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Sociologie des conflits

The sociology of conflicts

Ve Congrès de l’Association française de sociologie – GT 45

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Publié le jeudi 22 novembre 2012 par Elsa Zotian

Résumé

Notre perspective de travail demeure centrée sur les aspects socialisateurs du conflit en prolongeant notamment les pistes de réflexion ouvertes lors du Congrès de Grenoble, à savoir : les nouvelles formes de négociation et les représentations du conflit, ses imaginaires. En portant notre attention sur les formes de résolution des conflits et la question du tiers – sur les modalités et les espaces de la négociation et de la médiation notamment – nous pouvons développer, selon différentes échelles d’observation, des analyses qui prennent de biais, en quelque sorte, le rapport dual dominant/dominé.

Annonce

Argumentaire

Notre perspective de travail demeure centrée sur les aspects socialisateurs du conflit en prolongeant notamment les pistes de réflexion ouvertes lors du Congrès de Grenoble, à savoir : les nouvelles formes de négociation et les représentations du conflit, ses imaginaires.

Ces pistes sont des éléments qui peuvent très bien alimenter des contributions davantage centrées sur la thématique du Congrès 2013. Il nous paraît ainsi que certaines problématiques propres au GT 45 – articulées autour de la question du tiers, de la médiation, de la négociation, de la ritualisation des conflits,… – sont en mesure de participer au renouvellement des approches du couple dominant/dominé par trop dualiste et fermé. Une part non négligeable de celles-ci permet en effet de reconsidérer les dynamiques conflictuelles et les antagonismes sociaux – y compris ceux qui semblent cristallisés dans un processus de domination – puisqu’elles font droit à des « espaces tiers » d’où d’autres rapports peuvent émerger. C’est autour de cette ouverture dans les rapports de domination plus ou moins conflictuels, que vient s’inscrire notre questionnement.

En portant notre attention sur les formes de résolution des conflits et la question du tiers – sur les modalités et les espaces de la négociation et de la médiation notamment – nous pouvons alors développer, selon différentes échelles d’observation, des analyses qui prennent de biais, en quelque sorte, le rapport dual dominant/dominé.

  • Quels sont ces espaces intermédiaires où émergent des processus de négociation ou de médiation, où agissent des réseaux, des acteurs, des alliances multiples ? Quelles temporalités mettent-ils en œuvre ? Comment analyser et décrire ces espaces et ces temps particuliers ? Par quelles logiques sont-ils traversés ? On s’intéressera ici aussi bien aux dispositifs de médiation – par exemple aux dispositifs judiciaires, de paroles, d’échanges (et notamment ceux liés aux « nouvelles gouvernances » – qu’aux nouvelles formes de négociation et de résolution des conflits.
  • Quelles sont les dynamiques qui caractérisent les processus de négociation entourant les moments de conflits ouverts, aussi bien en amont qu’en aval ? Quels rôles ces processus jouent-ils dans l’institutionnalisation et la ritualisation des conflits ?
  • De quelle manière peut-on rendre compte des phénomènes d’évitement, de défection, d’esquive et de ruse qui complexifient les antagonismes en place et leur polarisation extrême ? Comment analyser ces aspects de la conflictualité qui ne se rangent pas si facilement du côté du dominant ou du dominé ?
  • La dynamique du conflit, ainsi comprise comme faisant place au tiers, peut-elle être envisagée comme une issue potentiellement créatrice, renouvelant les rapports de force et de domination ? Quelles représentations sont alors données et transmises de ces ouvertures ?

Les réponses à ces interrogations peuvent s’adosser à des terrains variés : lieux de négociations autour de conflits du travail et de fermeture d’entreprise, espaces urbains sensibles, lieux de rencontres formels ou informels dans des institutions sociales ou judiciaires, espace du quotidien familial ou conjugal, etc… Outre des contributions sur ces questions, nous attendons également des propositions de communication sur les thématiques « habituelles » du GT, à savoir : les nouvelles formes de conflictualité, l’approche des conflits (méthodes et concepts), les représentations des conflits.

Conditions de soumission

Les propositions de communication d’une page sont à envoyer aux responsables scientifiques de l'appel :

avant le 18 janvier 2013.

Le congrès se tiendra à Nantes, du 2 au 5 septembre 2013.

Lieux

  • Nantes, France (44)

Dates

  • vendredi 18 janvier 2013

Mots-clés

  • conflits, tiers, négociation, médiation, paix, guerres, domination, antagonismes, dynamiques conflictuelles, ritualisation des conflits, socialisation

Contacts

  • Sébastien Schehr
    courriel : sebastien [dot] schehr [at] univ-savoie [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Sébastien Schehr
    courriel : sebastien [dot] schehr [at] univ-savoie [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Sociologie des conflits », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 22 novembre 2012, http://calenda.org/228559