AccueilRegards croisés sur les petites paysanneries au Nord et au Sud de la Méditerranée : questions de méthodes

Regards croisés sur les petites paysanneries au Nord et au Sud de la Méditerranée : questions de méthodes

Crossed perspectives on small peasantries in the North and South of the Mediterranean: Questions of methods

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Publié le lundi 12 novembre 2012 par Elsa Zotian

Résumé

Ces journées sont consacrées à un inventaire méthodologique au cours duquel les invités présentent : le contexte (scientifique, social, géographique et politique) de leur confrontation, au cours de ces dernières décennies, avec la thématique de la petite paysannerie ; les champs disciplinaires et les protocoles d’observation mobilisés dans leurs recherches ; la singularité, la complémentarité ou le contraste que présentent leurs approches avec celles de leurs pairs.      

Annonce

Argumentaire

Ces journées ont pour objectif de réfléchir à la question de la petite paysannerie à partir de la problématique suivante : comment appréhender cette catégorie sociale sans la réduire à un conglomérat de producteurs de biens et de matières premières, ou à un ensemble de consommateurs de dispositifs publics et de modernisation, sans la qualifier à l’aide de critères et de notions conçues pour définir ses tâches et son rôle social (circuits courts, diversification, réceptacles de qualification urbaine, réservoir de main-d’œuvre…) ?

Nous constatons tout d’abord la place de la petite paysannerie dans les sociétés au Nord et au Sud de la Méditerranée au regard de son importance statistique parmi les exploitants agricoles toutes catégories confondues. Ainsi, en France, des travaux récents ont montré qu’environ un tiers des agriculteurs rentre dans la catégorie qualifiée de « petite paysannerie ». Du côté de la rive sud de la méditerranée, l’importance de ce groupe social dépasse de loin ces proportions, et ce malgré l’impact des processus socio-historiques en cours (urbanisation, exode, violence, paupérisation, globalisation, tertiarisation…).

Au-delà de ces aspects quantitatifs et en dépit de la place centrale quelle occupe en tant qu’agent économique et politique, dans la dynamique locale nationale et mondiale, de nos jours, la question de la petite paysannerie est, sinon absente de la recherche scientifique, au mieux effleurée. Après des décennies d’efforts de certains chercheurs pour en faire un « objet » de recherche à part entière, elle est aujourd’hui répartie par l’appareil statistique dans les différents fragments des typologies des exploitations ou dissoute dans les portraits de la pauvreté rurale. Nous perdons de vue un mode de vie, une organisation familiale, un ethos… un univers de représentations, d’innovations parties prenantes des jeux et des enjeux politiques locaux et globaux, qui participe de la reproduction de la vie sociale, économique, culturelle et politique de l’espace rural et du monde social en général.

 Nos journées d’étude s’insèrent dans la continuité d’une série de rencontres et d’échanges informels entre chercheurs, enseignants, et doctorants travaillant, au Nord et au Sud, sur différentes thématiques s’intéressant à la petite paysannerie. Elle s’insère dans le cadre d’un projet collectif qui ambitionne de (re)découvrir la question de la petite paysannerie, dans une perspective pluridisciplinaire, pluridimensionnelle et comparative, par le croisement des regards de chercheurs du Nord et du Sud.

 Nous prenons le parti de consacrer nos journées à un inventaire méthodologiques au cours duquel les invités seront appelés à présenter :

  • Le contexte (scientifique, social, géographique et politique) de leur confrontation, au cours de ces dernières décennies, avec la thématique de la petite paysannerie ;
  • Les champs disciplinaires et les protocoles d’observation mobilisés dans leurs recherches ;
  • Et, éventuellement, la singularité, la complémentarité ou le contraste que présentent leurs approches avec celles de leurs pairs.

Programme

(Chaque module horaire comprend deux interventions à la suite de 20 minutes chacune et un débat de 25 minutes).

Mercredi 14 novembre 2012

14h00 Mot d’accueil de Jean-Paul Billaud, directeur de recherche CNRS, directeur du laboratoire LADYSS-CNRS

Présentation du Groupe et des journées d’étude, Michel Streith, anthropologue, CNRS-LAPSCO et Mohamed Raouf Saïdi, sociologue, LADYSS

14h30 Relire les premiers travaux de Pierre Bourdieu en Algérie pour élaborer une approche comparative dans le contexte d'aujourd’hui 
Abdelhafid Hammouche, sociologue, Professeur des Universités, Lille 1, directeur du Clersé-CNRS-USTL (UMR 8019), directeur du Master Sociologie et Anthropologie des Enjeux urbains

Idéologies dominantes et historicisation de la question paysanne,
Michel Streith, anthropologue, CNRS-LAPSCO

15h50 Pause-café

16h10 La petite agriculture au Maroc : regard d’un économiste sur l’essor de la filière huile d’argan,
Bruno Romagny, économiste, LPED-IRD, Marseille

La solidité du couple petite paysannerie-exploitation oléicole dans la région montagneuse de grande Kabylie en Algérie,
Hocine Doufène, agro-économiste, Enseignant-chercheur, Université Mouloud Mammeri, Tizi-Ouzou, Algérie

Jeudi 15 novembre 2012

Matin

09h00 Les Pyrénées depuis les années 1970 : la fin des paysans ?
Georges Augustins, Professeur d’anthropologie, Université Paris Ouest-Nanterre ; Anne Sourdril, anthropologue, Chargée de recherche CNRS-LADYSS

Petites paysanneries en Égypte et en Tunisie : entre compétitions sur les ressources agricoles et marginalisation sociale,
Habib Ayeb, géographe, Social Research Center (SRC), American University in Cairo (AUC) – Egypt, Université Paris 8 – France, Université Paris 10 — Labo GECKO — France

10h50 Pause-café

11h10 Des « Italies agraires » aux paysans en mouvement : aperçus sur 150 ans de « sociologie » des campagnes italiennes,
Niccolo Mignemi, historien, doctorant CRH-EHESS

Transformations des enjeux de l’agriculture biologique : Une approche sociohistorique d’un engagement paysan,
Benoit Leroux, Docteur en sociologie, ATER à l’Université d’Auvergne, Membre associé au Centre européen de sociologie et de science politique (CESSP)

13h00 Déjeuner

Après-Midi

14h30 Les formes d'adaptation aux risques et les possibilités de sortie de crise de la petite paysannerie algérienne,
Zoubir Sahli, économiste, Enseignant-chercheur, Maître de conférences à l’Université Saada Dahleb de Blida, Algérie

Étudier les trajectoires des petits paysans à partir d’histoires de vie : à propos d’une recherche sur la moyenne montagne auvergnate,
Agnès Roche, sociologue, Enseignante-chercheuse, Université d’Auvergne, Clermont-Ferrand

15h50 Pause-café

16h10 L’image et la place de la petite paysannerie tunisienne dans les sciences sociales,
Mustapha Jouili, économiste, Maitre-Assistant, Faculté des sciences économiques et de gestion, Université de Carthage, Tunisie ; Mohamed Raouf Saïdi, sociologue, associé LADYSS

Vendredi 16 novembre 2012

Matin

09h30 Quels rôles des jeunes ruraux dans les mutations de l'agriculture familiale et de l'action publique,
Zhour Bouzidi, Doctorante en sociologie, LADYSS-Nanterre

10h15 Pause-café

10h30 La paysannerie au Maroc ou quand la réalité déborde le concept,
Mohamed Mahdi, sociologue, Professeur de sociologie rurale, École nationale d’agriculture de Meknès, Maroc

L'agriculture familiale : questions de méthode pour son identification et l'établissement des politiques publiques. Le cas du Brésil
Bernard Roux, agro-économiste, Chercheur honoraire INRA, membre de l’Académie d’agriculture ;
Éliane Noya, Docteur en Sociologie, chercheuse attachée à l'Institut Agronomique de Pernambouc (IPA, Brésil), associée au LAYSS-Nanterre  

Après-Midi

14h30 Suivre les (re)qualifications sociales et politiques de la paysannerie : retour sur un itinéraire,
Florence Pinton, Professeur de sociologie, Agroparistech, Paris

Les indicateurs d’appréhension de la petite paysannerie par les pouvoirs publics algériens,
Abdel-Madjid Djenane, économiste, Faculté des sciences économiques et de gestion Fayçal Yachir, Université Ferhat Abbas, Setif, Algérie.

16h00 Pause

16h15 Discussion et synthèse

18h00 Pot de clôture

Informations pratiques

Lieu : Laboratoire CNRS-LADYSS, Université Paris Ouest-Nanterre
200 avenue de la République
92001 Nanterre
Bâtiment T, Salle R 011, rez-de-chaussée

Se rendre aux journées :

En train à partir de la gare Saint-Lazare ou en RER ligne A : descendre à Nanterre Université.

En sortant de la gare (sortie vers la fac), prendre à gauche en direction d’un pont en construction puis la première à droite, continuer 200 mètres environ jusqu’au bâtiment T, un préfabriqué blanc de deux étages. La salle R 011 se trouve au rez-de-chaussée (le laboratoire ladys est au premier étage).

En voiture, prendre l’A86, sortie Nanterre Université, possibilité de se garer au pied du bâtiment T ; demander le trajet au passage de la barrière d’entrée dans l’université.

Se restaurer : Restauration sur place.

Organisation : En raison d’un nombre limité de places dans la salle R 011, merci d’inscrire vos éventuels invités auprès de : edouard.morena@gmail.com

Publications : Un présentoir sera mis à disposition pour accueillir des publications.

Catégories

Lieux

  • bâtiment T, salle R 011 - Laboratoire CNRS-LADYSS, Université Paris Ouest-Nanterre, 200 avenue de la République
    Nanterre, France (92)

Dates

  • mercredi 14 novembre 2012
  • jeudi 15 novembre 2012
  • vendredi 16 novembre 2012

Fichiers attachés

Mots-clés

  • petites paysanneries, Méditerranée, méthodologie, pluridisciplinarité

Contacts

  • Michel STREITH
    courriel : michel [dot] streith [at] yahoo [dot] fr
  • Mohamed-Raouf Saïdi
    courriel : saidi [dot] raouf [at] free [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Michel STREITH
    courriel : michel [dot] streith [at] yahoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Regards croisés sur les petites paysanneries au Nord et au Sud de la Méditerranée : questions de méthodes », Journée d'étude, Calenda, Publié le lundi 12 novembre 2012, http://calenda.org/226371