AccueilCirculations des cultures d’opposition

Circulations des cultures d’opposition

Contestation cultures

Mouvements politiques et sociaux en Afrique et Madagascar (années 1960-1970)

Political and social movements in Africa (1960s-1970s)

*  *  *

Publié le vendredi 21 septembre 2012

Résumé

Il s’agit de la deuxième année d’un séminaire qui s’est donné pour but de développer les outils nécessaires à l’analyse des connexions extra et intra-africaines au carrefour desquelles se sont construits les mouvements politiques et/ou sociaux d'Afrique des années 1960 et 1970 (Révolution congolaise, mai 68 au Sénégal, révolution malgache de 1972, mouvements de libération anti-coloniaux). Dans quelle mesure les discours et pratiques contestataires africains procèdent-ils de connexions transnationales ? Peut-on envisager l’émergence d’une culture d’opposition qui transcende les cadres nationaux et continentaux ? Comment peut-on écrire son histoire ? On essaiera de mieux comprendre ce que ces mouvements doivent aux situations locales d’une part et, d’autre part à « l’esprit du temps », au Zeitgeist. Cela nous demandera aussi une confrontation avec les usages du terme « révolution ».

Annonce

Circulations des cultures d’opposition : Mouvements politiques et sociaux en Afrique et Madagascar (années 60s-70s)

Séminaire animé par  Maria-Benedita Basto (Paris4/Ceaf), Françoise Blum (CHS), Pierre Guidi (Cemaf), Elikia M’Bokolo (Ceaf), Ophélie Rillon (Cemaf)

Présentation

 Il s’agit de la deuxième année d’un séminaire qui s’est donné pour but de développer les outils nécessaires à l’analyse des connexions extra et intra-africaines au carrefour desquelles se sont construits les mouvements politiques et/ou sociaux d'Afrique des années 1960 et 1970 (Révolution congolaise, mai 68 au Sénégal, révolution malgache de 72, mouvements de libération anti-coloniaux). Dans quelle mesure les discours et pratiques contestataires africains procèdent-ils de connexions transnationales ? Peut-on envisager l’émergence d’une culture d’opposition qui transcende les cadres nationaux et continentaux ? Comment peut-on écrire son histoire ?

On essaiera de mieux comprendre ce que ces mouvements  doivent aux situations locales d’une part et, d’autre part à « l’esprit du temps », au Zeitgeist. Cela nous demandera aussi une confrontation avec les usages du terme « révolution ».

On s’intéressera aux lieux de rencontres internationaux, aux coopérations internationales, ainsi qu’aux réseaux panafricains, franco-africains et mondiaux (afro-asiatisme, Tricontinentale, Internationales syndicales panafricaines etc…). Des Africains étudient en France, dans les pays de l’Est et aux Etats-Unis. Des étudiants français séjournent ou vivent à Dakar et à Tananarive. Les leaders étudiants ou syndicaux voyagent à travers la planète. Les rencontres contribuent à la circulation des savoirs et des pratiques militantes. Les villes africaines deviennent des espaces cosmopolites où s’essaie un autre ordre du monde : y séjournent des mouvements de libération, des groupes dissidents, y circulent hommes, femmes, idées, se construisent des réseaux, s’organisent des réunions internationales. Car aux espaces géographiques se superposent des réseaux typographiques qui les reconfigurent. On s’intéressera également à la diffusion des livres, des revues  et des journaux, en s’attachant à comprendre le succès de ceux qui sont alors des best-sellers mondiaux, à l’image du Petit livre rouge ou des Damnés de la terre.

Informations

Planning : Les trois années de ce séminaire sont conçues comme préparatoires  à un  colloque international qui se tiendra fin 2013 ou début 2014.

Le séminaire a lieu le jeudi, une fois par mois, de 17h30 à 19h30, au CHS, 9 rue Malher 75004 Paris – 6e étage – Bibliothèque. Il est ouvert à toutes et tous.

Contact : fblum@univ-paris1.fr

Programme

18 Octobre 2012 : Séance introductive 

 Laurent Jean-Pierre (Université Paris VIII), A quoi reconnaît-on une révolution ?

29 novembre 2012:

Julien Hage (Université de Dijon), Les revues anti-impérialistes en France, circulations et renouvellement de la matrice idéologique de gauche et d’extrême gauche.

20 décembre 2012:

Romain Tiquet (Humboldt universitat zu Berlin), Camille Evrard (Cemaf) : La mise en place d'une coopération française de sécurité et de défense en Afrique de l'Ouest : carrières et itinéraires croisés dans la police et l'armée à travers les Indépendances

24 janvier 2013 :

Maria-Benedita Basto, (Université Paris 4, Ceaf), Passages en revues : de Lotus à la Tricontinentale, repenser les connexions entre révolutions et avant-gardes

 21 février 2013 :

Dominique Malaquais (Paris1, Cemaf), Festivals panafricains : du Festman au Panaf

21 mars 2013 :

Ophélie Rillon (Paris1, Cemaf), Le rôle des Soudanaises dans la construction d’un « panafricanisme au féminin » (1954-1960).

25 avril 2013 :

Pierre Guidi, (Paris1, Cemaf), Bahru Zewde (Université d’Addis Abeba) (sous réserve), Autour du moment révolutionnaire en Éthiopie. Genèse, maturation et éradication du mouvement étudiant (1950-1978)

23 mai 2013 :

Françoise Raison (Paris7, Sedet) et Irène Rabenoro (Université d’Antananarivo), A propos de la circulation des concepts

20 juin 2013 :

Cindy Morillas (Paris1, Cemaf) et Tania Smirnova (Paris1, Cemaf) : Étudiants et régimes autoritaires au Cameroun et au Niger (1960-1980) : perspective comparative

Lieux

  • 6e étage - salle 603 - 9 rue Malher
    Paris, France (75004)

Dates

  • jeudi 18 octobre 2012
  • jeudi 29 novembre 2012
  • jeudi 20 décembre 2012
  • jeudi 24 janvier 2013
  • jeudi 21 février 2013
  • jeudi 21 mars 2013
  • jeudi 25 avril 2013
  • jeudi 23 mai 2013
  • jeudi 20 juin 2013

Mots-clés

  • Afrique, mouvements sociaux, révolutions

Contacts

  • Françoise Blum
    courriel : fblum [at] univ-paris1 [dot] fr

Source de l'information

  • Françoise Blum
    courriel : fblum [at] univ-paris1 [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Circulations des cultures d’opposition », Séminaire, Calenda, Publié le vendredi 21 septembre 2012, http://calenda.org/209649