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Le Symptoma Grec

The Greek Symptoma

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Publié le jeudi 17 janvier 2013 par Élodie Faath

Résumé

Depuis quelques années, la Grèce est devenue un laboratoire. L’injonction thérapeutique prévoit le démantèlement du droit de travail, des services publics, et de toute cette série de compromis du XXe siècle entre le Capital et les luttes populaires. Loin d’un colonialisme d’État, dans cette nouvelle séquence il s’agit plutôt de fabriquer des « zones » d’exploitation sauvage encadrées par des instances supra-étatiques. Devant cette attaque en règle, il ne s’agit pas de défendre et conserver ce qui peut l’être mais de construire la contre-attaque. Ce qui compte ne sont pas les particularités, réelles ou imaginaires, mais les communs. 

Annonce

Présentation 

Depuis quelques années, la Grèce est devenue un laboratoire. L’injonction thérapeutique prévoit le démantèlement du droit de travail, des services publics, et de toute cette série de compromis du XXe siècle entre le Capital et les luttes populaires. Loin d’un colonialisme d’État, dans cette nouvelle séquence il s’agit plutôt de fabriquer des « zones » d’exploitation sauvage encadrées par des instances supra-étatiques. Devant cette attaque en règle, il ne s’agit pas de défendre et conserver ce qui peut l’être mais de construire la contre-attaque. Ce qui compte ne sont pas les particularités, réelles ou imaginaires, mais les communs.

Face à cette série de « plans de sauvetage » et à la gestion managériale de la présente crise par des techniciens experts qui ôtent toute souveraineté aux peuples, il est urgent non seulement de dénoncer la « thérapie » mais aussi de riposter à son « idée de santé ».

En grec ancien, « sympôma » désigne ce qui arrive-avec, une (mauvaise) coïncidence ou conjonction, c’est-à-dire une distorsion contingente. Lacan n’a cessé d’insister que ce n’est pas Freud mais Marx qui invente le « symptôme », au sens d’une distorsion nécessaire structurellement. Si on s’éloigne de la perspective que « la Grèce est malade » et de la nécessité de cette fameuse thérapie-choc d’inspiration néolibérale, si au contraire on considère que c’est la thérapie elle-même qui pose problème, nous pouvons commencer à nous interroger : Qu’est-ce que le symptômagrec ? Pourquoi, comment, dans quelle mesure, ce qui se passe en Grèce actuellement peut être considéré comme une torsion symptômale ?

Afin de les rendre visibles à nouveau, le département de philosophie de l’université Paris 8 et le Laboratoire d’études et de recherches sur les logiques contemporaines de la philosophie (LLCP), en partenariat avec l’ENS Paris,organisent cette rencontre internationale autour de ces axes :

  • La valeur, les communs, la monnaie ;
  • Résistances, mouvements, organisations ;
  • Fascismes et états parlementaires d’exception ;
  • Europe dans quel état ? ;
  • Artistes dans/face à la crise ;
  • Idées de crise et bataille idéologique  

Programme 

Vendredi 18 janvier / Université Paris 8

AMPHI X

  • 09h15 : Accueil des participants

Danielle Tartakowsky, Présidente de l’Université Paris 8

Marie Cuillerai, Stéphane Douailler, Maria Kakogianni, Éric Lecerf.

  • 10h15 : « La valeur, les communs,  la monnaie » [Table ronde]

Modératrice : Marie Cuillerai

    • Bruno Théret : « Monnaie et souveraineté chez John R. Commons. En quoi cela nous informe-t-il sur la crise éthique de l'euro ? »
    • André Orléan : « L’euro, nouvelle relique barbare ? »

12h00 : GRANDE PAUSE

  • 14h00 : « Résistances, mouvements, organisations »  [Table ronde]

Modérateur : Nicolas Fretté

    • Toni Negri : « De la fin des gauches nationales aux mouvements subversifs européistes »
    • Howard Caygill : « La guerre civile européenne et la capacité grecque à se défendre »
    • Amador Fernandes-Savater : « La  République des 99% » (traduction Julie Alfonsi)

16h30 : PAUSE

  • 17h00 : « Résistances, mouvements, organisations » [Images et scènes]

Présentation : Stéphane Douailler

    • 17h15 : Dialogue précaire de Jacques Rancière et Maria Kakogianni (sous réserve)
    • 18h30 : Projection du film « Catastroïka »

Suivie d’un débat avec Aris Chatzistefanou, Katerina Kitidi, Jean-Henri Roger

Samedi 19 janvier / Université Paris 8

AMPHI X

  • 09h30 : Projection : «  L’aube Dorée infiltre la police grecque » A. Chatzistefanou
  • 09h45 : « Fascismes et états parlementaires d’exception »  [Table ronde]

Modérateur : Yannis Almpanis

    • Joëlle Fontaine : « Les ambigüités de la "Grande Alliance" contre le fascisme en Grèce. 1941-1946 »
    • Dimitris Kousouris : « Continuités-discontinuités du fascisme en Grèce »
    • Elsa Papageorgiou : « La crise sociale totale et le retour du fascisme »

12h00 : GRANDE PAUSE

  • 14h00 : « Europe dans quel état ? » [Table ronde]

Introduction : Patrice Vermeren

Modérateur: Laurent Jeanpierre 

    • Dimitris Christopoulos : « Reformer n’est pas forcément dérégler » 
    • Frédéric Lordon : « Souveraineté et dépassement possible/impossible fédéraliste »                                                                                  
    • Etienne Balibar : « Comment sortir de l’aporie du « peuple «  européen ? »

16h30 : PAUSE

  • 17h00 : « Artistes dans/face à la crise» [Table ronde]

Modérateurs : Makis Solomos et Anna Sauvagnargues

Avec Pascale Criton, Anastassia Politi, Alexandros Markeas, Sana Tamzini, Angeliki Tomprou, Rachida Triki

Vendredi 18 janvier et samedi 19 janvier

SALLE A028

  • 09h00-17h30 « L’écran de la caverne »

Coordinateurs :  Nicolas Fretté, Aikaterini-Sofia Georgiadou, Camille Louis

Pendant les deux jours du colloque "symptôma grec", cette salle se transforme en espace de rencontres et de partage d'expériences. Ce foyer:

  • offre en consultation des ouvrages de référence, directement liés aux interventions proposées
  • rend accessibles différents media alternatifs
  • 
projette des films et des vidéos 

  • archive et distribue des textes et des documents
  • met en place un dispositif de débats croisés
  • offre des boissons et rafraichissements 

Dimanche 20 janvier / ENS

SALLE DUSSANE

  • 14h00 : « Idées de crise et bataille idéologique » [table ronde]

Modérateurs : Charles Alunni et Jean-René Garcia

    • Costas Douzinas : « Philosophie et Résistance: Grèce et l’avenir de l’Europe » (en anglais)
    • Yannis Stavrakakis : « Représentations de la crise » (en anglais)
    • Gérasimos Vokos : « Cynisme et politique »

15h30 : PAUSE

16h00 : Alain Badiou : « Scènes de l’impuissance contemporaine »

Clôture

Contact : p8colloque.gr@gmail.com et symptomecaverne@gmail.com (pour le dispositif de l'écran de la caverne)

Responsable : Département de philosophie de l'Université Paris 8 et Laboratoire d'études et de recherches sur les logiques contemporaines de la philosophie (LLCP)

Lieux

  • Université Paris 8, amphi X et salle A028 (accès métro ligne 13 station Saint-Denis Université) - 2 rue de la liberté
    Saint-Denis, France (93)
  • École normale supérieure, salle Dussane (accès métro ligne 10 station Cardinal Lemoine et RER B station Luxembourg) - 45 rue d’Ulm
    Paris, France (75005)

Dates

  • vendredi 18 janvier 2013
  • samedi 19 janvier 2013
  • dimanche 20 janvier 2013

Mots-clés

  • crise, philosophie, Grèce, art, politique, contemporain, commun

Contacts

  • Camille Louis
    courriel : camillelouis55 [at] gmail [dot] com
  • Maria Kakogianni
    courriel : p8colloque [dot] gr [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Camille Louis
    courriel : camillelouis55 [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Le Symptoma Grec », Colloque, Calenda, Publié le jeudi 17 janvier 2013, http://calenda.org/234299