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Genre et classes populaires in situ

Gender and popular classes in situ

Séminaire 2012-2013

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Publié le mercredi 10 octobre 2012 par Elsa Zotian

Résumé

À la croisée de l’histoire et de la sociologie, ce séminaire se propose de questionner l’articulation des rapports de domination afin de saisir la complexité des identités et des inégalités sociales. Cette approche intersectionnelle vise ainsi à étudier l’interaction des grands axes de la différenciation sociale et à confronter cette articulation première, genre / classes populaires, à toutes les catégories de la différence : race, classe d’âge, sexualité… Les intervenant-e-s confronteront leurs terrains et leurs archives à ces interrogations, à travers des exemples précis, tels que les pratiques de consommation, les stratégies des migrant-e-s, l’engagement religieux ou encore les luttes au travail. Cette année, chaque séance sera ancrée dans un lieu (quartier, usine, hôpital, rue, domicile…) comme observatoire des rapports sociaux, et des identités de genre et de classe in situ.

Annonce

Présentation

Le séminaire « Genre et classes populaires » s’inscrit dans la perspective définie par Christelle Hamel et Johanna Siméant, dans le numéro de la revue Genèses consacré à cette thématique afin d’interroger la construction mutuelle des rapports de genre et de classe dans les milieux populaires pour comprendre « comment les mécanismes qui produisent ces deux types de domination s’agencent, se combinent, s’enchevêtrent ».

À la croisée de l’histoire et de la sociologie, ce séminaire se propose de questionner l’articulation des rapports de domination afin de saisir la complexité des identités et des inégalités sociales. Cette approche intersectionnelle vise ainsi à étudier l’interaction des grands axes de la différenciation sociale et à confronter cette articulation première, Genre/classes populaires, à toutes les catégories de la différence : race, classe d’âge, sexualité… Les intervenant-e-s confronteront leurs terrains et leurs archives à ces interrogations, à travers des exemples précis, tels que les pratiques de consommation, les stratégies des migrant-e-s, l’engagement religieux ou encore les luttes au travail.

Cette année, chaque séance sera ancrée dans un lieu (quartier, usine, hôpital, rue, domicile…) comme observatoire des rapports sociaux, et des identités de genre et de classe in situ.

Les séances auront  lieu le vendredi après-midi à l’Université Paris I Panthéon Sorbonne en salle Picard (esc. C, 3e étage), et seront composées d’un.e discutant.e et d’un ou deux intervenant.e.s. autour d’une sous-thématique commune.

Les séances avec deux intervenant.e.s durent 3 heures au lieu de 2 habituellement.

Plus d’infos et contacts sur notre carnet Hypothèses

Programme

26 octobre (16-18h) : In situ

Séance introductive

30 novembre (16h-19h) : Le bureau

  • Abdellali Hajjat, Maître de conférences en science politique Université de Paris-Ouest Nanterre (CMH) : "Les gardiennes de la frontière nationale. Enquête dans des bureaux de naturalisation".
  • Annick Lacroix, Doctorante en histoire, ENS Cachan (ISP) : “Dames employées, aides et receveuses... Relations professionnelles et rapports de genre dans les bureaux de poste de l'Algérie coloniale (1900-1939)”.

11 janvier (16h-18h) : De l’usine au studio

  • Ingrid Hayes, Docteure en histoire contemporaine, Université Paris 1 (Centre d’Histoire sociale du XXe siècle) : “Un espace militant hors l’usine en bassin siderurgique: quelle place pour les femmes? L’exemple de la radio Lorraine Coeur d’Acier, Longwy 1979-1980”

8 février (16h-18H) : Les espaces de loisirs

  • Alexandra Ferreira, Doctorante en sociologie, Université Paris 13 Villetaneuse (Experice) : “Le centre de loisirs élémentaire parisien comme lieu d'apprentissage du genre. Enjeux des mixités (sexuelle, générationnelle, sociale)”.

26 avril (16h-19H) : Le lycée

  • Ugo Palheta, Maître de conférences en sciences de l'éducation à l'université de Lille-3 (OSC) : “Genre de la formation, formation du genre. Filles et garçons de l'enseignement professionnel au monde du travail”
  • Stéphane Lembré, Maître de conférences en histoire contemporaine, Université d’Artois (CREHS), IUFM Nord-Pas-de-Calais, “Les écoles pratiques de commerce et d'industrie de filles et de garçons (1892-1914)”.

17 mai (16h-19h) : Le domicile

  • Marie Cartier, Maîtresse de conférence en sociologie à l’université de Nantes (CENS) et Christelle Avril, Maîtresse de conférences en sociologie à l’Université Paris 13 (Iris) : “A domicile : écarts de conditions de travail dans les métiers de service féminins peu qualifiés”.

14 juin (16h-18h) : Les rues

  • Rachel Fuchs, Regents’ Professor and Distinguished Foundation of History, Arizona State University [Une communication liée à son travail actuel - The Angel Makers of Mission Street: Abortion and Community in Modern France.]

Les organisatrices

  • Anaïs Albert,
  • Fanny Gallot,
  • Katie Jarvis,
  • Anne Jusseaume,
  • Eve Meuret-Campfort,
  • Clyde Plumauzille,
  • Mathilde Rossigneux-Méheust

Lieux

  • Salle Picard (escalier C, 3e étage) - Université Paris I Panthéon Sorbonne
    Paris, France (75005)

Dates

  • vendredi 26 octobre 2012
  • vendredi 30 novembre 2012
  • vendredi 11 janvier 2013
  • vendredi 08 février 2013
  • vendredi 26 avril 2013
  • vendredi 17 mai 2013
  • vendredi 14 juin 2013

Mots-clés

  • genre, classes populaires, lieux, histoire, sociologie, gender, popular classes, history, sociology, places

Contacts

  • Clyde Plumauzille
    courriel : clyde [dot] plumauzille [at] gmail [dot] com
  • Katie Jarvis
    courriel : kljarvis [at] wisc [dot] edu

Source de l'information

  • Katie Jarvis
    courriel : kljarvis [at] wisc [dot] edu

Pour citer cette annonce

« Genre et classes populaires in situ », Séminaire, Calenda, Publié le mercredi 10 octobre 2012, http://calenda.org/223015