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Les politiques de l'écriture

The politics of writing

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Publié le lundi 08 octobre 2012 par Loïc Le Pape

Résumé

Dans cette demi-journée d’étude, nous discuterons des actions de sauvegarde culturelle et leurs relations avec les pratiques d’écriture. Nous questionnerons la manière dont les indigènes produisent des écrits, les sollicitent ou les utilisent, en présentant des exemples de processus de patrimonialisation des traditions orales, en examinant les relations avec le registre écrit, et les transformations qui découlent de l’usage de la forme écrite comme moyen de valorisation et de transmission des cultures orales.

Annonce

Demi-journée du Centre EREA “Les Politiques de l’écriture”, Mercredi  24 octobre 2012, de 10h00 à 12h30, Maison de l’archéologie et de l’ethnologie (salle 308), Nanterre

Présentation

À l’occasion de la parution du livre Tradicion, escritura y patrimonializacion (Anne-Gaël Bilhaut et Silvia Macedo dir., Quito : Abya Yala, 137p.), nous avons le plaisir de vous inviter à la demi-journée d’étude « Les Politiques de l’écriture ».

La place de l’écriture chez les Amérindiens de l’Amazonie ne cesse de s’accroître. L’une des raisons principales en est le taux de scolarisation de plus en plus élevé des enfants. Toutefois, les logiques politiques servent aussi cet accroissement. D’abord, les organisations indigènes sont constituées légalement et administrativement, à travers une série de documents qui transitent d’un ministère à l’autre, à coups de tampons. La reconnaissance même de l’existence des peuples indigènes passe par la présentation de documents certifiés : pour chaque demande ou chaque projet, il faut produire des papiers, des documents, des signatures. Si cette prolifération de l’écrit est particulièrement visible dans les bureaux des organisations indigènes, elle est aussi remarquable dans les demeures.

Par ailleurs, les promulgations de l’UNESCO de la Recommandation sur la sauvegarde de la culture traditionnelle et populaire (1989), la Proclamation des chefs-d’œuvre du Patrimoine oral et immatériel de l’humanité (2001, 2003 et 2005), la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (2003) et la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité tendent encore à accroître la volonté de se montrer et de montrer son patrimoine pour les peuples en recherche de reconnaissance internationale. Ainsi, la candidature pour la Proclamation des chefs-d’œuvre du Patrimoine oral et immatériel de l’humanité, présentée par plusieurs peuples du bassin amazonien, comprend la production d’une vaste documentation écrite portant sur leurs traditions ainsi que la proposition d’un plan d’action de sauvegarde. Or, curieusement, l’écriture est le mode d’expression choisi et fondamental pour les actions de sauvegarde des traditions orales, faisant usage de l’écrit comme mode de registre et de transmission de ces traditions.

Dans cette demi-journée d’étude, nous discuterons de ces actions de sauvegarde culturelle et leurs relations avec les pratiques d’écriture. Nous questionnerons la manière dont les indigènes produisent des écrits, les sollicitent ou les utilisent, en présentant des exemples de processus de patrimonialisation des traditions orales, en examinant les relations avec le registre écrit, et les transformations qui découlent de l’usage de la forme écrite comme moyen de valorisation et de transmission des cultures orales.

Programme

 10h00-10h05 Ouverture

 10h05-10h25 Silvia Macedo (EREA) – L’écriture amérindienne et les processus de patrimonialisation

10h25-10h45 Chiara Bortolotto (Marie Curie fellow , Laboratoire d'anthropologie des mondes contemporains, Univ. Libre de Bruxelles) –  Experts ou communautés? La rédaction des dossiers de candidature selon l'Unesco

10h45-11h05 Anne-Gael Bilhaut (Univ. de Liège, EREA) –  Lire, écrire, conserver. Ce que veulent et ce que font les Zápara

 11h05-11h40 Eliane Camargo (EREA) – Ecrire ensemble. Réflexion autour de l’expérience de la co-écriture, et les réactions de Mataliwa Kulijaman (chercheur visitant LAS) et Pierre Déléage (CNRS)

 11h40-12h00 Modération de Stephen Hugh-Jones (Kings College, Cambridge University)

12h00-12h20  Echanges avec la salle

 12h20 Conclusion par Valentina Vapnarsky (CNRS/EREA)

Catégories

Lieux

  • Maison René-Ginouves Archéologie et Ethnologie, salle 308 - 21 allée de l'Université
    Nanterre, France (92)

Dates

  • mercredi 24 octobre 2012

Mots-clés

  • patrimonialisation, tradition, écriture, amérindiens

Contacts

  • Anne-Gaël Bilhaut
    courriel : agbilhaut [at] didaxis [dot] fr
  • Silvia Macedo
    courriel : silvia [dot] lopesmacedo [at] gmail [dot] com

URLS de référence

Source de l'information

  • Silvia Macedo
    courriel : silvia [dot] lopesmacedo [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Les politiques de l'écriture », Journée d'étude, Calenda, Publié le lundi 08 octobre 2012, http://calenda.org/222523