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Pourquoi la controverse ? Définitions, méthodes, enjeux

Why are controversies? Definitions, methods and issues

Séminaire de recherches doctorales du groupe ARC-fructis

ARC-fructis doctoral research seminar

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Publié le mercredi 29 août 2012 par Elsa Zotian

Résumé

Qu’on la qualifie de « sociale », de « politique », de « technoscientifique », ou encore d’« hybride », la controverse est dans l’air du temps. Au sein des sciences sociales, plusieurs courants théoriques se consacrent désormais, partiellement ou totalement, à l’étude des situations de controverse, et mobilisent pour ce faire des méthodes et des concepts très divers. Le statut de l’objet « controverse » est pourtant loin d’être évident. S’agit-il d’ailleurs d’un objet à part entière, qui mériterait d’être étudié pour lui-même, ou d’un simple processus dont le suivi permet d’atteindre quelque chose d’autre ? Quels contours pouvons-nous tracer au phénomène de la controverse ? A partir de quand peut-on dire que débute une controverse ou qu’elle se clôt – et qui le dit ou le décrète ? La controverse obéit- elle à une temporalité unique, ou est-elle au contraire traversée par des temporalités multiples et conflictuelles qui rendent son statut encore plus incertain ?

Annonce

Argumentaire

Qu’on la qualifie de « sociale », de « politique », de « technoscientifique », ou encore d’« hybride », la controverse est dans l’air du temps. Au sein des sciences sociales, plusieurs courants théoriques se consacrent désormais, partiellement ou totalement, à l’étude des situations de controverse, et mobilisent pour ce faire des méthodes et des concepts très divers. Le statut de l’objet «controverse» est pourtant loin d’être évident. S’agit-il d’ailleurs d’un objet à part entière, qui mériterait d’être étudié pour lui-même, ou d’un simple processus dont le suivi permet d’atteindre quelque chose d’autre ? Quels contours pouvons-nous tracer au phénomène de la controverse ? A partir de quand peut-on dire que débute une controverse ou qu’elle se clôt – et qui le dit ou le décrète ? La controverse obéit- elle à une temporalité unique, ou est-elle au contraire traversée par des temporalités multiples et conflictuelles qui rendent son statut encore plus incertain ?
La controverse se présente comme une réalité fuyante, difficilement identifiable, et en même temps comme un phénomène désormais incontournable pour les sciences politiques et sociales. Mais pourquoi l’étude de la controverse a-t-elle acquis une telle importance théorique ? Comment les différentes méthodes d’analyse des controverses se sont-elles constituées ? Dans quelle mesure ces méthodes occupent-elles le paysage des sciences sociales contemporaines ? Que nous donnent-elles à voir et à penser ? Que nous empêchent- elles de voir et de penser? Quels modes de relations entre chercheurs et «parties prenantes » instaurent-elles — ou proposent-elles ? Quels conflits entre projets politiques traduisent-elles ? Jusqu’où sont-elles prêtes à se laisser affecter et transformer par ce(ux) qu’elles étudient? Que nous suggèrent-elles comme manières inédites de penser l’articulation entre science(s), nature(s) et société(s) ?

Conditions de soumission

Les propositions (5000 signes max., espaces compris) doivent être envoyées à l’adresse suivante : fructis@ulg.ac.be

au plus tard pour le 31 août 2012

Pour les propositions de communications retenues, une contribution (45.000 signes max., espaces compris) devra être envoyée au plus tard dix jours avant la séance, afin de préparer au mieux la discussion.
Les thématiques abordées ainsi que les noms des intervenants seront communiqués le 10 septembre.

Déroulement du séminaire

L’accent sera mis sur l’interaction entre chercheurs qualifiés (experts de controverses particulières ou de leur étude sociologique, politique ou philosophique) et doctorants, dont nous attendons qu’ils accordent une attention particulière à la présentation d’enquêtes et d’études de cas singuliers.
Chaque séance comprendra deux exposés suivis chacun d’une discussion, animée tour à tour par les doctorants du projet fructis et par l’invité extérieur, qui jouera le rôle de discutant du travail des doctorants.

Invités confirmés :

  • Isabelle Stengers (ULB),
  • Francis Chateauraynaud (GSPR-EHESS),
  • David Smadja (EEP, Université Paris-Est Marne-la-Vallée),
  • Brice Laurent (csi-ensmp).

Lieu du séminaire

Chaque séance aura lieu à l’Université de Liège, Faculté de Droit et de Science politique, Département de Science politique, Boulevard du rectorat, 7 (bâtiment B.31, Sart Tilman), 4000 Liège (Belgique), de 14h30 à 18h.

Responsables scientifiques

  • Estelle Carton (doctorante ARC, Unité SEED)
  • Bastien Dannevoye (doctorant ARC, Unité SEED)
  • Julien Pieron (chercheur ARC, UR Philosophie politique et philosophie critique des normes)
  • Grégory Piet (doctorant ARC, Spiral – Gouvernance et Société)
Plus d’infos sur : www.fructis.ulg.ac.be
Contact : fructis@ulg.ac.be

Lieux

  • 7 Boulevard du rectorat (Université de Liège)
    Liège, Belgique

Dates

  • vendredi 31 août 2012

Mots-clés

  • controverses, polémiques, affaires

Contacts

  • Grégory Piet
    courriel : fructis [at] ulg [dot] ac [dot] be

URLS de référence

Source de l'information

  • Grégory Piet
    courriel : fructis [at] ulg [dot] ac [dot] be

Pour citer cette annonce

« Pourquoi la controverse ? Définitions, méthodes, enjeux », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 29 août 2012, http://calenda.org/209406