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La communication des collectivités territoriales : état des lieux

Appraisal of communication in collective territories

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Publié le lundi 25 mars 2013 par Elsa Zotian

Résumé

Cette troisième journée d’étude, organisée par les enseignants et les étudiants du Master professionnel « Communication Publique et Animation des Territoires » avec le soutien du Pôle de Recherche de l’UCO-Angers, vise à éclaircir les problématiques de la communication territoriale. Cette année, elle propose d’analyser l’impact des mutations de la vie politique locale sur les actions de communication, sur le renouvellement des pratiques professionnelles en posant la question de l’institutionnalisation du métier de communicateur public.

Annonce

Argumentaire

Les mutations de la vie politique locale ont donné lieu à une nouvelle configuration politique territoriale marquée par l’émergence de nouvelles façons de faire de la politique et de nouvelles pratiques de gestion des affaires locales. Ces nouvelles pratiques centrées plus particulièrement sur la compétitivité économique et la concurrence territoriale génèrent de nouvelles formes de communication.

En effet, la concurrence et la compétitivité poussent les élus locaux, avec l’appui des professionnels de la communication, à engager des opérations mobilisant des moyens considérables pour organiser des événements de notoriété internationale et/ou accompagner les politiques des grands projets urbains. Pour faire face à cette dynamique de valorisation des territoires, les collectivités territoriales ne cessent d’étoffer leurs équipes en faisant appel à des spécialistes de la communication.

Les politiques de décentralisation, les transferts de compétences et leur corollaire la multiplication des entités territoriales, au niveau local, ont contribué à l’élargissement du champ d’intervention des professionnels de la communication publique territoriale. A côté des thématiques relatives à l’information de service et la communication institutionnelle, ou encore celles touchant à la promotion des élus et de leurs actions, de nouvelles thématiques, en lien avec les nouveaux enjeux territoriaux, émergent : l’environnement et le développement durable, la démocratie participative et la concertation locale, l’événementiel culturel, etc.

De ce fait le secteur de la communication publique attire de plus en plus de jeunes diplômés de l’enseignement supérieur, mobilisant des compétences spécifiques acquises durant leurs études où dans le cadre de formations professionnelles. Parallèlement, les professionnels de la communication publique bénéficient d’une reconnaissance sociale indéniable non seulement au niveau des institutions publiques (l’appel aux spécialistes et au professionnalisme) mais aussi à l’échelle de l’université (rencontres, colloques, formations universitaires spécialisées dans la communication publique).

Ainsi si les nouveaux enjeux territoriaux génèrent de nouvelles pratiques politiques et de nouvelles manières de communiquer, ils sont également l’occasion pour les professionnels de la communication publique et territoriale de mettre en place de nouvelles stratégies de positionnement. En quête d’émancipation politique et en quête d’institutionnalisation d’un rôle, ils mobilisent, au nom de leur professionnalisme, de nouvelles formes de conseils en communication et une nouvelle rhétorique de légitimation professionnelle et de « dépolitisation » de la communication publique.

Les communicateurs publics doivent cependant gérer une situation paradoxale : au moment où émergent un processus d’institutionnalisation de la profession et un certain sentiment d’appartenance professionnelle, la réalité quotidienne ne cesse de rappeler l’imbrication du métier du communicateur public et celui du communicateur politique.

Par ailleurs les professionnels de la communication publique sont loin de renvoyer à un groupe organisé : si certains professionnels ont débuté leurs carrières dans le conseil en communication politique, d’autres ont exercé des fonctions dans le domaine du marketing et de la publicité. En outre la profession ne bénéficie d’aucun statut juridique particulier et le concours de la fonction publique territoriale reste fermé aux profils des communicateurs.

Optant pour un regard croisé (politistes, sociologues, géographes, urbanistes, spécialistes des sciences de l’information et de la communication, etc.), cette journée d’étude a pour objectif d’analyser l’impact des mutations politiques locales sur les actions de communication (qui accompagnent les politiques locales et les transformations territoriales) d’une part et d’interroger les questions du renouvellement des pratiques professionnelles et l’institutionnalisation du métier de communicateur public d’autre part.

Calendrier

  • 30 avril : date limite de dépôt des propositions (une à deux pages)

  • Début mai : examen des communications et constitution du programme
  • 10 mai : programme définitif
  • 27 mai : remise des contributions (20 000 signes maximum)
  • 31 mai : clôture des inscriptions
  • 11 juin : journée

Conditions de soumission

Volume : une à deux pages (6000 signes maximum).

Eléments de contexte : auteur(s), université, laboratoire, courriel, axe et thème de l’étude. Propositions, demandes de renseignements, inscriptions, à faire parvenir à amina.lasfar@uco.fr et claire.maheo@uco.fr

Comité scientifique 

  • Manuelle Aquilina, maître de conférences, UCO-BS Vannes, membre de l’Institut de Recherche sur les entreprises et les administrations (IREA/Université de Bretagne Sud), membre associé du Centre de recherches historiques de l’Ouest (CERHIO/Université de Rennes 2).
  • Didier Chauvin, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication, membre du laboratoire Plurilinguisme, Représentations, Expressions Francophones-information, communication, sociolinguistique (PREFics/Université de Rennes 2).
  • Charles-Edouard Houllier-Guibert, maître de conférences à l’université de Rouen, membre du laboratoire Normandie, Innovation, Marché, Entreprise, Consommation (NIMEC/ Universités de Caen-Rouen-Le Havre).
  • Amina Lasfar, maître de conférences à l’Institut des sciences de la communication et de l’éducation d’Angers (ISCEA/UCO), membre du Centre de recherche sur l’Action politique en Europe, (CRAPE/IEP de Rennes).
  • Christian Le Bart, professeur de science politique, membre du Centre de recherche sur l’Action politique en Europe, (CRAPE/IEP de Rennes).
  • Pierre Leroux, politiste, professeur à l’Institut des sciences de la communication et de l’éducation d’Angers (ISCEA/UCO), membre du Centre de recherche sur l’Action politique en Europe, (CRAPE/IEP de Rennes).
  • Claire Mahéo, maître de conférences sciences de l’information et de la communication, UCO-BS Vannes, membre de l’Institut de Recherche sur les entreprises et les administrations (IREA/Université de Bretagne Sud), membre associé du laboratoire Plurilinguisme, Représentations, Expressions Francophones-information, communication, sociolinguistique (PREFics/Université de Rennes 2).

Comité d’organisation

  • Amina Lasfar,
  • Pierre Leroux,
  • Claire Mahéo
  • et les étudiants de master 2 « Communication Publique et Animation des Territoires ».
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Lieux

  • UCO - 3, place André Leroy
    Angers, France (49)

Dates

  • mardi 30 avril 2013

Fichiers attachés

Mots-clés

  • communication publique, communication politique, développement territorial, communicateur public, pratiques professionnelles, identité professionnelle

Contacts

  • Amina Lasfar
    courriel : amina [dot] lasfar [at] uco [dot] fr

Source de l'information

  • Amina Lasfar
    courriel : amina [dot] lasfar [at] uco [dot] fr

Pour citer cette annonce

« La communication des collectivités territoriales : état des lieux », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 25 mars 2013, http://calenda.org/242833