l’heure où l’institution donne le signe, encore bien timide, de s’être plus ou moins saisie du problème en rétablissant le Capes d’arabe, l’AFDA se doit plus que jamais d’être vigilante sur ce sujet, c’est une de ses fonctions premières. A ce titre, l’AFDA organise une journée d’études intitulée L’enseignement de l’arabe en France, vu de tous les points de vue. En effet, proposer une photographie de l’état actuel de l’enseignement de l’arabe en France et réfléchir ensemble sur ses perspectives d’avenir implique que soit pris en compte l’ensemble des points de vue des acteurs concernés : enseignants, personnels de direction des établissements scolaires, personnels d’inspection, parents d’élèves, élèves, étudiants, associations, points de vue, également, sur l’enseignement de l’arabe en France vu de l’étranger.

Les interventions pourront porter sur les axes suivants :

Axe 1 : situations

  • La langue arabe et la question de la diversité linguistique
  • L’arabe dans la carte des langues
  • Langue arabe et filières
  • Les zones géographiques à fortes demandes d’ouverture
  • L’enseignement de l’arabe vu par la représentation diplomatique (intervention d’ambassadeurs, représentation de la Ligue Arabe à Paris, de l’Alecso à l’Unesco)

Axe 2 : pratiques de terrain

  • Ouvertures /Fermetures de classes d’arabe : selon quels critères et quelles démarches ?
  • Les représentations de la langue arabe, positives ou négatives, et leurs effets sur l’enseignement.
  • La formation des enseignants
  • Enseigner à des groupes hétérogènes
  • Les parents d’élèves : qu’attendent les familles ? Quels rôles jouent-elles ou peuvent-elles jouer dans l’enseignement de l’arabe ?

Axe 3 : perspectives

  • Comment valoriser la langue arabe ?
  • Comment la faire enfin considérer comme une simple langue parmi d’autres ?
  • Quelles actions sont-elles envisageables ou souhaitables ?
  • Quelle coordination entre les différents partenaires (institution, enseignants, familles…) ?

Modalités de participation

Les propositions de communication (15 lignes et une courte bibliographie) sont à adresser aux organisateurs :

  • Pierre-Louis Reymond : pierrelouis.reymond@free.fr
  • Marie Robache : marie.robache@st-cyr.terre-net.defense.gouv.fr
  • Najeh Jegham : najeh.jegham@]univ-nantes.fr

avant le 15 décembre 2012

La sélection des propositions sera effectuée par les organisateurs de la journée

Catégories

Lieux

  • IUFM - 2 avenue Jules Isaac
    Aix-en-Provence, France (13100)

Dates

  • samedi 15 décembre 2012

Mots-clés

  • Association française des arabisants, enseignement de l'arabe, France, Education Nationale, ELCO

Contacts

  • Marie Robache
    courriel : marie [dot] robache [at] st-cyr [dot] terre-net [dot] defense [dot] gouv [dot] fr

Source de l'information

  • Marie Robache
    courriel : marie [dot] robache [at] st-cyr [dot] terre-net [dot] defense [dot] gouv [dot] fr

Pour citer cette annonce

« L’enseignement de l’arabe en France, vu de tous les points de vue », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 10 juillet 2012, http://calenda.org/209220