AccueilLes représentations artistiques de l'architecture des lieux du travail industriel aux XXe et XXIe siècles

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Publié le vendredi 22 mars 2013 par Elsa Zotian

Résumé

C'est dans les représentations artistiques de l'architecture des lieux du travail industriel, que des ruptures et des continuités dans l'évolution des formes architecturales peuvent être observées. Des liens pourraient être établis entre le changement de façons de travailler au cours du vingtième siècle et la mutation des formes architecturales des lieux du travail. À l'heure du déclin des activités liées à l'industrie sur le vieux continent, quel est le regard porté sur ce bâti bien souvent devenu inutile et déserté ? De quelles manières le travail industriel est-il malgré tout présent dans une architecture qui ne remplit plus ses fonctions premières ? Comment s'incarne cette présence en creux dans la forme bâtie ?

Annonce

Présentation

La naissance de l'industrie a engendré la création de nouvelles formes de travail. Les représentations artistiques ont souvent questionné ces modalités de travail, et ce dès les débuts de l'industrie. Qu'elle soit artistique ou non,  la mise en image est bien souvent associée à des prises de position politiques, économiques ou sociologiques.

L'architecture industrielle développe des formes qui lui sont propres puisqu'ellessont le plus souvent conditionnées par leur fonction. Le besoin de luminosité dans les premières usines textiles en Angleterre entraîne par exemple la construction de bâtiments en sheds avec des toitures en dents de scie comprenant une série de versants vitrés.  Le type de travail accompli dans chaque secteur d'activité a sans doute conditionné certaines recherches formelles en architecture.

Des liens pourraient être établis entre le changement de façons de travailler au cours du vingtième siècle et la mutation des formes architecturales des lieux du travail. C'est aussi dans les représentations artistiques de l'architecture des lieux du travail industriel, que des ruptures et des continuités dans l'évolution des formes architecturales peuvent être observées. De plus, la construction des bâtiments n'obéit pas seulement à des impératifs fonctionnels, elle peut être aussi pourvue d'une fonction médiatique : la toute puissance d'un groupe industriel s'incarne dans des éléments architecturaux tels que les hauts-fourneaux ou dans le gigantisme des entrepôts.

À l'heure du déclin des activités liées à l'industrie sur le vieux continent, quel est le regard porté sur ce bâti bien souvent devenu inutile et déserté ? De quelles manières le travail industriel est-il malgré tout présent dans une architecture qui ne remplit plus ses fonctions premières ? Comment s'incarne cette présence en creux dans la forme bâtie ?

On pourra ici s'interroger sur les moyens mis en œuvre par les architectes contemporains pour envisager d'éventuelles réhabilitations de ces bâtiments. Qu'est-ce qui demeure ? Comment préserve-t-on la mémoire d'un lieu ou d'une activité ? Comment peut-on, aujourd'hui, penser l'archéologie de l'architecture industrielle conjointement à la mémoire de ce travail ? Enfin, de quelles manières les artistes ont-ils pu participer à la patrimonialisation de ces lieux ? Le regard porté par ces artistes, qu'il soit in situ ou in visu, n'a-t-il pas, en effet, contribué à la reconnaissance du bâti industriel à l'abandon ?

Programme

9h00 : accueil des intervenants

ouverture et présentation :

  • Michel Rautenberg, Centre Max-Weber, Université Jean-Monnet
  • Danièle Méaux, CIEREC, Université Jean-Monnet
  • Jacques Porte, ENSASE

Représentations artistiques et réhabilitations

Présidence Danièle Méaux

  • 9h30-10h10 : Raphaële Bertho Docteur en Histoire de l’art, Maître de conférence, Université Bordeaux 3.
    "Clichés de l’industrie en RDA : de la sublimation du monument au pittoresque de la ruine"
  •  10h10-10h50 : Katarzyna Cytlak Docteur en Histoire de l’art, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
    "L’utopie/dystopie/post-utopie : Les représentations de l’architecture industrielle dans l’art du vingtième siècle de l’Europe centrale et orientale."
  • 11h10-11h50 : Sandra Trigano Doctorante en Ethnologie, Centre Max-Weber, Université Jean-Monnet, Saint-Étienne.
    "L’appropriation de l’architecture minière par des artistes : le cas du puits Couriot à Saint Étienne"

Pause

Le pouvoir industriel : de la forme architecturale aux arts plastiques

Présidence Pierre-Manuel Rouxel

  • 14h-14h40 : Jorn Garleff Maître assistant en Histoire et théorie de l’architecture et des formes urbaines à l’ENSASE.
    "La fonction médiatique et le pouvoir des architectures (les centrales nucléaires)"
  • 14h40-15h20 : Anne-Céline Callens Doctorante en Esthétique, CIEREC, Université Jean-Monnet.
    "Les liens entre avant-garde photographique et commande publicitaire dans le bâti industriel, à travers l’étude du fonds Paul-Martial"
  • 15h40-16h20 : Denis Briand Maître de conférence HDR en Arts plastiques, Université de Rennes 2, co-directeur de la galerie Art & Essai
    "NON ! Quelques relations artistiques à l’architecture industrielle"
  • 16h30-17h00 : Philippe Chappat Directeur de La Fabrique, Andrézieux.
    Présentation et visite de l’exposition Palimpseste

Lieux

  • Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Saint-Etienne, amphithéâtre - 1 rue Buisson
    Saint-Étienne, France (42)

Dates

  • vendredi 29 mars 2013

Fichiers attachés

Mots-clés

  • art, architecture, patrimoine, ruine, industrie, travail

Contacts

  • Pauline Jurado Barroso
    courriel : pauline [dot] jurado [dot] barroso [at] univ-st-etienne [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Pauline Jurado Barroso
    courriel : pauline [dot] jurado [dot] barroso [at] univ-st-etienne [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Les représentations artistiques de l'architecture des lieux du travail industriel aux XXe et XXIe siècles », Journée d'étude, Calenda, Publié le vendredi 22 mars 2013, http://calenda.org/242050