AccueilEntre réflexif et prescriptif : analyse des dispositifs d’apprentissage et de formation des communicateurs

Entre réflexif et prescriptif : analyse des dispositifs d’apprentissage et de formation des communicateurs

Between reflexive and prescriptive: the analysis of teaching and training arrangements for communicators

Colloque scientifique organisé dans le cadre du LXXXIe congrès de l’ACFAS

Academic conference organised within the framework of the 81st ACFAS conference

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Publié le vendredi 11 janvier 2013

Résumé

Quelles lectures et quelles structurations en termes de dispositifs de formation peut-on faire des acquisitions ou des postures théoriques, méthodologiques et pratiques qui contribuent au professionnalisme des acteurs en charge des communications dans les organisations ? Ces questions invitent à réfléchir à l’articulation entre pratiques professionnelles et formation en communication.

Annonce

Argumentaire

L’industrie des communications est en plein bouleversement, les nouvelles technologies de l’information appellent non seulement de nouvelles pratiques professionnelles, mais suscitent également débats et questionnements sur l’émergence de nouveaux métiers. Plus que jamais, universités, employeurs et associations professionnelles doivent saisir l’occasion de repenser les pratiques professionnelles en communication. Ces changements convoquent l’observation empirique des pratiques, des nouvelles interactions entre ses acteurs et de la définition de celles-ci, tant sur le plan organisationnel que dans la mise en place de formations adéquates. Les évolutions et la dispersion en de nombreux domaines ou activités des métiers de la communication invitent à réinterroger le socle des compétences communes et des compétences spécialisées nécessaires à l’exercice de ces métiers. 

En dépit des spécificités sectorielles (secteur humanitaire, associatif ; secteur des institutions publiques ou gouvernementales ; secteur marchand) ou techniques (événementiel, édition, web, etc.) quelles lectures et quelles structurations en termes de dispositifs de formation peut-on faire des acquisitions ou des postures théoriques, méthodologiques et pratiques qui contribuent au professionnalisme des acteurs en charge des communications organisationnelles ? Le travail de structuration de la professionnalisation à travers des dispositifs de formation est-il (et doit-il être) élaboré en lien avec celui de définition des référentiels de métiers auxquels les employeurs peuvent faire appel pour définir les missions qui seront confiées aux futurs professionnels ? Toutes ces questions invitent à réfléchir à l’articulation, dans un domaine particulièrement exposé à des évolutions rapides, entre pratiques professionnelles et formation. 

Dans cette seconde édition, le RESIPROC (Réseau international de recherche sur la professionnalisation des communicateurs) souhaite approfondir la question de l’apprentissage et de la formation des communicateurs. 

Quatre axes sont proposés : 

  • Axe 1 : Approches professionnalisantes des formations universitaires: modèles de formation en alternance (stages en entreprise-étude, formation en alternance et en apprentissage), méthodes pédagogiques (études de cas, projets tuteurés), liens avec les acteurs du monde socioéconomique

Les dispositifs pédagogiques qui prétendent à la professionnalisation en communication ont pris des formes multiples tant dans les filières technologiques - les plus anciennes -  qu’académiques. A partir de l’hypothèse, pas toujours explicitée, que certains apprentissages se développent davantage dans des processus d’imprégnation/expérience que dans des processus de transmission/acquisition, les formations ont organisé des dispositifs de “mise en contact” (sous la forme de stage, d’alternance, de commande, ou de participation des professionnels aux enseignements, etc.) avec les environnements organisationnels et les acteurs professionnels. D’autres initiatives innovantes, liées aux TICE et/ou aux usages des réseaux socionumériques, prennent pour support pédagogique les outils ou dispositifs d’information et de communication qui sont utilisés par les professionnels dans leur activité. 

Les formations à visée professionnelle sont-elles étayées par une véritable réflexion sur la traduction en objectifs et en compétences des programmes pédagogiques et de quelle manière ? 

Dans cet axe sont attendues des recherches et études empiriques qui présentent les modèles de pensée, les fonctionnements et les résultats des formes d’ingénierie pédagogique qui s’inscrivent dans ces dynamiques de professionnalisation. 

  • Axe 2 : Formation au “savoir-être” professionnel, transmission de connaissances et d’expériences intergénérationnelles (tutorats, échanges entre pairs) sur le lieu de travail du communicateur

Le vieillissement de la population et les départs à la retraite massifs dans les dix prochaines années n’épargneront pas les professionnels de la communication. Ce passage de flambeau est un défi en soi. Dans le cas des communicateurs, ce passage a ceci de particulier qu’il se fait et se fera entre des personnes ayant acquis leur expérience sur le terrain et d’autres dont les acquis se basent essentiellement sur une formation diplômante. Comment s’effectue cette passation au sein des organisations ? Les associations professionnelles sensibilisent-elles leurs membres à ces questions ? 

Dans certains référentiels de compétences ou de métiers, les attendus en matière de comportements et attitudes des professionnels de la communication sont traduits par la notion restant à préciser et à discuter de “savoir-être”. L’apprentissage du “savoir-être” par le communicateur ne se fait pas aisément à travers la formation universitaire. Mais comment celui-ci prend place à travers la pratique, les échanges entre professionnels et leur confrontation à la réalité organisationnelle ? 

Dans cet axe peuvent être proposés des résultats de recherche mais aussi des analyses d’expériences ou d’observations en situations professionnelles. 

  • Axe 3 : Carrière et formation, la compétitivité et le caractère discriminant de la formation continue et initiale dans la carrière du communicateur

Les enquêtes menées à l’initiative des associations corporatives ou d’organismes institutionnels révèlent l’élévation progressive du niveau de qualification des professionnels de la communication au cours des vingt dernières années. Le niveau de formation initiale est le plus fréquemment au delà du grade de licence. En revanche, les filières diplômantes sont hétérogènes et les cursus en sciences politiques, en études commerciales et marketing, en gestion et management, etc. alimentent fréquemment la formation des communicateurs qui ne sont pas toujours - loin s’en faut - spécifiquement formés à la communication.

Quelles influences ont les trajectoires antérieures et les formations suivies par les communicateurs sur les rôle(s)/ mission(s) qui leur incombent au sein de leurs organisations (publiques, privées...) ? Les formations actuelles sont-elles des ressources permettant aux jeunes communicateurs de négocier un rôle organisationnel plus important ? Comment  différentes générations de communicateurs négocient-elles sur base de leurs bagages théoriques/pratiques leur rôle au sein des organisations actuelles ? Quelles sont les instances ou acteurs intervenant dans ces négociations? 

Sont attendues dans cet axe des études permettant de mieux cerner les corrélations entre qualifications, diplômes obtenus initialement et tout au long de la vie et trajectoires  plurielles, évolutions de carrière, statuts et rémunérations. D’une certaine façon, il s’agit ici d’établir la nature et les caractéristiques du rapport entre formation/qualification et  employabilité des communicateurs.

Axe 4 : Collaboration, compétition et coopétition sur le marché de la formation continue (certificats, executive education, d’associations professionnelles) en communication.

Dans son travail d’analyse des pratiques de formations organisées les associations professionnelles, le RESIPROC a mis en évidence des demandes claires des professionnels en matière de formation. Ces demandes sont adressées tant par les associations professionnelles que par les universités. Certaines entreprises ont développé des “universités” internes et elles participent à la mise en concurrence généralisée des formations tant publiques que privées à la communication.

Comment ces différents acteurs du marché de la formation continue s’appréhendent-ils ?  Comment peuvent-ils collaborer ensemble ou proposer des complémentarités dans l’offre globale de formation ? 

Les contributions visant à éclairer la compréhension globale du paysage de la formation en communication, ainsi que les études comparatives nationales et internationales seront attendues dans cet axe.

Quatre axes, quatre ateliers d’échanges:

  • L’objectif poursuivi de ces deux jours est de stimuler l’échange et la discussion autour d’articles ou textes soumis au préalable à la lecture de l’ensemble des participants.
  • À l’instar de la mission du RESIPROC, le présent colloque s’inscrit dans une volonté de créer des ponts entre les milieux universitaire et professionnel de sorte à offrir un regard éclairé sur la professionnalisation des communicateurs. Tout en encourageant vivement un apport  scientifique, il admettra également des regards empiriques sur les questions de la  professionnalisation et de la formation. Dans un dialogue ouvert entre les deux milieux, nous tenterons de tracer les zones de partage et avenues d’optimisation des différents processus menant à la professionnalisation. 
  • Ultimement, nous visons à publier les actes du colloque dans le cadre des cahiers du RESIPROC (Presse de l’Université de Louvain) à l’automne 2013.

Propositions

Les propositions de communication doivent être envoyées par courriel, en format Word (.doc) ou PDF à marc.d.david@usherbrooke.ca et valerie.lepine@iut2.upmf-grenoble.fr

avant le 8 février 2013

et tiendront compte des éléments suivants :

  • le nom des auteurs et co-auteurs avec les renseignements d’affiliation (prénom, nom, statut, institution ou organisation) de même qu’une courte notice biographique pour chacun;
  • les coordonnées des auteurs et co-auteurs (adresses, courriel, téléphone, etc.);
  • un titre de 180 caractères maximum, espaces compris;
  • une liste de cinq mots clés;
  • un résumé d’environ 3000 caractères, espaces compris, plus une bibliographie.

Les propositions de communication feront l’objet d’une évaluation en « double aveugle » par les membres du comité scientifique.


Calendrier général

  • Date limite de réception des propositions de communication : 8 février 2013
  • Évaluation par le comité scientifique : du 8 au 12 février 2013
  • Retour vers les auteurs : 20 février 2013 
  • Envoi des articles complets par les conférenciers : 22 avril 2013
  • Colloque : 9 et 10 mai 2013

En raison des contraintes calendaires, il ne pourra pas y avoir de deuxième appel, ni de report de la date limite. Les frais d’inscription au colloque sont ceux prévus par l'ACFAS pour tous les participants au congrès et se règlent directement auprès de l’ACFAS. Les frais de déplacement et d’hébergement ne sont pas pris en charge.

Information : valerie.lepine@iut2.upmf-grenoble.fr et Marc.D.David@USherbrooke.ca

Responsables du comité scientifique

Valérie Lépine, maître de conférences en Sciences de l’Information et de la Communication, IUT2, Université Pierre Mendès France - Grenoble 2 (France). Vice-présidente de la Société
Française des Sciences de l’Information et de la Communication (SFSIC), chargée de la formation, chercheure au Gresec (Université Stendhal).

Marc D. David, professeur, responsable du cheminement en communication marketing, Département des lettres et communications, Université de Sherbrooke

Comité scientifique

  • Dany Baillargeon, professeur, Université de Sherbrooke
  • Patrice de la Broise, maître de conférences, Université Lille 3 Charles de Gaulle
  • Nadège Brousteau, professeure, UQAM
  • Vincent Brulois, maître de conférences, Université Paris 13, PRES Sorbonne Paris Cité
  • Bernard Dagenais, professeur, Université Laval
  • André A. Lafrance, professeur, Université de Montréal 
  • François Lambotte, professeur, Université Catholique de Louvain
  • Fabienne Martin-Juchat, professeure, Université Grenoble 3
  • Bertrand Parent, maître de conférences, EHESP, France
  • Sandrine Roginsky, professeure, Université Catholique de Louvain

Dates

  • vendredi 08 février 2013

Mots-clés

  • formation, communication, pratiques professionnelles

Contacts

  • Valérie Lépine
    courriel : valerie [dot] lepine [at] iut2 [dot] upmf-grenoble [dot] fr

Source de l'information

  • Valérie Lépine
    courriel : valerie [dot] lepine [at] iut2 [dot] upmf-grenoble [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Entre réflexif et prescriptif : analyse des dispositifs d’apprentissage et de formation des communicateurs », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 11 janvier 2013, http://calenda.org/234277

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