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Art contemporain et pratiques géographiques : territoires en représentation

Contemporary art and geographical practices: territories in representation

Atelier 1. Déplacer / confronter les regards

Workshop 1. Shift / confront the gaze

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Publié le mercredi 29 mai 2013 par Élodie Faath

Résumé

Cet atelier de recherche est organisé dans le cadre du Musée éclaté de la presqu’île de Caen (Mépic) en collaboration avec l’UFR de géographie de l’Université de Caen Basse-Normandie. Il est structuré en trois séances de travail organisées en juin, septembre et octobre 2013.

L’une des particularités du MéPIC est de faire dialoguer, au sein d’un projet culturel, différents acteurs d’un même territoire : institutions culturelles (musées, centres d’art, etc.), artistes, communes, élus, entreprises, chercheurs… Tous participent à des degrés divers à l’élaboration de l’exposition et portent un regard spécifique sur l’espace qui va de Caen à la mer. Le Musée éclaté de la presqu’île de Caen s’invite alors dans l’espace public, tant par cette mobilisation des acteurs locaux que par la dissémination des œuvres sur les quinze communes qui bordent l’estuaire de l’Orne. Nous souhaitons de la sorte, au cours de cet atelier, interroger les différentes représentations attachées à que nous nommons « Presqu’île de Caen » et qui accueille aujourd’hui le regard à la fois singulier et pluriel de la création artistique contemporaine.

Annonce

Présentation

Cet atelier de recherche est organisé dans le cadre du Musée éclaté de la presqu’île de Caen en collaboration avec l’UFR de géographie de l’Université de Caen Basse-Normandie. Il est structuré en trois séances de travail organisées en juin, septembre et octobre 2013.

Le Musée éclaté de la presqu’île de Caen (MéPIC) est un projet culturel porté par le laboratoire de l’art & de l’eau de l’école supérieure d’arts & médias Caen/Cherbourg (ésam). Volet contemporain du Festival Normandie Impressionniste, cette exposition propose à quinze artistes, invités par quinze institutions culturelles de Basse-Normandie, de Haute-Normandie et d’Île-de-France, de créer une œuvre en résonance avec le traitement du thème de l’eau par les impressionnistes. Ces créations sont présentées dans quinze pavillons indépendants (chaque pavillon se compose d’un ou deux conteneurs dont la disposition est imaginée par l’artiste) répartis selon un maillage virtuel au cœur du territoire de la Presqu’île.

À travers ce projet culturel, le laboratoire de l’ésam Caen/Cherbourg s’engage dans une expérimentation muséale inédite dont les interrogations veulent faire éclore de nouvelles problématiques au croisement de la recherche artistique et scientifique. La mise en œuvre du MéPIC est ainsi renforcée par une dynamique intellectuelle formée d’ateliers successifs  visant à analyser le dispositif muséographique lui-même, son ancrage territorial (tant historique que géographique) ainsi que les productions artistiques réalisées pour le projet. L’atelier de recherche « Art contemporain et pratiques géographiques : territoires en représentation » s’attache plus particulièrement à l’étude des liens tissés entre l’exposition et l’espace dans lequel elle s’inscrit. Il examine les relations délicates entre les œuvres de l’exposition et le dispositif d’expérimentation muséale.

L’une des particularités du MéPIC est en effet de faire dialoguer, au sein d’un projet culturel, différents acteurs d’un même territoire : institutions culturelles (musées, centres d’art, etc.), artistes, communes, élus, entreprises, chercheurs… Tous participent à des degrés divers à l’élaboration de l’exposition et portent un regard spécifique sur l’espace qui va de Caen à la mer. Le Musée éclaté de la presqu’île de Caen s’invite alors dans l’espace public, tant par cette mobilisation des acteurs locaux que par la dissémination des œuvres sur les quinze communes qui bordent l’estuaire de l’Orne. Nous souhaitons de la sorte, au cours de cet atelier, interroger les différentes représentations attachées à que nous nommons « Presqu’île de Caen » et qui accueille aujourd’hui le regard à la fois singulier et pluriel de la création artistique contemporaine.

Programme

19 juin, de 9h30 à 18h00 – 1er atelier : Déplacer / confronter les regards

Dans le corpus des représentations du territoire, il en est une qui fait naître des projets culturels portés par une volonté politique de dynamisation économique : celle d’un espace postindustriel à la recherche de nouvelles vocations urbaines qui pourraient voir le jour à travers la culture. Même si elle n’entre pas dans le projet culturel du MéPIC comme expérimentation muséale à l’échelle, cette vision des mutations qui associent l’espace-temps industriel et les politiques culturelles (patrimoine et création) est évidemment très présente sur les territoires concernés de la presqu’île de Caen.

Mais en envisageant ces territoires comme victimes d’un passé récent à réinventer pour l’avenir, ce regard tend à oublier le temps long qui est celui proprement géologique du paysage : si la Presqu’île est née de la création du canal de Caen à la mer au XIXe siècle, l’héritage industriel n’est pas le seul épisode historique à modifier ce territoire et laisser des traces sur ce secteur. Avant lui, nombreux sont les mouvements qui ont modelé cette géographie. Après lui, nombreux sont les événements qui façonnent le paysage que nous connaissons aujourd’hui.

Les interventions artistiques et scientifiques de cet atelier viseront ainsi à perturber la vision courante de ce territoire. Elles se donnent pour objectif d’exprimer le double potentiel de l’art et la science qui, ensemble et de manière très complémentaire, peuvent construire le déplacement du regard porté sur un lieu.

9h00 : Accueil

9h30 : Dector et Dupuy – artistes, Balle perdue, performance artistique, visite guidée de la Presqu’île

12h30 : Déjeuner

  • 14h30 : Laurent Lespez – maitre de conférences en géographie à l’université de Caen, Les possibles et nos représentations, la presqu’île sous le regard de la longue durée
  • 15h15 : Jonathan Loppin – artiste, Sandmemorial, présentation de l’œuvre réalisée à Ouistreham

16h00 : Pause

  • 16h15 : Nathalie Blanc – Directeur de recherche en géographie au CNRS, Esthétique environnementale : quels liens au politique ?
  • 17h00 : Ariane Michel – artiste, Le dernier voyage, présentation de l’œuvre réalisée à Sallenelles

Le nombre de place étant limité dans le car pour la performance de Dector et Dupuy, la réservation est obligatoire.

Contact : Claire Le Thomas, 02 14 37 25 00, c.lethomas-boisdevesys@esam-c2.fr

Atelier 2 - Identités portuaires, les espaces de l’eau – septembre 2013

Le second atelier, en septembre 2013, portera sur les représentations associées à la présence de l’eau pour les différentes fonctions et situations qui font la vie de la Presqu’île : bords de mer, activités balnéaires, marais, canal, fleuve, ports (industriels, de commerce, de pêche et de plaisance) dessinent de multiples rapports avec l’élément aquatique. Ils fondent autant d’identités pour ce territoire.

L’activité portuaire qui a pris place sur la Presqu’île de Caen signale un premier type de relations à l’eau. Hier, les industries qui s’y sont implantées ont tiré profit du canal et des flux maritimes. Aujourd’hui, alors que l’activité portuaire est toujours bien présente, le processus de désindustrialisation remet en question l’usage et l’identité des lieux, interroge leur histoire, questionne leur actualité. En effet, si la fonction portuaire de la Presqu’île est acquise pour les acteurs industriels, elle n’est pas évidente pour la majorité des habitants de la région qui voient davantage l’aspect balnéaire d’un rapport à l’eau qui est celui d’une société des loisirs. Le projet de réaménagement de la Presqu’île se fait l’écho de cette identité contrariée : il prend acte du déclin qui touche la navigation industrielle et commerciale sur le canal et sera l’agent d’une nouvelle pensée programmatique liée à l’eau sur le territoire. Le Musée éclaté de la presqu’île de Caen, par ses parcours et sa mobilité, par ses situations et son échelle, participe de cette redéfinition identitaire. Il fait le lien entre le passé – l’histoire industrielle représentée par les conteneurs – et le futur de ce territoire. A travers un rapport culturel à l’eau, il organise les relations de la mémoire et du projet.

Cet atelier cherche ainsi à interroger la place de l’eau sur le territoire, et en particulier son versant portuaire, la manière dont se transforme ce rapport à Caen et ailleurs, ainsi que les réponses artistiques qui s’en font l’expression.

Atelier 3 : Jeux d’échelle – octobre 2013

Le dispositif multi-sites du Musée éclaté de la presqu’île de Caen induit un jeu d’échelles qui n’est pas sans conséquences sur les représentations du territoire qu’il investit. Il s’agit alors, pour ce troisième atelier d’octobre 2013, de prendre la mesure de ces changements de perspective selon les mobilités qu’ils sollicitent.

Pour le visiteur qui vient faire les trajets d’une œuvre à l’autre, le projet est une invitation à une pratique déambulatoire sur la Presqu’île et les communes partenaires. Ce circuit constitue une sorte de seizième œuvre, rendant visible un territoire et ses particularités paysagères, culturelles, économiques… Car le dispositif du MéPIC est un circuit. Il relie de la sorte déplacement du corps et déplacement du regard, mettant en évidence le rôle des circulations physiques dans l’appréhension d’un espace, dans la perception d’un paysage. Au niveau régional, ce sont les réseaux normands qui se révèlent par l’intermédiaire du Musée éclaté : place de l’agglomération caennaise dans le Calvados et plus généralement dans la Basse-Normandie ; liens et rivalités culturelles et économiques entre les deux Normandie. Par les chemins prospectifs qu’il emprunte, le MéPIC semble aussi devoir être une contribution thématique dans le concert des enjeux du Grand Paris. Dès lors, quelle est cette fabrique territoriale et politique mise en œuvre par les instruments géographiques et artistiques du Musée éclaté ?

Lieux

  • École supérieure d'arts et médias Caen / Cherbourg – Site de Caen, salle des conseils - 17 cours Caffarelli
    Caen, France (14)

Dates

  • mercredi 19 juin 2013

Fichiers attachés

Mots-clés

  • représentations, territoires, exposition, culture, Normandie impressioniste

Contacts

  • Claire Le Thomas
    courriel : c [dot] lethomas-boisdevesys [at] esam-c2 [dot] fr

Source de l'information

  • Claire Le Thomas
    courriel : c [dot] lethomas-boisdevesys [at] esam-c2 [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Art contemporain et pratiques géographiques : territoires en représentation », Journée d'étude, Calenda, Publié le mercredi 29 mai 2013, http://calenda.org/250221