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L’altérité du passé

Rapport au passé et passage du temps comme facteur d’altérité

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Publié le lundi 03 décembre 2012 par Elsa Zotian

Résumé

Les héritages et les vestiges de l’histoire sont partout. Patrimoine bâti, monuments historiques, culture, mémoire et identité collective : tous représentent des traces de temps anciens. Or, la perception des héritages du passé change, fluctue et évolue au fil du temps et est assujettie aux valeurs, aux modes de vie et aux enjeux qui lui sont contemporains. L’historien n’y fait pas exception. Si l’étude du passé est incontournable pour expliquer et comprendre le présent, le rapport qu’on entretient avec celui-ci a pris et prend encore, ici comme ailleurs, des formes variées : de l’actualisation à l’oubli d’un passé proche, lointain et révolu ; de la récupération et de l'instrumentalisation à la construction d'une mémoire collective ; de la persistance dans le temps présent de certains héritages du passé ; de la distanciation au rejet pur et simple d’un passé « qui ne veut pas passer », etc.

Annonce

Argumentaire

Dans ses réflexions sur le rapport des collectivités contemporaines au passé, David Lowenthal mentionnait à juste titre : « whether it is celebrated or rejected, attended to or ignored, the past is omnipresent » (The Past is a Foreign Country, 1985). Ce dernier précise cependant que le passé, bien qu’omniprésent, est perçu par les sociétés contemporaines comme étant très lointain et éloigné, voire même étranger. Jean-Marie Fecteau proposait en ce sens le concept d’altérité de l’histoire, avançant que la réalité passée est irrévocablement « autre » et étrangère (« La troublante altérité de l’histoire », RHAF, 2006). Le concept d’altérité, dans son incontournable relation avec l’identité, prendrait donc non seulement sa signification dans un cadre spatial et culturel, mais aussi dans un cadre temporel.

Les héritages et les vestiges de l’histoire sont partout. Patrimoine bâti, monuments historiques, culture, mémoire et identité collective : tous représentent des traces de temps anciens. Or, la perception des héritages du passé change, fluctue et évolue au fil du temps et est assujettie aux valeurs, aux modes de vie et aux enjeux qui lui sont contemporains. L’historien n’y fait pas exception. Si l’étude du passé est incontournable pour expliquer et comprendre le présent, le rapport qu’on entretient avec celui-ci a pris et prend encore, ici comme ailleurs, des formes variées :

  • de l’actualisation à l’oubli d’un passé proche, lointain et révolu ;
  • de la récupération et de l'instrumentalisation à la construction d'une mémoire collective ;
  • de la persistance dans le temps présent de certains héritages du passé ;
  • de la distanciation au rejet pur et simple d’un passé « qui ne veut pas passer », etc.

Présentation de la Revue d'histoire de l'Université de Sherbrooke

En vue de son numéro thématique de l’automne 2013, la Revue d’histoire de l’Université de Sherbrooke (RHUS) vous invite à réfléchir sur le rapport au passé de collectivités ou d’individus, du Québec ou d’ailleurs, et sur le passage du temps comme facteur d’altérité.

La RHUS a pour objectif de permettre aux étudiants en histoire de l’Université de Sherbrooke de promouvoir leurs champs d’intérêt et de partager le fruit de leurs recherches avec la communauté historienne francophone. À cette fin, elle publie des contributions historiques d’étudiants et de chercheurs du Québec comme de l’étranger.

Conditions de soumission

Vous êtes donc invités à faire parvenir des propositions d’articles, d’essais, de comptes-rendus, de bilans historiographiques ou de notes de recherche reliés à cette thématique

avant le 10 janvier 2013

Les propositions retenues seront soumises au processus éditorial en vue d’être publiées à l’automne 2013.

Sont attendus pour la proposition de texte : un résumé de 500 mots précisant la catégorie de votre texte ainsi qu’une courte présentation personnelle faisant état de vos expériences pertinentes.

Pour toute information supplémentaire, veuillez consulter notre site web ou contacter le comité de rédaction de la RHUS par courriel: rhus@usherbrooke.ca.

Comité scientifique de la revue

  • Tristan Landry
  • Léon Robichaud
  • Maurice Demers

Comité de lecture de la revue

  • Khalid Adnade
  • Guy Laperrière
  • Jean-Marie Arrighi
  • Jean-Pierre Le Glaunec
  • Denyse Baillargeon
  • Jean Lévesque
  • Nicolas Beaudry
  • Xavier Medina
  • Harold Bérubé
  • Frederic Mérand
  • Laurent Brassart
  • André Mineau
  • Marc Carrier
  • Denis Morin
  • Christine Cornet
  • David Ownby
  • Patrick Dramé
  • René Paquin
  • Lucia Ferretti
  • Rémy Pech
  • Evelyne Ferron
  • Jacques Perreault
  • Jonathan Fournier
  • Sylvie Perrier
  • Serge Granger
  • André Poulin
  • Christine Hudon
  • Tom Reifer
  • Denis Laborde
  • Lyse Roy
  • Stéphanie Lanthier
  • Jean-René Thuot

Lieux

  • Sherbrooke, Canada

Dates

  • jeudi 10 janvier 2013

Mots-clés

  • altérité, persistance, mémoire, héritage, construction, oubli, récupération

Contacts

  • Michel Morissette
    courriel : Michel [dot] Morissette [at] usherbrooke [dot] ca

Source de l'information

  • Michel Morissette
    courriel : Michel [dot] Morissette [at] usherbrooke [dot] ca

Pour citer cette annonce

« L’altérité du passé », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 03 décembre 2012, http://calenda.org/229898