AccueilLes usages du politique et leurs enjeux dans les pratiques artistiques et expressions esthétiques

Les usages du politique et leurs enjeux dans les pratiques artistiques et expressions esthétiques

Uses and stakes of politics in aesthetics expression and performing arts

Revue Cultures-Kairós n°2

Cultures-Kairós Journal #2

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Publié le lundi 04 mars 2013 par Élodie Faath

Résumé

L'objectif de ce second numéro de Cultures-Kairós – Revue d’anthropologie des pratiques corporelles et des arts vivants, est de s'interroger sur les manières dont l'artistique et le politique se rencontrent, se superposent et interagissent dans les sociétés contemporaines, et de se demander ce que nous révèlent ces « liens » dans le cadre de mobilisations sociales ou de manifestations ne relevant pas du champ du politique. Des contributions sont attendues à partir des axes suivants : les marges, leurs productions artistiques et leur devenir citoyen ; mobilisations sociales contemporaines : quel art au service de quel politique ?  ; de la performativité : l’émancipation comme enjeu de la création.

Annonce

Organisateurs : Sofiane Ailane, Laure Garrabé, Alexis Martig

Argumentaire

L'objectif de ce numéro thématique est de s'interroger sur les manières dont l'artistique et le politique se rencontrent, se superposent et interagissent dans les sociétés contemporaines, et de se demander ce que nous révèlent ces « liens » dans le cadre de mobilisations sociales ou de manifestations ne relevant pas du champ du politique. Ce numéro cherchera à saisir en quoi de tels objets permettent de repenser les positionnements et les questionnements classiques de l'anthropologie politique, et de l’anthropologie du corps et de la performance,  s’intéressant aux relations de pouvoir et de domination à partir d'une analyse de la mobilité des frontières entre le politique et l'artistique ainsi que de réflexions sur les dimensions performatives, créatrices et émancipatrices des pratiques esthétiques et artistiques.

L'usage de termes spécifiques et distincts, ainsi que l'existence d'institutions elles-mêmes distinctes dans la majorité des sociétés contemporaines, amènent à supposer que parler d'artistique et de politique revient à parler de deux réalités assez différentes pour « pouvoir entrer en rapport sans [y] perdre leur identité » et qu'il soit concevable que l'une soit subordonnée à l'autre (Dufrenne, 1974). Est-on forcément face à un rapport de subordination entre deux « champs » et objets bien distincts ? Dans quelle mesure peut-on considérer l’objet politique et l’objet artistique de manière indépendante sans toutefois confondre leur dimension politique avec leurs rapports économiques et leurs stratégies de communication ?

Comment comprendre les rencontres entre la scène artistique et la scène politique en dehors de la conclusion hâtive d'une politisation de l'esthétique ou d’une esthétisation de la politique relevant d'une logique idéologique ? En effet, la scène est ce qui semble les projeter dans une même logique, et celle-ci, conditionnée par la performativité, pourrait bien en faire des phénomènes aux mêmes logiques politiques, dont la politique, défaite de son sens commun de pratique étatique, devient une pratique culturelle et sociétale de redistribution et de reconfiguration des relations de pouvoir.

Que peuvent nous apprendre les mobilisations politiques de pratiques, phénomènes, ou objets dits « artistiques » sur les limites des sociétés démocratiques et les enjeux contemporains de domination, marginalisation et assujettissement ? Quelle est la réalité des compétences émancipatrices de telles mobilisations et quelles sont leurs limites ? S'inscrivent-elles dans le cadre d'une lutte pour la reconnaissance sociale (Taylor, 1992) dont les enjeux relèvent de l'estime de soi des sujets (Honneth, 1992), de questions de politiques publiques en faveur des populations impliquées (Fraser, 2005), d’instrumentalisations visant le maintien d’hégémonies sociales et de privilèges ? De quelles manières la sphère économique vient-elle les motiver, les encourager ou les supprimer ? Quelles autres pistes peuvent nous conduire vers d’autres lectures et quels objets ont validé de nouvelles configurations sociales possibles ?

Les approches mettant au cœur de leurs réflexions les liens entre artistique et politique à partir de recherches empiriques sont relativement nombreuses dans le champ de l’anthropologie symbolique et de la performance, mais elles restent timides dans le champ d’une anthropologie politique « classique ». Or, la démocratisation en cours des sociétés dites industrielles (et post-industrielles) accélère les renouveaux stratégiques des communautés à l’œuvre dans la fabrique du politique à travers leurs expressions esthétiques, et artistiques, dès lors que celles-ci sont enchâssées dans des dispositifs socialement reconnus. Certaines ont été capables de réorienter l’actualité des sociétés dans lesquelles elles s’inséraient. De même, face à la tendance de la démocratie à devenir un ensemble de techniques et de connaissance de gouvernance permettant de reproduire l’hégémonie (Chatterjee, 2009), il est intéressant de se demander dans quelle mesure les expressions esthétiques et artistiques de populations dominées et marginalisées peuvent participer d’un renouveau de la démocratie. C'est pourquoi ce numéro cherche à les mettre en valeur, en perspective, et les discuter. Pour cela, seront privilégiées des contributions s'appuyant sur des données ethnographiques denses et récentes, et relevant d'approches anthropologiques, ethnologiques, esthétiques, ethnomusicologiques ou transdisciplinaires dans la mesure où elles contemplent en particulier ces approches, afin d'enrichir nos perspectives de réflexion et de saisir en quoi de tels objets peuvent nous permettre de mieux appréhender la dynamique des rapports sociaux au sein des sociétés contemporaines. C’est aussi une manière de tenter de penser le social non plus en terme exclusif mais aussi de rechercher de quelle façon les différentes valeurs sociales et culturelles cohabitent, comment les acteurs s’y (dés)ajustent, et enfin, d’ouvrir le débat.

Des contributions sont attendues à partir des axes suivants :

1 – Les marges, leurs productions artistiques et leur devenir citoyen

Le rôle des marges a souvent été soulevé dans les reconfigurations sociales à partir des phénomènes artistiques. « À propos du concept d’Histoire », Walter Benjamin signalait que « la tradition des opprimés nous enseigne que « l’état d’exception » est la règle », et que pour consolider notre lutte contre l’autoritarisme (il parle de « fascisme »), notre tâche était de l’instaurer. L’état d’exception serait le moteur d’une dynamisation sociale par les communautés marginalisées qui s’en saisissent pour élaborer des discours, bien souvent au travers d’expressions esthétiques codifiées, visant une critique de l’ordre établi des choses. Celle-ci empêche l’institution d’un principe d’ « inconsistance du trait égalitaire » (Rancière, 2002), par définition stérile. Pour Jacques Rancière (2002), le « peuple » est un dispositif de litige qui met en scène l’ambiguïté. Il est, par rapport aux multitudes (décrites par Hardt & Negri, 2004) – et à la pensée des multitudes – opération de différenciation par laquelle surgit la politique.

Quelles sont les manières dont les pratiques et les formes de visibilité de l’art interviennent elles-mêmes dans le partage du sensible et dans sa reconfiguration (Rancière, 2004) ? Comment ces communautés utilisent-elles leurs modes d’expression pour manifester leurs différences et instituer, voire institutionnaliser, leurs voix ? Qu'il s'agisse de mises en scène liées à une certaine indigénéité ou autochtonie lors de Festivals, ou plus simplement d'artistes issues d'une population marginalisée mais reconnus dans un milieu artistique « académique » (Babadzan, 2009 ; Glowczewski et Henry, 2007), à l'instar des peintres aborigènes par exemple, ou encore de résistance à l’institutionnalisation des « folklores » et « cultures populaires » du monde, des réflexions sur les manières dont ces pratiques ou événements relèvent d'enjeux politiques seront privilégiées.

Qu’est ce qui se joue derrière ces mises en scène ? Participent-elles d’un processus de revivification, de (re)construction identitaire et/ou ethnico-raciale, d’une militance expressive visant un « projet social » ? Est-ce que cette visibilité permet aux acteurs engagés d’être reconnus (ou reconnus différemment) dans la sphère politique et plus généralement publique ? Selon les cas, quelle est la part des autorités publiques dans l’instrumentalisation de ces identités mises en scène et de ces mises en scènes des identités ?

À partir d'une mise en perspective socio-historique des conditions de domination et de constitution d'un statut subalterne (Spivak, 2009) ou marginal, nous attendons des travaux s’attachant à montrer les manières dont ces usages remettent en cause les frontières entre le champ de l'artistique et du politique. En effet, de tels objets permettent de s'interroger sur les limites de la démocratie formelle et les possibles alternatives pour les contourner à travers le champ du sensible, mais aussi de se demander s'il peut s'agir là d'un moyen de rendre le principe de citoyenneté plus effectif et de tendre vers une citoyenneté pleine pour les populations impliquées (Boudreault-Fournier et Saillant, 2012)

2 – Mobilisations sociales contemporaines : quel art au service de quel politique ?

Ce deuxième axe de réflexion rassemblera des contributions analysant les usages de pratiques artistiques au sein de mouvements sociaux constitués, et qui établissent leurs stratégies de communication sur des pratiques artistiques ou l’expérience esthétique. Ceci, qu'il s'agisse de mouvements sociaux ayant une réflexion sur l'usage de telles pratiques au sein de leur lutte, comme le Mouvement des Sans Terre du Brésil (Martig, 2009), ou d'autres mouvements où de telles pratiques sont centrales sans pour autant qu'il y ait une réflexivité formalisée sur l'usage de l'artistique comme outil politique. Cela peut en effet être le cas de rappeurs dits « engagés » dont la militance n’est pas systématisée dans une formulation politique, ou d’experts ou maîtres d’une tradition issus d’une communauté agraphe, ou sans avoir accès ou sans détenir les instruments traditionnels de la communication politisée, et agissant dans une société globalisée.

Au regard des conditions socio-historiques de domination des populations engagées dans ces mouvements, ou pour lesquelles ces mouvements se mobilisent, les contributions devront mettre en lumière de quelles manières la rencontre, la superposition et les interactions entre scènes artistiques et politiques s'inscrivent dans une dynamique de reconnaissance sociale (Taylor, 1992 ; Honneth, 1992 ; Fraser, 2005). Les analyses montrant comment l'usage de pratiques artistiques au sein de mouvements sociaux participe à changer la manière dont les populations politiquement représentées par les mouvements sociaux sont perçus dans les sociétés considérées en terme de citoyenneté symbolique (Margalit, 2007) seront privilégiées. Il s’agira d’analyser le rapport entre la sphère artistique et la sphère du politique dans le contexte des mobilisations sociales contemporaines, mettre en exergue la singularité des différentes stratégies des acteurs à l’œuvre, et en soulever les limites.

3 - De la performativité : l’émancipation comme enjeu de la création

Il s’agira dans cet axe d'interroger la performativité de la mise en scène des « arts » et des formes d’expression esthétiques – ne bénéficiant pas de structures d’accueil à l’instar des « mondes de l’art » ou de la « société du spectacle » – en termes d'émancipation sociale. Qu'elles soient réalisées dans un but politique de manière isolée, ou organisées au sein de mouvements sociaux, collectifs artistiques aux divers objectifs, pour communiquer auprès de la société ou créer un sentiment d'appartenance, ce qu’on pourrait appeler la condition performancielle – telle que définie par Bauman and Briggs (1990) en particulier – qu’on retrouve au sein de ces pratiques religieuses, artistiques, politiques, de la « culture populaire », ou de grands événements médiatiques globaux… se révèle être un objet particulièrement intéressant pour saisir plus en profondeur les enjeux sensibles du politique.

En effet, il nous semble qu'il peut s'agir d'un objet particulièrement fécond pour interroger des processus de reconnaissance sociale au niveau des sujets en termes d'estime de soi (Honneth, 2008), d'empowerment, de réactualisation constante du sujet (Butler, 2004), de réaffirmation de soi comme « acteur de sa propre histoire » (Bhabha, 2007) ou encore plus largement de l’effondrement de catégories socialement construites (genre, race, classe), mais aussi à un autre niveau, en ce qu'elles permettent de créer des expériences esthétiques (Cerclet, 2009) inédites.

Qu’il s’agisse de donner à voir la portée utopique de l'esthétisation du politique, ou les limites idéologiques de la politisation de l'esthétique (Dufrenne, 1974), et d’en montrer ainsi le potentiel émancipateur et désassujettissant, ou non, les contributions de cet axe viseront ici à montrer à la fois les limites et les capacités émancipatrices des relations entre l’esthétique et le politique à partir d'analyses de performances. Les discussions sur la portée théorique et pratique de notions du champ de l’agentivité, en tant que porteuses de potentiels politiques de l’action expressive, seront également appréciées.

Bibliographie indicative

  • Babadzan, Alain, Le spectacle de la culture. Globalisation et traditionalismes en Océanie, Paris : L'Harmattan, 2009.
  • Bacque, Marie-Hélène, « Empowerment et politiques urbaines aux États-Unis », Géographie, économie, société, vol. 8, pp.107-124.
  • Bauman, Richard ; Briggs, Charles, Poetics and performance as critical perspectives on language and social life, Annual review of anthropology, vol 19, 1990, pp. 59-88.
  • Bhabha, Homi K, Les lieux de la culture. Une théorie postcoloniale, Paris : Payot & Rivages, 2007.
  • Boudreault-Fournier, Alexandrine et Saillant, Francine, Afrodescendances, cultures et citoyenneté, Québec : Presses de l'Université Laval, 2012.
  • Butler, Judith, Le pouvoir des mots. Politique du performatif, Paris : Amsterdam, 2004.
  • Cerclet, Denis, « L'expérience patrimoniale », Martor, revue d'anthropologie du Musée du paysan roumain, n°14, 2009, p. 23-36.
  • Chatterjee, Partha, La politique des gouvernés. Réflexions sur la politique populaire dans la majeure partie du monde, Paris : Amsterdam, 2009.
  • Dufrenne, Mikel, Art et Politique, Paris : Union Générale d'éditions, 1974.
  • Fraser, Nancy, Qu'est-ce que la justice sociale ? Reconnaissance et redistribution, Paris : La Découverte, 2005.
  • Gilroy, Paul, L’Atlantique noir. Modernité et double conscience, Paris : Kargo, 2003.
  • Glowczewski, Barbara ; Henry, Rosita, Le défi indigène. Entre spectacle et politique, Montreuil : Aux lieux d'être, 2007.
  • Hall, Stuart, Identités et Cultures. Politiques des Cultural Studies, Paris : Amsterdam, 2007.
  • Hardt, Michael ; Negri, Antonio, Multitude : war and democracy at the age of the Empire, New-York : The Penguin Press, 2004.
  • Honneth, Axel, La lutte pour la reconnaissance, Paris : Les éditions du Cerf, 2000.
  • Laplantine, François, Le social et le sensible. Introduction à une anthropologie modale, Paris : Téraèdre, 2005.
  • Margalit, Avishai, La société décente, Paris : Flammarion, 2007.
  • Martig, Alexis, « De la perception à l’inégalité sociale : la construction de l’altérité. », RITA, N°2 : août 2009, (en ligne), Mis en ligne le 01 août 2009. Disponible en lignehttp://www.revue-rita.com/content/view/50/1/
  • Rancière, Jacques, « Peuple ou multitudes ? », Entretien avec Eric Alliez, in Multitudes, juin 2002. Disponible en ligne : http://multitudes.samizdat.net/Peuple ou multitudes ?
  • Rancière, Jacques, Malaise dans l’esthétique, Paris: Galilée, 2004.
  • Spivak, Gayatri Chakravorty, Les subalternes peuvent-elles parler ? Paris : Amsterdam, 2009.

Conditions de soumission

Envoi des contributions aux deux adresses suivantes :

avant le 21.04.2013.

Les articles ne doivent pas dépasser les 40 000 signes, espaces compris, hors notes et bibliographie, résumés et mots-clés.

Tout texte qui ne sera pas conforme aux normes typographiques sera systématiquement refusé.

Les normes typographiques complètes sont accessibles sur le lien suivant : http://revues.mshparisnord.org/cultureskairos/index.php?identifier=consignesauxauteurs

Les contributions doivent comporter en outre :

  • 5 mots-clés en français et en anglais.
  • un résumé en français et un résumé en anglais.
  • une brève notice biographique de l’auteur sur fichier séparé (Nom de l’auteur, titre et institution de rattachement, brève présentation et intérêts des recherches)

Cultures-Kairós reçoit aussi en flux continu :

  • des contributions libres qu’elle publie dans la rubrique « Varia », dans la mesure où elles concernent les intérêts de sa ligne éditoriale.
  • des comptes-rendus critiques d’ouvrages qu’elle publie dans la rubrique « Recensions », dans la mesure où ils concernent les intérêts de sa ligne éditoriale.

Comité scientifique de la revue

  • Sofiane Ailane (Université Lumière Lyon 2)
  • Armindo Bião (Universidade Federal da Bahia)
  • Romain Bragard (Universidade São Paulo)
  • John Cowart Dawsey (Universidade São Paulo)
  • Christine Douxami (Université Franche-Comté)
  • Jérôme Dubois (Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis)
  • Jean-François Dusigne (Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis)
  • Laure Garrabé (Universidade Federal de Santa Maria)
  • Nathalie Gauthard (Université Nice Sophia-Antipolis)
  • Giberto Icle (Universidade Federal do Rio Grande do Sul)
  • David Khatile (Université des Antilles et de la Guyane)
  • François Laplantine (Université Lumière Lyon 2)
  • Pierre-Joseph Laurent (Université Catholique de Louvain)
  • Debora Krischke Leitão (Universidade Federal de Santa Maria)
  • Tatianna Motta Lima (Universidade Federal do Estado do Rio de janeiro)
  • Alexis Martig (Université Laval)
  • Fernando Mencarelli (Universidade Federal de Minas Gerais)
  • Marianna Francisca Martins Monteiro (Universidade Estadual Paulista)
  • Sylviane Pagès (Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis)
  • Jean-Marie Pradier (Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis)
  • Carlos Sandroni (Universidade Federal de Pernambuco)
  • Jair de Souza Ramos (Universidade Federal Fluminense)
  • Cécile Vallet (Université Paris 13)
  • Xavier Vatin (Universidade Federal do Recôncavo da Bahia)

Dates

  • dimanche 21 avril 2013

Mots-clés

  • anthropologie, politique, esthétique, pratiques artistiques, société

Contacts

  • Laure Garrabé
    courriel : laure [dot] garrabe [at] mshparisnord [dot] fr
  • Véronique Muscianisi
    courriel : veronique [dot] muscianisi [at] mshparisnord [dot] fr

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Source de l'information

  • Véronique Muscianisi
    courriel : veronique [dot] muscianisi [at] mshparisnord [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Les usages du politique et leurs enjeux dans les pratiques artistiques et expressions esthétiques », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 04 mars 2013, http://calenda.org/240672