AccueilAnthropologie au Québec. Diversité des pratiques et pertinence des terrains locaux

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Publié le lundi 22 avril 2013 par Élodie Faath

Résumé

Présenté dans le cadre du 81e Congrès de l’ACFAS, ce colloque réunira des anthropologues professionnels et de la relève qui se sont démarqués de la tradition disciplinaire en menant leurs recherches au Québec, en terrains locaux.  La présentation de leurs recherches et de leurs parcours professionnels permettra de réfléchir à la question : comment l'anthropologie peut-elle contribuer à l'étude des enjeux de notre société québécoise ?

Annonce

Responsable : Karine St-Denis, École nationale des pompiers du Québec

Présentation

L’anthropologie sociale et culturelle a traditionnellement étudié la diversité culturelle des peuples autochtones d’ici et d’ailleurs. Guidé par la méthode ethnographique, l’anthropologue séjournait alors longuement auprès du peuple étudié jusqu’à l’obtention d’une description de ses pratiques et des ses croyances (Boas 1911, Evans-Pritchard 1937,  Malinowski 1922).

Bien que l’anthropologie traditionnelle soit toujours pertinente, plusieurs facteurs scientifiques et professionnels en diminuent la faisabilité. De ces facteurs soulignons le nombre grandissant d’études locales et d’auto-ethnographies (Augé 1992 et 1994, Bensa 2006, Caratini 2004) ainsi que les défis de l’employabilité des anthropologues de la relève. Pour répondre à ces nouvelles réalités disciplinaires, l’anthropologie se doit de diversifier ses pratiques et ses objets de recherche.

Ce colloque rassemblera des anthropologues professionnels et de la relève qui se sont démarqués de la tradition disciplinaire en menant leur recherche au Québec, sur des enjeux locaux. Leurs recherches et leurs parcours professionnels permettront de réfléchir à la question suivante : Comment l'anthropologie peut-elle contribuer à l'étude des enjeux de notre société québécoise ? 

Par ce colloque, anthropologues professionnels et étudiants feront part des résultats de leurs recherches  en terrain québécois. Ils réfléchiront aux apports des méthodes, concepts et approches de l'anthropologie pour l'étude des enjeux de notre société québécoise.

 Ce colloque poursuivra trois objectifs :

  • Promouvoir l’apport et la pertinence des recherches anthropologiques pour la société québécoise.
  • Diffuser les résultats de recherches anthropologiques effectuées au Québec.
  • Soutenir la relève par le dialogue entre anthropologues professionnels et étudiants.

Programme

Vendredi 10 Mai 2013

Anthropologie et santé

Horaire : 9 h 00 - 10 h 30 / Capacité de la salle : 30

09:00 : Mot de bienvenue

  • 09:15 : L’anthropologie au risque de la biomédecine et des sciences appliquées: penser la santé au travail et la réadaptation sans y laisser sa chemise. Daniel Côté (IRSST - Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail)

À chaque année au Québec, près de cent mille travailleurs subissent une lésion professionnelle qui nécessite un arrêt de travail temporaire. Si la grande majorité d’entre eux retournent en emploi dans un délai de quelques semaines, environ 6 % d’entre eux se retrouvent dans une situation d’incapacité prolongée qui nécessite des traitements de réadaptation. Plus du tiers d’entre eux sont traités pour des maux de dos. Les parcours médico-administratif et professionnel de ces travailleurs sont chargés d’embûches : litiges médico-légaux, stigmatisation, atteinte au sentiment d’identité personnelle, perte du lien d’emploi, précarité économique, ruptures, isolement social et affectif, etc. Un épisode d’incapacité prolongée au travail peut vite devenir le lieu de profondes remises en question. Malgré l’ampleur de cette problématique (réadaptation des travailleurs), très peu d’anthropologues ont investi ce champ de recherche (réadaptation au travail).

Cette conférence présente le parcours professionnel de l’auteur, anthropologue de formation et reconnu en SST comme un spécialiste de la réadaptation. Que signifie être anthropologue dans un milieu de recherche appliquée fortement influencé par le paradigme biomédical? Qu’est-ce qu’une formation en anthropologie peut apporter dans un contexte où la multidisciplinarité est d’abord pensée comme une diversité des sciences médicales et cliniques? Cette conférence tentera de répondre à ces questions à la lumière du parcours personnel de l’auteur.

  • 09:40 : En terrain inconnu : le parcours académique et professionnel d’une anthropologue dans le monde  multidisciplinaire de la recherche en santé. Lilianne Bordeleau (CSSS - Centre de santé et des services sociaux de la Vieille-Capitale)

La recherche sur la santé est bien souvent synonyme de multidisciplinarité. Cette multidisciplinarité peut entraîner des échanges de points de vue et de méthodes susceptibles d’enrichir un projet de recherche, et ce, à différents niveaux. Cependant, elle peut aussi amener des difficultés pouvant ralentir certaines collaborations, telle que la démonstration de la valeur scientifique d’une discipline ou d’une méthode de recherche. Ces difficultés soulèvent deux questionnements : quelle est la place de l’anthropologie en recherche sur la santé et comment arriver à délaisser l’idée trop souvent répandue de l’anthropologie comme science « molle »?

Je répondrai à ces questionnements en m’inspirant de mon parcours académique et professionnel. J’évoquerai les expériences multidisciplinaires auxquelles j’ai fait face depuis mes débuts dans le milieu de la recherche sur la santé. Aussi, je parlerai de la place de l’anthropologue au sein des groupes de recherche au Québec. La première partie de mon exposé traitera de mon parcours académique et des motifs justifiant mon choix d’un terrain local (Montréal) comme le lieu du sujet d’étude de ma maîtrise : le blanchiment de l’apparence. En deuxième partie, je parlerai de mon parcours professionnel qui fut l’occasion de travailler en multidisciplinarité avec différents professionnels et chercheurs.

  • 10:05 : Les technologies médicales dans un contexte pluriculturel. La transfusion de sang à Montréal. Liliana Gomez Cardona (UdeM - Université de Montréal)

La transfusion de sang est un élément essentiel des soins aux patients et contribue à sauver de nombreuses vies (OMS 2009).  Au Québec, 80 000 personnes bénéficient annuellement d’une transfusion sanguine (Héma-Québec 2011). Par contre, ces  transfusions posent des problèmes d’ordre éthique, moral, religieux et légal (Kleinman 1994, Muramoto, 2001) qui demeurent rarement abordés par la littérature scientifique.

En réponse à cette lacune,  nous avons consacré notre recherche doctorale en anthropologie à la perspective des enfants et de leurs familles par rapport à l’utilisation thérapeutique de produits sanguins.  Notre recherche s’inscrit dans un projet pilote mené dans deux unités cliniques d’un hôpital pédiatrique à Montréal, soit le CHU Sainte-Justine. Ce projet pilote s’est basé sur une méthodologie qualitative et des entrevues en profondeur auprès de 23 patients et leurs proches.

Cette conférence expose la problématique, les principaux objectifs et les résultats préliminaires de notre recherche doctorale. Ces résultats permettent de mieux comprendre le vécu transfusionnel du point de vue des receveurs du sang et les enjeux identitaires que cette procédure entraine. Ils apportent également une information précieuse pour les professionnels de la santé en ce qui concerne le transfert de connaissances et les aspects culturels et sociaux qui entourent la transfusion de sang.

10:30 : Pause

Anthropologie et politiques publiques

Horaire : 10 h 50 - 12 h 05 / Capacité de la salle : 30

  • 10:50 : Les enjeux de la diversité ethnoculturelle dans les établissements scolaires : les formations interculturelles. Geneviève Grégoire-Labrecque (UdeM - Université de Montréal)

Ma démarche s’inscrit en ethnologie dans une visée de l’anthropologie urbaine et des relations ethniques, notamment au Québec.

En 1998, le Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport du Québec a mis sur pied une politique d'intégration scolaire et d'éducation interculturelle. Des sessions de formation interculturelle ont été créées à l'intention des enseignants, des professionnels non enseignants ainsi que des directions scolaires afin de concrétiser les principes et orientations de la politique.

Cette communication présentera la vision des intervenants qui ont assisté à ces formations. Leurs perceptions seront mises en relation avec les diverses stratégies proposées par les formateurs afin d'analyser la dynamique entre la diversité ethnoculturelle et les institutions scolaires.

Cette recherche s'appuie sur une observation participante de cinq formations données par le MELSQ de janvier 2012 à mai 2012 ainsi que sur une analyse des discours de sept participants sur les enjeux de la diversité ethnoculturelle dans leurs établissements scolaires.

Divers thèmes sont ressortis des entrevues et formations et seront discutés : l'enjeu de l'identité québécoise, l'éthique de l'enseignant ainsi que la complexité de la réflexion amorcée par les intervenants scolaires. Nous verrons comment la rencontre avec « l'Autre force la réflexion sur le Soi» quotidiennement notamment avec le discours interculturel, les différentes valeurs en présence et la réflexivité préconisée par les formateurs.

  • 11:15 : L’anthropologue hors du domaine académique : du rôle d’interprète culturel à l’inscription dans des processus de consultation publique. Frédérick Gagné (Ministère de la santé et des services sociaux)

La discipline anthropologique s’est fait une spécialité de la description attentive des contextes de vie locaux, ainsi que des discours et des pratiques par lesquels les acteurs sociaux organisent leur vie et leur monde. Également, plusieurs ont mis l’accent sur le rôle d’interprète, d’intermédiaire, de témoin, pour ne pas dire de « truchement » que les anthropologues sont amenés à prendre entre divers contextes sociaux et culturels.

Si ces compétences acquises lors d’un cursus universitaire en anthropologie peuvent mener à l’investissement d’une carrière académique, nombre d’anciens étudiants de cette discipline auront à s’inscrire dans des contextes professionnels moins orthodoxes, qu’ils s’agissent de centres de recherche qui regroupent des chercheurs d’autres disciplines académiques ou d’organisations qui produisent des savoirs pour des fins autres que la recherche universitaire.

À partir d’un parcours professionnel individuel, cette conférence exposera comment un anthropologue peut contribuer au développement des connaissances dans diverses organisations. Une attention particulière sera portée à l’exemple de l’inscription d’un anthropologue dans un organisme gouvernemental à vocation consultative. Nous y verrons que les compétences à l’analyse des discours produits par les acteurs sociaux préparent les anthropologues à l’inscription dans de telles institutions.

  • 11:40 : Le statut de chercheur universitaire sans poste, un parcours sinueux. Jean-Luc Bédard (INRS - Institut national de la recherche scientifique)

Après un doctorat sur l'identité, la mémoire et l'immigration (U. Laval, 2005), je contribue depuis 2006 à des travaux de recherche appliquée sur le travail. Ces projets de recherches appliquées portent sur les thèmes de la formation en milieu de travail, ainsi que du développement et de la reconnaissance des compétences.

 Je décrirai d’abord les étapes à franchir pour qu’un projet soit retenu par un organisme subventionnaire et les conséquences sur la présentation d’une démarche anthropologique. Les appels de projets sont orientés vers des objectifs pratiques, associés aux politiques publiques de l'emploi au Québec. Ensuite, sur le terrain, les sollicitations de participation auprès des entreprises (surtout des PME de secteurs manufacturiers) m'amènent à me présenter comme n'étant ni un chercheur aux visées seulement théoriques, ni un consultant muni d'un coffre à outils, promettant des recettes ou solutions « clés en main » ou la présentation des « meilleures pratiques ». Cette présentation s'attardera donc à décrire plus précisément ce parcours sinueux, pour en montrer à la fois certains périls, qui ne sont pas sans rappeler le dilemme faustien du pouvoir de la science, et certaines opportunités d'une pratique anthropologique co-construite.

12:05 : Dîner

Anthropologie et milieu rural

Horaire : 13 h 30 - 14 h 20 / Capacité de la salle : 30

  • 13:30 : Une anthropologue montréalaise en milieu rural au Québec : Une "bobo" chez les "ruraux" ? Anais detolle (Université Concordia)

Les négociations entre anthropologue et acteurs (s'il existe une telle distinction) sont uniques de terrain en terrain. En pays étranger, elles sont souvent basées sur une perception exotique de l'autre. Chez soi, l'exotisme est moins apparent et plus muet et peut donc entraîner des incompréhensions mutuelles plus subtiles.

Mon terrain de recherche se déroulera dans les prochains mois et impliquera de prendre contact avec des producteurs alimentaires de produits du terroir en milieu rural. Ma situation d'urbaine, c'est-à-dire qui a peu quitté la métropole, m'amène à me poser des questions quant à mon entrée sur un terrain "chez moi", c'est-à-dire dans un Québec rural peu connu et peu vécu.

Cette communication se veut un regard auto-critique. En m'appuyant sur l'exemple de la compréhension différentielle de concepts, tel que celui de "nature", j'examinerai les effets de l'exacerbation médiatique de la différence entre Montréal et les autres régions du Québec. Cette exacerbation, que ce soit à travers des émissions de télévision telles que "les bobos" (caricature des habitants du Plateau) ou lors de la couverture d'élections ou de crises comme le printemps érable, accentue les construits identitaires et par le fait même les dichotomies urbains/ruraux, Montréal/région, gauche/droite. L'approche en terrain chez soi implique donc une prise de conscience appuyée de ces biais et construits identitaires afin d'éviter, le plus possible, de subtiles incompréhensions.

  • 13:55 : Que veut-on des anthropologues ? Réflexions sur le travail interdisciplinaire et les attentes des milieux professionnels. Mary Richardson (INSPQ - Institut national de santé publique du Québec)

Au fil des années, l’apport des anthropologues à de nombreux domaines professionnels semble plus reconnu. On retrouve de nombreux anthropologues dans le réseau de la santé et des services sociaux ainsi qu’au sein d’organismes communautaires et gouvernementaux. Ce qu’on demande à ces employés varie grandement d’un milieu à l’autre : évaluations, recherche-action, analyse de politiques, développement de programmes, intervention et plus. Mais répondre à ces attentes nombreuses et variées et parfois mal articulées peut s’avérer difficile. Bien souvent ce qu’on veut des anthropologues est un regard neuf ou différent, et des techniques et méthodes particulières pour porter ce regard. Mais ces demandes réduisent parfois l’apport de l’anthropologue à une définition limitée des « aspects sociaux » d’une question, ou à l’application utilitaire d’une technique de collecte de données qualitatives par exemple. Quel espace peut-on occuper dans ce contexte? Quelles sont les attentes des milieux professionnels envers les anthropologues? Sommes-nous utilisés à notre plein potentiel? Comment donner à l’anthropologie sa pleine valeur pour enrichir la connaissance de divers enjeux au Québec ? Je discuterai de ces questions à la lumière de mes expériences dans le domaine de la santé publique où je travaille en développement des communautés, et dans le domaine de l’agroenvironnement où j’ai travaillé avec des ingénieurs agricoles sur un projet de cohabitation entre les agriculteurs et leurs voisins.

14:20 : Pause

Anthropologie et sécurité publique

Horaire : 14 h 40 - 16 h 30 / Capacité de la salle : 30

  • 14:40 : Un parcours hors des sentiers battus : de la pratique infirmière en région éloignée vers une anthropologie du désastre. Valérie Céré (Université Laval)

Infirmière depuis 1999 et diplômée d’une maîtrise en anthropologie sociale et culturelle à l’Université Laval, je m’intéresse depuis plusieurs années aux mesures d’urgence, à la santé publique et aux soins de santé primaire en région isolée. Mon intérêt pour les catastrophes et les mesures d’urgence prend source en 1994, dans mon expérience de bénévole à la Croix‐Rouge canadienne lors d’intervention d’urgence et de secours aux sinistrés. Depuis 2003, J’ai travaillé comme infirmière en soins de santé primaire dans les dispensaires du Nord du Québec et de l’Ontario, ce qui m’a permis de travailler dans plus de trente communautés autochtones et minières.

Dans le cadre de mon mémoire de maîtrise en anthropologie sociale et culturelle, j’ai conduit une recherche sur les construits sociaux du désastre et la résilience des populations isolées du Québec dans la petite communauté de Blanc-Sablon sur la Basse-Côte-Nord. L’étude de l’anthropologie sociale et culturelle me donne les outils nécessaires permettant de mieux comprendre l’influence de la culture sur la santé et la perception du désastre dans notre société. Mes recherches se concentrent particulièrement sur l’influence de la culture, des savoirs locaux et traditionnels, sur la résilience et la perception du risque lors de désastres.

  • 15:05 :  Une anthropologue chez les pompiers. Contexte et défis d’une recherche ethnographique professionnelle. Karine St-Denis (École nationale des pompiers du Québec)

Personnage héroïque de nos lieux communs, les pompiers demeurent rarement étudiés par les anthropologues. Pourtant, les questions sont nombreuses. Comment s’organise leur quotidien en caserne et hors caserne? Comment s'organisent leurs interventions ?  Que pensent-ils de la perception héroïque de leur profession ?

Par la présentation d’une recherche ethnographique réalisée à titre de professionnelle de recherche à l’École nationale des pompiers du Québec, cette conférence abordera les résultats d’une recherche ethnographique auprès des pompiers québécois et les défis professionnels qui y sont inhérents.

La réalisation d’une recherche en terrain local, d’autant plus auprès d’un groupe professionnel rarement objet de travaux ethnographiques, amène l’anthropologue à repenser les pratiques et les apports de sa discipline. Bien que l’observation participante et l’entrevue conservent toute leur pertinence lors de la collecte de données, l’inscription d’une recherche dans un contexte institutionnel et inusité engendre des défis tant lors des phases de justification et de réalisation  de la recherche que lors de sa diffusion.

Sous forme de récit de parcours professionnel, cette conférence s’attardera à quatre des défis rencontrés soit : la justification de la pertinence de l’anthropologie et de la méthode ethnographique,  l’ouverture du terrain auprès des pompiers, l’accessibilité et la vulgarisation des résultats de recherche ainsi que le rôle du chercheur auprès d’un groupe professionnel.

15:30 : Discussion

16:00 : Mot de clôture

  • Projection du documentaire ethnographique Engole seco, une production de Raphaëlle Proulx Ph.D. (2013) 

Cocktail/lancement
Horaire : 17 h 00 - 18 h 00 / Capacité de la salle : 30
Besoins spéciaux : Ordinateur et projecteur

  • Assemblée annuelle de l'Association des anthropologues du Québec - Bienvenue aux non-membres !

Cocktail/lancement
Horaire : 18 h 00 - 21 h 00 / Capacité de la salle : 30
Besoins spéciaux : Ordinateur et projecteur

Lieux

  • Université Laval, Pavillon Charles-de-Konink, Local 1443
    Québec, Canada

Dates

  • vendredi 10 mai 2013

Mots-clés

  • Québec, anthropologie, anthropologie de la santé, anthropologie politique, recherches appliquées

Contacts

  • Karine St-Denis
    courriel : karine [dot] st-denis [at] sympatico [dot] ca

Source de l'information

  • Karine St-Denis
    courriel : karine [dot] st-denis [at] sympatico [dot] ca

Pour citer cette annonce

« Anthropologie au Québec. Diversité des pratiques et pertinence des terrains locaux », Colloque, Calenda, Publié le lundi 22 avril 2013, http://calenda.org/245006