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Retraites et comparaisons internationales

Retirement and international comparisons

Revue Travail, emploi, formation

Travail, emploi, formation journal

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Publié le lundi 17 décembre 2012 par Elsa Zotian

Résumé

La revue « Travail, Emploi, Formation » éditée en ligne par le centre METICES de l'université libre de Bruxelles propose un appel à contribution pour son deuxième numéro de l'année 2013 sur le thème « Retraites et comparaisons internationales ».  Les contributions, examinées en lecture « double aveugle » sont attendues pour le 1 mars 2013 au plus tard. 

Annonce

Revue Travail, emploi, formation

Thématique : Retraites et comparaisons internationales, coordinateur du numéro : Jacques Wels, ULB

Argumentaire 

La problématique des retraites – déclinée sous l’angle du financement des systèmes de protection sociale, de la prolongation de l’âge de l’emploi ou encore du renversement de la pyramide des âges – suscite le débat dans l’ensemble des pays membres de l’Union Européenne et bien au-delà. Les politiques des États, souvent impulsées par des injonctions supranationales, ont mis en œuvre depuis une vingtaine d’année des dispositifs destinés à soutenir l’emploi des plus âgés, à augmenter l’âge de la retraite ou à faciliter la transition entre activité et inactivité. Dans ce contexte, les exemples des pays nordiques (Norvège, Suède) ont souvent été présentés comme autant de remèdes à une chute des taux d’emploi au-delà de l’âge de 45-50 ans. Plus récemment, les mécanismes de retraite-partielle hollandais ont été désignés (De Vroom & Guillemard, 2002). Mais au-delà d’une analyse fine des contenus et de la mise en place des politiques publiques liées à la dernière transition sur le marché du travail, les comparaisons internationales semblent être devenues l’outil privilégiés des décideurs et des disciplines scientifiques. D’une part, elles participent désormais en tant qu’outils gestionnaires des politiques publiques en désignant des « cas exemplaires » dont les autres pays devraient s’inspirer. D’autre part, les analyses quantitatives se nourrissent de données désormais plus complètes sur la thématique (questionnaires ad hoc Enquêtes sur les Forces de Travail, enquêtes SHARE, etc.).

On voit ainsi, en dix ans, une convergence entre les pays au niveau de la répartition des statuts dans l’emploi ou au niveau des taux de temps-partiel, par exemple. Dans le même temps et sur la même décennie, on a pu également constater des dépendances de sentier (Palier, 2002) importantes. Au contraire, les années 2010 ne verraient pas la dissolution des modèles continentaux (Belgique, France, etc.), scandinaves (Norvège, Suède, etc.) ou des pays du sud (Italie, Portugal).

Cet appel à contribution, ouvert à diverses disciplines (sociologie, économie, etc.) interroge la problématique de l’emploi de la catégorie « travailleurs âgés » et celle du financement des retraites sous l’angle des comparaisons internationales. Trois thématiques seront plus précisément abordées qui toucheront à des niveaux d’analyses macro-, méso- ou micro-sociologiques / économiques.

  • Niveau macro – Groupes, grappes et modèles : les comparaisons internationales en matière de retraites usent souvent de « modèles », de « groupes » ou encore de « grappes » (« clusters ») afin de décrire au-delà des niveaux nationaux, des ensembles de pays opérant des pratiques similaires, présentant des résultats semblables ou au sein desquels des comportements identiques se retrouvent (Castles, 1999; Esping-Andersen, 1990; Obinger & Wagschal, 2001). L’objet de cette thématique est de questionner théoriquement et empiriquement les enjeux des comparaisons sur base de tels regroupements. Quelle est leur pertinence ? Qu’est-ce qu’ils apportent de plus à l’analyse ? Où réside le changement et comment opère-t-il ? L’accent sera mis, de préférence, sur l’analyse de données comparables et sur la comparabilité des données. Les articles peuvent être théoriques, méthodologiques et/ou empiriques.  
  • Niveau méso – Dépendances de sentiers et convergences : les politiques publiques en matière de retraite et de retrait du marché du travail ont largement évolué au cours des dernières années, notamment sous l’impulsion des organismes internationaux (l’UE, par exemple). Dans cette perspective, certaines approches, souvent néo-institutionnalistes, ont démontré la persistance dans le temps de comportements propres à certains états. A contrario, d’autres auteurs ont montré que le changement était possible et qu’il s’était concrètement réalisé (Hassenteufel, 2005). L’objet de cette thématique est de mettre en perspective, par la comparaison entre deux pays ou davantage, les phénomènes de « path dependence » ou de « convergence » et de prendre en compte, éventuellement, le poids désormais majeur des structures supranationales.
  • Niveau micro – Solidarités générationnelles, solidarités territoriales, solidarités professionnelles : en questionnant de façon profonde les systèmes de financements de la sécurité sociale, l’enjeu des retraites se confond avec une définition de la solidarité. Qu’elle soit générationnelle (financer les retraités par le travail des actifs), territoriale (une entité locale finance une autre entité) ou professionnelle (où la protection sociale dépend du statut professionnel), la solidarité recouvre différentes formes selon les pays. L’objet de cette thématique est de comprendre dans quelle mesure la notion de solidarité s’articule aujourd’hui, notamment par le biais d’une analyse comparative. On pourra mettre l’accent, par exemple, sur le niveau régional.

La revue 

Travail, Emploi, Formation est une revue de sciences sociales avec une assise sociologique importante. Ce titre est le reflet de l’attachement et de l’engouement du centre METICES de l’Université Libre de Bruxelles, initiateur de la revue, pour ces trois thématiques depuis de nombreuses années (la revue est apparue en 1968).

Sensible aux bouleversements du monde du travail et plus largement aux enjeux de société, la revue Travail, Emploi, Formation souhaite encourager une ouverture sur des problématiques relatives à ces préoccupations initiales et s’attache à mobiliser différentes disciplines et des courants méthodologiques divers. L’approche développée ne se veut absolument pas restrictive mais exige la cohérence et la rigueur. La revue refuse tout dogmatisme et souhaite encourager les raisonnements épistémologiques en offrant un lieu de réflexion théorique et pragmatique.

L’originalité de cette revue réside également dans son degré d’ouverture par rapport au public. En effet, elle s’adressera autant au monde de la recherche universitaire et institutionnelle qu’aux acteurs sociaux impliqués dans les différentes problématiques qui nous préoccupent.

La Revue Travail, Emploi, Formation est une revue éditée par le centre de recherche METICES (Migration, Espace, Travail, Institution, Citoyenneté, Santé) de l’Institut de sociologie sous l’égide de la Faculté des sciences sociales et politiques de l’Université Libre de Bruxelles (ULB).

Consignes aux auteurs

Les articles sélectionnés seront soumis à un comité de lecture (en constitution) avec lecture en « double aveugle » qui statuera de l’acceptation, du refus ou, le cas échéant, de la modification de la publication.

Nous demandons aux auteurs de se conformer aux usages suivants:

Les contributions ne dépasseront pas 55.000 signes (espaces blancs, notes de bas de page et bibliographie compris). Elles seront envoyées par email à la rédaction (metices@ulb.ac.be) ET à Jacques Wels (wjacques@ulb.ac.be) accompagnées d'un résumé en français et en anglais (10 / 15 lignes) et de 3 à 5 mots-clefs en français et en anglais.

Le texte, rédigé dans un français correctement orthographié et clair est formaté en corps 12, police Times New Roman sans feuille de style ni corps ou caractère particulier. Les titres et sous-titres seront numérotés afin de bien préciser l’ordre hiérarchique à respecter (ex : 1., 1.1, 1.1.1). Un maximum de 3 niveaux de hiérarchisation est exigé.

Les références bibliographiques

Les renvois à la bibliographie se font dans le texte, et non dans les notes de bas de page, réservées aux commentaires.

La référence sera présentée comme suit: … (Bourdieu, 2000 :10).

La bibliographie, par ordre alphabétique d’auteurs, devra se présenter comme dans les exemples suivants:

  • Pour les ouvrages

Bourdieu P., 2000, Les structures sociales de l’économie, Paris, Seuil.

  • Pour les articles

Lambert A., 2012 , « Travail salarié, travail domestique, travail au noir : l’économie domestique à l’épreuve de l’accession à la propriété », Sociologie du Travail n°54, pp.297-316.

  • Pour les parties d’ouvrage

Barbier J-C., 2008, « Qualité et flexibilité de l’emploi en Europe : de nouveaux risques » in Guillemard A-M. (dir.), Où va la protection sociale ?, Paris, Presses Universitaires de France, pp. 69-85.

Les écrits d’un même auteur parus la même année seront distingués par des lettres minuscules (1996a, 1996b…).

Les noms des auteurs seront écrits en lettres minuscules. Toute bibliographie incomplète sera renvoyée à l’auteur.

La pagination sera mentionnée pour les citations textuelles.

L’emploi de l’italique est réservé aux mots étrangers (anglais, latin…) ainsi qu’aux ouvrages. Il ne sera pas tenu compte des autres italiques.

La publication est prévue pour la fin de l’année 2013 sur le site de la revue Travail, Emploi, Formation (metices.ulb.ac.be). Elle apparaîtra par la suite sur revues.org.

La date limite pour l’envoi des articles est le 17 juin 2013

Bibliographie

  • Castles, F. G. (1999). Comparative Public Policy. Patterns of Post-war Transformation. Cheltenham: Edward Elgar Publishing.
  • De Vroom, B., & Guillemard, A.-M. (2002). From externalisation to integration of older workers: institutional changes at the end of the worklife. In G. Andersen & P. H. Jensen (Eds.), Changing Labour Markets, Welfare Policies and citizenship (pp. 183–207). Glasgow: Policy Press.
  • Esping-Andersen, G. (1990). The Three Worlds of Welfare Capitalism. Princeton: Princeton University Press.
  • Hassenteufel, P. (2005). De la comparaison internationale à la comparaison transnationale. Revue française de science politique, 55(1), 113. doi:10.3917/rfsp.551.0113
  • Obinger, H., & Wagschal, U. (2001). Families of nations and public policy. West European politics, 24(1), 99–114. doi:10.1080/01402380108425419
  • Palier, B. (2002). De la crise aux réformes de l’État-providence: Le cas français en perspective comparée. Revue française de sociologie, 243–275. Retrieved from http://www.jstor.org/stable/10.2307/3322506

Lieux

  • Bruxelles, Belgique

Dates

  • lundi 17 juin 2013

Mots-clés

  • retraites, comparaisons internationales, sociologie de l'emploi, sociologie du travail, État social, solidarité, fins de carrières, études quantitatives, études qualitatives

Contacts

  • Jacques Wels
    courriel : wjacques [at] ulb [dot] ac [dot] be
  • Rédaction
    courriel : publifarum [at] gmail [dot] com

URLS de référence

Source de l'information

  • Jacques Wels
    courriel : wjacques [at] ulb [dot] ac [dot] be

Pour citer cette annonce

« Retraites et comparaisons internationales », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 17 décembre 2012, http://calenda.org/231955