AccueilSéminaire du Groupe d'études sur le travail et la souffrance au travail (DIM GESTE)

Séminaire du Groupe d'études sur le travail et la souffrance au travail (DIM GESTE)

Study group into work and suffering at work (DIM GESTE) seminar

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Publié le jeudi 27 septembre 2012

Résumé

Programme du séminaire du Domaine d'intérêt majeur GESTES (Groupe d'études sur le travail et la souffrance au travail).

Annonce

Présentation du séminaire

Le DIM GESTES, Groupe d’Etudes sur le Travail et la Souffrance au travail a été créé le 18 Novembre 2011 dans le cadre des 16 Domaines d’Intérêt Majeur (DIM) décidés par le Conseil Régional d’Ile-de-France. Il vise à permettre des partenariats multidisciplinaires originaux entre des équipes de forte visibilité nationale et internationale en Sciences Humaines et Sociales.

Le Travail et la souffrance au travail, 1 thème central, 4 axes de recherche.

La souffrance au travail est un problème de société, ressenti par de nombreux acteurs. Elle peut concerner les travailleurs des secteurs industriels traditionnels comme des nouvelles activités de services, dans les grandes organisations comme dans les petites entreprises, dans les bureaucraties publiques comme dans les firmes privées, dans le salariat comme dans le travail indépendant, dans les emplois d’exécution comme dans les postes d’encadrement, dans les fonctions manuelles comme dans les activités intellectuelles.

Pourtant, la notion fait débat. Faut-il parler de « souffrance », de « risques psychosociaux », de « stress » ? Comment prendre en compte le plaisir au travail ? Les aspects collectifs du rapport à celui-ci ? Comment reconnaître l’expression des souffrances personnelles et en même temps s’efforcer de la dépasser, tant au niveau de la connaissance que de l’action ? Le travail est à la fois une source de contrainte et une possibilité de réalisation. Il peut engendrer le pire : la maladie mentale, la violence, voire le suicide. Mais il peut aussi engendrer le meilleur : le plaisir au travail, le vivre ensemble et l’accomplissement de soi. Comprendre la souffrance, ses causes, ses manifestations, impose d’explorer, plus largement, la question du travail, de son statut, de son environnement et du rapport des travailleurs à leur travail. Quelles sont les causes de la souffrance, les moyens et formes de son expression, les possibilités d’agir ? Comment concevoir un travail différent ? Comment décliner ces interrogations à différents niveaux (de l’organisation économique globale et régionale, au poste de travail et à la figure du travailleur, en passant par l’entreprise) ? Pour répondre à ces questions, il faut examiner les formes d’organisation du travail et de gestion de la main-d’oeuvre, les conditions de travail et les évolutions de la santé au travail, l’articulation entre travail et hors-travail (une dimension essentielle en Île-de-France). Il faut étudier l’activité des travailleurs eux-mêmes. Il ne faut pas négliger le rôle des acteurs qui prennent en charge la souffrance au travail, voire se professionnalisent autour de cette thématique : représentants du personnel, cadres, consultants, médecins du travail et médecins soignants, psychologues, psychanalystes, avocats, experts, fonctionnaires, etc. Il faut être attentif aux processus qui conduisent à exprimer la souffrance ressentie au travail, parce que celle-ci peut avoir des conséquences encore plus graves lorsqu’elle ne peut pas se dire. Cet examen doit se faire dans une perspective historique : n’est-il pas, en effet, paradoxal que le travail soit considéré comme un facteur de souffrances et de pathologies susceptibles d’affecter la vie hors travail, à un moment où il occupe une moindre part du temps de vie ?

Au sein de chaque axe, la démarche proposée concerne le droit, l’économie, la gestion, l’histoire, la sociologie, l’ergonomie, la psychologie et la psychanalyse, la médecine, etc.

Programme

2 octobre 2012 : La mesure et le travail

CNAM, 41 rue Gay-Lussac, de 13h30 à 15h30.

Le sociologue Marc Loriol, chargé de recherche CNRS et directeur du laboratoire Georges Friedmann (Paris I Panthéon-Sorbonne), présentera "Une approche constructiviste de la souffrance ou les liens entre les maux et les mots", des idées développées dans son dernier livre, "La construction du social" (PUR, 2012)

« En réponse à la difficulté de définir, mesurer et expliquer le stress au travail, il est proposé de l’aborder comme une « construction sociale ». Mais cette expression n’est pas toujours bien comprise. En reprenant quatre grands types idéaux d’analyse constructiviste (production d’une catégorie, définition de la situation, étiquetage et carrière), cet article entend rendre compte de l’imbrication de phénomènes macro et micro-sociologiques dans la genèse concomitante des représentations et de l’expérience du stress au sein de trois catégories professionnelles (infirmières, policiers et cadres).»

Claire Edey-Gamassou (maître de conférences en gestion, UPEC) et Yves Clot (professeur titulaire de la chaire de psychologie du travail au CNAM) discuteront son intervention.

Les autres séances seront annoncées très prochainement.

 

Lieux

  • CNAM - 41 rue Gay-Lussac
    Paris, France (75)

Dates

  • mardi 02 octobre 2012

Fichiers attachés

Mots-clés

  • travail, stress, mesure, expression, souffrance, gestion, psychologie, sociologie

Contacts

  • Clara Tomasini
    courriel : clatomasini [at] gmail [dot] com

URLS de référence

Source de l'information

  • Clara Tomasini
    courriel : clatomasini [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Séminaire du Groupe d'études sur le travail et la souffrance au travail (DIM GESTE) », Séminaire, Calenda, Publié le jeudi 27 septembre 2012, http://calenda.org/220131