AccueilMobilités universitaires : regards et pratiques

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Publié le vendredi 20 juillet 2012 par Loïc Le Pape

Résumé

Le symposium « Mobilités universitaires : regards et pratiques », organisé à l’UVSQ les 13 et 14 décembre 2012, se veut la première étape d’un projet à long terme. Réunissant observateurs et praticiens, il vise la mise en place d’un réseau international composé de « professionnels » de la mobilité universitaire. Ces professionnels peuvent être des universitaires (sociologues, linguistes, géographes, historiens…) dont la « mobilité » est le sujet d’étude. Ils peuvent aussi être les responsables des échanges académiques dans diverses universités, ou les personnels administratifs en place dans les bureaux des relations internationales (RI). Enfin, sont également invités à se joindre à la réflexion les représentants des collectivités locales, ou des organismes de transport, de logement, pour qui la mobilité étudiante est un enjeu crucial.

Annonce

Présentation

L’idée-force de ce colloque est de permettre à ces acteurs de la mobilité, souvent distants et isolés, de se rencontrer pour confronter expériences et idées. C’est la raison pour laquelle, en lieu et place de traditionnelles communications, on privilégiera la pratique des tables rondes, permettant un véritable échange.

Argumentaire

Le discours d’ouverture du colloque sera assuré par Magali Ballatore, auteur de l’ouvrage « ERASMUS et la mobilité des jeunes Européens » (PUF, 2010).

Diverses pistes de réflexion seront ensuite proposées :

  1. L’étudiant dans la ville : de Bologne à Bologne. La mobilité universitaire est sans doute aussi vieille que l’université elle-même (celle de Bologne, fondée en 1088, est considérée comme la plus ancienne du monde occidental). A quelle époque peut-on faire remonter le concept de mobilité étudiante ou enseignante ? Comment s’organisait-elle ? Quelle (inter-)langue parlaient les étudiants entre eux ? Existe-t-il des journaux, des manuels ou autres traces sur cette mobilité « primitive » ?
  2. La mobilité : expériences. Qui sont vraiment ces étudiants ou enseignants « en mobilité » ? Se sentent-ils voyageurs, migrateurs, expatriés ? La porosité des dénominations, la multiplication des trajets peut troubler l’identité de ces étudiants dont le statut est souvent problématique. Sans cesse liés à leur sol d’origine par Skype, MSN et Facebook, les étudiants étrangers sont-ils d’ailleurs réellement « mobiles » ? On pourrait également se poser la question de la « dématérialisation » possible de cette mobilité : les pressions économiques et/ou écologiques vont-elles remettre en question la mobilité physique et proposer une autre forme de mobilité ? Quelles sont les possibilités de mobilité pour les étudiants souffrant d’un handicap ?
  3. La mobilité : implications 
    • linguistiques et académiques : si les étudiants en échange affirment leur désir d’apprendre la langue du pays lors de leur séjour, force est de constater que diverses solutions de «remplacement » sont souvent proposées : emploi d’une « langue Erasmus » pidginisée, voire utilisation de l’anglais comme « lingua franca ». Qu’en est-il dès lors de l’acquisition de la langue locale ? de même, un séjour Erasmus amène-t-il réellement une confrontation/comparaison avec un autre système académique ? A l’inverse, quelles sont les implications pour les enseignants mis en présence, dans leur cours, d’étudiants en échange ? quelles sont leurs stratégies d’adaptation, ou d’évitement ? en quoi les étudiants en échange leur permettent-ils de repenser leur pratique ? On aimerait aussi interroger l’habitus de l’homo academicus en mobilité, domaine jusque là peu exploré.
    • culturelles : Qu’en est-il réellement de ce trans-, interculturel posé comme un objectif par la mobilité ? Souvent parqués dans des résidences « spéciales », les étudiants étrangers sont souvent ghettoisés et peinent à faire l’expérience de l’enracinement dans un ailleurs. Quelles pratiques permettraient-elles de pallier ce manque (maison de l’étudiant ? tandem ?). Comment sortir les étudiants de leur « cocon Erasmus » ? En particulier, quelles préparations, en amont, et quels bilans, en aval, permettraient-ils de mesurer l’acquisition/développement de cette compétence ? Quelles sont les retombées sur les parcours individuels des étudiants, sur la construction de réseaux sociaux internationaux, sur les processus d’intégration européenne, sur le rapport à l’autre, l’étranger, l’identité individuelle et collective, l’idée de nation ?
    • géographiques, locales, territoriales : qu’en est-il de la diversité d’expérience liée aux pratiques et aux modalités d’accueil (cité U ou dissémination des habitats dans la ville) ou aux configurations urbaines locales ? Quels défis « la mobilité » impose-t-elle aux représentants des collectivités territoriales ?

Modalités de participation

Nous invitons des interventions d’une vingtaine de minutes, suivies d’une discussion.

Date limite de retour des propositions de communication : 7 septembre 2012

Propositions à envoyer à corinne.francois-deneve@uvsq.fr et susan.baddeley@uvsq.fr

Notification de l’acceptation des propositions : avant le 25 septembre 2012

Comité d’organisation:

  • Corinne François-Denève (UVSQ-CHCSC)
  • Susan Baddeley (UVSQ-ESR)
  • Frédéric Leriche (UVSQ-CEMOTEV)
  • Guillaume Bailly (UVSQ-REEDS)

Lieux

  • Guyancourt, France

Dates

  • vendredi 07 septembre 2012

Mots-clés

  • mobilités universitaires

Contacts

  • Corinne François-Denève
    courriel : corinne [dot] francois-deneve [at] uvsq [dot] fr
  • Susan Baddeley
    courriel : susan [dot] baddeley [at] uvsq [dot] fr

Source de l'information

  • Corinne François-Denève
    courriel : corinne [dot] francois-deneve [at] uvsq [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Mobilités universitaires : regards et pratiques », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 20 juillet 2012, http://calenda.org/209297