AccueilEspaces frontaliers : zones de contact - zones de conflit ? / Grenzräume: Kontaktzonen - Konfliktzonen ?

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Publié le mardi 24 juillet 2012 par Loïc Le Pape

Résumé

Les journées d’études « frontières » organisées à l’Université de Liège se proposent d’établir un bilan annuel de la recherche sur la notion de frontière et de limite dans une perspective diachronique et pluridisciplinaire. Les jeunes chercheurs à l’initiative de ce projet se proposent en 2013 d’accorder leur attention aux hommes et aux femmes qui ont vécu ou vivent aux confins d’un territoire, à ceux qui ont gardé, transgressé, passé les limites quelles qu’elles soient, à la manière dont ils ont perçu et/ou subi l’évolution des tracés ou encore à la manière dont on leur a présenté ces changements. La définition et la perception de la frontière envisagée tantôt comme une zone de rencontres, tantôt comme une zone de confrontation seront donc au cœur de la réflexion qui sera menée durant deux jours. L’invitation est lancée à tous les chercheurs en sciences humaines intéressés par la problématique et désireux d’établir un dialogue interdisciplinaire fécond.

Annonce

Espaces frontaliers : Zones de contact / zones de conflit ?

journées d’études « Frontières » Université de Liège (Belgique)  Jeudi et vendredi 25 et 26 avril 2013

La frontière – a écrit Daniel Nordman – est une idée, non un objet, une chose inerte et amorphe. Elle n’est rien sans les mots, les figures, les concepts par lesquels elle est désignée.

En d’autres termes, ce sont l’imaginaire, l’art oratoire, la stratégie militaire, les ambitions et les sentiments humains qui lui donnent un sens, qui la font exister. Ceux qui ont pensé, interprété, réinventé les frontières à travers le temps ont probablement exercé une plus grande influence sur la perception de l’espace et de son organisation que ceux qui les ont bornées et tracées – que l’espace envisagé soit politique, religieux, socio-économique ou culturel.

Toutefois, ces hommes de terrain ou de cabinet qui ont imaginé puis concrétisé le tracé des limites territoriales n’ont, pour la plupart, jamais eu à l’expérimenter au quotidien. Leur rapport théorique aux frontières doit, par conséquent, être complété par le témoignage des personnes directement concernées par leur établissement. Les espaces frontaliers ainsi créés requièrent l’attention des chercheurs en raison de leur singularité par rapport au centre, parce qu’ils se révèlent avec le temps zones de contact ou de conflit. 

Les journées d’études interuniversitaires « frontières » organisées à l’Université de Liège se proposent d’établir un bilan annuel de l’avancement de la recherche sur la notion de frontière et de limite dans une perspective diachronique et pluridisciplinaire. Après s’être interrogés sur le concept de frontière (Frontières fixes et mouvantes, espaces, temps, imaginaires – avril 2011) et sur le contexte et les circonstances de leur tracé à travers l’Histoire (Penser la frontière entre Meuse et Rhin – mai 2012), les jeunes chercheurs à l’initiative de ce projet se proposent d’accorder leur attention aux hommes et aux femmes qui ont vécu ou vivent aux confins d’un territoire, à ceux qui ont gardé, transgressé, passé les limites quelles qu’elles soient, à la manière dont ils ont perçu et/ou subi l’évolution des tracés ou encore à la manière dont on leur a présenté ces changements. La définition et la perception de la frontière envisagée tantôt comme une zone de rencontres, d’échanges (matériels et culturels), de regroupements (politiques et sociaux), tantôt comme une zone de confrontation ou de fracture politique, économique, militaire, culturelle (…) seront donc au cœur de la réflexion qui sera  menée durant ces deux jours.

L’invitation est lancée à tous les chercheurs en sciences humaines – historiens, historiens d’art, politologues, philologues, linguistes, ethnologues (…) -  intéressés par la problématique et désireux d’établir un dialogue interdisciplinaire fécond.

Cette rencontre se tiendra les jeudi 25 et vendredi 26 avril 2013 à l’Université de Liège (Belgique).

Les propositions de communication (titre provisoire et résumé en 20 lignes) sont attendues pour le 15 septembre 2012 (Anthony.Dignef@ulg.ac.be ; christophe.bechet@ulg.ac.be).

Les langues de travail seront le français, l’anglais et l’allemand.

D. Nordman, « Préface », in M. Catala, D. Le Page et J.CL. Meuret, Frontières oubliées, frontières retrouvées. Marches et limites anciennes en France et en Europe, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2011 (enquêtes et documents, Centre de Recherche en Histoire internationale et Atlantique, 41), p. 13.

Border Spaces: Areas of contacts / Areas of conflicts?   Study Day “Borders” – University of Liege (Belgium) –  April 25-26, 2013 (Thursday-Friday)

«The border, wrote Daniel Nordman, is a notion, not an object, a flabby or sluggish thing. It has no real meaning without the words, figurations, concepts used to describe it”. In other words, nothing but imagination, oratory art, military strategy, human ambitions and feelings are filling it with sense and signification, which are in turn giving it some existence. People, who through centuries thought about, explained and reinvented borders, probably exerted a greater influence on space perception and organization than those who marked and delimitated them, should the space to investigate be in the political, religious, social and economical, or cultural areas. However, the field or study-cubicle actors, who imagined territorial borders before giving them concrete delimitations, had, for the most part, never to experience them in their daily life. Their purely theoretical relation with “borders” must be supplemented by the testimony of those who were directly involved or challenged by their fixation. The “border areas” thus created must attract the attention of researchers on account of their differences with the core and central areas, and also as, with the passing of time, they reveal themselves as zones of contact and exchange but also as sources of conflicts.

The Interuniversity Study Days “Borders” organized by and at the Liege University have as main goal to provide an annual report on the state and advancement of research on the notion of frontier, border and dividing lines in a diachronic and multidisciplinary perspective.

Starting with the concept itself (Frontières fixes et mouvantes, espaces, temps imaginaires, April 2011), they were devoted in May 2012 to the historical context of their creation and to the circumstances making their tracing evolve (Penser la frontière entre Meuse et Rhin).  The young researchers involved in the project now intend to turn their attention to the men and women who lived or are still living on the border fringes of a fixed territory, to those who guarded, violated or trespassed limits (of all sorts). How did they feel, react or simply bow in submission to the changes in border-tracing or to the way in which the changes were presented to them or forced upon them? Two study days will thus be devoted to an approach of “Border”, seen as an area of encounters, of material and cultural exchanges, of political and social regroupings or mixing, or, to the contrary, as an area of political, economical , military and cultural confrontations and ruptures.

All researchers in Human Sciences, in the broad sense (History, History of Art, Politics and Government, Philology, Linguistics, Ethnology, Sociology, Law, or more) interested in establishing a fertile interdisciplinary dialogue are thus cordially invited to take part in the meeting, which will  be held at Liege University (Belgium) on April 25-26, 2013 (ThursdayFriday).

The languages used during the proceedings will be French, English and German.

Paper submissions (provisional title and a 20-lines summary) should be sent before September 15, 2012, to Anthony.Dignef@ulg.ac.be and / or christophe.bechet@ulg.ac.be.

Grenzräume:  Kontaktzonen / Konfliktzonen  3. Studientag „Grenzen“ Université de Liège (Belgien)  25.-26.4.2013

„Die Grenze“ – so Daniel Nordman – „ist eine Idee, kein Objekt, kein lebloses oder amorphes Ding. Sie ist nichts ohne die Worte, die Figuren, die Begriffe, mit denen sie bezeichnet wird.“ Mit anderen Worten: Erst das Imaginäre, die Redekunst, die militärische Strategie oder die menschlichen Ambitionen und Gefühle verleihen Grenzen ihren Sinn, erst in diesen und ähnlichen Kontexten werden sie existent.

Die Menschen, die die Grenze im Lauf der Zeit gedacht, interpretiert und neu erfunden haben, hatten wahrscheinlich größeren Einfluss auf die Raumwahrnehmung und die Raumorganisation – gleich ob politisch, religiös, kulturell oder sozioökonomisch –, als diejenigen, die sie gezogen haben. Die Planer von Grenzverläufen haben die Grenze nur in den seltensten Fällen selbst alltäglich erfahren müssen. Ihr theoretischer Bezug zur Grenze muss deshalb um das Zeugnis der von der Grenzziehung Betroffenen ergänzt werden, um Grenzräume, die aufgrund ihrer Singularität im Verhältnis zum Zentrum und ihrer Bedeutung als Kontakt- oder Konflikträumen, die Aufmerksamkeit der Forschung auf sich gezogen haben.

Die an der Universität Lüttich organisierten interuniversitären Studientage „Grenzen“ bilanzieren jährlich die Forschung zu den Begriffen „frontière“ und „limite“ in einer diachronischen und multidisziplinären Perspektive. Nachdem 2011 Grenzkonzepte hinterfragt wurden („Frontières fixes et mouvantes. Espaces, temps, imaginaires“ – April 2011) und 2012 eine Untersuchung des Kontextes und der Umstände von Grenzziehungen im Lauf der Geschichte thematisiert wurde („Penser la frontière entre Meuse et Rhin“ – Mai 2012), möchten die Initiatoren 2013 die Aufmerksamkeit auf die Männer und Frauen richten, die in Grenzräumen gelebt haben und leben, auf jene, die die „limites“ gleichwelcher Art eingehalten, überschritten oder überwunden haben. Dabei soll es gerade um die Wahrnehmung und die Erfahrung von Grenzentwicklungen, aber auch um die Art und Weise, wie man diese Entwicklungen dargestellt hat, gehen. Die Wahrnehmung von Grenzen als Raum von (materiellen oder kulturellen) Begegnungen und Austausch, aber auch von (politischen oder sozialen) Konfrontationen und Brüchen soll im Mittelpunkt der Überlegungen stehen. Die Tagungen richtet sich an gleichermaßen an Historiker, Kunsthistoriker, Politikwissenschaftler, Philologen, Soziologen, Linguisten, Ethnologen und verwandte Disziplinen, die an der Problematik interessiert sind und einen interdisziplinären Dialog anstreben.

Die Konferenz findet am Donnerstag, 25. und Freitag, 26. April 2013 an der Universität Lüttich statt.

Vorschläge für Beiträge (ein Arbeitstitel und ein Exposé von ca. 20 Zeilen) sind bis zum 15. September 2012 zu richten an Anthony Dignef (Anthony.Dignef@ulg.ac.be) oder Christophe Bechet (Christophe.Bechet@ulg.ac.be).

Die Konferenzsprachen sind Französisch, Deutsch und Englisch.

Lieux

  • Place du XX-août, 7-9 (Université de Liège, Salle des professeurs)
    Liège, Belgique

Dates

  • samedi 15 septembre 2012

Fichiers attachés

Mots-clés

  • Border studies, interdisciplinarité, transpériode

Contacts

  • Christoph Brüll
    courriel : Christoph [dot] Brull [at] ulg [dot] ac [dot] be

Source de l'information

  • Christoph Brüll
    courriel : Christoph [dot] Brull [at] ulg [dot] ac [dot] be

Pour citer cette annonce

« Espaces frontaliers : zones de contact - zones de conflit ? / Grenzräume: Kontaktzonen - Konfliktzonen ? », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 24 juillet 2012, http://calenda.org/209314