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Droit et limites

Law and Boundaries

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Publié le lundi 04 février 2013 par Élodie Faath

Résumé

La conférence « Droit et limites » a été conçue pour apporter un éclairage nouveau sur les transformations de la discipline juridique sous l’effet de la globalisation économique et culturelle. Notre but est de mettre en avant de nouvelles approches qui émergent sein de la discipline juridique. Nous  examinerons tant ses objets que sa fonction, dans le but de suggérer de nouveaux outils conceptuels qui peuvent rendre compte des changements que vit la discipline.  Pour cette édition 2013, nous souhaitons mettre l’accent sur la notion de « conflit », l’une des facettes de la globalisation économique et culturelle. 

Annonce

Argumentaire

De près, de loin : les dynamiques du dilemme global / local

De quelle manière le droit appréhende t-il les relations entre le “global” et le “local” ? S’agit -il d’un rapport conflictuel, ou au contraire d’un rapport qui suppose une dialectique ? Pour renouveler cette problématique, suffit-il de dépasser ou de déplacer le débat qui oppose l’universalisme au particularisme, l’universalisme au relativisme ? Qu’en est-il des rapports entre la fédération, l’État Nation, la région d’une part, le droit international, le droit interne d’autre part? Quel type d’approche faudrait-il privilégier afin d’envisager la nature, les effets et les justifications théoriques de la régulation par le droit de phénomènes qui ne se laissent plus décrire en terme des binômes et des catégories?

Nous recherchons ici, entre autres, des contributions qui examinent le sens philosophique de la distinction et celles qui envisagent les retombées pratiques et théoriques des multiples conceptualisations évoquées dans les domaines du droit de l’Union Européenne, des études postcoloniales, du droit et développement économique ou encore du droit des movements migratoires.

Les charmes de l’enseignement du droit : déshabiller les hiérarchies

En 1983, Duncan Kennedy (Harvard Law School) a écrit un article dans lequel il montrait comment l’enseignement du droit était un des rouages dans la reproduction des hiérarchies sociales. Cette session sera l’occasion de revisiter la notion de reproduction des hierarchies sociales dans l’enseignement du droit et d’examiner le paysage de l’enseignement du droit trente ans après.

Nous tenterons d’aborder notamment les questions suivantes: le fait de repenser la discipline juridique implique-t-il la refonte des méthodes d’enseignement? Quel est le rôle des facultés de droit dans la reproduction ou la contestation des conceptions traditionnelles de la discipline juridique ? Quels sont les conflits qui sous-tendent la profession et peut-on proposer une généalogie de ces derniers ? Plus particulièrement, comment expliquer le triomphe de certaines conceptions du droit et des contributions de certains juristes, et au contraire l’oubli des approches alternatives minoritaires? Quelles sont les relations de pouvoir, les nouvelles hiérarchies, les exclusions qui se créent et qui influencent l’enseignement, la présentation et l’accès au droit ?

Le droit au pays des merveilles : défier et internaliser la violence

Qu’elle soit armée, économique, sexuelle, ou psychologique, la violence prend des formes diverses, découle de causes nombreuses, se manifeste dans des environnements extrêmement différents.

Comment le droit construit-il les catégories à partir desquels sont appréhendés ces phénomènes ? Quel est le rôle du droit dans ces différents contextes ? Faut il voir le droit comme un rempart, un outils de régulation ou de reproduction pour le meilleur ou le pire de ces différentes formes de violence ? Comment les distinctions traditionnelles public/privé; territorilaité/extraterritorialité ;jus ad bellum, jus in bello; guerre civile / terrorisme / conflit international / responsabilité de protéger, structurent-elles notre imaginaire juridique pour appréhender ces phénomènes ? Le discours juridique peut-il ou doit-il être subversif face à la violence ?

Pour cette thématique, nous attendons  par exemple des contributions en théorie du droit, histoire du droit, droit international et  droit international économique.

Réguler l’intime : des politiques de la sexualité

Ici nous souhaitons examiner toutes les manières par lesquelles le droit tente d’appréhender, de comprendre, de réguler la sphère de l’intime, c’est à dire le domaine de la sexualité et de ses représentations conflictuelles.

Quelles sont les transformations majeures dans les disciplines juridiques qui encadrent traditionnellement l’intimité et la vie privée, telle que le droit de la famille, le droit de l’enfant ou le droit pénal ? Quelle est la place pour une approche économique de cette problématique ? Quels rôles jouent les distinctions entre public et privé, ou encore la séparation entre la sphère économique et culturelle ? Quels sont les corps, les relations, les espaces rendus invisibles par le droit ? Quels sont les tabous de notre discipline sur ces sujets ?

Ici nous aimerions recevoir, entre autres, des contributions en histoire du droit, en  philosophie politique, en étude sur le genre ou queer studies, dans le domaine des études féministes, du droit pénal ou du droit économique.

Dates

  • vendredi 15 mars 2013

Mots-clés

  • droit, limites, gouvernance globale, globalisation, discipline, enseignement, global, local, violence, sexe, genre, international, conflits

Contacts

  • Delphine Dogot
    courriel : lawandboundaries [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Delphine Dogot
    courriel : lawandboundaries [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Droit et limites », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 04 février 2013, http://calenda.org/237327