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Displaced Objects (D.O.)

Displaced Objects (D.O)

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Publié le vendredi 28 septembre 2012 par Loïc Le Pape

Résumé

La collection « Displaced Objects (D.O.) » a été récemment ouverte aux éditions Le Ver à soie, en partenariat avec le programme « Non-lieux de l'exil »(FMSH). Les textes sollicités ne doivent pas excéder 50 000 signes et peuvent être littéraires ou scientifiques. La collection est ouverte à des contributions de tous champs et les textes retenus paraîtront de manière échelonnée à partir du printemps 2013. L’objectif de cette collection de textes de moins de 50 000 signes est de rendre compte du parcours d’objets singuliers, les objets de l’exil, de leurs requalifications et métamorphoses, des narrations et affects qu’ils soutiennent, des processus enfin, par lesquels ils sont vécus mais échappent également à leurs détenteurs.

Annonce

La collection “Displaced Objects (D.O)”  a été récemment ouverte aux Editions Le Ver à soie, en partenariat avec le programme "Non-lieux de l'exil"(FMSH).

 Les textes sollicités ne doivent pas excéder 50 000 signes et peuvent être littéraires ou scientifiques. La collection est ouverte à des contributions de tous champs et les textes retenus paraîtront de manière échelonnée à partir du printemps 2013.

Présentation

En mai 1922, Marina Tsvetaieva quitte Moscou pour Berlin, décrivant soigneusement les objets auxquels elle tient et emporte avec elle. En 1939, dans un sens inverse, de Paris à Moscou, elle consigne une liste des objets qu’elle ramène. Ce ne sont pas tout à fait les mêmes et n’importe comment ils sont devenus autres. Mais ils sont siens – ils la représentent autant qu’ils sont représentés par elle ; comme elle, ils sont en et de l’exil et leurs destins sont liés, y compris dans leur ultime dispersion.

L’objectif de cette collection de textes de moins de 50 000 signes est de rendre compte du parcours d’objets singuliers, les objets de l’exil, de leurs requalifications et métamorphoses, des narrations et affects qu’ils soutiennent, des processus enfin, par lesquels ils sont vécus mais échappent également à leurs détenteurs.

Displaced Objects (D.O.) donc, paraphrasant la notion de Displaced Persons (D.P.), impliquant en conséquence un déplacement et, d’une façon concrète ou métaphorique, un manque ou une perte, dans tous les cas un état transformé. Displaced Objects également, pour intégrer mais aussi distinguer de ce qu’il est convenu d’appeler le patrimoine des migrations : les objets de l’exil peuvent en effet être des objets en exil, progressivement déliés de tout contexte de signification et d’histoire, catégorisés ou patrimonialisés autrement : objets du quotidien, de la sphère familiale ou religieuse, objets de l’entre-deux du déplacement, d’exception ou de musée, “nôtres” ou “autres”. 

Restituer la biographie des objets est en conséquence expérience d’un décentrement du sujet à l’objet. Partir de l’objet – du plus insignifiant au plus rare, du plus commun au plus représentatif d’une appartenance -, implique de revenir sur ses circulations et ses temporalités propres, mais également sur ce qu’il représente dans ses contextes successifs : les manières dont il nous arrive, la place qui lui est donnée ou qu’il prend permettent ainsi de déterminer ce qu’il devient avec, à cause ou après nous. La matérialité de l’objet est à ce titre à la fois essentielle et insuffisante : ce qui importe est précisément ce qu’il signifie en dehors de toute matérialité, seul ou en association avec d’autres – sa part immatérielle. En ce sens, l’objet, ou sa représentation (visuelle, littéraire) est un lieu, et son destin changeant incarne celui de ses possesseurs.

L’objet constitue ainsi un élément de traduction de l’être au monde et doit être (re) pensé comme tel. À la croisée de l’affect et de l’histoire, il permet d’interroger, au travers d’écritures diverses, académiques ou littéraires, des notions aussi opposées que l’attachement, la peur ou le dégoût, les choix et poids mémoriels, les modes de narrations ou leurs absences, l’échange, les processus de patrimonialisations. Nous le savions, les objets ont une (nôtre) âme. Par quelles voies incorporent-ils, en raison de leurs déplacements et de leurs situations actuelles,  une expérience ou un héritage de l’exil ?

Proposer un texte

Les textes sollicités ne doivent pas excéder 50 000 signes et peuvent être littéraires ou scientifiques. La collection est ouverte à des contributions de tous champs et les textes retenus paraîtront de manière échelonnée à partir du printemps 2013.

Les propositions de contributions doivent être envoyées à l’adresse email suivante :  displaced.objects@gmail.com

Comité de lecture

  • Galia Ackerman,
  • Alexandra Galitzine,
  • Larissa Guillemet et
  • Virginie Symaniec.

Lieux

  • bureau 475 Batiment le France - 190 avenue de France
    Paris, France (75013)

Dates

  • mardi 31 décembre 2013

Contacts

  • Virginie Symaniec
    courriel : virginie [dot] symaniec [at] gmail [dot] com
  • Alexandra Galitzine-Loumpet
    courriel : galitzine [at] msh-paris [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Alexandra Galitzine-Loumpet
    courriel : galitzine [at] msh-paris [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Displaced Objects (D.O.) », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 28 septembre 2012, http://calenda.org/209637