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Qu’appelle-t-on les débuts de la science classique ?

What are the beginnings of classical science called?

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Publié le mardi 27 novembre 2012 par Elsa Zotian

Résumé

Il s’agira de comprendre comment la redécouverte des mathématiciens anciens, ainsi que des philosophies de la nature non aristotéliciennes - notamment l’atomisme - ont stimulé la nouvelle science ; comment le platonisme de Ficin ou de Pic a durablement influencé un Paracelse, un Kepler ou encore un Galilée ; comment le naturalisme italien et l’averroïsme ont modifié le concept de la nature et de la surnature, ce qui a permis de considérer autrement un Telesio, un Bruno ou un Campanella. À considérer cette seule énumération, on perçoit combien le concept de science classique est, comme nous venons de le suggérer, difficile à saisir principalement en son commencement. Le but principal de ces séminaires sera donc celui d’en donner, à travers quelques moments décisifs, objets de débats parmi les historiens, les philosophes et les sociologues, un dessin plus net. Pour ce faire, nous l’analyserons en amont, en aval, dans ses méthodes, et dans ses contextes.

Annonce

Séminaire organisé par Michel Blay (SYRTE/CAPHES) et Michela Malpangotto (SYRTE)

Contacts : michel.blay@ens.fr; michela.malpangotto@obspm.fr

Présentation

La naissance de la « science classique » a requis pour sa réalisation une transformation culturelle longue et complexe, que l’on désigne ordinairement par l’expression « révolution scientifique ».

Cette expression n’entend pas designer la rapidité d’un changement qui, on le sait, s’est étendu sur plus de deux siècles de préparation, mais on entendra plutôt dans le sens d’un cheminement qui a affecté tous les domaines du savoir, lesquels se sont trouvés radicalement transformés vers la fin du XVIIe siècle.

En 1543, la publication du De revolutionibus orbium coelestium, ouvre des débats de fond dans le domaine de l’astronomie, mais ne tardera pas à susciter également des réflexions dans des domaines plus larges d’ordre aussi bien philosophiques que théologiques.

En effet, la réforme copernicienne de l’astronomie, accomplissement de l’humanisme mathématique illustré par Regiomontanus au XVe siècle, n’aura pas seulement des conséquences sur la conception de la nature hérité de la tradition médiévale, mais elle aura aussi des conséquences sur l’idée que l’homme se fait de sa place dans le monde.

De façon plus précise il s’agira donc de comprendre comment la redécouverte des mathématiciens anciens, ainsi que des philosophies de la nature non aristotéliciennes -notamment l’atomisme- ont stimulé la nouvelle science; comment le platonisme de Ficin ou de Pic a durablement influencé un Paracelse, un Kepler ou encore un Galilée; comment le naturalisme italien et l’averroïsme ont modifié le concept de la nature et de la surnature, ce qui a permis de considérer autrement un Telesio, un Bruno ou un Campanella. À considérer cette seule énumération, on perçoit combien le concept de science classique est, comme nous venons de le suggérer, difficile à saisir principalement en son commencement. Le but principal de ces séminaires sera donc celui d’en donner, à travers quelques moments décisifs, objets de débats parmi les historiens, les philosophes et les sociologues, un dessin plus net. Pour ce faire, nous l’analyserons en amont, en aval, dans ses méthodes, et dans ses contextes.

Programme

Mardi 4 décembre 2012, 17h

Séance d’ouverture « Qu’appelle-t-on les débuts de la science classique ? »

  • Michel Blay, Michela Malpangotto, SYRTE – Observatoire de Paris   

Mardi 18 décembre 2012, 17h

Cause et mouvement céleste : le jeune Kepler et ses maîtres  

  • Jonathan Regier, Université Paris 7, UMR 7219 - SPHERE

Mardi 15 janvier 2013, 17h

Algèbre et arithmétique au XVIe siècle: l'œuvre de Guillaume Gosselin

  • Odile Kouteynikoff, Université Paris Diderot, SPHERE

Mardi 29 janvier 2013, 17h

Anti-aristotélisme, atomes et (al)chimie (Paris, 1624)

  • Didier Kahn, CELLF 17e-18e siècle 

Mardi 12 février 2013, 17h

Léonard de Vinci et le "Grand Partage" de la Renaissance

  • Patrick Boucheron, LAMOP – Université Paris 1 Sorbonne

Mardi 5 mars 2013, 17h

Vue et visions au Moyen Age. Textes savants, textes littéraires

  • Michèle Gally, Université de Provence (Aix-Marseille I)

Mardi 25 juin 2013, 10h

De la méthode en histoire des sciences

Journée d’étude

Lieux

  • Bâtiment Perrault, Salle du Conseil - Observatoire de Paris, 77 Avenue Denfert Rochereau
    Paris, France (75014)

Dates

  • mardi 04 décembre 2012
  • mardi 18 décembre 2012
  • mardi 15 janvier 2013
  • mardi 29 janvier 2013
  • mardi 12 février 2013
  • mardi 05 mars 2013
  • mardi 25 juin 2013

Mots-clés

  • sciences, mathématiques, atomisme, révolution scientifique, histoire des sciences

Contacts

  • Michela Malpangotto
    courriel : michela [dot] malpangotto [at] obspm [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Michela Malpangotto
    courriel : michela [dot] malpangotto [at] obspm [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Qu’appelle-t-on les débuts de la science classique ? », Séminaire, Calenda, Publié le mardi 27 novembre 2012, http://calenda.org/228910