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Les questions vives en éducation et formation : regards croisés France-Canada

The central issues of education and training: France-Canada crossed perspectives

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Publié le vendredi 14 décembre 2012 par Loïc Le Pape

Résumé

Le principal objectif de ce colloque international, organisé par le Centre de recherche en éducation de Nantes avec notamment des collègues de différentes universités canadiennes (Québec, Ontario, Colombie britannique), est de débattre dans un cadre pluridisciplinaire (sciences de l’éducation, psychologie, sociologie, philosophie) sur des questions vives en matière d’éducation, d’ergonomie, d’enseignement et de formation. En effet, ces secteurs sont aujourd’hui directement influencés, dans un contexte de mondialisation des échanges et de circulation internationale des modèles, par des politiques publiques d’inspiration néo-libérale gagnées à la recherche de la performance et aux pratiques de la reddition de compte. Il s’agirait d’interroger l’impact de ces politiques de différents points de vue, à différents niveaux et dans différents contextes nationaux.

Annonce

Appel à communication COLLOQUE INTERNATIONAL « Les questions vives en éducation et formation :  regards croisés France-Canada », Nantes (France),  5, 6 et 7 Juin 2013

Comité scientifique

Stéphane Allaire (Université de Québec à Chicoutimi), Joëlle Aden (Université du Maine), Françoise Armand (UQAM), André Balleux (Université de Sherbrooke), Georges Belliveau (Université de Colombie Britanique), Pierre-Yves Bernard (Université de Nantes), Jean-François Bourdet (Université du Maine), Michel Carignan (Centre jeunesse de Montréal  Institut-Universitaire), Claire Chamberland (Ecole de service social, Université de Montréal), Edwige Chirouter (Université de Nantes), Loïc Clavier (Université de Nantes), Philippe Cottier (Université du Maine), Yves Dutercq (Université de Nantes), Michel Fabre (Université de Nantes), Dora François (Université de Nantes), Christiane Gohier (UQAM), Pascal Guibert (Université de Nantes), Philippe Guimard (Université de Nantes), Richard Hotte (TELUQ -Télé Université du Québec), Gina Ioannitou (Université du Maine), Carl Lacharité (Université de Sherbrooke), Christian Maroy (Université de Montréal), Stéphane Martineau, (Université du Québec à Trois-Rivières), Philippe Maubant (U. Sherbrooke), Thérèse Pérez-Roux (Université de Nantes), Enrica Piccardo (Université de Toronto), Marie Salaün (Université de Nantes), Catherine Sellenet (Université de Nantes), Marie-Paule Vannier (Université de Nantes), Christine Vidal-Gomel (Université de Nantes), Isabelle Vinatier (Université de Nantes)

Présentation générale

Le principal objectif de ce colloque international, organisé par le Centre de recherche en Education de Nantes avec notamment des collègues de différentes universités canadiennes (Québec, Ontario, Colombie britannique), est de débattre dans un cadre pluridisciplinaire (sciences de l’éducation, psychologie, sociologie, philosophie) sur des questions vives en matière d’éducation, d’ergonomie, d’enseignement et de formation. En effet, ces secteurs sont aujourd’hui directement influencés, dans un contexte de mondialisation des échanges et de circulation internationale des modèles, par des politiques publiques d’inspiration néo-libérale gagnées à la recherche de la performance et aux pratiques de la reddition de compte. Il s’agirait d’interroger l’impact de ces politiques de différents points de vue, à différents niveaux et dans différents contextes nationaux à partir des thèmes suivants :

  • 1. Les valeurs éducatives au risque du néo-libéralisme
  • 2. Les outils et instruments de l’action publique en éducation : description et analyse de leurs effets au service de la justice et de l’efficacité de la politique publique 
  • 3. Le rôle de l’encadrement administratif sur l’insertion professionnelle des enseignants débutants
  • 4. Mutations institutionnelles, transitions professionnelles et remaniements identitaires
  • 5. Analyse de l’activité et formation. Un point de vue comparatiste.
  • 6. Usages et conception des technologies de l’information et de la communication pour l’éducation et la formation
  • 7. Plurilinguisme, interculturel : quels enjeux sociaux et éducatifs ?
  • 8. Pratiques à visée philosophique à l'école primaire et dans     l’enseignement spécialisé : du coté des élèves, du coté des enseignants»
  • 9. Corps, émotions et empathie dans le développement de compétences trans-langagière
  • 10. Évaluation des besoins des enfants et qualité de vie

Si la focale d’ensemble du colloque est délibérément franco-canadienne, la réflexion sera enrichie par une confrontation plus large, d’où l’intérêt pour des propositions de communication émanant de chercheurs de différents pays, sans exclusive, avec pour seule obligation de proposer une intervention en français.

Les 10 thèmes proposés correspondent à autant de sessions organisées en parallèle ou à la suite les unes des autres, mais qui obéissent à des règles communes de réception et de sélection : les propositions de communication doivent être adressées aux responsables des sessions le 15 février 2013 au plus tard afin de permettre que les réponses soient retournées le 1er mars 2013.

Les conditions précises et l’organisation détaillée du colloque seront diffusées dans les meilleurs délais.

1. Les valeurs éducatives au risque du néo-libéralisme

  • Michel Fabre (Université de Nantes)
  • Christiane Gohier (Université du Québec à Montréal)

Les politiques éducatives (les réformes des dispositifs et les curricula, les propositions méthodologiques) ne cachent pas leur inspiration néo-libérale. Elles sont portées par une vague de fond qui affecte tous les pays développés. Le rôle des systèmes éducatifs se conçoit désormais dans le cadre d’une économie de la connaissance et d’une théorie du capital humain. Contrairement aux prophéties déplorant la fin des « grands récits » de la modernité, le marché apparaît désormais, non seulement comme une réalité factuelle, mais comme une instance de production de sens existentiel et éducatif.

Dans cette perspective, l’éducation elle-même, au niveau collectif comme individuel, se laisse penser en termes économiques, comme un investissement dont on espère les bénéfices. Apprendre, c’est, pour l’individu, se constituer un capital symbolique à faire fructifier, c'est-à-dire à monnayer. Il n’est donc pas étonnant que l’école et l’université soient pensées en termes de rentabilité, d’employabilité. De plus, l’école est désormais sommée d’intérioriser les valeurs du marché de sorte que l’entreprise peut apparaître aujourd’hui (après la religion et l’état éducateur) comme une source nouvelle de valeurs éducatives. Le signe que l’idéologie néolibérale imprègne désormais les esprits, c’est qu’elle semble porteuse d’un bon sens difficilement critiquable et sans alternatives possibles. Comment refuser une saine gestion, une évaluation au mérite ? Peut-on ignorer la relation formation emploi ? Peut-on vouloir enseigner des savoirs parfaitement inutiles ?

Par quelles ruptures historiques (idéologiques, politiques, économiques) et par quelles circonstances plus ou moins contingentes, en sommes nous arrivés là ? De quelles ambiguïtés les nouvelles orientations pédagogiques (compétences, individualisation de l’enseignement..) sont-elles porteuses ? Le néo-libéralisme dessine-t-il un monde unidimensionnel ou permet-il au contraire une multiplicité de jeux de langages dans un monde ouvert ? Quelles pourraient être les conditions d’une posture critique qui ne soit ni nostalgique ni utopique ?

Les propositions de communication (au maximum 3500 signes, bibliographie et espaces compris) devront, pour être examinées, indiquer le nom, le statut, l’affiliation et les coordonnées de l’auteur (dont une adresse mèl valide), puis expliciter la problématique traitée, le type de techniques ou les sources qui caractérisent la recherche et ses principaux résultats.

Ces propositions doivent être adressées sous fichier word à Michel Fabre : fabremichelhenri@aol.com

au plus tard le 15 février 2013.

Les réponses aux propositions examinées seront envoyées au plus tard le 1er mars 2013.

2. Les outils et instruments de l’action publique en éducation : description et analyse de leurs effets au service de la justice et de l’efficacité de la politique publique

  • Yves Dutercq (Université de Nantes)
  • Christian Maroy (Université de Montréal)

Les communications attendues auront pour principal objet la description des outils et instruments de l’action publique (IAP) en éducation le plus couramment requis ces dernières années (contrat ou convention, projet, évaluation externe, indicateurs, etc.) dans le cadre de politiques recherchant la performance et voulant répondre aux nécessités de l’imputabilité et de la reddition de comptes (accountability). On pourra prendre comme terrain de référence la France, le Canada ou un autre pays, dans une perspective comparative ou non.

Cette description permettra d’interroger les orientations politiques (paradigme, référentiel, principes) auxquelles ces outils et instruments sont attelés dans chaque espace national, les traductions effectives en termes de dispositifs mis en place, la manière dont ils sont utilisés et leurs effets sur les acteurs de l’éducation, spécialement au niveau « méso » (territoire, municipalité, district, zone) et au niveau micro (établissement). Les interventions pourront en particulier s’intéresser aux tensions apparues entre ces différents outils et instruments à la mesure de leur traduction, de leur mise en œuvre et de leur usage.

Dans le prolongement des travaux de Lascoumes et Le Gallès (2005), ou encore de Scott (2000), on s’interrogera sur la distinction entre outil et instrument, sur les dimensions des institutions auxquels ils se rapportent –réglementaires, normatives, cognitives– et sur les panoplies ou configurations qu’ils constituent, qui permettent de renouveler l’approche des politiques publiques.

L’accountability est également au cœur de cette session, avec l’objectif de clarifier une notion aux définitions contradictoires : les politiques d’accountability se dévoilent en effet à travers des instruments qu’elles mettent en place. Dès lors que l’Etat demande des comptes aux instances territoriales et locales, il y a une institutionnalisation des instruments requis. Il s’agirait donc de déconnecter l’accountability de sa définition classique, et de relier cette notion aux instruments et outils de politiques éducatives (Kogan, 1986, Carnoy, 2003).

Les propositions de communication (au maximum 3500 signes, bibliographie et espaces compris) devront, pour être examinées, indiquer le nom, le statut, l’affiliation et les coordonnées de l’auteur (dont une adresse mèl valide), puis expliciter la problématique traitée, le type de techniques ou les sources qui caractérisent la recherche et ses principaux résultats.

Ces propositions doivent être adressées simultanément sous fichier word à

  • Pierre-Yves Bernard : pierre-yves.bernard@univ-nantes.fr et à
  • Yves Dutercq : yves.dutercq@univ-nantes.fr

au plus tard le 15 février 2013.

Les réponses aux propositions examinées seront envoyées au plus tard le 1er mars 2013.

3. Le rôle de l’encadrement administratif

sur l’insertion professionnelle des enseignants débutants.

  • Pascal Guibert (Université de Nantes)
  • Stéphane Martineau (Université du Québec à Trois-Rivières - UQTR)

A un moment où l’on sait l’importance des modalités d’affectation en établissement des enseignants débutants sur leur formation et leur insertion professionnelle, l’objectif est d’interroger le rôle des acteurs qui participent à la mise en place de ces dispositifs en focalisant davantage sur la partie « encadrement et administration » que sur l’aspect directement de tutorat pédagogique. En France la mise en place de la mastérisation de la formation a permis d’identifier un certain nombre de difficultés lié aux critères qui président à la répartition des stagiaires dans les établissements d’accueil. Au Québec, où les nouveaux enseignants doivent « par eux-mêmes » faire leur place sur un marché du travail difficile à pénétrer, la question de l'affectation fait depuis longtemps problème. L'attribution des postes et des tâches se faisant selon des règles conventionnées, les  débutants y sont souvent relégués aux affectations les plus ingrates. C'est pourquoi cet atelier, étudiera à la fois le rôle des chefs d’établissement de l’enseignement et celui des personnels qui ont en charge la répartition des enseignants débutants dans les établissements lors de leur formation ou au moment de leurs premières affectations. En effet, même s’ils n’en sont pas les seuls acteurs, l’insertion et le développement professionnel des enseignants sont liés à la fabrication collective des savoirs professionnels et par conséquent au fonctionnement de l'établissement scolaire.

Par ailleurs, au Québec, la question de l'insertion professionnelle des enseignants est une responsabilité des Commissions scolaires, responsabilité inscrite explicitement dans la loi de l'instruction publique. Plus en amont, en France l’affectation et les conditions d’accueil dans les établissements dépendent aussi de critères, de recommandations (notamment celles qui sont adressées aux chefs d’établissements), de dispositions prises dans les académies. Au Québec, elle repose sur la mise en place de programmes de soutien à l'insertion professionnelle, programmes qui nécessitent une gestion complexe.

Dans chacun de ces contextes, que peuvent faire les directions d’établissement pour favoriser l'insertion professionnelle des nouveaux enseignants ?  Quelles contraintes pèsent sur ce niveau de responsabilité politique et quelles sont les marges de manœuvre dont peuvent bénéficier ces acteurs de la gestion de la ressource humaine et éducative ?

Les propositions de communication (au maximum 3500 signes, bibliographie et espaces compris) devront, pour être examinées, indiquer le nom, le statut, l’affiliation et les coordonnées de l’auteur (dont une adresse mèl valide), puis expliciter la problématique traitée, le type de techniques ou les sources qui caractérisent la recherche et ses principaux résultats.

Ces propositions doivent être adressées sous fichier word à  Pascal Guibert : pascal.guibert@univ-nantes.fr

au plus tard le 15 février 2013.

Les réponses aux propositions examinées seront envoyées au plus tard le 1er mars 2013.

4. Mutations institutionnelles, transitions professionnelles et remaniements identitaires 

  • Thérèse Pérez-Roux (Université de Nantes)
  • André Balleux (Université de Sherbrooke)

Les mutations institutionnelles, liées aux politiques éducatives (nationales et internationales), impactent inévitablement le rapport au travail. Qu'elles soient pleinement assumées par les individus ou en partie contraintes par les systèmes, les transformations qu'entraînent ces mutations viennent perturber, au moins pour un temps, les logiques antérieures et la manière d'appréhender la sphère professionnelle et ses contours.

  • Les communications croiseront des entrées de recherche et des terrains différents (enseignement, formation, éducation), afin de mieux comprendre comment des professionnels, confrontés à des systèmes de tensions fortes et de logiques concurrentes, s'approprient ces transformations au plan individuel ou collectif et tentent de (re)donner un sens à leur action. En effet, face aux mutations d'ordre institutionnel et organisationnel (nouvelles prescriptions, injonctions au travail d'équipe, évaluation croissante des systèmes et des individus, implantation de nouveaux programmes, etc.), les acteurs s'engagent diversement en fonction de références à la fois personnelles, ancrées dans un (des) collectif(s) d'appartenance et fortement reliées aux contextes d'action.
  • Dans quelle mesure ces transitions professionnelles (insertion, changement de fonction, réorientation professionnelle, etc.) entraînent-elles des remaniements identitaires et un rapport au travail modifié ?
  • Comment les professionnels s’organisent-ils, individuellement ou collectivement pour s’adapter aux changements désirés/contraints ?

Les propositions de communication (au maximum 3500 signes, bibliographie et espaces compris) devront, pour être examinées, indiquer le nom, le statut, l’affiliation et les coordonnées de l’auteur (dont une adresse mèl valide), puis expliciter la problématique traitée, le type de techniques ou les sources qui caractérisent la recherche et ses principaux résultats.

Ces propositions doivent être adressées sous fichier word à

Thérèse Pérez-Roux : therese.perez@univ-nantes.fr 

au plus tard le 15 février 2013.

Les réponses aux propositions examinées seront envoyées au plus tard le 1er mars 2013.

5. Analyse de l’activité et formation. Un point de vue comparatiste.

  •  Isabelle  Vinatier (Université de Nantes)
  •  Christine Vidal-Gomel (Université de Nantes)

L’appel à communication que nous proposons a pour objet la confrontation, d’un point de vue interdisciplinaire et international, de différentes façons d’articuler analyse de l’activité de travail et formation dans différents champs professionnels. Un certain nombre de chercheurs en psychologie sociale, en linguistique, en sciences de l’éducation, en ergonomie et en sociologie, qui ont en partage cette préoccupation dans leur conception de dispositifs de formation, font appel à différentes démarches de recherches et méthodologies d’analyse qui sont non seulement en rapport avec leurs théories de référence mais également avec les contextes professionnels dans lesquels ils opèrent et avec les fins qu’ils poursuivent.

Plusieurs axes de réflexion sont proposés : 

  • S’agit-il d’analyser l’activité de travail ou l’activité en situation de formation pour fournir des ressources aux acteurs de la formation, ou encore pour les amener à transformer l’existant ? Avec quels objectifs ?
  • Qu’en est-il de ces ressources ? Des dispositifs d’explicitation du travail, des simulations, des séquences de formation, ou encore des outils d’aide à l’analyse du travail ?
  • En quoi la compréhension de l’activité de travail des formateurs / des opérateurs peut-elle améliorer la formation elle-même et leurs conditions de travail ?
  • Comment former différents types d’acteurs à l’analyse de l’activité de travail pour qu’ils contribuent à la transformation, et/ou à la conception de situation de travail ou de formation ?

En s’inscrivant dans un de ces axes, les communicants seront amenés à expliciter en quoi leur conception d’un dispositif de formation, autour de l’analyse de situations réelles de travail, peut contribuer à la constitution de « situations potentielles de développement » pour les acteurs. Mayen (1999) les définit comme «  l’ensemble des conditions qu’une situation doit remplir pour engager puis pour étayer le processus de développement des compétences d’un individu ou d’un groupe d’individus ». Nous considérons qu’elles incluent également des conditions du maintien de la santé et de la sécurité au travail des acteurs.

Les propositions de communication (au maximum 3500 signes, bibliographie et espaces compris) devront, pour être examinées, indiquer le nom, le statut, l’affiliation et les coordonnées de l’auteur (dont une adresse mèl valide), puis expliciter la problématique traitée, le type de techniques ou les sources qui caractérisent la recherche et ses principaux résultats.

Ces propositions doivent être adressées sous fichier word à

  • Isabelle Vinatier : isabelle.vinatier@univ-nantes.fr et à
  • Christine Vidal-Gomel : Christine.Vidal-Gomel@univ-nantes.fr 

au plus tard le 15 février 2013.  

Les réponses aux propositions examinées seront envoyées au plus tard le 1er mars 2013.

6. Usages et conception des technologies de l’information et de la communication pour l’éducation et la formation

  • Jean-François Bourdet (Université du Maine), Philippe Cottier (Université du Maine)
  • Stéphane Allaire (Université du Québec à Chicoutimi)
  • Richard Hotte (TELUQ - Télé Université du Québec)

Sous l’impulsion des institutions (locales, nationales), le numérique imprègne de plus en plus le monde de l’éducation. Nous assistons depuis plusieurs années maintenant à l’intégration de dispositifs numériques dans les pratiques éducatives, de l’école élémentaire à l’université ainsi qu’en formation professionnelle et continue. Les financements de terminaux (ordinateurs, tablettes tactiles, etc.), de réseaux (Wifi, locaux, internet, etc.), d’applications (ENT, serious game, etc.) sont conséquents et s’accompagnent, explicitement ou non, de prescriptions institutionnelles à l’usage, au développement de pratiques.

Dans un contexte où les enjeux institutionnels sont fortement entremêlés, le besoin de retours sur les pratiques issues des nombreux programmes mis en oeuvre est important : besoins exprimés par les financeurs qui cherchent à comprendre ce qu’il advient des dotations pour mieux envisager les besoins futurs ; besoins exprimés par la sphère éducative qui tente de comprendre en quoi ces outils peuvent transformer, favoriser (ou non et dans quelles conditions) les pratiques des enseignants, besoins des éditeurs et chercheurs de mieux appréhender les pratiques pédagogiques instrumentées pour mieux penser la conception de ressources adaptées à ces nouvelles situations.

Les communications attendues pour cette session ne devront pas excéder 3500 signes (bibliographie et espaces compris). À caractère scientifique ou s’appuyant sur un retour d’expérience, elles doivent s’inscrire dans l’une des thématiques suivantes :

  • Pratiques du numérique à l’école et à l’université
  • Conception des environnements informatiques destinés à l’enseignement et la formation.
  • Méthodes et expériences de conception d’environnements numériques prenant appui sur les pratiques enseignantes.

Les propositions de communications devront indiquer le nom, le statut, l’affiliation et les coordonnées de l’auteur (dont une adresse mèl valide). Elles expliciteront la problématique traitée et les principaux résultats obtenus.

Ces propositions doivent être adressées sous fichier word à

  • Jean-François Bourdet : Jean-Francois.Bourdet@univ-lemans.fr et
  • Philippe Cottier : philippe.cottier@univ-lemans.fr

au plus tard le 15 février 2013.

Les réponses aux propositions examinées seront envoyées au plus tard le 1er mars 2013.

7. Plurilinguisme, interculturel : quels enjeux sociaux et éducatifs ?

  • Gina Ioannitou (Université du Maine)
  •  Françoise Armand (Université du Québec à Montréal)

Cet appel s’inscrit dans le cadre de la réflexion développée actuellement tant au niveau européen que canadien autour de la pluralité linguistique et culturelle et de son devenir. Loin de confirmer le cloisonnement et la juxtaposition « imaginée » des langues et des cultures, les travaux de recherche soulignent la flexibilité et la diversité des usages, des pratiques et  des apprentissages. Nous nous intéresserons à cette pluralité-diversité linguistique et culturelle elle-même, ainsi qu’à la place qu’elle tient ou peut tenir et aux formes qu’elle prend ou peut prendre dans les contextes éducatifs européens et canadiens.

Les communications seront l’occasion d’explorer l’actualité plurilingue et pluriculturelle sociétale et éducative, les stratégies développées et les valeurs et finalités mises en avant par celles et ceux qui en sont porteurs où désirent la prendre en compte. Il s’articulera autour des cinq questionnements suivants :

  • Quel(s) plurilinguisme(s) dans la famille, l’école et la société contemporaines ?
  • La didactique du plurilinguisme  et les approches plurielles :
    • Quelles avancées ?
    • Quels enjeux ?
    • Quels effets sur les élèves/apprenants ?
  • Quel accueil pour ces didactiques de la part des parents, des responsables éducatifs, des enseignants ? Quelles formations, quelle appropriation, pour ces derniers ?
  • Les liens entre compétence interculturelle et compétence plurilingue : vivre avec l’Autre, la(les) langue(s) de l’Autre : enjeux et pratiques sur le terrain.
  • La compétence interculturelle vue du point des « minoritaires » (migrants et communautés autochtones) : comment faire accepter ses langues et sa culture par l’autre ? quels enjeux et quelles stratégies  dans des sociétés où la valorisation officielle de la diversité n’a pas nécessairement de traduction dans la pratique des institutions (école, justice, etc.) ?

Les propositions de communication (au maximum 3500 signes, bibliographie et espaces compris) devront, pour être examinées, indiquer le nom, le statut, l’affiliation et les coordonnées de l’auteur (dont une adresse mèl valide), puis expliciter la problématique traitée, le type de techniques ou les sources qui caractérisent la recherche et ses principaux résultats.

Ces propositions doivent être adressées sous fichier word à Gina Ioannitou : gina.va@wanadoo.fr 

au plus tard le 15 février 2013.

Les réponses aux propositions examinées seront envoyées au plus tard le 1er mars 2013.

8. Pratiques à visée philosophique à l'école primaire et dans l’enseignement spécialisé: du coté des élèves, du coté des enseignants»

  • Edwige Chirouter (Université de Nantes)
  •  Marie-Paule Vannier (Université de Nantes)

La pratique de la philosophie à l’école primaire et dans l’enseignement spécialisé se développe partout dans le monde - et en France et au Canada en particulier - depuis plus d’une trentaine d’années. Cette rencontre entre la philosophie, discipline réputée comme difficile et exigeante, et le monde de la grande difficulté scolaire, du handicap, des besoins spécifiques d’éducation, semble a priori improbable. Comment concilier d’un côté exigence de la pensée et du langage, rigueur de la réflexion, référence à des auteurs difficiles et de l’autre grande difficulté d’apprentissage?

Si ces expérimentations répondent au besoin de démocratisation d’une discipline scolaire réputée comme élitiste et hermétique, elles mettent également en avant le principe d’éducabilité de tous les élèves et interroge le rapport à la culture, à la transmission et au savoir.

 Les communications s’inscriront dans l’un des champs suivants :

  • Du côté des élèves : au delà de la seule didactique de la philosophie, nous interrogerons les effets de ces pratiques à la fois sur le rapport au savoir et l’estime de soi des élèves (et en particulier pour les élèves qui rencontrent le plus de difficulté face aux apprentissages scolaires et/ou scolarisés dans l’enseignement spécialisé).
  • Du côté des enseignants : nous étudierons en quoi la mise en place d’ateliers philosophiques peut permettre aux professeurs de modifier leur posture d’enseignant tout en favorisant le développement de compétences de praticiens réflexifs.
  • Du côté des pratiques existantes : il est nécessaire de faire un état des lieux de type sociologique de la réalité des pratiques qui se développent sous des formes diverses et parfois sans grande visibilité institutionnelle. Y a-t-il des dispositifs, des courants, des modalités d’animation privilégiés, des géographies spécifiques au développement de ces pratiques ?

Les propositions de communication (au maximum 3500 signes, bibliographie et espaces compris) devront, pour être examinées, indiquer le nom, le statut, l’affiliation et les coordonnées de l’auteur (dont une adresse mèl valide), puis expliciter la problématique traitée, le type de techniques ou les sources qui caractérisent la recherche et ses principaux résultats.

Ces propositions doivent être adressées simultanément sous fichier word à

  •  Edwige Chirouter : edwige.chirouter@univ-nantes.fr
  •  et à Marie-Paule Vannier : marie-paule.vannier@univ-nantes.fr 

au plus tard le 15 février 2013.

Les réponses aux propositions examinées seront envoyées au plus tard le 1er mars 2013.

9. Corps, émotions et empathie dans le développement  de compétences trans-langagières

  • Joëlle Aden (Université du Maine), Dora François (Université de Nantes),
  • Enrica Piccardo (Université de Toronto),
  • Georges Belliveau (Université de Colombie Britanique)

Des deux côtés de l’Atlantique, les écoles sont amenées à envisager la diversité linguistique et culturelle de moins en moins sous l’angle de l’intégration sociale que comme un élément structurel des sociétés elles-mêmes plurielles. Dans cette configuration, s’assurer que les élèves apprennent les normes linguistiques, langagières et comportementales présentées par les différents descripteurs internationaux se révèle insuffisant et réducteur. La littérature de recherche en psychosociologie, en psychologie transculturelle, en linguistique cognitive, en neurosciences cognitives et en physiologie de l’action atteste de l’importance de mettre en synergie les compétences émotionnelles et intellectuelles dans l’apprentissage au sens large et dans celui des langues en particulier. Les théories neuro-phénoménologiques offrent une alternative à la vison représentationniste de la connaissance qui domine le champ de la didactique des langues, et elles nous invitent à reconsidérer la place de l’expérience corporelle, sensorielle et émotionnelle de l’interagir et du translangager dans le développement des compétences langagières.

Plusieurs notions complémentaires et inter-reliées seront questionnées pour étudier leur rôle dans l’apprentissage des langues en interaction dans des contextes plurilingues et pluriculturels :

  • Le corps sensible dans l’approche expérientielle du sens et la compréhension-en-acte.
  • Les compétences émotionnelles.
  • L’empathie, kinesthésique et mentale, définie comme la capacité à se mettre à la place de l’autre tout en restant conscient d’être soi-même, qui se présente comme  une compétence de « l’entre-deux ».

Les expérimentations récentes en lien avec les approches artistiques comme la danse, le théâtre ou le cirque, révèlent des potentialités encore inexplorées en didactique des langues et du plurilinguisme.  L’inscription des langues et des cultures dans des dispositifs artistiques place l’interaction et l’émotion en amont de la production langagière, elle permet aux élèves d’associer la L2 ou LS (FLE ou LVE) à une sémantique incorporée du langage déjà en place dans la L1 et inscrit les langues au cœur des langages symboliques constitutifs des identités en co-construction et en constante métamorphose.

Les propositions de communication (au maximum 3500 signes, bibliographie et espaces compris) devront, pour être examinées, indiquer le nom, le statut, l’affiliation et les coordonnées de l’auteur (dont une adresse mèl valide), puis expliciter la problématique traitée, le type de techniques ou les sources qui caractérisent la recherche et ses principaux résultats.

Ces propositions doivent être adressées simultanément sous fichier word à

  • Joëlle Aden  j.aden@numericable.com  et à
  • Dora François dora.francois@univ-nantes.fr

au plus tard le 15 février 2013.

Les réponses aux propositions examinées seront envoyées au plus tard le 1er mars 2013.

10. Évaluation des besoins des enfants et qualité de vie

  • Catherine Sellenet et Philippe Guimard (Université de Nantes)
  • Michel Carignan (Centre jeunesse de Montréal – Institut Universitaire),
  • Carl Lacharité (Université de Sherbrooke)
  • et Claire Chamberland (Université de Montréal)

Les connaissances sur la psychologie des enfants, sur le développement de leurs compétences et de leur personnalité, sur l'impact des contextes éducatifs dans leurs trajectoires personnelles se sont profondément renouvelées au cours des dernières décennies. Le fait que la qualité des contextes familiaux, scolaires et des cadres de vie de l'enfant explique les différences interindividuelles du développement, permet aujourd'hui de mieux définir les contextes éducatifs les plus favorables au développement de l'enfant et de son bien-être. Ces connaissances ont conduit les chercheurs en éducation à concevoir une diversité d’outils d’évaluation et d’autoévaluation des enfants au développement normal ou atypique afin d’aider les éducateurs (parents, professionnels) à mieux comprendre les besoins éducatifs des enfants et d’agir positivement sur leur développement et leurs trajectoires personnelles. Pour autant, d’autres outils restent à adapter ou à construire en tenant compte de la spécificité de certains contextes éducatifs. C’est notamment le cas, dans le domaine de la Protection de l’enfance (Sellenet, 2009) ou des structures accueillant les enfants porteurs de handicaps (Tourette, 2006), du fait des besoins particuliers de ces enfants. De même dans le contexte scolaire, des outils d’évaluation sont nécessaires pour appréhender les dimensions qui contribuent au bien-être de l’enfant et pour aider les professionnels à élaborer des contextes éducatifs adaptés (Guimard, 2010). 

L’appel à communications s’adresse aux chercheurs en sciences de l’éducation, en psychologie du développement et de l’éducation et aux professionnels intervenant dans des structures à finalité éducative. Les propositions porteront, au choix, sur :

  • La présentation d’un outil ou d’un dispositif d’évaluation original conçu pour mieux répondre aux besoins des enfants vivant dans un contexte de vie particulier.
  • Un compte rendu d’un protocole ou des résultats d’une recherche action, d’un projet éducatif visant l’amélioration de la qualité de vie des enfants dans leur contexte de vie.
  • La présentation d’une démarche destinée à accompagner les éducateurs à l’utilisation de ces outils et à la mise en œuvre de situations éducatives favorisant le bien être et la qualité de vie de l’enfant.

Les propositions de communication (au maximum 3500 signes, bibliographie et espaces compris) devront, pour être examinées, indiquer le nom, le statut, l’affiliation et les coordonnées de l’auteur (dont une adresse mèl valide), puis expliciter la problématique traitée, le type de techniques ou les sources qui caractérisent la recherche et ses principaux résultats.

Ces propositions doivent être adressées simultanément sous fichier word à

  • Catherine Sellenet : catherine.sellenet@univ-nantes.fr et à
  • Philippe Guimard : philippe.guimard@univ-nantes.fr

au plus tard le 15 février 2013.

Les réponses aux propositions examinées seront envoyées au plus tard le 1er mars 2013.

Lieux

  • Cité Internationale des Congrès - Rue de Valmy
    Nantes, France (44000)

Dates

  • vendredi 15 février 2013

Fichiers attachés

Mots-clés

  • Politique éducative, mutations professionnelles, plurilinguisme

Contacts

  • François Texier
    courriel : francois [dot] texier [at] univ-nantes [dot] fr

Source de l'information

  • François Texier
    courriel : francois [dot] texier [at] univ-nantes [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Les questions vives en éducation et formation : regards croisés France-Canada », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 14 décembre 2012, http://calenda.org/232093