AccueilAutour de La Danse de Matisse

Autour de La Danse de Matisse

Troisièmes rencontres de la Galerie Colbert

*  *  *

Publié le mercredi 03 avril 2013 par Élodie Faath

Résumé

Les Rencontres du 13 avril 2013 permettront de visiter ce haut lieu de la recherche, de la formation et de la coopération internationale en histoire de l’art, et de découvrir les savoir-faire, les outils d’analyse, les méthodes d’examen et d’interprétation des chercheurs qui y œuvrent : historiens de l’art, de la littérature, des arts de la scène, de l’écran et de la photographie, ou conservateurs du patrimoine et des bibliothèques, et restaurateurs. Une œuvre a été choisie pour fédérer les réflexions et nourrir les débats, une œuvre déterminante pour l’histoire des avant-gardes, passionnante par les influences qu’elle reçut et exerça, comme dans ses rapports avec d’autres arts que la peinture et d’autres cultures que l’Europe : La Danse de Matisse.

Annonce

Présentation

Pour la troisième année consécutive, la Galerie Colbert ouvre ses portes au grand public. Lieu historique conservant la mémoire du xixe siècle et de ses fameux « passages », elle héberge depuis 2001 la plupart des établissements d’enseignement et de recherche d’Île-de-France en histoire de l’art, ainsi que l’Institut national du patrimoine.

Les Rencontres du 13 avril 2013 permettront de visiter ce haut lieu de la recherche, de la formation et de la coopération internationale en histoire de l’art, et de découvrir les savoir-faire, les outils d’analyse, les méthodes d’examen et d’interprétation des chercheurs qui y œuvrent : historiens de l’art, de la littérature, des arts de la scène, de l’écran et de la photographie, ou conservateurs du patrimoine et des bibliothèques, et restaurateurs.

À nouveau, une œuvre a été choisie pour fédérer les réflexions et nourrir les débats, une œuvre déterminante pour l’histoire des avant-gardes, passionnante par les influences qu’elle reçut et exerça, comme dans ses rapports avec d’autres arts que la peinture et d’autres cultures que l’Europe : la Danse de Matisse.

Commandée au début de 1909, avec son pendant la Musique, par le collectionneur russe Sergueï Chtchoukine pour la décoration de son hôtel particulier à Moscou, l’œuvre (aujourd’hui conservée à Saint-Pétersbourg, au musée de l’Ermitage) est l’une des plus hautes réussites du Fauvisme et témoigne admirablement des recherches d’un artiste s’émancipant des règles de représentation traditionnelles de l’art occidental.

« Panneau décoratif », selon le titre du catalogue du Salon d’automne de 1910 où la deuxième version de l’œuvre fut présentée, la Danse n’en est pas moins l’expression magistrale d’une ronde par des formes simplifiées et des rapports de couleurs. « Mon premier et principal élément de construction était le rythme », écrivit Matisse à propos de cette version, « le deuxième, une grande surface d’un bleu soutenu (allusion au ciel de la Méditerranée), le troisième un tertre vert (le vert des pins méditerranéens). Avec ces données, mes personnages nus ne pouvaient être que vermillon pour obtenir un accord lumineux ». La force de cette transposition de la réalité repose sur la confrontation entre les arts, sur les relations qu’instaure toute image entre l’espace et le temps, et sur la découverte des arts extra-européens, dont le « primitivisme » déjoue les effets de l’illusionnisme.

Les multiples sujets que l’on peut aborder à partir de cette œuvre – la tension entre dimensions « décorative » et « expressive » de l’art, le rapport des arts visuels au mouvement, la notion de couleur-lumière, l’influence des arts non occidentaux, ... sans oublier la question posée par la reprise et les variations d’un même thème dans l’œuvre d’un artiste – vont bien au-delà de l’intérêt que Matisse porta à la danse. En fait, ils concernent non seulement toute l’histoire de cet art, depuis les satyres et ménades de l’Antiquité jusqu’à Pina Bausch et Carolyn Carlson, mais aussi toutes les pratiques artistiques : peinture, architecture, sculpture, arts décoratifs, théâtre et opéra, musique, photographie, cinéma, vidéo, performance.

La Danse de Matisse permet ainsi d’éclairer d’autres contextes que celui de sa création, d’autres arts que la peinture. Les interventions des chercheurs, les ateliers et tables rondes, et les projections qui ponctueront cette journée couvriront le champ historiographique de l’œuvre et de ses développements (Danse du musée d’Art moderne de la Ville de Paris, Danse de la Fondation Barnes... ), les enjeux de leur élaboration, de leur réception et de leur conservation, leurs origines lointaines dans le temps et dans l’espace, et bien sûr leur actualité dans l’art contemporain.

Programme

9h15 : Accueil du public

9h30 - 11h : Conférences inaugurales (auditorium)

  • Jean-Claude Bonne (EHESS), Rémi Labrusse (Paris Ouest Nanterre La Défense), Pascal Rousseau (Paris 1-HiCSA)

Corps, peinture, architecture. Autour des Danse de Matisse. Autour des différentes versions de la Danse de Matisse, trois réflexions sur le corps dansant et ses devenirs dans la peinture et dans l’architecture

11h15 - 12h 45 : 3 ateliers simultanés

  • Mémoires (salle Benjamin)

Emmanuel Ussel (INHA), Ephéméride de la durée : image cinétique et corporéité du temps survivant dans la Danse de Matisse

La représentation du corps en mouvement et sa critique renouent avec l’antique mémoire des ancêtres païens. Il s’agira de dégager ce qui, dans le tracé du corps dansant, évoque chez Matisse les transports de l’orchestique moderne et ceux de la ménade ou de la nymphe antiques.

Degain Jessica (Inp), La danse indienne, du rite à l’avant-garde

Sujet de prédilection chez Matisse, la danse a façonné la civilisation indienne de l’Antiquité à nos jours. Réputée d’origine divine, elle est d’abord sacrée, avant de s’ouvrir à la modernité. Elle demeure aujourd’hui une source d’inspiration majeure pour les artistes indiens et occidentaux.

Florent Molle (Inp), La promotion des danses traditionnelles. Enjeux patrimoniaux, touristiques et identitaires

Au Gabon, les danses rituelles pratiquées lors du Bwiti sont sujettes à des variations et innovations, en fonction de l’évolution du culte face aux enjeux de la modernité. Il s’agira d’analyser les transformations symboliques induites par le tourisme occidental et la migration du culte et de ses danses rituelles.

Stéphanie Mahieu (Inp), La promotion des danses traditionnelles. Enjeux patrimoniaux, touristiques et identitaires

Le mouvement des tanchaz (maisons de la danse), né en Hongrie dans les années 1970, est une structure d’enseignement des danses traditionnelles hongroises. Elles seront analysées sous l’angle des « traditions inventées », aussi bien que des pratiques identitaires transnationales

  • Variations (salle Vasari)

Sarah Hassid (Paris 1/HICSA/École du Louvre), Les « musicalités picturales » dans la Danse et la Musique d’Henri Matisse

Le « diptyque » formé par la Danse et la Musique peut être considéré comme une expression des relations de Matisse avec les autres domaines de création et plus particulièrement avec la musique. Nous proposons d’y étudier le rapport équivoque de l’artiste au paragone et ses enjeux esthétiques.

Marie-Laure Crosnier Leconte (INHA), Mouvement imaginaire, mouvement réel, la Danse pour la fondation Barnes, 1930-1933, de Nice à Merion, Paris, Philadelphie

En octobre 1930, Matisse reçoit la commande d’un grand décor pour la fondation Barnes aménagée en 1922-25 dans la banlieue de Philadelphie par l’architecte d’origine française Paul Cret pour abriter la collection d’œuvres du docteur Barnes. Il s’y confronte en trois compositions à la difficulté d’insérer une vaste scène animée dans un cadre architectural contraignant.

Marie Dekaeke (Paris Ouest Nanterre La Défense/École du Louvre), Variations et sérialité dans les portraits sculptés d’Henri Matisse

Les recherches picturales de Matisse ayant abouti à la Danse trouvent un écho dans ses portraits sculptés. Dans plusieurs séries des années 1910, il opère un travail de synthèse progressive, de fragmentation et d’appropriation du modèle. Il s’agira de comprendre comment il réinvente le portrait intime en se détachant de la mimesis.

Emmanuelle Polack (INHA), Sur les traces de l’Odalisque au Tambourin de Matisse pendant la Seconde Guerre mondiale

Actuellement visible dans les collections de la Simon Norton Foundation à Pasadena (Californie), l’Odalisque au Tambourin de 1926 est passée successivement entre les mains de plusieurs collectionneurs et marchands d’art, mais aussi entre celles d’Hermann Goering, dignitaire du Troisième Reich. Il s’agira de retracer ce parcours singulier.

  • Rituels (salle Demargne)

Axelle Davadie (Paris-Sorbonne), La pyrrhique : l’armée dans la danse ? Du mythe au concours

En Grèce ancienne, lors de certaines fêtes religieuses, avaient lieu des concours gymniques, comportant par fois une épreuve de danse en armes nommée pyrrhique. On s’interrogera sur ses significations, tant religieuses que civiques.

Stéphanie Wyler (Paris Diderot/AnHiMA), La danse des satyres dans les fêtes romaines : du rituel à l’image

Partant des danses satyriques dans les cortèges rituels de la Rome républicaine, nous nous intéresserons à la mise en image des danses dionysiaques, en particulier dans la peinture du Ier siècle après J.-C., dans le contexte artistique de la cour de Néron.

Luisa Capodieci (Paris 1/HiCSA), Magie de la danse. « Le Balet comique » comme ballet cosmique

Le Balet comique de la Royne , joué en 1581 pour le mariage d’Anne de Joyeuse et de Marguerite de Lorraine, est considéré comme le premier exemple de « ballet de cour ». Librement inspiré de l’Odyssée , ce spectacle se terminait par un ballet censé reproduire les mouvements mystérieux de l’âme du monde.

12h 45 - 14h Pause déjeuner

14h - 15h 30 : 3 ateliers simultanés

  • Ballets (salle Benjamin)

Axelle Fariat (Paris-Sorbonne/Humboldt-Universität zu Berlin)

Shéhérazade (1910) : les décors et les costumes de Léon Bakst au service d’un conte des Mille et une Nuits

Léon Bakst, décorateur en chef des Ballets russes, réalise les décors et les costumes pour le ballet Shéhérazade de Rimsky-Korsakov, inspiré de l’art oriental. La première du ballet, le 4 juin 1910 au théâtre national de l’Opéra de Paris, émerveille le public par son originalité, sa nouvelle conception du décor théâtral et des costumes.

Giuseppe Montemagno (Paris-Sorbonne)

Une nouvelle bataille d’Hernani. La création parisienne du Sacre du printemps et sa réception contemporaine

Événement révolutionnaire comme peu d’autres dans l’histoire de la musique, de la danse et du théâtre du xxe siècle, le Sacre du printemps achève, le 29 mai 1913, la première période des créations parisiennes des Ballets russes et sera analysé à travers sa réception dans la presse contemporaine.

Cécile Bosc (Paris 3/ARIAS), Faire corps, métamorphoses de la peinture dans Faces de Maguy Marin

Faces, créé en 2011 à l’Opéra de Lyon par Maguy Marin, est construit sur le mode d’une succession de tableaux entrecoupés de noirs. Le spectacle évoque au détour de l’un de ces tableaux vivants la Danse de Matisse. Cette question de l’être ensemble, du faire corps se trouve ici posée.

  • Gestes (salle Vasari)

Audrey Gouy (EPHE/Histara/AOROC/université Ca’ Foscari de Venise), Le geste dansé étrusque dans le komos : entre grammaire visuelle et expressivité rituelle

À partir de l’étude d’un relief funéraire de Chiusi, nous questionnerons la mise en image du geste dansé étrusque. Le komos , danse rituelle liée à la consommation du vin, se caractérisait par l’exécution d’un mime. Comment le geste et les corps sont-ils adaptés sur l’objet afin de rendre la forme de la danse et ses mouvements, ainsi que sa dimension propitiatoire ?

Petra Kolářová, (Paris 1/HiCSA/Université Charles de Prague), Le geste du mime corporel entre la sculpture, la scène et la photographie

C’est en s’inspirant de la sculpture qu’Étienne Decroux (1898-1991) conçut le geste du mime corporel, lequel fut ensuite photographié par Étienne-Bertrand Weill. On suivra cette figuration du geste dans ses mutations successives : de la sculpture au corps du mime jusqu’à sa nouvelle mise en image.

Johanna Renard (Rennes 2), Danse avec les matelas ou la danse comme disposition d’objets et de personnes : une étude de Parts of Some Sextets (1965) d’Yvonne Rainer

Danse pour dix personnes et douze matelas, Parts of Some Sextets (1965) est l’une des pièces les plus radicales de la chorégraphe américaine Yvonne Rainer. On montrera comment l’utilisation d’un objet aussi atypique et absurde a pu transfigurer de manière décisive la pratique de l’artiste, la conduisant à théoriser sa conception de la danse.

Anne Creissels (Lille 3/CEAC/CEHTA/EHESS), Figurer l’âme de la danse ?

Dans le film de Rebecca Horn, Der Eintänzer (1978), un guéridon motorisé, seul capable d’exprimer les sentiments humains, esquisse un pas de danse. Artifice stylisé, expression des corps absents, figure paradoxale d’un geste dansé, cet automate suggère que l’âme de la danse, si elle habite les corps, réside aussi au-delà d’eux, dans ses représentations

  • Primitivismes (salle Demargne)

Maureen Murphy (Paris 1/HiCSA), Rapports de genre et primitivisme dans la Danse de Matisse

Prenant comme point de départ une étude des rapports de genre et du primitivisme à l’œuvre dans la Danse de Matisse, cette intervention s’intéresse à l’articulation entre la représentation du corps des femmes et celle de l’Ailleurs, des premiers primitivistes jusqu’aux expérimentations surréalistes.

Pascal FARACCI (Inp), Les ballets de Marc Chagall : à la Russie, aux kachinas et aux autres

Chagall, maître de la couleur, n’aura cessé de renouveler son art au contact de la scène. En Russie, il fréquente Bakst et Nijinski puis y réalise, comme Matisse, sa Danse et sa Musique. Mais pourquoi inviter des danseurs amérindiens kachinas dans un ballet russe ?

Laure Fernandez (ARIAS), Émotions brutes et primitivisme : fondement et pérennité du Sacre du Printemps (1913-2013)

Avec le Sacre du Printemps , les Ballets russes tendent à détacher la danse de ses codes traditionnels pour mieux renouer avec un primitivisme du corps. Une œuvre que les chorégraphes ne cesseront de reprendre dans une quête perpétuelle de l’émotion brute.

5h 45 - 17h15 : 2 ateliers simultanés

  • Croisements (salle Benjamin)

Étienne Jollet (Paris 1/HiCSA), De Matisse à Watteau : la peinture et la danse

La danse joue dans l’œuvre de Watteau un rôle central en ce qu’elle fait figure d’impossible modèle : elle définit sur un mode dynamique la question du lien entre les êtres, si important dans les « fêtes galantes », en quête d’une hypothétique harmonie ; elle fait apparaître la relation problématique entre la nature et les pratiques culturelles qui y prennent place ; elle rend sensible au jeu subtil des temporalités.

Lyne Penet (Paris 1/HiCSA), La musique de la Danse : rythme, accord parfait et harmonie

Avant d’être le sujet du deuxième panneau destiné à Chtchoukine, la musique est d’abord un élément essentiel du processus génétique de la Danse , dont elle conditionne et structure la représentation. Cette musicalité s’exerce dans la double recherche, par Matisse, du rythme de la ligne et de l’accord des tons pour donner à l’œuvre un mouvement dynamique et une cohésion harmonique.

Sébastien Quéquet (musée des Arts décoratifs), Matisse, la ronde ou l’art de peindre sur céramique

La Danse de Matisse est un écho à la collaboration du peintre avec le faïencier André Metthey. À partir de cette expérience artistique, on explorera le phénomène de l’engagement des peintres dans les ateliers de décoration sur céramique et leur travail d’adaptation à ce support et à ses exigences.

Louis Gevart (Université Paris Ouest Nanterre La Défense), Quand les statues dansent. Rythmique et rhétorique du corps dans le jardin de sculptures en France et en Scandinavie (1910-1950)

On partira de la structure de la Danse de Matisse pour proposer une réflexion sur l’aménagement de deux jardins scandinaves de sculptures, dans lesquels la répartition des statues dans l’espace obéit à une chorégraphie et à une rythmique spécifiques comparables à celles de la peinture de Matisse

  • Reprises (salle Vasari)

Émilie Bouvard (Paris 1/HiCSA/Inp), Matisse et Lichtenstein

Roy Lichtenstein s’attaque en 1974 à la Danse de Matisse pour l’un de ses quatre grands Studios, qu’il expose dans sa peinture auprès de ses propres œuvres et d’autres grands maîtres de l’art moderne. Hommage, ironie, pratique citationnelle post-moderne, “appropriationisme” précoce ? La reprise touche aussi bien les comics que les figures majeures de la modernité.

Emmanuel Pernoud (Paris 1/HiCSA), Girlie Show d’Edward Hopper : la danse désenchantée

En 1941, Hopper peignit un spectacle de strip-tease comme il en avait fleuri aux États-Unis durant la Grande Dépression. La danse sans exotisme et sans arabesque, dans un théâtre miteux de la modernité occidentale.

Michelle Debat (Paris 8/département Photographie), La photographie comme «lieu» du dansé dans Ballet (1945) d’Alexey Brodovitch

Directeur artistique d’ Harper’s Bazaar et photographe, Alexey Brodovitch (1898-1971) publie en 1945 son célèbre livre Ballet qui va révolutionner la photo graphie de danse.

Hervé Joubert-Laurencin (Université Paris Ouest Nanterre La Défense/HAR), Ronde autour d’un feu invisible. Les brûleuses d’herbes, un film d’Auguste Lumière

Un film Lumière, attribuable à celui des deux frères inventeurs du cinématographe qui voulut être scientifique et passa du temps à regarder et à écrire sur les mouvements browniens. Il filme ici le vent, à travers ceux de la fumée. Le feu intérieur est entretenu par une ronde de travailleuses des champs, dans un pré, en 1897

17h 30 - 19h : 3 tables rondes simultanées

  • Quand la danse s’expose (salle Vasari)

Avec Gilles Amalvi, écrivain et dramaturge pour le musée de la Danse (Rennes), Sarah Ligner, conservatrice-stagiaire à l’Institut national du patrimoine, Béatrice Picon-Vallin, chercheuse émérite au CNRS (ARIAS), Sonia Schoonejans, critique de danse et commissaire d’exposition.

Modération : Ada Ackerman, chargée de recherches au CNRS (ARIAS)

Comment l’art de la danse peut-il être exposé au musée ? Est-il pertinent de vouloir le faire ? Et si oui, dans quelles conditions et avec quelles modalités ? Différents spécialistes échangeront autour de ces questions à partir d’exemples précis.

  • Écouter la danse (salle Benjamin)

Table ronde organisée et modérée par Agathe Dumont (université Lumière-Lyon 2) et Laure Fernandez (ARIAS-CNRS), sur une proposition de Marie-Madeleine Mervant-Roux (ARIAS-CNRS), avec Jean-Yves Bosseur (CNRS), Michel Briand (université de Poitiers), Michelle Debat (université Paris 8/ département Photographie), Philippe Guisgand (université Lille 3), Anne Penesco (université Lumière-Lyon 2), Gretchen Schiller (Brunel University School of Art, Londres/université Stendhal-Grenoble 3)

La Danse, la Musique... Qu’entend le spectateur face au diptyque silencieux de Matisse ? Comment e son y est-il figuré, et quel son ? En quoi un corps représenté, dansant, mouvant, produit-il lui-même une forme de musicalité ou de silence ? Réunissant des chercheurs en arts plastiques, photographie, danse, littérature et musicologie, cette table ronde proposera une approche interdisciplinaire de la dimension sonore de l’œuvre de Matisse.

  • Degas et la danse (salle Demargne)

Avec Wilfride Piollet, ancienne danseuse étoile de l’Opéra de Paris, et Barthélémy Jobert, professeur d’histoire de l’art et président de l’université Paris-Sorbonne

Comment Degas a-t-il cherché, non pas à représenter la danse sous une forme allégorique, mais bien dans la réalité de la pratique de la danse et des spectacles de son époque, sans lui donner une forme purement anecdotique ?

19h15 : Projection débat : En équilibre sur des possibilités légères (auditorium)

Entrée libre

Partenaires

  • Anthropologie et Histoire des Mondes Antiques (ANHIMA), unité mixte de recherche 8210
  • Association des Professeurs d’archéologie et d’histoire de l’art des universités (APAHAU)
  • École des hautes études en sciences sociales (EHESS), Centre d’histoire et de théorie des Arts (CEHTA), Groupe d’anthropologie historique de l’Occident médiéval (GAHOM), unité mixte de recherche 8558
  • École pratique des hautes études (EPHE), Équipe Histoire de l’art, histoire des représentations et archéologie de l’Europe (Histara)
  • Institut national du patrimoine (Inp)
  • Institut national d’histoire de l’art (INHA)
  • Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Centre de recherche HiCSA (Histoire culturelle et sociale de l’art), équipes art moderne et art contemporain
  • Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3, Atelier de recherche sur l’intermédialité et les arts du spectacle (ARIAS), unité mixte de recherche 7172
  • Université Paris Diderot - Paris 7
  • Université Paris 8, EPHA (Équipe de recherche Esthétique, pratique et histoire des arts)
  • Université Paris Ouest Nanterre La Défense, Centre des arts et représentations (HAR)
  • Université Paris-Sorbonne (Paris 4), Centre André Chastel, unité mixte de recherche (Université Paris-Sorbonne, CNRS, ministère de la Culture et de la Communication)

Lieux

  • Galerie Colbert, accès : 6 rue des Petits-Champs - 2 rue Vivienne
    Paris, France (75002)

Dates

  • samedi 13 avril 2013

Mots-clés

  • oeuvre, outils d’analyse, méthodes d’examen, interprétation

Contacts

  • Sarah Féron
    courriel : sarah [dot] feron [at] inha [dot] fr

Source de l'information

  • Sarah Féron
    courriel : sarah [dot] feron [at] inha [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Autour de La Danse de Matisse », Journée d'étude, Calenda, Publié le mercredi 03 avril 2013, http://calenda.org/243963