AccueilRencontres autour du livre 2012-2013

Rencontres autour du livre 2012-2013

Encounters around books 2012-2013

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Publié le mardi 12 février 2013 par Élodie Faath

Résumé

Les « Rencontres autour du livre » permettent aux acteurs des métiers du livre (écrivains, éditeurs, illustrateurs…) de dévoiler leurs savoir et savoir-faire.

Annonce

Programme

18h30 – 20h00

  • 26 septembre 2012

Création et contestation dans le théâtre russe : la critique au cœur de l’écriture. Autour de l’œuvre Le Dragon d’Evgeni Schwartz

Avec Stéphane Douret, metteur en scène, et Marie-Christine Autant-Mathieu, historienne (CNRS) En partenariat avec le théâtre 13

  • 26 octobre 2012 (10h – 17h30, auditorium)

Le livre arménien : une culture en diaspora

La BULAC organise une journée d’études sur le livre arménien à l’occasion du 500e anniversaire du livre imprimé arménien.
Direction scientifique du colloque : Francis Richard, Adrineh Keshishian-Zinali et Mikael Nichanian

  • 22 novembre 2012

La diffusion des idées dans les Balkans. Les éditeurs et les auteurs croates se moquent-il des frontières ?

Avec Alexandre Asanovic (BULAC), Bernard Lory (INALCO), Nenad Popovic (directeur des éditions Durieux) et Paul-Louis Thomas (Paris-Sorbonne)

  • 10 janvier 2013

Sauvegarder pour transmettre : les collections de la Réserve de la BULAC

Avec Françoise Hours, responsable de la Réserve, Séverine Queune, responsable de l’atelier de conservation, Francis Richard, directeur scientifique de la BULAC et Virginie Rose, responsable du Pôle conservation

  • 7 février 2013

Étudier le travail dans une perspective transnationale. Pour une histoire globale du travail

Avec Patrick Fridenson, Magaly Rodriguez Garcia, Alessandro Stanziani et Marcel van der Linden. En partenariat avec la revue Le Mouvement social

  • 14 février 2013

Littérature et société en Asie centrale

Avec les écrivains Viatcheslav Chapovalov (Kirghizistan), Hamid Ismaïlov (Ouzbékistan), Sultan Raev (Kirghizistan), Oljas Souleimenov (Kazakhstan) et Ak Velsapar (Turkménistan). En partenariat avec l’Association France-Oural, en ouverture des Journées du livre russe et des littératures russophones

Depuis vingt ans, les pays d’Asie centrale vivent une période complexe d'affirmation de leur indépendance et de leur identité nationale. Les enjeux de société qu'ils traversent trouvent un écho dans les littératures de ces pays. Des auteurs connus, mais dont on parle rarement chez nous, venus du Kazakhstan, du Kirghizistan, d'Ouzbékistan, du Tadjikistan et du Turkménistan, évoqueront la littérature contemporaine comme reflet de la situation actuelle de ces pays. Cette dernière sera largement examinée sous divers angles, aspects et sensibilités. Rémy Dor, turcologue et professeur à l’INALCO, sera le modérateur de cette table ronde et évoquera en préambule de la rencontre le socle historique des littératures kirghizes et ouzbèques qui nous parviennent aujourd'hui essentiellement par le biais de la langue russe, soulignant ainsi le rôle fondamental de la russophonie dans le mondialisme d'aujourd'hui. L'actualité géostratégique d'Asie centrale, rendue brûlante pour l'Europe par l'imminence du retrait des troupes occidentales d'Afghanistan, sera évoquée.

  • 20 mars 2013

Lire et écrire en Grèce : quel(s) refuge(s) face à la crise ? 

Les auteurs

  • Patrick Deville est écrivain et directeur littéraire de la Maison des écrivains étrangers et traducteurs (MEET) de Saint-Nazaire. Son œuvre littéraire a été traduite dans une dizaine de langues.
  • Stéphane Sawas est maître de conférences habilité à l'INALCO et directeur du Centre d'étude et de recherche sur les littératures et les oralités du monde (CERLOM).
  • Ersi Sotiropoulos est écrivain et vit à Athènes. Auteure de romans, de nouvelles et de poésies, elle a publié à ce jour treize ouvrages. Elle est actuellement en résidence à la MEET de Saint-Nazaire.
  • Catherine Velissaris est l'ex-directrice du Centre national du livre en Grèce, EKEBI, nommée en 1994 par le ministre de la Culture. Après ces 19 années d’activité, le gouvernement grec a décidé, en 2012, de fermer l'EKEBI.

Parmi les secteurs de l’économie et des biens culturels touchés par la crise en Grèce, celui du livre semblait faire exception jusqu’en 2010. Désormais celui-ci est également gravement touché. Nous ne disposons pas de chiffres précis, mais les catalogues de nouveautés que nous recevons en France se réduisent comme peau de chagrin. Déjà sensible dans le secteur de la presse, la chute de la production touche l'ensemble de la filière du livre. Kiosques et librairies ferment comme les autres commerces, ainsi que l’a rappelé l’écrivain grec Petros Markaris lors de son intervention au Salon du livre des Balkans à Paris (auditorium du Pôle des langues et civilisations), en novembre 2012. Le Centre européen de traduction littéraire (Ekemel) n’existe plus depuis l’été dernier. Et les décisions du gouvernement grec de fermer le Centre national du livre (Ekebi) après 19 ans d’existence et de centraliser la politique du livre au ministère de la Culture ont provoqué l’indignation dans les milieux culturels du pays. Le centre national du livre avait plusieurs missions comme la promotion du livre et de la lecture, la gestion de la production littéraire et la promotion du livre grec à l’étranger. Il était également l’initiateur et le gestionnaire de deux salons : celui de la jeunesse et le Salon international du livre à Thessalonique. On ne peut que s’interroger sur le devenir de ces missions. Cette rencontre autour de l’écriture et de la lecture dans un monde en crise est donc d’autant plus d’actualité.

Catherine Velissaris dirigeait l’Ekebi. Elle rappelle volontiers les mots de Winston Churchill qui diminua tous les budgets de ses ministères pendant la seconde guerre mondiale, sauf ceux de la défense et de la culture. À une journaliste qui s’en étonna, il répondit  « Mais alors pourquoi faire la guerre si ce n’est pas pour défendre notre culture ? ». Catherine Velissaris s’interrogera sur les raisons profondes qui poussent à recentraliser toutes les politiques vers les ministères en Grèce aujourd’hui.

Ersi Sotiropoulos est l'auteure d'un roman prémonitoire. Dès 2003, dans Dompter la bête (Quidam, 2011), la romancière dessinait le portrait d’élites corrompues à travers le personnage de Aris Pavlopoulos, conseiller particulier d’un ministre. Aujourd’hui, Ersi Sotiropoulos souhaite témoigner de la difficulté à exercer son métier d'écrivain dans ces conditions. Le moment de cette rencontre littéraire coïncide avec sa résidence d'écriture à la Maison des écrivains étrangers et des traducteurs de Saint-Nazaire (MEET).

Depuis plus de vingt ans, la MEET accueille en résidence des écrivains et des traducteurs du monde entier qui peuvent ainsi bénéficier d’une bourse et d'un lieu pour écrire. Patrick Deville, l'actuel directeur littéraire du MEET, qui est originaire de la région nantaise, a lui-même vécu au Moyen-Orient, en Afrique et en Amérique centrale. Le voyage et les déplacements font partie intégrante de son univers littéraire. Il présentera au cours de cette soirée les activités de la MEET, et les projets autour de la Grèce dont les résidences d’écriture.

Stéphane Sawas est maître de conférences habilité à l’INALCO. Il y dirige le Centre d’étude et de recherche sur les littératures et les oralités du monde (CERLOM). Il est également chargé de cours en grec moderne à l’École normale supérieure. Ses travaux portent principalement sur l’histoire de la littérature et du cinéma grecs des XXe et XXIe siècle.Son dernier ouvrage, Le Conseil de la cloche et autres nouvelles grecques, paru aux éditions de l’ENS en novembre 2012,  présente des traductions de textes représentatifs de l’évolution de ce genre littéraire en Grèce. Stéphane Sawas animera la rencontre.

  • 4 avril 2013

Littérature féminine en Corée du Sud : modernité(s) et changement social

Dans le contexte d’une société fortement structurée par les valeurs confucianistes, la littérature coréenne produite par les femmes, à partir des années 1970, a beaucoup interrogé le passage de la tradition à la modernité.

Benjamin Joineau animera la rencontre en explorant cette question sur un plan thématique puis chronologique.

Jean-Claude de Crescenzo aborderala question des nouvelles esthétiques et et des nouvelles directions prises par la littérature coréenne sous l'impulsion des femmes, et notamment de la jeune génération littéraire.

Bruno Doucey qui a publié en novembre dernier Celle qui mangeait le riz froid, un recueil de poèmes de Moon Chung-hee, traduit en français par Kim Hyun-Ja, présentera son travail en présence de l'auteure et de sa traductrice.

Moon Chung-hee reviendra sur ces nouvelles écritures et parlera de son propre travail.

  • 23 mai 2013

Témoigner au risque de sa vie : Natalia Estemirova, une voix dissidente en Tchétchénie

Projection du documentaire Qui a tué Natacha ? de Mylène Sauloy (coproduction Tony Comiti productions-France 2). Débat avec Aude Merlin (Université libre de Bruxelles) et Mylène Sauloy (documentariste)

Qui a tué Natacha ? est un documentaire par réalisé Mylène Sauloy portant sur l’assassinat de Natalia Estemirova. Le film a reçu en mars 2011 le grand prix de l’Organisation mondiale contre la torture, décerné lors du 9e Festival du film et Forum international sur les droits humains de Genève.
La journaliste russe engagée dans la défense des droits de l’homme, Natalia Estemirova, née le 28 février 1958, a été assassinée le 15 juillet 2009 alors qu’elle enquêtait sur des cas de violation de ces droits en Tchétchénie (Caucase du Nord) pour l’ONG russe Mémorial. Ses investigations avaient pour but de révéler des cas de tortures, de viols ou de disparitions perpétrés dans cette région depuis la fin de la seconde guerre avec la Russie en 2000.
Le président de Mémorial, Oleg Orlov, avait alors accusé publiquement le dirigeant actuel de la Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, d’avoir commandité l’assassinat de Natalia Estemirova. En 2010, Oleg Orlov ainsi que son ONG avaient été condamnés par le tribunal de Moscou à verser des dommages et intérêts au président tchétchène, à la suite de la plainte déposée par ce dernier. Oleg Orlov a été déclaré non-coupable en appel. Le procès est encore en cours.
La Tchétchénie a été le théâtre de deux guerres successives contre la Russie de 1994 à 1996 - le dirigeant tchétchène d'alors Djokhar Doudaïev est tué dans ce conflit en 1996 - puis de 1999 à 2000, malgré l'accord de paix signé en 1996 entre les deux gouvernements. Les motivations indépendantistes des séparatistes tchétchènes emmenés alors par le président élu Djokhar Doudaïev étaient irrecevables pour Boris Eltsine qui avait, en 1996, remis à plus tard l'ouverture des négociations sur l'indépendance de cette région. En échange de quoi, le gouvernement russe s’engageait à retirer ses forces du territoire tchétchène. Aslan Maskhadov est élu président de la République tchétchène d'Itchkérie en 1997. Mais l'État tchétchène ne sera reconnu qu'en 1999 par la communauté internationale.
Ce territoire abrite aussi des partisans du wahhabisme, un mouvement politico-religieux islamiste fondamentaliste qui a rapidement gagné du terrain en Tchétchénie. Certains d'entre eux ont même combattu aux côtés des séparatistes pendant la première guerre sous la houlette de Chamil Bassaïev, d'autres ont participé à l'insurrection du Daguestan salafiste voisin.
Pour justifier l'ouverture de nouvelles hostilités avec la Tchétchénie, en 1999, la Russie invoque les attentats perpétrés sur le territoire fédéral russe, revendiqués par Chamil Bassaïev. Selon Moscou, il s'agit « seulement » d'une « opération antiterroriste ». Grozny, la capitale tchétchène, est reprise en cinq semaines, le 1er février 2000, par l’armée fédérale russe. À l’issue du conflit, plusieurs milliers de combattants continuent à mener des opérations de guérilla contre les troupes russes et le nouveau régime pro-fédéral.
Ce n’est que le 16 avril 2009 que le Vladimir Poutine met officiellement fin à ces « opérations antiterroristes ».
Le pouvoir russe nomme en 2000 Akhmad Kadyrov président de la Tchétchénie. Son élection avec plus de 81% des voix en 2003 est considérée comme un simulacre démocratique. Il est assassiné en 2004. Depuis février 2007, c’est son fils Ramsan Kadyrov qui lui a succédé.
Selon Aude Merlin, la « tchétchénisation* » du conflit a donné lieu à la mise en place d’un régime qui repose à la fois sur la reconstruction matérielle de la république et sur la terreur politique.
*« Le 18 avril 2001, un gouvernement tchétchène prorusse s’installe à Grozny. C’est le début de la "tchétchénisation" ». Un conflit interminable, Silvia Serrano, La Documentation française.
Dans un entretien qu'elle a accordé à Arte, Mylène Sauloy décrit Natalia Estemirova comme la dernière « grande gueule » capable de s’opposer à Ramzan Kadyrov.

  • 13 juin 2013

Focus sur les collections et les actualités de deux bibliothèques partenaires de la BULAC : la School of Oriental and African Studies (SOAS) Library et la Bayerische Staatsbibliothek (BSB) de Munich

Avec Dominique Akhoun-Schwarb (SOAS Library) et Thomas Tabery (BSB) Date à confirmer, cf site web colloque

Dans le cadre de ses "Rencontres autour du livres", la BULAC propose de clôturer ce premier semestre en invitant deux bibliothèques étrangères partenaires possédant également de prestigieux fonds orientalistes. À cette occasion, la Bibliothèque de l’École des études orientales et africaines de Londres (SOAS Library) au Royaume-Uni et la Bibliothèque d’État de Bavière (BSB) en Allemagne seront à l'honneur, respectivement représentées par Dominique Akhoun-Schwarb et Thomas Tabery. 

Tout comme la BSB et la SOAS, la BULAC ambitionne de faire connaître ses spécificités au monde européen de la recherche. Pour ce faire, elle  poursuit l'objectif de nouer des partenariats avec d'autres établissements en France et hors de France, afin de construire un réseau documentaire solide, d'encourager l'interdisciplinarité et de dresser une carte précise des ressources documentaires dans les aires culturelles qu'elle recouvre.

La BULAC profite de la présence en France de ces deux professionnels des bibliothèques pour organiser cette rencontre au cours de laquelle ils reviendront sur ces politiques de partenariats et s'intéresseront également aux liens historiques existants entre la BSB, la SOAS et la BULAC. C'est ainsi qu'une partie de la bibliothèque personnelle de Silvestre de Sacy (1758-1838), le père-fondateur de l’étude des langues orientales en France, est venue, à sa propre initiative, enrichir les collections de la BSB, à cause de la rivalité qu'il entretenait avec Ernest Renan...

Thomas Tabery fera une présentation des fonds de la BSB et de son département Orient et Asie orientale. Les projets de numérisation de la bibliothèque bavaroise seront également exposés.

Dominique Akhoun-Schwarb présentera les collections et les ressources de la bibliothèque de la SOAS, incluant un panorama des collections phares et une présentation de deux projets clés de l'établissement : le projet de numérisation et d'accès à distance, ainsi que la restructuration récente de la bibliothèque de la SOAS (Library Transformation Project).

Tous deux aborderont, par ailleurs, la question de la position propre de leur établissement dans le contexte national. Si la SOAS, comme la BULAC, recouvre dans ses champs disciplinaires un grand nombre de langues et de cultures non occidentales, son mode de fonctionnement, propre au système britannique est, selon Dominique Akhoun-Schwarb, « circonscrit par différents cercles concentriques : régional, national, et international. Mais, il existe peu de cadres coopératifs formels dans le domaine orientaliste au Royaume-Uni ». Thomas Tabery explicitera la position particulière de la BSB en Allemagne, marquée au contraire par le fédéralisme qui caractérise le système allemand. Celui-ci a permis la création de nombreuses bibliothèques orientalistes à travers le pays qui sont totalement intégrées au système général allemand.

Lieux

  • Bulac, auditorium du Pôle des langues et civilisations, 18h30 – 20h - 65 rue des grands moulins
    Paris, France (75013)

Dates

  • jeudi 14 février 2013
  • mercredi 26 septembre 2012
  • jeudi 22 novembre 2012
  • vendredi 26 octobre 2012
  • jeudi 10 janvier 2013
  • jeudi 07 février 2013
  • mercredi 20 mars 2013
  • jeudi 04 avril 2013
  • jeudi 23 mai 2013
  • jeudi 13 juin 2013

Mots-clés

  • littérature, société, Asie, Asie centrale

Contacts

  • Mission action culturelle BULAC
    courriel : action-culturelle [at] bulac [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Mission action culturelle BULAC
    courriel : action-culturelle [at] bulac [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Rencontres autour du livre 2012-2013 », Cycle de conférences, Calenda, Publié le mardi 12 février 2013, http://calenda.org/238387