Calenda - Le calendrier des lettres et sciences humaines et sociales

Art contemporain et marges

Contemporary art and margins

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Publié le jeudi 23 mai 2013 par Élodie Faath

Résumé

Le colloque « Art contemporain et marges » interroge le rôle des marges dans les définitions de l'art contemporain, et notamment dans celles qu’élaborent ses acteurs. Il s’agira de comprendre les marges et la marginalité dans le champ de l’art selon leur caractère double : comme prise de position programmatique ou comme situation imposée. La réflexion sur la marginalité est-elle à même de mettre en lumière des traits spécifiques à l’art contemporain ? Cette problématique sera abordée dans une perspective interdisciplinaire – croisant les champs de la sociologie, de la philosophie, de la géographie et de l'histoire de l'art – et internationale.

Annonce

« Art contemporain et marges », Colloque interdisciplinaire, Centre Marc Bloch, Berlin, du 9 au 11 octobre 2013

Argumentaire

Ce colloque se propose de traiter du rôle que jouent les marges dans les définitions de l'art contemporain, et notamment dans celles qu’élaborent ses acteurs. Il s’agira de comprendre les marges et la marginalité dans le champ de l’art selon leur caractère double : comme prise de position programmatique ou comme situation imposée. Au niveau de la production de l’art, nous nous intéresserons aux pratiques artistiques qui donnent une place à ce qui est à la marge du domaine traditionnel de l'art – et par là-même brouillent les frontières et remettent en question les conceptions établies. La réflexion sur la marginalité est-elle à même de mettre en lumière des traits spécifiques à l’art contemporain ?

Cette problématique ouvre plusieurs champs de réflexion, qu'il s'agira ici de discuter dans une perspective interdisciplinaire, croisant les champs de la sociologie, de la philosophie, de la géographie et de l'histoire de l'art. Nous proposons trois axes qui semblent à même d'interroger conjointement les notions de marges et d’art contemporain à l’intersection des traditions scientifiques des différents pays, ce colloque voulant donner l’occasion d’un débat scientifique non seulement à l’échelle franco-allemande, mais aussi internationale.

Le premier axe invite à questionner l'histoire croisée des concepts de marge et d'art contemporain. Il s'agit ici d'analyser les fonctions associées à l'idée de la marginalité dans la genèse de l'art contemporain à partir du milieu des années 1960. Les avant-gardes artistiques et intellectuelles du XXème siècle proposent une reformulation du concept d’art, donnant lieu à un élargissement des pratiques artistiques. Le concept d’art se déploie, en particulier depuis les années 1960, en relation avec ce que la définition essentialiste de l’art excluait. On assiste dès lors à l’émergence de nouveaux enjeux, où fonctions et prestations de l’art sont pensées à nouveaux frais. Ce bouleversement est accompagné d’une multiplicité de pratiques, qui intègrent des domaines marginaux comme le kitsch, le « low art » et la production technique, qui emploient des méthodes et s’approprient des objets étrangers au champ de l’art. En visant à lever des frontières du point de vue de la production comme de la réception, ces nouvelles pratiques artistiques interrogent la spécificité de leur approche. L'héritage des avant-gardes et l’instabilité des paradigmes historiographiques tout comme la remise en cause des conceptions dogmatiques de l'art serviront de point de départ pour comprendre et dater le passage de l'art moderne à l'art contemporain. Quels rôles ont joué les avant-gardes artistiques et intellectuelles dans les définitions de l'art contemporain ? Ces questions de définition et d'héritage révèlent le poids des fantasmes attachés au problème des marges dans le champ de l'art contemporain. Comment sont véhiculées ces représentations diverses et quelles fonctions y sont associées ? Comment naissent et évoluent les différents profils d'artistes marginaux (artiste maudit, artiste en retraite, artiste fou...) ?

Mais de quelles marges parle-t-on ici ? La marge ou les marges peuvent être perçue(s) comme des espaces d'exclusion, mais également comme des interfaces vers une centralité établie. Il importe dans ce sens de s’interroger sur les dynamiques entre centres et périphéries, ce qui constitue un second axe de réflexion. Les marges peuvent en effet constituer des espaces singuliers qui offrent des ressources, marquent le paysage et se nourrissent de la mobilité sociale et spatiale des individus – artistes, critiques d'art, marchand-e-s d’art, etc. Quelles sont les conditions de mobilités de la périphérie vers la centralité et inversement, voire entre périphéries? La marginalité se pose-t-elle comme une condition à la reconnaissance de l'artiste? Traiter des marges revient à traiter des mécanismes et des instances définissant la centralité et créant les marges. Il s'agira également ici de réfléchir à la nature des interactions entre institutions, qu'elles soient privées ou publiques, et les producteurs et productrices ou initiatives marginalisés. Les concepts d'innovation et de rupture sont devenus décisifs dans l'ensemble du champ de la production artistique contemporaine, largement relayés – à des degrés divers – par les institutions elles-mêmes : cette attente de "révolution permanente" ne remet-elle pas en question la nature des institutions et de ce fait le concept même de marge?

La question du passage et de la rupture ne doit pas masquer une certaine permanence des hiérarchies, notamment en termes de genre, de milieux sociaux, et dans les rapports Nord-Sud ou Est-Ouest, au niveau des producteurs comme des publics. Ce sont ces hiérarchies qu'un troisième axe de réflexion se propose d'aborder de manière centrale. Les problèmes qu'induisent ces hiérarchies implicites commencent à être soulevés par certains acteurs de l'art contemporain, influencés par des approches féministes et postcoloniales – en témoignent par exemple les choix curatoriaux des documenta, notamment ceux de Catherine David, directrice artistique de la documenta 10 (1997), de Okwui Enwezor pour la documenta 11 (2002) ou de Carolyn Christov-Bakargiev pour la documenta 13 (2012). A travers le titre « Intense proximité », Okwui Enwezor, commissaire de l’édition 2012 de la Triennale de Paris, pose également la question de la rencontre entre les échelles du local et de l’international. Dans ce cadre, on pourra, par exemple, porter son attention sur l’évaluation des politiques de démocratisation culturelle destinées à rendre l’art contemporain accessible à un public plus hétérogène, ou encore sur les phénomènes de biennalisation dans les pays du Sud. Plus généralement, on peut se demander dans quelle mesure la prise de conscience, voire la thématisation de ces problématiques interrogent la définition même de l'art contemporain.

Ce colloque s'adresse en priorité aux jeunes chercheur-es qui questionnent la notion de marges dans l'art contemporain. Il a pour objectif de proposer un espace de dialogue entre disciplines scientifiques, mais également entre chercheur-es confirmé-es et jeunes chercheur-es.

Les chercheur-es confirmé-es (Keynote speakers) sont les suivants : Jean-Michel Decroly (ULB - IGEAT Bruxelles), Bettina Gockel (Université de Zürich), Boris Grésillon (Université de Provence), Piotr Piotrowski (Adam Mickiewicz University, Poznań), Ulf Wuggenig (Leuphana Universität Lüneburg).

La conférence inaugurale sera prononcée par Bettina Gockel le 9 octobre 2013 et aura pour titre « Potenziale der Peripherien. Lebensräume und Denkfiguren der Avantgarden des 19. und 20. Jahrhunderts ».

Modalités de soumission

Il est souhaitable que les communications s’inscrivent dans les trois axes de réflexions développés ci-dessus, mais elles peuvent également aborder d'autres problématiques en lien avec les enjeux soulevés par le titre du colloque.

Le format des exposés prévus est de 30 minutes, suivies d’une discussion.

Les communications peuvent avoir lieu en français, allemand et anglais.

Il est souhaitable que les participant-e-s soient susceptibles de comprendre ces trois langues.

Les propositions de communication (avec titre, résumé de 500 mots, nom, prénom, statut, université, email), devront être envoyées à art.marges@gmail.com

avant le 21 juin 2013.

Elles seront soumises aux membres du comité scientifique.

Les résultats de la sélection seront communiqués aux auteur-es le 20 juillet 2013 au plus tard.

Comité scientifique

Peter Geimer (Freie Universität Berlin), Boris Grésillon (Université de Provence Aix-Marseille), Béatrice Joyeux-Prunel (École Normale Supérieure Paris), Bénédicte Savoy (Technische Universität Berlin), Patrice Veit (Centre Marc Bloch Berlin), Ulf Wuggenig (Leuphana Universität Lüneburg)

Comité d’organisation

Léa Barbisan (Centre Marc Bloch Berlin / Paris-Sorbonne), Camille Boichot (Géographie-Cités Paris), Maria Bremer (Freie Universität Berlin / Deutsches Forum für Kunstgeschichte Paris), Séverine Marguin (Centre Marc Bloch Berlin / Leuphana Universität Lüneburg / EHESS Paris)

Bibliographie

Belting, H., Buddensieg, A., Weibel, P., & Birken, J. (éd.) (2011) : Global Studies Mapping Contemporary Art and Culture. Ostfildern: Hatje Cantz.

Belting, H. (2005) : Szenarien der Moderne: Kunst und ihre offenen Grenze. Hamburg: Philo and Philo Fine Arts.

Bürger P. (1974) : Theorie der Avant-Garde. Frankfurt/Main: Suhrkamp.

Bydler, C. (2004) : The Global Art World, Inc.: On the globalization of contemporary art. Uppsala: Acta Universitatis Upsaliensis.

Enwezor, O. (2012): Intense Proximity. An Anthology of the Near and the Far [La Triennale 2012]. Paris : Artlys.

Foster H. (1985) : Recodings: Art, Spectacle, Cultural Politics. Bay Press.

Gockel, B. (2010): Die Pathologisierung des Künstlers. Künstlerlegenden der Moderne. Oldenbourg Akademie Verlag.

Grésillon, B. (2008) : « Ville et création artistique. Pour une autre approche de la géographie culturelle »  in Annales de Géographie, 2(660-661), pp. 179-198.

Heinich, N. (1998) : Le triple jeu de l'art contemporain. Sociologie des arts plastiques. Paris: Les Editions de Minuit.

Kaufmann, T. D.-C. (éd.) (2005) : Time and Place: the Geohistory of Art. Burlington, Vt : Ashgate.

Krätke, S. (2002) : Medienstadt. Urbane Clusters und globale Zentren der Kulturproduktion. Opladen : Leske und Budrich.

Krauss R.E. (1985) : The Originality of the Avant-Garde and Other Modernist Myths. MIT Press.

Lesage, D. / Busch, K. (éd.) (2007) : A portait of the artist as a researcher: the Academy and the Bologna Process. Antwerpen : Museum van Hedendaagse Kunst.

Menger P-M. (2009) : Le travail créateur. S’accomplir dans l’incertain. Paris : Gallimard-Seuil-Éditions de l'EHESS.

Piotrowski, P. (2009) : « Towards horizontal art history », in Anderson, J. (éd.): Crossing Cultures (Comité International d’Histoire de l’Art, CIHA). Calrton, pp. 82-85.

Piotrowski, P. (2005) : « Between place and time. A critical geography of ‘new’ Central Europe » in Kaufmann, T. D.-C. (éd.) (2005) Time and Place : the Geohistory of Art. Burlington, Vt. : Ashgate, pp. 153-171.

Rancière J. (2000) : Le Partage du sensible: Esthétique et politique. Paris:La Fabrique.

Wenzel, A.-L. (2011) : Grenzüberschreitungen in der Gegenwartskunst: ästhetische und philosophische Positionen. Bielefeld: Transcript-Verl.

Zahner N. T. (2006) : Die neuen Regeln der Kunst – Andy Warhol und der Umbau des Kunstbetriebs im 20. Jahrhundert. Frankfurt/Main: Campus Verlag

"Marginales und Marginalität in der zeitgenössischen Kunst", Interdisziplinäre Tagung, Centre Marc Bloch, Berlin, 9.-11. Oktober 2013

Argument

Diese Tagung beschäftigt sich mit der Rolle, welche das Marginale bzw. die Marginalität in den Definitionen der zeitgenössischen Kunst spielt, und besonders in denjenigen, die ihre Akteure formulieren. Dabei wären das Marginale und die Marginalität auf zwei Ebenen zu behandeln: auf der von programmatischen Stellungnahmen wie als auferlegte Stellung im Feld. Hinsichtlich der Kunstproduktion soll der Blick auf künstlerische Praktiken gelenkt werden, welche Phänomenen Aufmerksamkeit schenken, die an den Rändern der traditionellen Domäne der Kunst angesiedelt sind und somit danach trachten, Grenzen zu verschieben und eingespielte Konzeptionen aufzuheben. Erweist sich die Reflexion des Marginalen und der Marginalität als geeigneter Ausgangspunkt, spezifische Merkmale der zeitgenössischen Kunst zu erhellen?

Diese Fragestellung öffnet mehrere Denkfelder, die in einer interdisziplinären Perspektive an der Kreuzung von Soziologie, Philosophie, Kunstgeschichte und Geographie diskutiert werden sollen. Unser Vorschlag umfasst drei Achsen, die es erlauben, die Begriffe des Marginalen bzw. der Marginalität und der zeitgenössischen Kunst an der Schnittstelle von wissenschaftlichen Traditionen verschiedener Länder zusammen zu denken. Damit soll die Gelegenheit für eine wissenschaftliche Debatte nicht nur im deutsch-französischen Austausch, sondern auch auf einer umfassenderen internationalen Ebene geboten werden.

Auf einer ersten Achse wird dazu eingeladen, die „gekreuzte Geschichte“ der Begriffe des Marginalen bzw. der Marginalität und der zeitgenössischen Kunst zu behandeln. Es geht hier vor allem darum, die mit diesen Ideen verbundenen Funktionen in Zusammenhang mit der Genese der zeitgenössischen Kunst ab Mitte der 1960er Jahre zu analysieren. Die im 20. Jahrhundert durch künstlerische bzw. intellektuelle Avantgarden herbeigeführten Revisionen des Kunstbegriffs ermöglichten eine Erweiterung der künstlerischen Praktiken. Nicht länger nur essentialistisch, sondern vielfach relational begründet, entwickelte sich der Kunstbegriff in der Folge – und insbesondere seit den 1960er Jahren – im Bezug auf Grenzfelder, wobei Funktionen und Leistungen der Kunst neu verhandelt werden. Dieser Umbruch geht mit einer vervielfältigten Praxis einher, die Randgebiete wie Kitsch, low art und technische Bildproduktionen integriert, sich außerkünstlerischer Methoden, Präsentationsformen und Forschungsgegenstände bedient, Diffusion und Grenzaufhebung anstrebt und dabei zugleich die Frage nach der Spezifik der eigenen Vorgehensweise stellt. Das Erbe der Avantgarden, die (In)Stabilität der historiographischen Paradigmen sowie die Angriffe auf doxische Kunstbegriffe aus dem philosophischen bzw. intellektuellen Feld sollen als Ausgangspunkte dienen, um die Übergänge von moderner zu zeitgenössischer Kunst zu diskutieren. Wie lassen sich diese heute datieren, verstehen und erklären? Welche Rolle spielen künstlerische, welche intellektuelle Avantgarden bei Neudefinitionen der zeitgenössischen Kunst? Auch die mit Marginalität verbundenen Künstlermythen und -topoi sind in diesem Kontext relevant. Welche Funktionen sind mit deren unterschiedlicher Tradierung verbunden? Wie entwickeln sich Selbstbilder des verfemten, verrückten oder introvertierten Künstlers?

Von welchen Rändern ist hier jedoch die Rede? Der Rand oder die Ränder können als Räume der Exklusion wahrgenommen werden, ebenso jedoch als Verbindungsglieder, die zu einem etablierten Zentrum führen. In dieser Hinsicht erscheint es wichtig, über die Dynamiken zwischen Zentren und Peripherien nachzudenken – darin besteht eine zweite Achse der Reflexion. Peripherien können im Effekt singuläre Räume schaffen, die Ressourcen eröffnen, Landschaften prägen und sich über die soziale und räumliche Mobilität von Individuen konstituieren – von Künstler/innen, Kunstkritiker/innen, Kunsthändler/innen usw.

Unter welchen Bedingungen kommt es zu einer Mobilität von der Peripherie in das Zentrum und umgekehrt, unter welchen eventuell auch zur Mobilität unter den Peripherien selbst? Kann Marginalität eine Voraussetzung für die Anerkennung von Künstler/innen darstellen? Die Auseinandersetzung mit Peripherien erfordert eine Analyse jener Mechanismen und Strukturen, die das Zentrum definieren und die Peripherien schaffen. In diesem Zusammenhang soll über die Art der Beziehungen zwischen Institutionen – privaten wie öffentlichen – und marginalisierten Produzent/innen bzw. Initiativen nachgedacht werden. Die Begriffe der Innovation oder des Bruchs, die im Feld der zeitgenössischen Kunstproduktion zu Schlüsselwörtern geworden sind, werden – zweifellos zu einem unterschiedlichen Grad – von den Institutionen selbst verbreitet: Stellt diese Erwartungshaltung einer ‚permanenten‘ Revolution nicht die Natur der Institutionen und damit den Begriff der Marginalität selbst in Frage?

Der Fokus auf Übergänge und Brüche darf dabei eine gewisse Beständigkeit der Hierarchien nicht verschweigen, sowohl auf der Produzenten- als auch auf der Publikumsebene, hinsichtlich Geschlecht, sozialer und geographischer Herkunft sowie Nord-Süd- oder West-Ost-Beziehung. Die Problematisierung der Hierarchien soll ein drittes Themenfeld bilden. Seit der Durchsetzung feministischer und postkolonialer Ansätze werden diese zunehmend stärker in der Öffentlichkeit diskutiert. Bezeichnend dafür sind nicht nur einflussreiche documenta-Editionen, wie die von Catherine David geleitete documenta 10 (1997), oder Okwui Enwezors documenta 11 (2002) und Carolyn Christov-Bakargievs documenta 13 (2012), sondern auch Ausstellungen wie die Triennale von Paris, 2012 ebenfalls von Enwezor kuratiert, die mit dem Titel „Intense proximité“ den inhaltlichen Fokus auf die Befragung von Internationalem und Lokalem legte. Diese Achse möchte die Beständigkeit von sozialen und räumlichen Hierarchien genauso prüfen wie die Mittel, welche die Akteure zur Destabilisierung derselben einsetzen. In diesem Rahmen wäre beispielsweise eine Beschäftigung mit der Biennalisierung in den außerhalb des Nordwestens gelegenen Ländern denkbar, oder eine Einschätzung der Erfolge der Politik der Demokratisierung der Kunst, die darauf zielt, die zeitgenössische Kunst einem heterogenen Publikum zugänglicher zu machen. Allgemein stellt sich hier die Frage, inwiefern die Einsicht bzw. die Thematisierung dieser Problematik die Definition der zeitgenössischen Kunst selbst hinterfragt.

Diese Tagung wendet sich vorrangig an junge Wissenschaftler/innen, die sich mit Begriff und Problemen der ‚Marginalität‘ und des ‚Marginalem‘ in der zeitgenössischen Kunst auseinandersetzen.

Ziel ist es, einen Diskussionsraum zwischen wissenschaftlichen Disziplinen, aber auch zwischen jungen und arrivierten Wissenschaftler/innen zu öffnen.

Vier Hauptsektionen umfassen die ausgewählten Beiträge sowie die Vorträge der eingeladenen Referent/innen: Prof. Dr. Jean-Michel Decroly (ULB - IGEAT Bruxelles), Prof. Dr. Bettina Gockel (Universität Zürich), Prof. Dr. Boris Grésillon (Université de Provence), Prof. Dr. Piotr Piotrowski (Adam Mickiewicz University Poznań), PD. Dr. Ulf Wuggenig (Leuphana Universität Lüneburg).

Prof. Dr. Bettina Gockel wird die Tagung am 9. Oktober 2013 mit dem Vortrag „Potenziale der Peripherien. Lebensräume und Denkfiguren der Avantgarden des 19. und 20. Jahrhunderts” eröffnen.

Submissionsbedingungen

Eine Orientierung der Vortragsvorschläge an den genannten Schwerpunkten ist erwünscht, aber nicht zwingend erforderlich.

Es sind Vorträge im Umfang von je 30 Minuten mit anschließenden Diskussionen vorgesehen.

Es kann auf Französisch, Deutsch oder Englisch vorgetragen werden.

Vertrautheit mit diesen drei Sprachen ist bei den Teilnehmer/innen erwünscht.

Die Vortragsvorschläge (mit Titel, Abstract bis 500 Wörter, Name, Vorname, Status, Universität, E-mail) sollten

bis zum 21.6.2013

als pdf- oder Word-Dokument gesendet werden an: art.marges@gmail.com

Über die Annahme der Beiträge wird bis zum 20.7.2013 entschieden.

Wissenschaftliches Komitee

Peter Geimer (Freie Universität Berlin), Boris Grésillon (Université de Provence Aix-Marseille), Béatrice Joyeux-Prunel (École Normale Supérieure Paris), Bénédicte Savoy (Technische Universität Berlin), Patrice Veit (Centre Marc Bloch Berlin), Ulf Wuggenig (Leuphana Universität Lüneburg)

Organisationskomitee

Léa Barbisan (Centre Marc Bloch Berlin / Paris-Sorbonne), Camille Boichot (Géographie-Cités Paris), Maria Bremer (Freie Universität Berlin / Deutsches Forum für Kunstgeschichte Paris), Séverine Marguin (Centre Marc Bloch Berlin / Leuphana Universität Lüneburg / EHESS Paris)

Bibliographie

Belting, H., Buddensieg, A., Weibel, P., & Birken, J. (éd.) (2011) : Global Studies Mapping Contemporary Art and Culture. Ostfildern: Hatje Cantz.

Belting, H. (2005) : Szenarien der Moderne: Kunst und ihre offenen Grenze. Hamburg: Philo and Philo Fine Arts.

Bürger P. (1974) : Theorie der Avant-Garde. Frankfurt/Main: Suhrkamp.

Bydler, C. (2004) : The Global Art World, Inc.: On the globalization of contemporary art. Uppsala: Acta Universitatis Upsaliensis.

Enwezor, O. (2012): Intense Proximity. An Anthology of the Near and the Far [La Triennale 2012]. Paris : Artlys.

Foster H. (1985) : Recodings: Art, Spectacle, Cultural Politics. Bay Press.

Gockel, B. (2010): Die Pathologisierung des Künstlers. Künstlerlegenden der Moderne. Oldenbourg Akademie Verlag.

Grésillon, B. (2008) : « Ville et création artistique. Pour une autre approche de la géographie culturelle »  in Annales de Géographie, 2(660-661), pp. 179-198.

Heinich, N. (1998) : Le triple jeu de l'art contemporain. Sociologie des arts plastiques. Paris: Les Editions de Minuit.

Kaufmann, T. D.-C. (éd.) (2005) : Time and Place: the Geohistory of Art. Burlington, Vt : Ashgate.

Krätke, S. (2002) : Medienstadt. Urbane Clusters und globale Zentren der Kulturproduktion. Opladen : Leske und Budrich.

Krauss R.E. (1985) : The Originality of the Avant-Garde and Other Modernist Myths. MIT Press.

Lesage, D. / Busch, K. (éd.) (2007) : A portait of the artist as a researcher: the Academy and the Bologna Process. Antwerpen : Museum van Hedendaagse Kunst.

Menger P-M. (2009) : Le travail créateur. S’accomplir dans l’incertain. Paris : Gallimard-Seuil-Éditions de l'EHESS.

Piotrowski, P. (2009) : « Towards horizontal art history », in Anderson, J. (éd.): Crossing Cultures (Comité International d’Histoire de l’Art, CIHA). Calrton, pp. 82-85.

Piotrowski, P. (2005) : « Between place and time. A critical geography of ‘new’ Central Europe » in Kaufmann, T. D.-C. (éd.) (2005) Time and Place : the Geohistory of Art. Burlington, Vt. : Ashgate, pp. 153-171.

Rancière J. (2000) : Le Partage du sensible: Esthétique et politique. Paris:La Fabrique.

Wenzel, A.-L. (2011) : Grenzüberschreitungen in der Gegenwartskunst: ästhetische und philosophische Positionen. Bielefeld: Transcript-Verl.

Zahner N. T. (2006) : Die neuen Regeln der Kunst – Andy Warhol und der Umbau des Kunstbetriebs im 20. Jahrhundert. Frankfurt/Main: Campus Verlag

"Contemporary Art and Margins", Interdisciplinary colloquium, Centre Marc Bloch, Berlin, October 9-11 2013

Argument

This colloquium is choosing to discuss the role that margins play in the definitions of contemporary art, and especially in those that its actors devise. It will be important to understand the margins and the marginality of the actors in the art field according to their twofold character: as a programmatic stance or as an imposed situation. As far as art production is concerned, we are interested in the artistic practices that give a place to what is on the fringes of traditional art, blurring barriers and challenging established conceptions. Can the reflection on marginality in and of itself highlight the specific characteristics of contemporary art?

This issue opens up the discussion to various areas of study that we will further discuss here with an interdisciplinary perspective, crossing the domains of sociology, philosophy, geography, and art history. We propose three main focuses that seem to jointly question the notions of margins and contemporary art at the crossroads of the scientific traditions of different countries, being that the objective of this colloquium is a scientific debate not only on a Franco-German level, but also on an international one.

The first focus invites us to question the interlinked history of the concepts of margins and contemporary art. It is necessary to analyze the functions associated with the idea of marginality within the evolution of contemporary art starting in the mid-1960s. The artistic and intellectual avant-garde movements of the XX century offered a reformulation of the concept of art, allowing for a broadening of artistic practices. The concept of art has been unfurled, particularly since the 1960s, in relation to what the essentialist definition of art excluded. From that time on, we have witnessed the emergence of new stakes, where functions and expressions of art are rethought in a new way. This disruption comes from a multitude of practices that incorporate domains such as kitsch, “low art,” and technical production, which use different methods and appropriate foreign objects into the field of art. Aiming to go beyond barriers from both a production and a reception standpoint, these new artistic practices question the specificity of their approach. The inheritance from the avant-garde movements and the (in)stability of historiographical paradigms in addition to the questioning of dogmatic conceptions of art act as a starting point to begin understanding and dating the passage from modern art to contemporary art. What roles did the first avant-garde movements play in the definition of contemporary art? These questions of definition and inheritance reveal the weight of the fantasies attached to the question of margins in the field of contemporary art. How are these different representations expressed and what functions are associated with them? How do the different profiles of marginal artists begin and evolve (the damned artist, the artist in retreat, the mad artist…)?

But what margins are we talking about here? Margin or margins can be perceived as areas of exclusion but also as interfaces toward an established centrality. It is important in this sense to question oneself on the dynamics between centers and periphery, which brings us to our second focus. Margins can, in effect, constitute the singular spaces that offer resources, mark the landscape and live off of the social and spatial mobility of individuals – artists, art critics, art dealers, etc. What are the conditions of mobility of the periphery toward the centrality and vice-versa, or even between peripheries? Does marginality place itself as a condition to the artist’s recognition? Dealing with margins goes back to dealing with the mechanisms and instances where centrality is defined and where margins are created. It will become necessary here to reflect upon the nature of the interactions between institutions, whether they be private or public and the spaces of artistic centrality and marginalized producers or initiatives. The concepts of innovation and rupture have become decisive on the whole field of contemporary artistic production, widely supported – to varying degrees – by the institutions themselves. Does this expectation of “permanent revolution” challenge the nature of institutions and, consequently, the very concept of margins?

The question of transition and rupture should not hide a certain hierarchical permanency, especially in terms of genre, social backgrounds, and in North-South or West-East relationships, when it comes to both producers and the public. Our third focus will address these hierarchies in a central manner. The issues that these implicit hierarchies cause have begun to be raised by certain actors of contemporary art, influenced by feminist and postcolonial theories – as can be seen in the curatorial choices of documenta, notably those of Catherine David, artistic director of documenta 10 (1997), and Okwui Enwezor for documenta 11 (2002) or Carolyn Christov-Bakargiev for documenta 13 (2012). Through the title “Intense Proximity,” Okwui Enwezor, curator for the 2012 edition of the Paris Triennial, also asked the question about the encounter between the local and international scales. This third focus also aims to challenge the permanency of social and spatial hierarchies and the means used by the actors to subvert them. Within this context, we will, for example, be able to bring attention to the evaluation of the politics of cultural democratization intended to make contemporary art accessible to a more heterogeneous public, or the phenomena of biennalization in the countries of the South. More generally, one could wonder to what extent the realization, or even a thematization of these issues, challenge the very definition of contemporary art.

This colloquium is primarily addressed to young researchers, who question the notion of margins in contemporary art.

Its objective is to propose a dialogue between scientific disciplines but also between experienced and young researchers.

It will take place in four main sessions, bringing together the selected proposals as well as the presentations by guest specialists: Jean-Michel Decroly (ULB - IGEAT Bruxelles), Bettina Gockel (University of Zürich), Boris Grésillon (University of Provence), Piotr Piotroswki (Adam Mickiewicz University, Poznań), Ulf Wuggenig (Leuphana University Lüneburg).

Prof. Dr. Bettina Gockel will inaugurate the conference on October 9 with her contribution "Potenziale der Peripherien. Lebensräume und Denkfiguren der Avantgarden des 19. und 20. Jahrhunderts".

It is desirable that all of the presentations fall into the focuses developed above, but they can also tackle other issues raised by the colloquium’s title.

The format of the presentations is 30 minutes, followed by a discussion.

The contributions can be in French, German and English. It is very desirable for the participants to understand these three languages.

Presentation proposals (with title, abstract of 500 words, first and last name, status, institution, e-mail address) must be sent to art.marges@gmail.com 

before June 21, 2013.

They will be submitted to the members of the scientific committee.

Authors will be informed of selection results by July 20, 2013, at the very latest.

Scientific Committee

Peter Geimer (Freie Universität Berlin), Boris Grésillon (Université de Provence Aix-Marseille), Béatrice Joyeux-Prunel (École Normale Supérieure Paris), Bénédicte Savoy (Technische Universität Berlin), Patrice Veit (Centre Marc Bloch Berlin), Ulf Wuggenig (Leuphana Universität Lüneburg)

Organization Committee

Léa Barbisan (Centre Marc Bloch, Berlin / Paris-Sorbonne), Maria Bremer (Freie Universität, Berlin / German Forum for Art History, Paris), Camille Boichot (Géographie-Cités Paris), Séverine Marguin (Centre Marc Bloch / Leuphana Universität Lüneburg / EHESS CRIA)

Bibliography

Belting, H., Buddensieg, A., Weibel, P., & Birken, J. (éd.) (2011) : Global Studies Mapping Contemporary Art and Culture. Ostfildern: Hatje Cantz.

Belting, H. (2005) : Szenarien der Moderne: Kunst und ihre offenen Grenze. Hamburg: Philo and Philo Fine Arts.

Bürger P. (1974) : Theorie der Avant-Garde. Frankfurt/Main: Suhrkamp.

Bydler, C. (2004) : The Global Art World, Inc.: On the globalization of contemporary art. Uppsala: Acta Universitatis Upsaliensis.

Enwezor, O. (2012): Intense Proximity. An Anthology of the Near and the Far [La Triennale 2012]. Paris : Artlys.

Foster H. (1985) : Recodings: Art, Spectacle, Cultural Politics. Bay Press.

Gockel, B. (2010): Die Pathologisierung des Künstlers. Künstlerlegenden der Moderne. Oldenbourg Akademie Verlag.

Grésillon, B. (2008) : « Ville et création artistique. Pour une autre approche de la géographie culturelle »  in Annales de Géographie, 2(660-661), pp. 179-198.

Heinich, N. (1998) : Le triple jeu de l'art contemporain. Sociologie des arts plastiques. Paris: Les Editions de Minuit.

Kaufmann, T. D.-C. (éd.) (2005) : Time and Place: the Geohistory of Art. Burlington, Vt : Ashgate.

Krätke, S. (2002) : Medienstadt. Urbane Clusters und globale Zentren der Kulturproduktion. Opladen : Leske und Budrich.

Krauss R.E. (1985) : The Originality of the Avant-Garde and Other Modernist Myths. MIT Press.

Lesage, D. / Busch, K. (éd.) (2007) : A portait of the artist as a researcher: the Academy and the Bologna Process. Antwerpen : Museum van Hedendaagse Kunst.

Menger P-M. (2009) : Le travail créateur. S’accomplir dans l’incertain. Paris : Gallimard-Seuil-Éditions de l'EHESS.

Piotrowski, P. (2009) : « Towards horizontal art history », in Anderson, J. (éd.): Crossing Cultures (Comité International d’Histoire de l’Art, CIHA). Calrton, pp. 82-85.

Piotrowski, P. (2005) : « Between place and time. A critical geography of ‘new’ Central Europe » in Kaufmann, T. D.-C. (éd.) (2005) Time and Place : the Geohistory of Art. Burlington, Vt. : Ashgate, pp. 153-171.

Rancière J. (2000) : Le Partage du sensible: Esthétique et politique. Paris:La Fabrique.

Wenzel, A.-L. (2011) : Grenzüberschreitungen in der Gegenwartskunst: ästhetische und philosophische Positionen. Bielefeld: Transcript-Verl.

Zahner N. T. (2006) : Die neuen Regeln der Kunst – Andy Warhol und der Umbau des Kunstbetriebs im 20. Jahrhundert. Frankfurt/Main: Campus Verlag

Lieux

  • Centre Marc Bloch
    Berlin, Allemagne

Dates

  • vendredi 21 juin 2013

Mots-clés

  • art contemporain, marges, interdisciplinarité, rencontres internationales

Source de l'information

  • Camille Boichot
    courriel : art [dot] marges [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Art contemporain et marges », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 23 mai 2013, https://calenda.org/249485

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