AccueilFragmentation et / ou vitalité du judaïsme aujourd'hui ? Des minorités au sein de la minorité

Fragmentation et / ou vitalité du judaïsme aujourd'hui ? Des minorités au sein de la minorité

The fragmentation and / or vitality of Judaism today? Minorities within minorities

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Publié le mercredi 22 mai 2013 par Elsa Zotian

Résumé

Ces journées sont conçues comme un temps de mise au point de l’état des lieux du judaïsme en France. A côté du Consistoire, mis en place par Napoléon 1er dès 1808, institution qui s’est maintenue après la Loi de séparation des Églises et de l’État en 1905, et souvent en opposition avec lui, se sont développés de nombreux mouvements qui se réclament du judaïsme. Le Consistoire, principale institution  du judaïsme cultuel, par son ancienneté, le nombre de lieux de culte qu’il gère, le Séminaire rabbinique dont il est responsable, dans le meilleur des cas ne reconnaît pas ces mouvements, la plupart du temps il est en conflit avec eux. Deux blocs de mouvements religieux gagnent en importance en France depuis une trentaine d’années : les mouvements ultra-orthodoxes (visibles en France à travers le mouvement Loubavitch) et les mouvements modernistes (libéraux et massorti). Depuis peu, une kyrielle de micro-mouvements sont nés : les Juifs pour Jésus, les Juifs messianiques, les Juifs de la Kabbale… Que signifie aujourd’hui le pluralisme religieux juif au sein du monde juif ? Quels sont ces groupes ? Comment fonctionnent-ils ? À l’intérieur, mais aussi, et surtout, avec les autres mouvements se réclamant du judaïsme, avec le monde extérieur (non juif) ?

Annonce

Colloque organisé sous la responsabilité de Joëlle Allouche-Benayoun GROUPE SOCIETES, RELIGIONS, LAICITES, CNRS/EPHE (GSRL)

EN PARTENARIAT AU SEIN DU PROJET MINEUREL("Dynamiques religieuses et groupes minoritaires: évolutions récentes du paysage français")

avec l’Unité mixte de recherche CNRS / Université de Strasbourg DRES (Droit, Religions, Entreprises, Société), équipe « Religions au miroir du pluralisme », Anne- Laure Zwilling

et l'ISERL / Université Lyon 2 (Institut supérieur d'étude des religions et de la laïcité), Lionel Obadia

Présentation 

Ces journées sont conçues comme un temps de mise au point de l’état des lieux du judaïsme en France. A côté du Consistoire, mis en place par Napoléon 1er dès 1808, institution qui s’est maintenue après la Loi de séparation des Églises et de l’État en 1905, et souvent en opposition avec lui, se sont développés de nombreux mouvements qui se réclament du judaïsme. Le Consistoire, principale institution  du judaïsme cultuel, par son ancienneté, le nombre de lieux de culte qu’il gère, le Séminaire rabbinique dont il est responsable, dans le meilleur des cas ne reconnaît pas ces mouvements, la plupart du temps il est en conflit avec eux. Deux blocs de mouvements religieux gagnent en importance en France depuis une trentaine d’années : les mouvements ultra-orthodoxes (visibles en France à travers le mouvement Loubavitch) et les mouvements modernistes (libéraux et massorti). Depuis peu, une kyrielle de micro-mouvements sont nés : les Juifs pour Jésus, les Juifs messianiques, les Juifs de la Kabbale… Que signifie aujourd’hui le pluralisme religieux juif au sein du monde juif ? Quels sont ces groupes ? Comment fonctionnent-ils ? À l’intérieur, mais aussi, et surtout, avec les autres mouvements se réclamant du judaïsme, avec le monde extérieur (non juif) ?

Ces Journées, conçues sur deux temps : un temps de compréhension des enjeux actuels liés à la présence juive en France (29 mai) et un temps de présentation et d’analyse du champ religieux et culturel juif dans sa diversité (30 mai).

Programme

Mercredi 29 mai : 13 h 30 à 19 h

Modératrice : Joëlle Allouche-Benayoun

  • 13 h 30 : Ouverture, Philippe Portier (Directeur du GSRL)
  • 13 h 45 : Philippe Boukara : 2000 ans de judaïsme en France
  • 14 h 45 : Jean Michel Salanskis : Judaïsmes standard et non standard
  • 15 h 45 : Gérard Rabinovitch : Après la Shoah, changer de paradigmes 
  • 17 h : Denis Charbit : Sionisme et Juifs de France
  • 18h : Gunther Jikeli : Antisémitisme et perceptions de la Shoah en Europe de l'Ouest aujourd'hui

Jeudi 30 mai  9 h 30 - 12h45

Modérateur : Lionel Obadia

9 h 30 : Chantal Bordes-Benayoun : Le judaïsme français au pluriel

10 h 15 : Martine Cohen : Quelle place pour le Consistoire dans un judaïsme français désormais pluriel ?

11h : Joëlle Allouche-Benayoun : Libéraux et massorti. Les Juifs « modernistes » et la question de la place des femmes 

11 h 45    Lucine Endelstein : Le judaïsme « ultra-orthodoxe » : dynamiques et enjeux de sa  revitalisation

Jeudi 30 mai  13 h 45-17 h 45

Modératrice Anne-Laure Zwilling

  • 13 h 45 : Lionel Obadia : Juifs et spiritualités alternatives : une minorité au sein d'une minorité ?
  • 14 h 30 : Aurélien Gampiot : Les Juifs Noirs en France et le monde juif de France
  • 15 h15 : Véronique Altglas :Les identités juives au prisme des étudiants du Centre de la Kabbale.
  • 16 h : Franck La Barbe : "Le Juif premièrement". Être juif selon les mouvements messianiques. L'exemple français. 
  • 16 h 45 Clôture :  J. Allouche-Benayoun, L. Obadia, A.L. Zwilling

Perspectives, et suites du Programme « Minorités religieuses »

Evénement

17 h 45 « Juives et féministes »

Débat autour de l'ouvrage de Nelly Las, Le féminisme face aux dilemmes juifs contemporains en présence de l'auteure. 

Modératrice : Joëlle Allouche-Benayou

Résumés des communications

Mercredi 29 mai

  • Philippe Boukara : 2000 ans de judaïsme en France

L'ancrage de la présence juive dans la longue durée de l'histoire de France n'est pas spontanément perçu par la population juive française d'aujourd'hui, très majoritairement issue des immigrations d'Afrique du Nord et d'Europe orientale, ni non plus, a fortiori, par la société française dans son ensemble. Au Moyen Age, la France du nord comme la France du sud connaissent un véritable âge d'or juif, influençant tout le judaïsme mondial, avec déjà une osmose originale entre les modèles sépharade et ashkénaze en train d'émerger. Expulsés du royaume à la fin du Moyen Age les Juifs n'ont en fait jamais disparu du territoire français. La Révolution a fait bénéficier ceux qui habitaient le pays, surtout  alsaciens et lorrains, d'une Emancipation précoce et profonde, si on la compare à celle intervenue dans les autres pays d'Occident, au point qu'on peut parler d'un second âge d'or dans les années 1830-1940. Le XXsiècle connaît une sorte de Big Bang avec l'afflux d'immigrés juifs est orientaux plus nombreux que les israélites français, puis un nouvel afflux de Juifs d'Afrique du Nord plus nombreux que tous ceux qui vivaient déjà en France. Les années de Vichy marquent bien sûr une rupture dans l'expérience harmonieuse de l'intégration juive en France, mais ne doivent pas faire écran à la connaissance des tendances lourdes observables sur plus d'un siècle - l'Affaire Dreyfus elle-même, on le montrera, confirmant cette appréciation. Depuis la seconde guerre mondiale, des liens humains particulièrement forts se sont créés entre le judaïsme français et l'Etat d'Israël. Un rapprochement spectaculaire a pu s'opérer, d'autre part, avec l'Eglise catholique. Ces tendances observables dans la longue durée doivent être prises en compte pour apprécier les tendances du temps présent.

  • Jean Michel Salanskis : Judaïsmes standard et non standard

Dans cet exposé, je voudrais présenter l’idée abstraite d’un judaïsme non standard, puis faire état de modalités diverses de l’assomption de la condition de Juif dans la société contemporaine. Je chercherai en fin de compte à mettre en rapport ce qui précède avec une compréhension en profondeur du judaïsme standard, de la tradition de l’étude-observance.

  • Gérard Rabinovitch : Après la Shoah, changer de paradigmes 
  • Denis Charbit : Sionisme et Juifs de France

En vertu de sa culture politique républicaine et de son modèle d'intégration, la France a toujours été considérée comme le pays d'Europe sur lequel le sionisme n'avait pas prise, alors même que le patriotisme des communautés juives d'Allemagne et des Etats-Unis se conjuguait harmonieusement avec une adhésion au sionisme à dominante culturelle  et philanthropique. Les choses ont bien changé depuis, et l'attachement à Israël (qui est à distinguer du sionisme comme tel) est devenu une composante consensuelle et rituelle au sein de la communauté juive organisée. Cet attachement est loin de se réduire à l'alyah (immigration en Israël) et se manifeste par de multiples expressions  et modalités. Comment expliquer ce revirement, et peut-on parler d'un franco-sionisme, à l'instar de ce que l'on appelait autrefois le franco-judaïsme?

  • Gunther Jikeli: Antisémitisme et perceptions de la Shoah en Europe de l'Ouest aujourd'hui

L'antisémitisme est une réalité de nos jours malgré le souvenir de la Shoah  présent dans toutes les mémoires. Des métaphores de la Shoah sont  utilisées pour exprimer des ressentiments contre les Juifs. Les perceptions des  Juifs influencent les perceptions de la Shoah. L'antisémitisme, venant toutes les couches de la société, vise les Juifs mais il ne prend pas sa source dans les Juifs réels. Seule sa forme est adaptée pour pouvoir mieux « justifier » ces ressentiments. C'est pour cela que l’antisémitisme   d'aujourd'hui se manifeste sous différentes formes comme l'inversion de la  Shoah et l'antisionisme.

Jeudi 30 mai

  • Chantal Bordes-Benayoun : Le judaïsme français au pluriel

Le monde juif a toujours été géographiquement et culturellement dispersé, tout en maintenant une exceptionnelle aspiration à l’unité. Qu’en est-il aujourd’hui de cette pluralité d’interprétations du judaïsme ? En prenant l’exemple des juifs de France, dont la définition est de plus en plus en tension du fait de la mobilité et de la mixité qui touchent les sociétés contemporaines, on réexaminera cette caractéristique de la diaspora. Celle-ci évolue entre une affirmation publique plus vigoureuse, privilégiant une définition religieuse et politique, et  produisant une image se voulant cohérente,  et la diversité inéluctable due à son intégration sociale accomplie. 

  • Martine Cohen : Quelle place pour le Consistoire dans un judaïsme français désormais pluriel ?

Dans la France postrévolutionnaire et émancipatrice, l’organisation des trois « nations juives » au sein d’une institution unique du culte, le Consistoire, a fourni le creuset pour la fabrication d’un « judaïsme français » unifié – mais non uniforme. Représentant monopolistique de ce judaïsme français avant 1905, le Consistoire l’est resté de facto, malgré la loi de séparation des Eglises et de l’Etat : les courants cultuels qui se sont organisés de manière autonome sont restés marginaux et n’ont pas cherché à mettre en question la légitimité de l’institution consistoriale. Mais la pluralisation religieuse du judaïsme français s’est renforcée et est devenue plus visible depuis les années 1970. Ses courants sont devenus plus critiques du Consistoire, à mesure que celui-ci connaissait un processus d’orthodoxisation interne ainsi que des dysfonctionnements institutionnels graves. Quelle peut donc être la place d’un Consistoire au sein de ce judaïsme dont le pluralisme est désormais devenu légitime ?

  • Joëlle Allouche-Benayoun : Libéraux et massorti. Les Juifs « modernistes » et la Question de la place des femmes 

La place des femmes dans le judaïsme est au cœur de la création au 19e siècle en Europe, et du développement actuel, des mouvements juifs libéraux et massorti (ou« conservative »). La mise à l’écart des femmes de l’étude sacrée, dans la liturgie synagogale, la minoration de leur place dans la société (plus au foyer que  sur la  place publique) ont fait prendre conscience aux fondateurs de ces mouvement que dans une société globale en pleine évolution, les femmes juives aspiraient à plus d’égalité, y compris au sein du monde religieux. Le souci de la perpétuation du judaïsme devait amener à reconsidérer la place respective des hommes et des femmes au sein de cet univers. Cette communication s’attachera à analyser les modalités de cette « égalisation » au sein de ces mouvements, et leurs répercussions au sein de la société juive toute entière.

  • Lucine Endelstein : Le judaïsme « ultra-orthodoxe » : dynamiques et enjeux de sa  revitalisation

Cette communication présentera, à partir d’une recherche menée dans le 19e arrondissement de Paris, un état des lieux des questions que pose la revitalisation de l’« ultra-orthodoxie » en France. Elle exposera les dynamiques et les enjeux de son succès, notamment sa diversité interne, le lien entre ancrage local et circulations transnationales, et la porosité des frontières internes et externes de ces courants. 

  • Lionel Obadia : "Juifs et spiritualités alternatives : une minorité au sein d'une minorité ?" 

La réalité du judaïsme contemporain, c’est aussi des quantités (indéterminées mais certainement significatives) d’individus qui investissent le champ des religiosités alternatives (mouvances « New Age », « sectes », « spiritualités » ou « sagesses ») sans pour autant renoncer à une judéité repensée en des termes universalistes ou ethnicistes mais plus nécessairement d’identité confessionnelle ni d’observance pratique. Ces explorations aux confins des frontières confessionnelles du judaïsme, peuvent prendre la forme visible d’identité bricolées (les « juifs-bouddhistes » par exemple) mais des combinaisons innovantes au contact d’autres traditions extrême-orientales ou du milieu spiritualiste du « bien-être ». Sur la base d’études de cas élaborées dans des creusets cultuels et culturels différents (bouddhisme et néo-orientalismes, religions de « guérison », « coaching » spirituel…) il s’agit de réfléchir sur la manière d'être « encore juif » lorsqu'il ne reste de la praxis que des éléments culturels et moins d'observances rituelles au sens de la halakha, et que les  individus opèrent des détours par d'autres traditions, en particulier celles qui apparaissent les moins similaires au judaïsme. Quels sont alors les enjeux autour de ces judéités alternatives et minoritaires au sein d’une communauté qui, déjà, se considère ou est considérée comme une minorité ? Comment cette « minorité de minorité » fait-elle avancer les modes d’identification au  judaïsme ?

  • Aurélien Gampiot : Les Juifs Noirs en France et le monde juif de France

Volontiers perçus comme un ensemble homogène, les Juifs, pour reprendre l’analyse de l’ethnologue Ida Simon Barouh, « sont en réalité d’une étonnante diversité. Diversité des origines ethniques et donc des histoires familiales et nationales. Diversité des assignations identitaires. Diversité des manières de réaliser la judéité. Le Juif n’existe pas. Les Juifs existent, pluriels, dans les formes diverses que prend au jour le jour, leur vie en société ». Au sein de cette diversité se trouvent des Juifs noirs dont les profils divergent, eux aussi, selon les origines nationales ou ethniques. Il s’avère que dans les discours identitaires juifs en France, l’identité judéo-noire est restée absente jusqu’à ce qu’elle soit « problématisée » par la Fraternité Judéo-noire (FJN), une association créée dans le double objectif de travailler à la mise en visibilité des Juifs noirs au sein de la diaspora juive, notamment en France, d’une part et d’être un organe de liaison entre des Juifs noirs disséminés à travers le monde d’autre part. Cette communication vise à montrer la place des Juifs noirs dans le monde juif de France,  à travers notamment la présence des pratiquants juifs natifs ou convertis d’origine africaine, antillaise ou américaine qui bouscule l’image traditionnelle du Judaïsme français

  • Véronique Altglas :Les identités juives au prisme des étudiants du Centre de la Kabbale.

De manière générale, les ressources religieuses que j’appelle ‘exotiques’ sont plus favorablement popularisées sous une forme relativement ‘édulcorée’. C’est notamment le cas de la kabbale qui, paradoxalement, est d’autant plus facilement explorée par un large public qu’elle est en partie du moins détachée de ses références au judaïsme – ce que propose le Centre de la Kabbale, certes de manière profondément ambivalente. Cette communication explorera le rapport que les membres du Centre de la Kabbale entretiennent avec le judaïsme,  mettant ainsi en lumière de fortes ambivalences vis-à-vis de l’identité juive, tant de ceux qui s’identifient comme d’origine juive que de ceux qui n’ont pas d’attache familiale avec le judaïsme.

  • Franck La Barbe : "Le Juif premièrement". Être juif selon les mouvements messianiques. L'exemple français. 

Les mouvements messianiques sont apparus depuis peu dans le paysage religieux français. Né après 1945 parmi des Juifs convertis à la foi chrétienne dans les milieux protestants évangéliques anglo-saxons et bien que différents dans leurs conceptions et leurs objectifs, ils se distinguent tous par une position originale concernant la place de la culture juive dans la manière de vivre le christianisme en revendiquant aussi bien la redécouverte d'un judéo-christianisme primitif que la découverte d'une dimension prophétique du judaïsme dans l'accomplissement du plan divin pour la fin des Temps selon la théologie chrétienne. Entre évangélisation et « accompagnement » des Juifs, tous les mouvements messianiques poursuivent, chacun à sa manière, un même but : faire découvrir à chaque Juif du monde entier l'importance double de la personne de Yeshoua : pour l'individu, en tant que sauveur personnel mais aussi pour le Juif, en tant que membre du peuple élu. Cette importance double pour le Juif de reconnaître Yeshoua comme Messie, alimente au sein des différents mouvements le débat autour de l'idée de transgression qui accompagne les jugements et opinions des uns et des autres sur l'action des mouvements messianiques. Cet exposé à pour objectif de présenter les grandes lignes de l'idéologie messianique ainsi que l'esquisse d'une typologie des mouvements en France.

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Adresse:
59/61 rue Pouchet
75849 Paris cedex 17 (Auditorium, Rez-de-chaussée)

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ligne 31, arrêt Guy Môquet ou Brochant-Cardinet
ligne 13, station Brochant ou Guy Môquet
ligne C, station Porte de Clichy, sortie rue de la Jonquière

Catégories

Lieux

  • GSRL, Auditorium, Rez-de-chaussée - 59-61 rue Pouchet
    Paris, France (75017)

Dates

  • mercredi 29 mai 2013
  • jeudi 30 mai 2013

Mots-clés

  • judaisme, diversité, femmes

Contacts

  • Joëlle Allouche Benayoun
    courriel : joelleab [at] gmail [dot] com
  • GROUPE SOCIETES RELIGIONS LAICITES
    courriel : gsrl [at] gsrl [dot] cnrs [dot] fr

Source de l'information

  • Joëlle Allouche Benayoun
    courriel : joelleab [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Fragmentation et / ou vitalité du judaïsme aujourd'hui ? Des minorités au sein de la minorité », Colloque, Calenda, Publié le mercredi 22 mai 2013, http://calenda.org/249778