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Vidéo des premiers temps

Early video

Collectifs vidéo et expériences militantes (France, 1968-1981)

Video collectives and militant experiences (France, 1968-1981)

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Publié le mercredi 31 octobre 2012 par Elsa Zotian

Résumé

Le séminaire du groupe de recherches « Vidéo des premiers temps » se propose d’explorer un domaine qui reste à ce jour peu étudié. Dès lors qu’elle est devenue « légère », il y a plus de quarante ans, la technique vidéo a donné lieu à des appropriations diverses, à des usages sociaux et créatifs qu’il convient certainement de ne pas dissocier d’emblée (d’un côté la vidéo militante, de l’autre l’art vidéo) tant ils revêtirent les uns et les autres un caractère expérimental. De même que l’étude du « cinéma des premiers temps » a transformé son objet dès lors qu’elle a cessé de le juger à l’aune de ce qui allait suivre pour s’attacher à le comprendre (voire qu’elle en a fait une force de proposition pour notre temps), nous voudrions tenter d’appréhender les débuts de la vidéo d’une manière compréhensive, en donnant à entendre la voix des acteurs/trices de son histoire et en nous appuyant sur les documents écrits, nombreux mais mal recensés, afin de nous permettre de revisiter les chronologies, de saisir des trajectoires, de mettre en lumière des dispositifs.

Annonce

Présentation

Le séminaire du groupe de recherches « Vidéo des premiers temps » se propose d’explorer un domaine qui reste à ce jour peu étudié. Dès lors qu’elle est devenue « légère », il y a plus de quarante ans, la technique vidéo a donné lieu à des appropriations diverses, à des usages sociaux et créatifs qu’il convient certainement de ne pas dissocier d’emblée (d’un côté la vidéo militante, de l’autre l’art vidéo) tant ils revêtirent les uns et les autres un caractère expérimental. De même que l’étude du « cinéma des premiers temps » a transformé son objet dès lors qu’elle a cessé de le juger à l’aune de ce qui allait suivre pour s’attacher à le comprendre (voire qu’elle en a fait une force de proposition pour notre temps), nous voudrions tenter d’appréhender les débuts de la vidéo d’une manière compréhensive, en donnant à entendre la voix des acteurs/trices de son histoire et en nous appuyant sur les documents écrits, nombreux mais mal recensés, afin de nous permettre de revisiter les chronologies, de saisir des trajectoires, de mettre en lumière des dispositifs.

Cette première année s’intéressera aux pratiques militantes de la vidéo et aux collectifs qui les ont inaugurées. L’arrivée en France des premiers magnétoscopes portables coïncide en effet avec mai 1968 et l’invention d’une pratique de « vidéo guérilla », qui érige ce nouveau médium en instrument de libre expression et de contre-information sur les luttes ouvrières, internationalistes, écologiques ou féministes.

  • Horaire : le lundi, 17h30-20h.
  • Lieu : Bibliothèque nationale de France, site Richelieu (5 rue Vivienne - 75002 Paris), Salle des commissions.
  • Métro : Bourse, Pyramides ou Palais-Royal.

Responsables :

Programme

Introduction

  • 22 octobre 2012 : État des lieux de la recherche, bilan des sources et enjeux historiographiques

Avec Anne-Marie Duguet, professeure émérite à l’Université Paris 1, spécialiste des médias, de la vidéo et de l’art actuel, auteure de l’ouvrage pionnier Vidéo la mémoire au poing (1981), elle est aussi directrice de la collection « Anarchive » et commissaire d’expositions.

Cette séance inaugurale, commune avec le séminaire des post-doctorant/es du Labex CAP, sera l’occasion de présenter le séminaire du groupe de recherches « Vidéo des premiers temps », de proposer un état des lieux de la recherche et des sources disponibles et de définir ses enjeux historiographiques.

Parcours

  • 19 novembre 2012 : Expérimentations en vidéo légère et premiers usages militants

La deuxième séance du séminaire de recherche « Vidéo des premiers temps » se propose de poser le contexte historique et technique de l’apparition de la vidéo légère, des expérimentations artistiques aux États-Unis au milieu des années 1960 à la commercialisation des premiers magnétoscopes portables et à leurs appropriations en France autour de l’année 1968. Nous interrogerons, à travers les témoignages de nos invités et la projection de documents d’archives, les usages militants et les spécificités de ce nouveau médium au regard des pratiques cinématographiques nées de Mai 68, des États Généraux du Cinéma et des collectifs qui les ont inaugurés ainsi que les problèmes techniques rencontrés à l’occasion de ces expériences pionnières (maniement du matériel, pratique du montage, moyens de diffusion).

Invités : Jean-François Dars et Anne Papillault (réalisateurs / Slon-Vidéo) ; Jean-Paul Fargier (critique / réalisateur /Les Cent Fleurs) ; Jean-Henri Roger (réalisateur / Paris 8-Vincennes) ; Paul Roussopoulos (physicien-mathématicien / Vidéo Out).

Cette deuxième séance du séminaire aura lieu le lundi 19 novembre 2012 entre 17h30 et 20h dans la Salle des commissions de Bibliothèque nationale de France, site Richelieu (5 rue Vivienne – 75002  Paris).

Métro : Bourse, Pyramides ou Palais-Royal.

  • 17 décembre 2012 : Les premiers collectifs : Vidéo Out, Vidéo 00, Les Cent Fleurs et Vidéa

Après s’être intéressé aux expérimentations en vidéo légère et aux premiers usages militants, le séminaire « Vidéo des premiers temps » propose dans sa troisième séance de questionner la notion de groupe vidéo, à travers le cas des quatre collectifs répertoriés par Guy Hennebelle dans la revue Cinéma d’aujourd’hui au printemps 1976 et fondateurs de la structure de distribution « Mon œil ». Les témoignages de nos invité/es et la projection de documents d’archives nous permettront de mettre en lumière leur formation, leur fonctionnement et leurs modes d’intervention.

Invité/es : Yvonne Mignot-Lefebvre et Michel Lefebvre pour Vidéo 00 ; Danielle Jaeggi et Jean-Paul Fargier pour Les Cent Fleurs ; Anne-Marie Faure pour Vidéa.

  • 14 janvier 2013 : Collectifs régionaux et action locale

Retour sur les modalités d’intervention et de diffusion

  • 25 février 2013 : Dispositifs vidéo, contextes et discours

Après avoir interrogé les origines, le fonctionnement et les modalités d’action de différents collectifs en France, le séminaire « Vidéo des premiers temps » consacrera sa cinquième séance à un temps de réflexion autour des discours qui ont tenté de penser l'émergence de la vidéo et accompagné ses pratiques et esthétiques militantes. Avec nos invité/es, nous évoquerons à la fois le rôle des revues et des réseaux de soutien dans la défense et la promotion des réalisations en vidéo légère, mais aussi les premiers travaux de recherche qui ont défini et analysé ses spécificités, ses modes d’intervention et de diffusion. Les prolongements de ces pratiques militantes, avec le développement d’internet, seront discutés dans une perspective internationale.

Invité/es : Patrice Flichy, professeur de sociologie, spécialiste de l’innovation et des techniques d’information ; Monique Martineau-Hennebelle : enseignante, universitaire, directrice de la revue CinémAction.

Études de cas

  • 25 mars 2013 : Expériences vidéo dans les conflits Lip

  • 22 avril 2013 : Usages de la vidéo dans les luttes féministes

Second temps d’une série d’études de cas, cette séance propose d’interroger les contributions des collectifs féministes aux innovations de la « vidéo des premiers temps ». Dès les débuts du Mouvement de libération des femmes, celle-ci s’impose comme un outil de contre-information et d’agitation directe. Elle devient aussi un instrument stratégique au service d’une quête d’identité individuelle et collective. Maso et miso vont en bateau (1976) s’achève ainsi : « Aucune image de la télévision ne veut ni peut nous refléter. C’est avec la vidéo que nous nous raconterons ». Extraits de bandes et témoignages seront l’occasion d’éclairer l’apport des féministes comme « productrices » de pratiques, d’usages et de nouvelles formes filmiques, libres et inventives.

Invitées :

  • Dominique Barbier (monteuse, co-réalisatrice de À notre santé) ;
  • Anne-Marie Faure (réalisatrice, collectif Vidéa) ;
  • Josiane Jouët (professeure à l’Institut français de presse, co-réalisatrice de À notre santé) ;
  • Dominique Poggi (sociologue, co-réalisatrice de Manifestation contre la répression de l’homosexualité) ;
  • Nadja Ringart (sociologue, co-réalisatrice notamment de Maso et miso vont en bateau).
  • 13 mai 2013 :Vidéo et mouvement écologique naissant

Ouverture

  • 10 juin 2013 : Autour de la série Le Lion, sa cage et ses ailes.

Lieux

  • Bibliothèque nationale de France, site Richelieu, salle des commissions - 5 rue Vivienne
    Paris, France (75002)

Dates

  • lundi 22 octobre 2012
  • lundi 19 novembre 2012
  • lundi 17 décembre 2012
  • lundi 14 janvier 2013
  • lundi 25 février 2013
  • lundi 25 mars 2013
  • lundi 22 avril 2013
  • lundi 13 mai 2013
  • lundi 10 juin 2013

Mots-clés

  • vidéo légère, collectifs, militant, art vidéo, mai 1968, contre-information, luttes ouvrières, féminisme

Contacts

  • Catherine Roudé
    courriel : catherine [dot] roude [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Catherine Roudé
    courriel : catherine [dot] roude [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Vidéo des premiers temps », Séminaire, Calenda, Publié le mercredi 31 octobre 2012, http://calenda.org/225482