AccueilContrat postdoctoral « natures récréatives, territoires vécus : aménagements, appropriations et médiations »

Contrat postdoctoral « natures récréatives, territoires vécus : aménagements, appropriations et médiations »

Postdoctoral position: "Recreative natures, lived territories: regional planning, appropriations and mediatisation"

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Publié le lundi 27 mai 2013 par Elsa Zotian

Résumé

Ce poste de travail consiste à étudier les usages récréatifs (de loisir) de la nature, afin de comprendre comment les activités participent de l'institution du cadre de vie des populations. Il s'agit de participer à la valorisation (par la publication) de résultats acquis par le CETAPS EA 3832 et de proposer un travail original d'enquête qui les prolonge.

 

Annonce

La révolution culturelle des temps libres participe d'une réinvention des territoires et d'une recomposition des formes de construction du cadre de vie. C'est dans cette perspective que les bords de mer, les cours d'eau, les Bases de Plein Air et de Loisir, et actuellement les forêts font l'objet d'investigations socio-géographiques au CETAPS. Les candidats - sociologues et / ou géographes - sont invités à prendre connaissance des travaux menés afin de proposer des prolongements originaux à partir de leurs compétrences propres.

Problématique

L’animation des métropoles, à l’occasion des temps libres, tient pour beaucoup à la pratique des loisirs sportifs. Qui cherche à localiser les activités remarque aussitôt à quel point les espaces « verts », qu’ils soient urbains (stades, parcs et jardins) ou périurbains (forêts, cours d’eau, plans d’eau etc.) se trouvent pris d’assaut, en particulier à l’occasion des beaux jours. La révolution culturelle des temps libres participe ainsi d’une réinvention des territoires : les loisirs sportifs des métropolitains font, par exemple, émerger des sites, des lieux, des territoires différents. Devenus mobiles, ils déplacent les frontières de la ville.

Loin d’apparaître seulement comme des modes « passifs » d’appropriation d’un cadre de vie qui serait « établi », les loisirs sont des formes qui participent activement à son invention, à sa (re)définition – y compris dans l’espace public, à sa construction, à son institution. Tous les territoires de pratique n’apparaissent pas également ou de la même manière dans l’espace public, et tous les terrains de jeu revendiqués ne sont pas consensuels. Autrement dit, l’espace tel qu’il est travaillé par les loisirs révèle les rapports complexes et contradictoires que les habitants des métropoles entretiennent à la nature, parfois à la ville et à ses environs. Les cadres de pratique, loin d’être toujours promus par les pouvoirs publics, sont parfois tolérés, mais peuvent aussi avoir été obtenus de haute lutte, quand ils ne sont pas braconnés.

Ce poste de travail vise à étudier les usages récréatifs de la nature, en vue de comprendre comment ces activités participent de l’institution du cadre vie des populations.

On attend du candidat qu’il ajuste l’échelle d’observation et d’analyse à celle dans laquelle s’inscrivent et se produisent les loisirs des populations étudiées, et en particulier leurs demandes de nature. Comment les populations s’ébrouent-elles dans l’espace, et comment s’y déploient-elles ? Les spots de pratique observés composent-ils un ensemble homogène et continu de paysages et de territoires vécus ? En quoi l’échelle d’appréhension proposée est-elle pertinente, en quoi permet-elle de réinscrire les loisirs dans les dynamiques territoriales qui les façonnent et qu’ils structurent en retour ?

Les transformations physiques des territoires s’inscrivent bien sûr dans une réalité symbolique : l’horizon d’une mobilité généralisée, qui fait de l’individu contemporain un nomade, pris dans des fidélités multiples, qui l’affilient à des territoires et à des groupes via des pratiques et des esthétiques. Pour autant, les enquêtes dévoilent des enracinements sociaux contrastés, et des inégalités écologiques marquées : les natures dont on use et au sein desquelles on s’ébroue n’ont que peu de rapport entre elles. On prendra donc soin d’interroger ces différentes formes de nature que produisent nos sociétés en regard de cette idée régulatrice (horizon du sens) et de ces politiques publiques qui constituent aujourd’hui le développement durable.

Profil et compétences requises

  • implantation régionale (présence sur site  - au bureau),
  • autonomie, mobilité (disposer d’un véhicule), grande disponibilité ;
  • capacité à travailler en équipe,
  • capacités rédactionnelles (valorisation de résultats antérieurement acquis auprès de revues reconnues) ;
  • expérience de l’enquête ;
  • doctorat de sociologie, ethnographie et/ou géographie humaine des activités physiques et sportives et/ou de l’environnement

Conditions d'emploi et de rémunération

  • Salaire : grille standard post-doctorat (financement FEDER)
  • Durée du contrat : 12 mois

Mission

Il s’agit de participer à la valorisation (par la publication) des résultats d’enquête antérieurement acquis* et de proposer un travail original d’enquête qui les prolonge.

* dans le cadre des programmes développés avec le GIP Seine-Aval (Usages Récréatifs, Sequana, Flash) et la SFR SCALE (projets structurés FESEL, ESTER, ELIT  voire TEQQ)

Les travaux conduits par le CETAPS portent sur les constructions sociales de la nature par les loisirs, et ont  pour support empirique des données d’enquêtes menées en bord de mer (plages, falaises), sur les plans d’eau (Bases de Plein Air et de Loisir), sur les cours d’eau (berges et lit mineur de la Seine, de la Risle), les zones humides (chasse dans la Réserve de l’Estuaire). Un travail de thèse a été engagé en 2012 sur les forêts urbaines de l’agglomération rouennaise, et le CETAPS participe depuis 2013 à l’école de terrain ECOTROP, qui étudie le Parc National de la Lopé au Gabon.

Il s’agit donc, d’une manière générale, de venir en appui d’un travail d’équipe, et de s’y inscrire pour le valoriser (par la co-rédaction d’articles et la publication) et le développer (théoriquement et empiriquement) dans la durée.

Les candidats sont invités à prendre contact avec les responsables scientifiques afin de prendre connaissance des travaux passés, présents et à venir et leur proposer un projet original susceptible d’enrichir leur programme de travail.

Le candidat s’engage, au cours de son contrat, à rédiger un document de synthèse d’une centaine de pages, qui devra comprendre un résumé exécutif, les résultats bruts acquis au cours de l’année, une synthèse bibliographique ainsi qu’une discussion sur les résultats acquis (interprétations).

Responsables scientifiques du projet

Damien Féménias & Olivier Sirost
Université de Rouen
SCALE SFR 4116
Laboratoire CETAPS EA 3832

Procédure de candidature

1/ Contact : Damien Féménias : 02.35.14.71.42 / 06.51.65.70.91 ou damien.femenias@univ-rouen.fr

2/ Envoi des dossiers de candidature (lettre de motivation et CV) à : damien.femenias@univ-rouen.fr

3/ Examen et classement des candidatures puis audition des candidats

4/ Le poste est ouvert « au fil de l’eau » : les candidatures reçues seront examinées à la fin de chaque mois, jusqu’à ce que le poste soit pourvu ; le poste sera pourvu au plus tôt en septembre 2013, au plus tard en septembre 2014.

Lieux

  • Rouen, France (76)

Dates

  • lundi 24 juin 2013

Fichiers attachés

Mots-clés

  • loisirs, usages, médiations territoriales

Contacts

  • Damien Femenias
    courriel : damien [dot] femenias [at] univ-rouen [dot] fr

Source de l'information

  • Damien Femenias
    courriel : damien [dot] femenias [at] univ-rouen [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Contrat postdoctoral « natures récréatives, territoires vécus : aménagements, appropriations et médiations » », Bourse, prix et emploi, Calenda, Publié le lundi 27 mai 2013, http://calenda.org/250599