AccueilKarl May en France : une réception manquée ?

Karl May en France : une réception manquée ?

Karl May in France : a failed reception ?

Karl May in Frankreich: eine verfehlte Rezeption?

Karl May in France : a failed reception ?

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Publié le mercredi 15 mai 2013 par Luigia Parlati

Résumé

Le dossier thématique du numéro 7 de Strenae portera sur les explications possibles d’une absence de réception de Karl May en France, depuis le XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui. Ce dossier a pour but de s’interroger sur les raisons et les manifestations de ce qui ressemble à une réception manquée de Karl May en France ; on pourra s’interroger sur les différences entre les imaginaires des deux pays dans un contexte européen, mais aussi sur la place du Nouveau Monde pour un lectorat français. L’intérêt pour l’Orient qui se manifeste dans certains de ses romans ne semble pas correspondre non plus aux attentes des lecteurs français ou tout du moins ne pas trouver le même écho ou bien entrer en concurrence avec des auteurs français qui traitent de la même problématique. 

Annonce

Argumentaire

Le dossier thématique du numéro 7 de Strenae portera sur les explications possibles d’une absence de réception de Karl May en France, depuis le XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui. 2012 fut l’année du centenaire du décès de Karl May, écrivain célèbre, dont les textes occupent, aujourd’hui encore, le second rang des textes allemands les plus traduits dans de nombreuses langues après la Bible de Luther. Même si sa production ne s’est pas dans un premier temps et de manière exclusive consacrée à la littérature de jeunesse, force est de constater que c’est elle qui l’a rendu célèbre de son vivant et contribue à perpétuer sa mémoire. Le dossier thématique du numéro 7 de Strenae portera sur les explications possibles d’une absence de réception de cet auteur en France, depuis le XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui.

En effet, ce nom ne semble pas avoir franchi le Rhin, pour des causes historiques qui peuvent sembler évidentes – guerre franco-prussienne de 1870, rivalité européenne entre les deux pays et les deux guerres mondiales au XXe siècle – mais il y a aussi peut-être d’autres facteurs qui pourraient expliquer cet état de fait. La littérature de jeunesse connaît en effet dans la seconde moitié du XIXe siècle un essor sans précédent, et la France a également des auteurs qui occupent ce nouveau marché. Or, il semble que l’imaginaire français n’ait pas été aussi marqué, ou en tout cas pas de la même manière, par le Nouveau Monde que l’imaginaire allemand ; la France, à la différence de l’Allemagne, étant une puissance coloniale installée depuis longtemps dans certaines parties du monde.

Ce dossier a pour but de s’interroger sur les raisons et les manifestations de ce qui ressemble à une réception manquée de Karl May en France ; on pourra s’interroger sur les différences entre les imaginaires des deux pays dans un contexte européen, mais aussi sur la place du Nouveau Monde pour un lectorat français. L’intérêt pour l’Orient qui se manifeste dans certains de ses romans ne semble pas correspondre non plus aux attentes des lecteurs français ou tout du moins ne pas trouver le même écho ou bien entrer en concurrence avec des auteurs français qui traitent de la même problématique. La question des traductions des ouvrages de Karl May pourra aussi faire l’objet d’une réflexion, qu’elle soit liée à une position ou une politique des éditeurs eux-mêmes, à une vision particulière des raisons de traduire ou à un lectorat avec des demandes particulières.

L’adaptation cinématographique et les mesures commerciales prise par le Karl-May-Verlag pourront représenter également l’un des axes d’étude possibles. Faut-il voir une ironie de l’histoire dans le fait que l’acteur français Pierre Brice, l’illustre inconnu du cinéma français selon Oliver Schwehm, ait incarné Winnetou, le personnage le plus célèbre des romans de Karl May, et ait contribué à faire connaître encore plus le nom de l’auteur grâce à la diffusion de ce média ?

Modalités de soumission

Les propositions d’articles (1500 à 2000 signes) sont à envoyer à la revue Strenae strenae@revues.org

avant le 1er août 2013

Les propositions seront examinées par les responsables scientifiques du dossier et par le comité de rédaction de la revue.

Les auteurs seront rapidement prévenus de l'acceptation ou non de leur proposition.

Les articles définitifs seront à remettre pour le 31 décembre 2013.

La publication est prévue pour avril 2014.

Informations : http://strenae.revues.org/869

Comité scientifique

La revue Strenæ s'appuie sur un comité scientifique pluridisciplinaire et international qui est le garant de la qualité des articles publiés.

Professeur à l’Université Paris 13, Gilles Brougère dirige le laboratoire EXPERICE (Centre de Recherche Interuniversitaire Expérience Ressources Culturelles, Éducation), lié au département des sciences de l’éducation.

Ses principaux thèmes de recherche concernent le jeu et l’éducation, le jouet et la culture enfantine de masse, la sociologie de l’enfance, l’éducation préscolaire comparée, les apprentissages informels.

http://www.experice.fr/wakka.php?wiki=GillesBrougere

Chercheur à l’Université de Manchester, Penny Brown s’intéresse aux débuts de la littérature d’enfance, en France et en Angleterre, au XVIIIe siècle. Elle a également mené des recherches sur l’image de l’enfant et de l’enfance chez les romancières féminines britanniques au XIXe siècle et a travaillé sur les œuvres pour enfants de Mme de Genlis, de la comtesse de Ségur, de Mary Wollstonecraft et de Maria Edgeworth. Elle s’intéresse aussi au développement des illustrations dans les livres pour enfants et aux rapports entre le texte et l’image et mène actuellement une recherche sur les représentations de l’Holocauste dans les livres pour enfants en France.

Maítre de conférences à l’INRP (Service de l’Histoire de l’Éducation), formatrice à l’École normale puis à l’IUFM, Anne-Marie Chartier est agrégée de philosophie, docteur en sciences de l’éducation.

Professeur à l’Université de Caen-Basse Normandie, Mariella Colin a fait partie de 2000 à 2007 du centre de recherche IREFI (Identités Représentations Échanges France-Italie) puis, à partir de janvier 2008, du groupe ERLIS (Équipe de Recherche sur les Littératures, Imaginaires, Sociétés) à l’Université de Caen.

Professeure à l’Université de Barcelone, Teresa Duran dirige le département de didactique en formation visuelle et plastique. Enseignante, critique, écrivain et illustratrice, traductrice, elle dirige également la revue Faristol.

http://www.escriptors.com/autors/durant/pagina.php?id_sec=1180

Professeur émérite de Littérature générale et comparée de l’Université de Rennes II, Isabelle Nières-Chevrel consacre ses recherches à l’histoire de la littérature d’enfance et de jeunesse, tant sur l’album que sur le roman, étudiant les rapports entre texte et images tout comme les questions de traduction, d’adaptation et de réception. Elle est également spécialiste de Lewis Carroll et de Sophie de Ségur.

Emer O'Sullivan est professeur de littérature anglaise à l'Institut of English Studies de l'Université Leuphane de Lüneburg en Allemagne. Elle est spécialiste de littérature comparée, de littérature pour la jeunesse, en particulier sur les questions de traduction, d'analyse de l'image et de didactique. Elle est également l'auteur, avec Dietmar Rösler, de huit romans pour la jeunesse, écrits conjointement en allemand et en anglais.

Membre de plusieurs associations internationales de chercheurs, Emer O'Sullivan a reçu des distinctions prestigieuses primant ses travaux en littérature pour la jeunesse.

Chargée de recherche au CNRS, membre du laboratoire d'anthropologie et d'histoire de l'institution de la culture (LAHIC), Michèle Piquard est spécialiste de l'histoire du livre et de la lecture. Elle consacre ses recherches à une analyse historique et sociologique du processus de « patrimonialisation » de la littérature pour la jeunesse au cours de la deuxième moitié du XXe siècle, dans le cadre de l'histoire économique, juridique et institutionnelle de l’édition pour la jeunesse au XXe siècle.

Professeure à la Faculté d'Éducation de l'Université de Sherbrooke, Suzanne Pouliot est spécialiste de littérature d'enfance et de jeunesse. Ses champs de recherche sont notamment l’édition littéraire pour l’enfance et la jeunesse, la didactique du français, les représentations de l’Autre et le récit de voyage.

http://www.usherbrooke.ca/chaire_livre/equipe/spouliot/

Professeur à l'Université Paris-Diderot (UFR Lettres, arts, cinéma (LAC)), membre du Centre d’étude de l’écriture et de l’image (CEEI), Annie Renonciat est responsable du pôle scientifique Histoire et Patrimoine de l’Éducation, à l'INRP/Musée national de l’Éducation, à Rouen. Elle est membre associé du Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines de l’université de St Quentin en Yvelines.

Ses thèmes de recherche concernent le livre illustré aux XIXe et XXe siècles (art et édition),l'image, le livre, l'édition pour la jeunesse, les questions d'image et de pédagogie, les origines européennes de la bande dessinée, l'imagerie populaire, l'imagerie lumineuse, et l'histoire et le décor de la chambre d’enfant, l'art pour l’enfant.

Valérie Vignaux est maître de conférences en études cinématographiques à l’université François-Rabelais de Tours et membre de  l’équipe de recherche INTRU (Interactions, transferts, ruptures artistiques et culturels). Auteure de monographies (Jacques Becker ou l’exercice de la liberté, Céfal 2001 et Jean Benoit-Lévy ou le corps comme utopie, AFRHC, 2007), d’analyses de films (La Religieuse de Jacques Rivette, Céfal, 2005 et Casque d’or de Jacques Becker, Atlande, 2009), elle est aussi secrétaire d’édition de la revue 1895, dont elle a dirigé trois numéros (« Archives », 2001, « Émile Cohl », 2007, « Marius O’Galop/Robert Lortac », 2009). Elle prépare actuellement une monographie consacrée à l’œuvre du critique et historien Georges Sadoul (avec Clément Chéroux, elle a édité Portes, un cahier de collages surréalistes de Georges Sadoul, Textuel, 2009).

Le Centre National de la Littérature pour la Jeunesse- La Joie par les Livres / BNF soutient la revue Strenæ. Son directeur est membre du comité scientifique de la revue.

Dates

  • jeudi 01 août 2013

Mots-clés

  • Karl May, Winnetou, colonialisme, roman d’aventures, traduction, réception

Contacts

  • Revue Strenæ
    courriel : strenae [at] revues [dot] org

URLS de référence

Source de l'information

  • Cécile Boulaire
    courriel : cecile [dot] boulaire [at] univ-tours [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Karl May en France : une réception manquée ? », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 15 mai 2013, http://calenda.org/247795

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