AccueilLa bataille de Sambre-et-Meuse, août 1914

La bataille de Sambre-et-Meuse, août 1914

The battle of Sambre-et-Meuse, August 1914

Regards allemands, belges et français sur les armées, les lieux de mémoire et les représentations

German, Belgian and French perspectives on the army, sites of memory and representations

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Publié le lundi 06 mai 2013 par Elsa Zotian

Résumé

Le colloque est consacré aux combats qui se déroulent en Belgique à la fin du mois d'août 1914 et qui opposent les armées françaises et allemandes mais aussi belges et anglaises. Ces opérations sont connues sous plusieurs noms : « Bataille de Charleroi », « Bataille de la Sambre », « Bataille de Mons »,  « Siège de Namur ». Elles n'ont jamais réellement fait l'objet d'une étude approfondie, alors qu'elles marquent une évolution significative entre un art de la guerre du XIXe siècle et du XXe siècle. Cette mutation sera interrogée sous des angles nationaux diversifiés et selon des thématiques renouvelées : du quotidien du combat à ses représentations et à sa mémoire ; du « ras du champ de bataille » aux champs de mémoire.

Annonce

Argumentaire

En l’espace d’un siècle, l’historiographie de la Première Guerre mondiale connait de nombreuses évolutions, passant d’une démarche visant à établir les faits et à démontrer les responsabilités des belligérants à une entreprise de compréhension globale de ce conflit[1]. A partir des années 1970, l’apport déterminant d’une histoire sociale puis culturelle permet aux chercheurs d’investir de nouveaux territoires, qu’il s’agisse de l’arrière, des entrées et sorties de guerre, de la mémoire ou encore des anciens combattants[2]… En définitive, tout se passe comme si, motivée par une demande sociale de plus en plus forte, la recherche redécouvrait la Grande Guerre – à défaut de la « retrouver »[3] – au fur et à mesure que disparaissaient les derniers combattants[4].

Au cœur de ce terrain d’investigation se situe la question de la violence, point nodal de nombreuses et virulentes querelles historiographiques en France (entre partisans de la « contrainte » et du « consentement ») mais aussi en Grande-Bretagne (les « learning-curves ») et dans une moindre mesure en Allemagne (on pense bien sûr à la « querelle des historiens » et au rôle accordé à la Première Guerre mondiale dans la genèse de la destruction des Juifs d’Europe). Pourtant, paradoxalement, ces controverses amènent sans doute les chercheurs à détourner leur regard de ce qui est sans nul doute le sel de la guerre : la bataille.

Guerre du XXe siècle, bataille du XIXe ?

L’un des grands chantiers qui attend celles et ceux qui réfléchissent à la bataille de Charleroi est assurément celui de la datation de l’événement. L’enjeu ici n’est bien évidemment pas tant de savoir quand celui-ci début et s’achève mais bien de déterminer si le warfare qui se déploie entre Sambre-et-Meuse en ces jours d’août 1914 relève bien d’une pratique du XXe siècle ou, au contraire, présente des caractéristiques paraissant plus découler du XIXe.

Poser une telle question peut paraître inutile tant il est évident depuis E. Hobshawn que la Première Guerre mondiale pose la borne inaugurale d’un « siècle des extrêmes » où la violence atteint des sommets inégalés[5]. Pourtant il apparaît que pour être de brillantes constructions intellectuelles, ces grilles de lecture présentent parfois le défaut de sérier inutilement le réel en tranches artificiellement distinctes. Or il est un fait que l’histoire est un fil continu où les dates se succèdent formant ainsi cette chaîne ininterrompue qu’est la chronologie. L’historiographie peut placer des repères sur tel ou tel maillon afin de déterminer les paradigmes des XIXe et XXe siècles, il n’en demeure pas moins que les acteurs entrent dans le conflit de 1914 avec un tel souvenir de 1870 qu’il n’est sans doute pas interdit d’ériger celui-ci en protoculture de la guerre 1914-1918[6].

Pour ne citer qu’un exemple, le fantassin français de la bataille de Charleroi est avant tout un homme qui se déplace à pied. Bien entendu, si tel n’est plus tout-à-fait le cas au moment de l’Armistice[7], c’est bien cette réalité qui prédomine, le biffin en pantalon garance étant alors sans doute plus proche du grognard napoléonien que du poilu écrasé par une guerre de matériel.

Le centenaire : une opportunité historiographique

Si le livre de D. Baldin et E. Fuscien[8] ne semble pas devoir nous autoriser à parler de vide historiographique – d’autant plus que les travaux du commandant Larcher ou du général Rouqueyrol[9], pour ne citer que deux militaires, demeurent des références éminemment utiles – il nous semble que de nombreuses questions demeurent en suspens ce qui, indubitablement, suffit à légitimer une entreprise visant à réexaminer la bataille de Charleroi.

En effet, l’intérêt de cette démarche nous semble amplement dépasser la simple mise à jour des connaissances. L’enjeu nous parait bien plus vaste puisqu’il s’agit ici de réconcilier le temps court de cet événement qui dure à peine 72 heures avec le temps moyen de la Grande Guerre, voire avec le temps encore plus long des relations franco-allemandes[10] ou du warfare tel qu’il se pratique et se conçoit dans les armées européennes entre 1870 et 1914. Intercalés entre la phase de mobilisation générale et la première bataille de la Marne[11], les combats de Sambre et Meuse, autrement appelés « bataille de Charleroi », bataille de Namur ou encore seconde bataille des frontières[12], nous paraissent donc être un champ d’étude particulièrement fécond que la perspective du centenaire de l’année 1914 doit encourager à redécouvrir.

Les acteurs

De nombreuses questions concernant les acteurs même de cet événement restent encore sans réponse, un siècle après les faits. Ainsi, aussi paradoxal que cela puisse paraître, le combattant demeure encore aujourd’hui le grand inconnu de la bataille de Charleroi. Qui sont les hommes de troupe ?, d’où viennent-ils ? Loin de se focaliser sur le seul soldat de deuxième classe, le regard devra se porter sur les hommes de tous grades : que sait-on des sous-officiers, des officiers subalternes et des officiers supérieurs ? Quel est leur quotidien ?  Comment tous ces hommes, suivant leurs grades respectifs, appréhendent-ils la bataille à laquelle ils participent en ces jours d’août 1914 ? Quels points communs et quelles différences y-a-t-il entre ces différents groupes sociaux, suivant leur nationalités ? Peut-on en déduire qu’il y a plus de divergences dans la perception de cette bataille entre un simple soldat et un officier supérieur qu’entre un Français et un Allemand de même grade ?[13] Peut-on dresser une typologie de la « culture de la bataille de Charleroi », ce terme étant compris comme un « cadre de compréhension de la guerre [en cours], c'est-à-dire un concept lui donnant du sens »[14] ?

Enfin, comment tous ces soldats sont-ils reçus et perçus par les Belges, premiers spectateurs de ces combats, mais aussi premières victimes ? On connaît le travail majeur d’A. Kramer et J. Horne sur les atrocités allemandes[15]. Mais nul n’ignore que le XXe siècle est également celui qui voit la guerre se totaliser. Aussi sans doute ce rapport entre civils et militaires doit-il être réexaminé afin de déterminer si la bataille de Charleroi porte en elle les gènes de cette modernité ou si, au contraire, elle appartient à un cadre d’analyse plus ancien, hérité du XIXe siècle. On voit dès lors toute l’importance d’une démarche portant tant sur les troupes françaises qu’allemandes, la réponse à cette question n’étant sans doute pas exactement la même suivant la nationalité envisagée, ce qui par ailleurs poserait les combats d’entre Sambre-et-Meuse comme le moment d’une singulière discordance des temps. Evoquant les boucliers humains, les exécutions sommaires, les viols ou même les victimes de balles perdues – on parlerait aujourd’hui de dégâts collatéraux –

Tout en revenant sur ces drames, et en essayant d’en dresser une chronologie fine tant l’enchainement des faits parait ici primordial, il serait intéressant de les replacer dans une perspective plus longue afin de déterminer si, de ce point de vue, la bataille de Charleroi compte effectivement parmi les événements se situant au début du processus que G.Mosse qualifie de « brutalisation » des sociétés européenne[16]. Autrement dit, il s’agit de savoir si ces combats d’entre Sambre-et-Meuse constituent sur cette question particulière une réelle rupture avec les batailles antérieures, telles que, par exemple, celles de Waterloo, Fleurus ou encore de Ligny, distantes seulement de quelques dizaines de kilomètres.

Ce changement d’époque dans l’histoire du warfare pose nécessairement la question des représentations mentales qui y sont associées et plus particulièrement de la mémoire. Ainsi, en ces jours d’août 1914, quelle place tient le souvenir de la guerre de 1870 chez les protagonistes, qu’ils soient français et allemands bien entendu mais aussi belges ?[17] On sait qu’en ce qui concerne la Belgique, la question du respect de la neutralité est essentielle, celle-ci étant à la fois un écho à la guerre « pour le droit » mais aussi une émanation du souvenir de la guerre franco-prussienne[18]. Qu’en disent exactement les sources ? Existe-il des carnets, mémoires ou correspondances laissant apparaitre d’autres formes de discours ? Et, plus encore, qu’en est-il des troupes allemandes ? Quelle est leur lecture de la bataille à venir ? Quel sens revêt-elle à leurs yeux et qu’elles en sont les implications directes sur le champ de bataille, du point de vue de la violence ?

Une histoire au ras du champ de bataille

Aussi, in fine, l’enjeu de ce colloque est bien de dresser une histoire au ras du champ d’honneur de ces protagonistes de la bataille de Charleroi afin de savoir qui sont réellement ces soldats de l’an 14. Bien entendu, afin d’être la plus exhaustive possible, l’analyse ne devra pas se limiter aux seuls fantassins mais devra autant que possible englober artilleurs, prévôts, services de santé … Dans ce cadre, on examinera scrupuleusement le rôle particulièrement décrié de la cavalerie, l’épopée du corps Sordet marquant en effet pratiquement la fin de l’emploi du cheval dans un rôle offensif sur le champ de bataille, bientôt amené à être remplacé par le tank[19].

Une attention toute particulière devra être accordée aux services du génie et aux « tranchées » percées par les combattants lors de la bataille de Charleroi. En effet, contrairement à ce que laisserait entendre la classique dichotomie entre guerre de positions et de mouvements, les combats d’entre-Sambre-et-Meuse sont ponctués de tranchées.

On s’attachera de même à l’environnement mental des combattants de la bataille de Charleroi puisque ces tranchées, systèmes défensifs par excellence, contrastent singulièrement avec l’image communément répandue d’une Armée française toute tournée vers l’attaque. Certes on sait, notamment depuis H. Contamine, que la réalité est plus complexe puisque celui-ci se refuse à parler d’une doctrine « tant était touffue et diverse la forêt de nos écrits spécialisés »[20]. En réexaminant la bataille de Charleroi au niveau opérationnel, c’est-à-dire au ras du champ de bataille, on tentera de dresser une sorte de typologie de la conduite des unités, suivant qu’elles soient plus ou moins contaminées par la furia francese. On détaillera tout particulièrement en quoi la confrontation avec la réalité du champ de bataille tel qu’il se révèle entre Sambre-et-Meuse bouscule les certitudes d’avant-guerre, ce temps des manœuvres et des kriegsspiel ?

De même, d’innombrables questions subsistent à propos de la perception de cette bataille par ses acteurs. Quelle différence peut-on opérer entre les récits livrés par les soldats français, qui vivent là pour l’essentiel leur baptême du feu, et leurs ennemis allemands, déjà aguerris à la violence de guerre ? Avec quels mots ces hommes qui, pour l’essentiel, ne sont que peu allé à l’école relatent-ils ce moment particulier de la campagne ? En quoi les sources disponibles – correspondances, carnets et mémoires – varient-elles des récits antérieurs des guerres impériales par exemple mais aussi des textes postérieurs, ceux écrits pendant les batailles de Verdun ou de la Somme ? Peut-on dire que la guerre qui y est représentée est « moderne » où encore qu’elle « appartient » au XXe siècle ? Enfin, en ce qui concerne les riverains, les populations civiles belges : quel est leur ressenti face à ces combats, notamment pour ceux qui, ayant refusé de fuir, vivent à cette occasion les premiers instants de l’occupation allemande ?

La mémoire

Une telle réflexion conduit inéluctablement à la mémoire de Charleroi ce qui invite à s’interroger sur les stigmates de ces combats entre Sambre et Meuse. Il convient ici de considérer bien entendu les traces physiques de ces combats, infligées à la chair des victimes, civiles et militaires, mais  aussi aux villes et villages, confrontés aux destructions causées par le feu des belligérants.

Pour ne citer qu’un exemple, le pèlerinage des anciens combattants français – et tout particulièrement des Bretons du 10e corps – est d’autant plus facilité qu’en Belgique, sur les lieux mêmes où ils combattent entre Sambre et Meuse en 1914, est fondé au Roux, dès 1919, un comité du souvenir chargé d’organiser une grande réunion chaque dernier dimanche du mois d’août[21]. Ainsi, à l’occasion du 10e anniversaire, de nombreuses familles viennent se recueillir sur la tombe d’un proche mort pour la France à Charleroi[22]. Certes, avec les années, la ferveur semble aller decrescendo – à tel point qu’en 1935 l’on s’émeuve d’un possible « abandon du culte du souvenir »[23]. Toutefois, jusqu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale, des voyages au départ de Paris sont organisés tous les étés pour que des Français puisse assister aux commémorations en  Belgique[24]. Malgré une nouvelle occupation entre 1940 et 1945, période éminemment dramatique qui aurait pu à bien des égards constituer un écran occultant la mémoire de la bataille de Charleroi, le Comité du souvenir de Le Roux reprend ses activités, d’abord sous l’impulsion d’Adrien Challe puis avec Daniel Tilmant.

Aujourd’hui encore le souvenir se transmet avec ferveur. Grâce à une opération de parrainage des tombes initiée depuis 2006 par le Comité du souvenir, les commémorations de la fin du mois d’août se déroulent devant une assistance sans cesse plus importante, des délégations venant même de Bretagne ou de la Manche. Charleroi compte donc parmi les grands lieux de cette pratique culturelle de masse qu’est le voyage au champ de bataille, expérience se situant aux confins du tourisme et du deuil[25]. Quelle est donc l’empreinte de ces combats d’entre Sambre-et-Meuse dans la mémoire collective, en France, en Allemagne, mais aussi en Belgique et en Grande-Bretagne ? Celle-ci est-elle figée depuis août 1914 ou au contraire évolue-t-elle au cours du siècle ? Si oui, suivant quelle chronologie ? Peut-on comparer les représentations (picturales, littéraires…) qui sont faites de la bataille de Charleroi dans ces différents pays ? Y a-t-il une spécificité du souvenir suivant les nationalités ? Peut-on comparer les discours des anciens combattants français et allemands des combats de Sambre et Meuse ? Quelle place cette mémoire accorde-t-elle aux civils ?

Une attention toute particulière sera portée au cimetière de la Belle-Motte en tant qu’objet d’histoire. On sait en effet que les morts de la bataille de Charleroi deviennent très rapidement un enjeu politique entre Français et Allemands. Suivant quelles modalités ? La fin du conflit est-elle pour les défunts le moment du retour à une certaine neutralité ou non ? Comment la situation évolue-t-elle une fois la paix signée à Versailles en 1919 ? Il s’agira donc d’étudier, du point de vue de l’ingénierie culturelle mais aussi des discours, des représentations mentales qui y sont associées, comment fonctionne un lieu de mémoire tel que la nécropole de la Belle-Motte dans les années 1920/30 mais aussi au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, puis au fur et à mesure de la construction européenne. Quelles sont les techniques successivement employées pour faire de cette nécropole un vecteur de mémoire ? En quoi le cas de Leroux est-il comparable ou au contraire diffère-t-il d’exemples tels que Notre-Dame de Lorette ?

De la même manière, le centenaire de la bataille de Charleroi devra être le moment où seront développées des pistes pour l’évolution de ce lieu spécifique qu’est une nécropole militaire et plus particulièrement celle de la Belle-Motte. Ainsi, ce lieu de recueillement est-il un élément de cette « histoire à soi » qu’évoque N. Offenstadt ou constitue-t-il au contraire une sorte de « niche mémorielle » bien spécifique, centrée sur un souvenir familial des combats d’août 1914 ?

Conditions de soumission

Les propositions de communication seront adressées au comité d’organisation pour approbation par le comité scientifique sous format word à legallerwan@ymail.com et axel.tixhon@fundp.ac.be

avant le 1er octobre 2013.

Elles devront comporter outre un plan détaillé, une introduction fournie ainsi que le curriculum vitae scientifique de l’auteur.

Le colloque se tiendra en Belgique les 24 et 25 avril 2014 au théâtre de Sambreville et le 26 avril 2014 aux Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix à Namur.

Afin de publier le plus rapidement possible les actes de ce colloque, les intervenants sont priés de venir avec leur communication rédigée. Celle-ci ne doivent pas excéder 40 000 caractères, notes de bas de pages comprises. Les textes peuvent être rendus en Français mais également en Flamand, Anglais ou encore en Allemand.

Comité scientifique

Michaël Bourlet (CREC, Ecoles de Coëtquidan),

Emmanuel Debruyne (Université Catholique de Louvain),

Yann Lagadec (Université Rennes 2, CERHIO-UMR 6258),

Benoit Majerus (Université de Luxembourg).

Comité d’organisation

  • Erwan Le Gall,
  • Axel Tixhon
  • Daniel Tilmant,
  • assisté de Nathalie Arnould et Beaudoin Brasseur.

[1] Becker, Jean-Jacques, « L’évolution de l’historiographie de la première guerre mondiale », Revue Historique des Armées, n°246, 2006, p.4-15 ; Prost, Antoine et Winter, Jay, Penser la Grande Guerre, un essai d’historiographie, Paris, Seuil, 2004.

[2] Ridel, Charles, Les embusqués, Paris, Armand Colin, 2007 ; Bouloc, François, Les profiteurs de guerre 1914-1918, Paris, Complexe, 2008 ; Becker, Jean-Jacques, 1914 : Comment les Français sont entrés dans la guerre, Paris, Presses de la Fondation Nationale des Sciences Politiques, 1977 ; Cabanes, Bruno, La victoire endeuillée, la sortie de guerre des soldats français (1918-1920), Paris, Seuil, 2004 ; Mosse, De la Grande Guerre au totalitarisme. La brutalisation des sociétés européennes, Paris, Hachette, 1999 ; Prost, Antoine, Les Anciens Combattants et la société française, 1914-1939, Paris, Presses de la Fondation Nationale des Sciences Politiques, 1977.

[3] Audoin-Rouzeau, Stéphane et Becker, Annette, 14/18. Retrouver la guerre, Paris, Gallimard, 2000 ; Prost, Antoine, « La guerre de 1914 n’est pas perdue », Le Mouvement social, n°199, avril-juin 2002, p.95-102.

[4] Sur la construction de la figure du « dernier Poilu » et des élargissements au niveau européen on renverra à Offenstadt, Nicolas, 14/18 aujourd’hui, la Grande Guerre dans la France contemporaine, Paris, Odile Jacob, 2010, p. 136-142.

[5] Hobshawn, Eric, L’âge des extrêmes, histoire du court XXe siècle, 1914-1991, Bruxelles, Complexe, 1999.

[6] Le Gall, Erwan, « La prégnance du souvenir de 1870 dans l’entrée en guerre en 1914 : l’exemple du 47e régiment d’infanterie », Actes de la journée d’études sur la guerre 1870-1871 tenue le 5 novembre 2011 à Beauvais, à paraitre.

[7] Goya, Michel, La Chair et l’acier, l’invention de la guerre moderne, 1914-1918, Paris, Tallandier, 2004, p. 280, évoque une « densité matérielle » environnant le fantassin 60 fois plus importante en 1918 qu’en 1914.

[8] Baldin, Damien et Saint-Fuscien, Emmanuel, Charleroi, 21-23 août 1914, Paris, Tallandier, 2012

[9] Larcher, Commandant, « Le 10e corps à Charleroi », Revue militaire française, juillet 1930-juin 1931 ; Rouquerol, Général, Charleroi, août 1914, Paris, Payot, 1932.

[10] Tel est notamment la vision de la « nouvelle histoire bataille » défendue in Henninger, Laurent, « Introduction pour une nouvelle histoire bataille », Cahiers du Centre d’Etudes d’Histoire de la Défense, Ministère de la Défense, Secrétariat Général pour la Administration, Centre d’Etudes d’Histoire de la Défense, Paris, 1999, p. 7-15.

[11] Sur cette dernière on mentionnera la brillante synthèse d’Henry Contamine : Contamine, Henry, La Victoire de la Marne, Paris, Gallimard, 1970.

[12] Baldin, Damien et Saint-Fuscien, Emmanuel, Charleroi,…, op. cit., p. 84, Herwig, Holger H., The Marne, …, op. cit., p. 122.

[13] Travaillant sur l’aristocratie française pendant la Grande Guerre, Bertrand Goujon n’hésite pas à se poser cette question : « La proximité sociologique avec les officiers nobles de l’autre camp primerait-elle finalement sur la solidarité nationale avec les hommes de troupe ? » Goujon, Bertrand, « Insertion et distinctions nobiliaires parmi les combattants français de la Grande Guerre », in Bouloc, François, Cazals, Rémy et Loez, André, Identités troublées 1914-1918, les appartenances sociales et nationales à l’épreuve de la guerre, Toulouse, Privat, 2011, p. 54.

[14] Horne, John et Kramer, Allan, Les Atrocités allemandes, Paris, Tallandier, 2005, p.317.

[15] Ibid.

[16] Mosse, De la Grande Guerre au totalitarisme, op.cit.

[17] Pour une esquisse du cas français on renverra à Le Gall, Erwan, La prégnance du souvenir de 1870 dans l’entrée en guerre en 1914 : l’exemple du 47e régiment d’infanterie, à paraitre.

[18] Verniers, Louis, Bonenfaut, Paul, Quicke, François (Textes réunis et présentés par), Histoire de Belgique, T.III, De l’évacuation de la Belgique par les Français jusqu’au traité de Versailles (1814-1919), Bruxelles, Maison d’édition A. De Boeck, 1936, p. 154.

[19] Baldin, Damien, « Les tranchées ont-elles enterré la cavalerie ? … », art cit. etGoya, Michel, La Chair et l’acier, …, op. cit., p. 162-167.

[20] Contamine, Henry, La Revanche, Paris, Berger-Levrault, 1957, p.188.

[21] http://lasambreaout1914.blogs.lalibre.be/about.html

[22] « 10e anniversaire de la bataille de Charleroi », L’Ouest-Eclair, n°8356, 1er septembre 1924, p. 3.

[23] Ottobon, Louis, « Un émouvant pèlerinage au cimetière breton d’Auvelais », L’Ouest-Eclair, n°14902, 28 août 1937, p. 4.

[24] « Les cérémonies commémoratives d’Arsimont, à la mémoire des morts du Xe corps d’armée », L’Ouest-Eclair, n°15609, 7 août 19139, p. 5.

[25] Pour une première approche de ce tourisme de mémoire, Brandt, Susanne, « Le voyage aux champs de bataille », Vingtième Siècle, Revue d’histoire, n°41, janvier-mars 1994, p. 18-22.

Lieux

  • Sambreville, Belgique

Dates

  • mardi 01 octobre 2013

Mots-clés

  • première guerre mondiale, lieux de mémoire, représentations, bataille de Sambre et Meuse

Contacts

  • Axel Tixhon
    courriel : axel [dot] tixhon [at] unamur [dot] be

URLS de référence

Source de l'information

  • Axel Tixhon
    courriel : axel [dot] tixhon [at] unamur [dot] be

Pour citer cette annonce

« La bataille de Sambre-et-Meuse, août 1914 », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 06 mai 2013, http://calenda.org/246770