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Pourquoi la controverse ?

Why the controversy?

De la participation à la communication

From participation to communication

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Publié le mercredi 05 juin 2013 par Élodie Faath

Résumé

Le groupe de recherches ARC-Fructis s’intéresse à la controverse, prise à la fois comme ensemble d’objets et méthodes de recherche en sciences sociales. Nous trouvons à travers la notion de « controverse » la particularité de relier une pratique classique en sciences, le principe de l’affrontement de théories explicatives consistant à « faire jaillir la vérité », et des questions ou dynamiques sociales « intensives en sciences » ou « à référence intensément scientifique », dont notre présent regorge. Étudier la (ou les) controverse(s) permet ainsi de se positionner au point de jonction de certaines relations sciences-sociétés et, selon les terrains ou études de cas concrètes, de saisir la manière dont se transforment ou résistent les pratiques scientifiques au contact de questions sociales et politiques et vice-versa.

Annonce

Argumentaire

Le groupe de recherches ARC-Fructis s’intéresse à la controverse, prise à la fois comme ensemble d’objets et méthodes de recherche en sciences sociales. Nous trouvons à travers la notion de « controverse » la particularité de relier une pratique classique en sciences, le principe de l’affrontement de théories explicatives consistant à « faire jaillir la vérité », et des questions ou dynamiques sociales « intensives en sciences » ou « à référence intensément scientifique », dont notre présent regorge. Etudier la (ou les) controverse(s) permet ainsi de se positionner au point de jonction de certaines relations sciences-sociétés et, selon les terrains ou études de cas concrètes, de saisir la manière dont se transforment ou résistent les pratiques scientifiques au contact de questions sociales et politiques et vice-versa.

Après une première année 2012-2013 du séminaire doctoral du groupe Fructis-ARC intitulé « Pourquoi la controverse ? », plusieurs pistes (www.fructis.ulg.ac.be) ont déjà été abordées par les nombreux intervenants qui ont ainsi permis de nourrir une première réflexion autour de la notion de « controverse ».

Parmi ces pistes de réflexion, nous pouvons retenir, d’une part, les tensions théoriques et méthodologiques qui peuvent apparaître par rapport à l’angle d’approche de la controverse. Le choix, la définition et la limitation de la controverse par les acteurs qui s’y déploient, par exemple, sont tant d’éléments intéressants qui permettent de définir la controverse « ad minima » ou « ad maxima ». En effet, la controverse se définit-elle par un ensemble d’acteurs précis en présence (les scientifiques, par exemple) ou, a contrario, n’a-t-elle aucune exclusive sur ce point ? Les experts d’usages, les citoyens, les associations, etc. prendraient alors une place importante en régime de controverse. Les différents intervenants de cette année 2012- 2013 sont intervenus dans ce sens tantôt pour justifier les limites de la controverse, tantôt pour inciter à ne lui contraindre aucune frontière.

D’autre part, la prise en compte du temps en régime de controverse joue ici un rôle essentiel pour nos précédents intervenants. En effet, au regard de temporalités très différentes (quelques mois, années ou siècles), les débats ont mis en exergue les fluctuations des controverses, leurs redéfinition, etc., tout au long de son développement marqué par divers rebonds de la controverse entrecoupée de périodes de silence et de doute.

Pour cette année 2013-2014, nous souhaiterions poursuivre notre réflexion et notre étude de la notion de « controverse » en la confrontant à deux thématiques principales.

  • la participation en régime de controverse, tout d’abord.

Les trois premières séances se centreront sur la participation d’acteurs scientifiques, d’acteurs étrangers à la recherche scientifique, les associations, les citoyens, etc.

La « co-construction » des savoirs en régime de controverse paraît à ce titre, également, riche d’enseignement sur la participation et sur les mécanismes de participation qui se développent autour d’un objet controversé. De même, la prise en compte des intérêts et des difficultés de ces approches « participatives » dans des situations à forte incertitude ont souvent des conséquences et des justifications importantes à débattre.

Quels modes de relations et/ou de coopération entre chercheurs et « parties prenantes » ces situations conflictuelles appellent-elles ? Quels projets politiques traduisent-elles ? Que nous apprennent-elles sur la gestion contemporaine des questions environnementales, par exemple ? Que nous suggèrent ces situations comme manières inédites de penser et de reconstruire les articulations entre science(s), nature(s) et société(s) ? Comment en effet s’y déploient les acteurs ? Quel type de mécanismes mettent-ils en œuvre pour se faire entendre ? Et enfin quel processus de crédibilité vis-à-vis des acteurs en présence pouvons-nous identifier ?

  • la communication et la traduction en régime de controverse, ensuite.

Les trois séances suivantes s’intéresseront, quant à elles, aux questions de communication et de traduction entre chercheurs et non-scientifiques, ainsi qu’à la posture et l’engagement des chercheurs en sciences sociales travaillant (« sur », ou « dans ») les controverses socio- scientifiques.

Les questions particulières liées au(x) rôle(s) et utilités des scientifiques confrontés à diverses situations intriquées nous intéresseront principalement.

Déroulement du séminaire

L’accent sera, comme l’année dernière, mis sur l’interaction entre chercheurs qualifiés et doctorants, dont nous attendons qu’ils accordent une attention particulière à la présentation d’enquêtes et d’études de cas singuliers.

Chaque séance comprendra deux exposés suivis chacun d’une discussion, animée tour à tour par les doctorants du projet ARC-Fructis et par l’invité extérieur, qui discutera les travaux des doctorants.

Modalités de soumission

Les propositions (5000 signes max., espaces compris) doivent être envoyées

au plus tard pour le 31 août 2013

à l’adresse suivante : fructis@ulg.ac.be 

Pour les propositions de communications retenues, une contribution (45.000 signes max., espaces compris) devra être envoyée au plus tard dix jours avant la séance, afin de préparer au mieux la discussion.

Les thématiques abordées ainsi que les noms des intervenants seront communiqués le 10 septembre.

Lieu du séminaire

Chaque séance aura lieu à l’Université de Liège, Faculté de Droit et de Science politique, Département de Science politique, Boulevard du rectorat, 7 (bâtiment B.31, Sart Tilman), 4000 Liège (Belgique), de 14h30 à 18h30.

Organisation

  • Estelle Carton (doctorante ARC, Unité SEED)
  • Bastien Dannevoye (doctorant ARC, Unité SEED)
  • Julien Pieron (chercheur ARC, UR Philosophie politique et philosophie critique des normes)
  • Grégory Piet (doctorant ARC, Spiral – Gouvernance et Société)

Lieux

  • B.31 Faculté de Droit et de Science politique - 7, Boulevard du rectorat
    Liège, Belgique (4000)

Dates

  • samedi 31 août 2013

Mots-clés

  • controverse, participation, communication

Contacts

  • Grégory Piet
    courriel : fructis [at] ulg [dot] ac [dot] be

URLS de référence

Source de l'information

  • Grégory Piet
    courriel : fructis [at] ulg [dot] ac [dot] be

Pour citer cette annonce

« Pourquoi la controverse ? », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 05 juin 2013, http://calenda.org/251898