AccueilDu studio au plateau de télévision : appropriations, détournements et réinterprétations par les artistes

Du studio au plateau de télévision : appropriations, détournements et réinterprétations par les artistes

From the studio to the TV studio set: appropriations, distorsions and reinterpretations by artists

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Publié le vendredi 14 juin 2013 par Elsa Zotian

Résumé

Au croisement de l’histoire de l’art et de la télévision, le sujet de ces journées d'étude reste encore mal connu et peu étudié. Si certaines grandes lignes en ont été mises à jour, c’est tous les pans d’une histoire plurielle qu’il faut réordonner, recontextualiser, et parfois même retrouver avant leur disparition, pour l’écrire et rendre justice à ses divers acteurs. Avec la participation de nombreux spécialistes (historiens, théoriciens, artistes, producteurs, commissaires), ces journées sont l’occasion de rendre compte de différentes sortes d’interventions d’artistes au sein des studios et des plateaux de télévision afin d’engager une réflexion transversale et d’envisager ensemble, à plus long terme, la reconstruction de cette histoire.

Annonce

Argumentaire

L’art vidéo puise son origine directement de la télévision. Un des premiers artistes à travailler avec la technologie vidéo, Nam June Paik, disait que celle-ci était la fille de la télévision. Les artistes s’en sont d’abord pris au téléviseur lui-même avant de voir en la vidéo un nouveau medium à expérimenter. Les liens qu’entretiennent les artistes avec la télévision n’ont cessé de se développer depuis les années 1960.

Les chaînes de télévision ont ouvert très tôt leurs studios aux artistes en voyant en eux une nouvelle force créatrice pour leur programmation. Ces artistes bénéficiaient alors de la régie de la chaîne, disposant de moyens techniques qu’ils ne pouvaient avoir par ailleurs, la chaîne leur fournissant également les moyens financiers de production. L’émission The Medium is the Medium, produite par Fred Barzyk pour la chaîne bostonienne WGBH en 1969, ou les travaux réalisés par le Groupe de recherche image fondé par Pierre Schaeffer en 1960 au sein de la RTF ont fait date en ce qui concerne les expérimentations artistiques à la télévision. Malgré ces initiatives, loin d’être à l’abri dans les rares studios qui leur ouvraient leurs portes, les artistes se heurtaient aux exigences productivistes d’un circuit économique majoritairement voué au divertissement et à la publicité, ou devaient se résoudre à la non-diffusion de leurs essais finalement marginalisés par rapport au reste de la production télévisuelle.

Dans un même temps, les artistes ont vu dans la télévision un espace de prise de parole et un moyen de toucher un plus large public. Ces artistes ont envahi le plateau d’émissions pour se faire connaître, diffuser leur discours ou perturber par leur action le bon déroulement de l’émission. De Salvador Dalí, et sa première prestation télévisée sur la chaîne new-yorkaise ABC en 1954, à Matthieu Laurette, en passant par Chris Burden ou ORLAN, plasticiens, performers, vidéastes font des plateaux de télévision une scène pour leur intervention et la diffusion d’un discours artistique. Dans les années 1970, certains dépassent même largement le cadre du discours artistique pour basculer dans l’activisme politique.

Le studio de télévision et son plateau ont aussi vu leur déplacement de la chaîne à l’atelier de l’artiste. Andy Warhol avait ainsi recréé dans les années 1980 un véritable studio de télévision dans son atelier pour y tourner des émissions diffusées ensuite sur des chaînes câblées. Dans les années 1990, les artistes déplacent les moyens de production au musée qu’ils transforment en véritable studio de télévision avec régie technique et plateau de télévision (Mobile TV de Pierre Huyghequi émettait depuis l’IAC de Villeurbanne en 1995 et depuis le Consortium de Dijon en 1997 ; l’intervention de Fabrice Hyber au Pavillon français de la Biennale de Venise en 1997). En y déplaçant plateau et moyens de tournage, les artistes font de l’espace d’exposition un nouveau modèle de studio télé.

Au croisement de l’histoire de l’art et de la télévision, ce sujet reste encore mal connu et peu étudié. Si certaines grandes lignes en ont été mises à jour, c’est tous les pans d’une histoire plurielle qu’il faut réordonner, recontextualiser, et parfois même retrouver avant leur disparition, pour l’écrire et rendre justice à ses divers acteurs. Avec la participation de nombreux spécialistes (historiens, théoriciens, artistes, producteurs, commissaires), ces journées sont l’occasion de rendre compte de différentes sortes d’interventions d’artistes au sein des studios et des plateaux de télévision afin d’engager une réflexion transversale et d’envisager ensemble, à plus long terme, la reconstruction de cette histoire.

Que soient ici chaleureusement remerciés les différents intervenants et les nombreux soutiens qui permettent la tenue de ces journées, de même que les artistes et institutions qui ont donné leur accord pour la projection de leurs vidéos.

Programme

Vendredi 28 Juin (Auditorium)

9h: Accueil des participants

9h15: Présentation des journées

Matin : Au commencement

Modération : Thierry DUFRÊNE

Professeur d’Histoire de l’art contemporain à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense où il a dirigé le Centre de recherches en Histoire de l’Art et Histoire des Représentations,  il occupe actuellement la fonction d’adjoint au directeur général chargé des relations internationales de l’INHA. Il a publié entre autres Giacometti. Les dimensions de la réalité (1993), La Grande galerie des sculptures (2005), Salvador Dalí : double image, double vie (2012) et prépare un ouvrage sur Tinguely.

  • 9h20: Jacques GUYOT, Introduction : Art vidéo et création télévisuelle, des rapports conflictuels 

Professeur des universités à l’Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis. Directeur du Centre d’études sur les médias, les technologies et l’internationalisation (CEMTI), ses axes de recherche portent sur l’internationalisation des médias audiovisuels, les approches socio-politiques des minorités culturelles et linguistiques, les rapports entre médias audiovisuels et démocratie et sur l’évolution des pratiques journalistiques en Europe.

  • 9h45: Valérie Da Costa, Lucio Fontana et la télévision

Historienne de l’art et critique d’art, elle est Maître de conférences HDR à l’Université de Strasbourg en Histoire de l’art contemporain des XXe et XXIe siècles et responsable de la rubrique Arts visuels de la revue Mouvement. Ses recherches portent tout autant sur la création des années 50 que sur la création contemporaine. Elle vient de faire paraître Ecrits de Lucio Fontana (2013).

  • 10h15: Anne-Marie DUGUET, Jean-Christophe Averty

Professeur émérite à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ses recherches concernent les technologies dans les arts actuels. Auteur de Vidéo, la mémoire au poing (1981) et Déjouer l’image. Créations électroniques et numériques (2002), elle a assuré le commissariat des expositions Jean-Christophe Averty. Collages, découpages (Espace Electra, Paris, 1991), Thierry Kuntzel. Rétrospective (Jeu de Paume, Paris, 1993). Elle est directrice de la collection multimédias “anarchive”, archives numériques sur l’art contemporain.

  • 10h55: Grégoire QUENAULT, L’art cathodique de Nicolas Schöffer

Docteur en Esthétique, sciences et technologies des arts, actuellement maître de conférences à l’Université de Picardie Jules Verne à Amiens, spécialiste du cinéma expérimental, de l’art vidéo et des arts technologiques, membre du CRAE (Centre de Recherche en Art et Esthétique).

  • 11h35: Don FORESTA, L’art vidéo et la promesse de la télévision

Artiste, chercheur et théoricien des arts utilisant les nouvelles technologies,  spécialisé en art et science, la seconde édition de son principal ouvrage, Mondes Multiples, sortira prochainement en anglais. Il a été professeur à l’ENSAD à Paris et à l’ENSA à Paris-Cergy, ainsi que research fellow à la London School of Economics. Il a passé 30 ans à transformer le réseau comme outil artistique et travaille à la création d’un réseau permanent haut-débit, MARCEL, dédié à l’expérimentation artistique, éducative et culturelle. (www.mmmarcel.org)

Après-midi : Programmer, se programmer : de l’insertion de l’artiste dans la grille télévisée à sa disparition dans l’espace médiatique

Modération : Jean-Paul FARGIER

Ancien enseignant au département Cinéma de l’Université Paris 8 (1970-2011), critique d’art (Art Press) et de cinéma (Cinéthique, Les Cahiers du Cinéma), vidéaste et réalisateur d’une centaine de films pour la télévision (dont L’origine du monde, M la maudite, Le dernier bal de la Ve). Il a publié Ciné et TV vont en vidéo (avis de tempête) (2010).

  • 14h: Hervé NISIC, Electrons libres

Réalisateur, artiste vidéo, il est un des fondateurs de la coopérative d’artistes Grand Canal et participe à la création d’Advertronic. Auteur de génériques pour la télévision et le cinéma, il fonde Ex Nihilo en 1984 qui occupe rapidement une position centrale dans la création vidéo française. Il réalise Total! (1992), premier court-métrage de cinéma électronique en vidéo HD. Il se consacre à des documentaires de création, d’installations et depuis 2004 au film participatif Nos Vies à partir de photographies envoyées par les internautes. (http://nosvies.nisic.org)

  • 14h55: Jean-Marie DUHARD, Vidéo, le IN/OUT de la télé

Comédien, metteur en scène, assistant réalisateur, organisateur de la Manifestation Internationale de Vidéo et de Télévision de Montbéliard (1981-86). Directeur Artistique et rédacteur en chef de 24 émissions sur Canal+, dont Avance sur image, chargé d’émissions spéciales aux programmes courts (1994-2002), puis directeur de la production et de la création web. Programmateur, jury et intervenant de nombreuses manifestations vidéo. Directeur de l’EPLC du Rocher de Palmer, scène numérique des cultures et musiques du monde jusqu’en 2010 à Cenon.

  • 15h35: Marie VICET, Andy Warhol : l’atelier d’artiste comme studio de télévision

Doctorante et chargée d’enseignement en Histoire de l’art contemporain à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense. Ses recherches portent sur les liens et les interactions existants entre le clip vidéo musical, son industrie et l’art contemporain depuis le début des années 1980.

Pause

  • 16h30: Juliette CREPET, L’art de la vidéo d’ambiance

Doctorante à l’Université de Paris III Sorbonne, laboratoire CEISME, sous la direction de François Jost sur le thème Les écrans dans la ville. Le sujet de la vidéo d’ambiance a fait l’objet de deux publications : “De l’usage décoratif de la télévision” dans la revue Ecrans (n°1, février 2012),  et “L’ambiance des écrans dans les lieux publics. Le cas de l’affichage numérique” dans le cadre du Congrès International sur les Ambiances de Montréal (septembre 2012).

  • 17h10: Nicolas THELY, Webcam 1995-2001 : archéologie d’un genre post-warholien

Professeur en Arts, esthétique et humanités numériques, Rennes 2, théoricien et critique d’art, il est l’auteur de Vu à la webcam (essai sur la web-intimité) (2002), Mes favoris (2007) et Le Tournant numérique de l’esthétique (2011). Entre 2007 et 2010, il a dirigé la ligne de recherche Basse définition qui avait pour objet d’étudier la manière dont les algorithmes ont restructuré l’environnement sensoriel et la puissance de création des artistes contemporains. Les résultats de cette recherche sont publiés dans l’ouvrage collectif Basse def : research terms (2011).

18h : Projections

  • Skip Sweeney, Illuminatin’ Sweeney, 1975, 28 min 38, noir & blanc et couleur, son

Producteur exécutif: David Loxton. Responsable technique/Montage: John J. Godfrey. Produit par le TV Lab de WNET/Thirteen (VTR Series). Avec : Russell Connor

  • Robert Cahen, L’Entr’aperçu, 1980, 9 min 19, couleur, son,vidéo ¾ pouce

Production GRI/INA. Trucages vidéo : Stéphane Huter. Présentée à l’exposition Electra : L’électricité et l’électronique dans l’art au XXe siècle conçue par Frank Popper au Musée d’art moderne de la Ville de Paris, du 10 décembre 1983 au 5 février 1984.

  • Haute Tension, n°9, 1983, 34 min, couleur, son

Emission diffusée le 31 mars 1983 dans le magazine Les Enfants du rock sur Antenne 2. Direction artistique : Alain Burosse, Bertrand Merino Peris et Michel Eli. Réalisation : Stéphane Teichner. Générique de fin : Tony Grippo.

Habillage conçu en hommage à l’histoire de la télévision et à ses images d’Epinal. Introduction sur la musique de Telex (Un jour mon prince viendra) par Stéphane Teichner. Speakerine, Interlude et Wonder TV créés par Wonder Products;

Programme détaillé de l'émission :

    • Honey Moon Killers, Flat, clip de Corinne Evans
    • Prophets, Person to person, clip
    • Noisy Neighbours, Hymne Maghrobien, clip de Jérôme Lefdup, Dominik Barbier et Larry Flash, produit à l’ENSAD, 1982. Premier single du groupe, chanté entièrement à l’envers.
    • D.A.F., captation de concert à la paluche par Jean-Louis Le Tacon (extrait), production : Composite, 1982
    • Lucrate Milk, Tsé Tsé, clip de Jérôme Lefdup, Dominik Barbier et Larry Flash, produit à l’ENSAD, 1982
    • Nini Raviolette, Suis-je normale, clip de Stéphane Teichner, paroles d’Alain Burosse
    • ESG, Like this, clip de Wonder Products
    • Yann Minh, Media ØØØ, extrait de la bande produite pour l’installation multimedia éponyme produite par le MNAM-CGP et l’ENSAD en 1982
  • Geneviève Hervé, Specchio, 1984, 5 min, couleur, son, vidéo

Production GRI/INA. Danseuse : Grecha Cargo. Musique : Indoor Life (Archeology). Dany Bloch souhaitait acheter cette bande pour le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris.

  • Hervé Nisic, Tout le monde s’amuse, 1984, 4 min 16, couleur, son, vidéo 1 pouce

Clip pour le groupe Regrets produit par l’INA/ECOM- UNIVAS/Phonogram. Chanteuse : Agathe Labernia. “L’un des très rares clips français sélectionnés pour l’exposition Les Immatériaux”, conçue parJean-François Lyotard au MNAM-CGP du 28 mars au 15 juillet 1985 (Rapport d’exécution du cahier des charges de l’INA, Année 1984, p.16).

  • Arkipelag TV, 1998, 16 min,  vidéo, couleur, © BDV (Bureau des vidéos), Paris

Projet de Hans Ulrich Obrist dans le cadre de Stockholm, capitale de la culture européenne. Tous les mois de l’année 1998, Arkipelag TV a proposé une vidéo d’une minute d’un artiste diffusée tous les jours sur les chaînes nationales SVT 1 et SVT 2.

    • Alexander Kluge, Eisenstein, 1998
    • Douglas Gordon, A Moment’s Silence (For Someone Close to You), 1998
    • Rosemarie Trockel, Remix ’98, 1998
    • Fabrice Hyber, Vous êtes ici, 1998
    • Bjarne Melgaard, Penguin, 1998
    • Christoph Schlingensief, Chance 2000, 1998
    • Dan Graham, Star of David, Buchberg Castle, Austria, 1996
    • Christian Boltanski, Sans titre, 1998
    • Fabio Mauri, Il televisore che piange, 1972
    • CM von Hausswolff & Aris Fioretos, For Miss Clock (A Declaration of Love), 1998
    • Pipilotti Rist, Regen Spot Sverige
    • Pierre Huyghe, Le Naufragé, 1998
    • Marijke van Warmerdam, Another Planet, 1998

Samedi 29 juin (Salle Giorgio Vasari)

9h15: Accueil et petit-déjeuner

Matin : Infiltrer le réseau de télédiffusion, un espace trop étroit ? (1)

Modération: Janig BEGOC

Maître de conférences en Histoire et théorie des arts visuels à l’Université de Strasbourg. Ses recherches portent sur l’histoire, la réception critique et l’historiographie de l’art corporel et de la performance. Elle a co-dirigé la publication de l’ouvrage La performance : entre archives et pratiques contemporaines (2011).

  • 9h45: Fleur CHEVALIER, Salvador Dalí : la méthode paranoïaque-critique à la conquête de la télévision française

Doctorante en Esthétique, sciences et technologies des arts à l’Université de Paris 8. Sa thèse se propose d’écrire et de nouer les histoires parallèles de l’art vidéo et de la performance au sein du réseau de télédiffusion de 1975 aux années 1990. Elle a notamment été recrutée en 2010 par le C2RMF pour reconstituer une histoire du flicker film dans le cadre d’une étude sur la numérisation des films d’artistes.

  • 10h25: Jacques LIZENE, Lizène, Le Petit Maître, La Télévision et l’Art Vidéo, vite

"C’est en 1971 qu’il découvre, avec Guy Jungblut dit Yellow, le Portapack Sony… et qu’il déclare à celui-ci : “il faut faire quelque chose avec ça !”… et de lui proposer un grand nombre de projets spécifiques. Pour la télévision en particulier c’est en 1978 que feu Paul Paquay lui propose de réaliser une pièce vidéo pour l’émission Vidéographie du centre de production de Liège de la RTBF sous la direction de Robert Stéphane. Il la réalisera en 1979, d’après des projets de 1971, et l’intitulera Quelques séquences d’art sans talent (Art sans talent, 1966). Il faut noter qu’en 1966 il dessine au fusain un écran de téléviseur comme un cartouche égyptien avec à l’intérieur une figure “néo-rupestre”. Voilà !"

  • 11h05: Aline CAILLET, Matthieu Laurette et la télévision : une hybridation forcée ?

Maître de conférences en Esthétique et philosophie de l’art et co-responsable de la galerie Michel Journiac à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Elle co-anime depuis 2005 le cycle de conférences Minimum 2. Membre du comité de rédaction de la revue Cités (PUF), elle co-dirige la collection “Ouvertures Philosophiques” à L’Harmattan. Elle est l’auteur de Quelle critique artiste ? Pour une fonction critique de l’art à l’âge contemporain (2008) et a collaboré à de nombreux ouvrages et revues.

  • 11h45: Mickaël PIERSON, Marina Abramović et les media : diffuser la performance

Doctorant en Arts et sciences de l’art et chargé d’enseignement à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et à l’Université de Picardie Jules Verne d’Amiens, il travaille sur l’expérience du spectateur dans les relations entre art contemporain et cinéma. Il est conseiller éditorial du webzine Il était une fois le cinéma et collabore avec plusieurs artistes. Ses textes ont été publiés dans plusieurs revues (Chimères, Diapo, Marges) et ouvrages.

Après-midi : Infiltrer le réseau de télédiffusion, un espace trop étroit ? (2)

Modération : Jean-Paul FARGIER

  • 14h15: Caroline TRON-CARROZ, Ant Farm, Media Burn : le détournement comme arme critique

Docteure en Histoire de l’art contemporain, elle enseigne l’Histoire de l’art à l’Ecole des Beaux-arts de Grenoble. Ses recherches portent essentiellement sur l’objet télévision dans le champ de l’art, les collectifs vidéo des années 70 et la conservation du patrimoine technologique. Elle a participé à des publications anglophones et françaises dont la revue 20/21e siècles. La publication de ses travaux de thèse sur l’objet télévision dans l’art contemporain est en préparation avec l’INA.

  • 14h55: Isabelle LASSIGNARDIE, Fred Forest et la télévision

Archiviste à la Maison des Sciences de l’Homme de Dijon, docteur en Histoire de l’art et membre associée au Centre de Recherches en Arts et Esthétique (CRAE) de l’Université de Picardie Jules Verne à Amiens. Auteur du catalogue raisonné de l’œuvre de Fred Forest, des années 1960 à 2008, elle a enseigné l’Histoire et les théories de l’art à l’École supérieure d’art des Pyrénées à Pau (2008-2010).

  • 15h35: Cinzia CREMONA, Douglas Davis: the television screen as a mediator of artistic and personal relationships

Artiste et chercheuse, son doctorat à l’Université de Westminster à Londres, Intimations : Videoperformance and Relationality,sera soutenu en 2014. Son travail a été exposé en Europe, aux USA, en Russie et au Japon. Elle est course leader pour le MA Contemporary Art and Professional Practice à la Art School de Colchester au Royaume-Uni.

Pause

Entretiens

  • 16h30: Entretien avec ORLAN
     ORLAN et Fleur CHEVALIER

ORLAN explore différentes techniques : la photographie, la vidéo, la sculpture (en résine, marbre et sculpture gonflable), le dessin, l’installation, la performance, la biotechnologie, etc…. Elle a été la première artiste à utiliser la chirurgie comme médium artistique de 1990 à 1993. Son travail est régulièrement montré et figure dans de nombreuses collections publiques et privées en France et à l’étranger. (www.ORLAN.eu)

  • 17h30: Entretien entre Fabrice HYBER et Bernard MARCADE : Autour d’Eau d’or, eau dort, odor (Biennale de Venise, 1997)

Fabrice Hyber : “Prothèse mentale qui prolonge la pensée par le corps” ou “entreprise mettant en réseau des individus, des idées et des savoir-faire”, son œuvre est conçue sous la forme d’un gigantesque rhizomequi se développe sur un principe d’échos. Procédant par accumulations, hybridations, mutations, il opère de constants glissements entre des domaines extrêmement divers. Chaque œuvre n’est qu’une étape intermédiaire et évolutive de ce “work in progress” qui se répand comme une prolifération de la pensée. (http://hyber.tv/)

Bernard Marcadé : Critique d’art, organisateur d’expositions indépendant et professeur d’Esthétique et d’Histoire de l’art à l’École Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy. Il est l’auteur de Marcel Duchamp, une vie à crédit (2007), Fabrice Hyber (2009), Les 53 œuvres qui M’ébranlèrent le monde (2010) et  Wim Delvoye (2012). Il prépare une biographie de Francis Picabia.

Conclusion

Cette manifestation reçoit le soutien du Campus Condorcet.

Comité d’organisation

  • Fleur CHEVALIER (Paris 8)
  • Mickaël PIERSON (Paris 1)
  • Marie VICET (Paris 10)

Lieux

  • INHA - 2 rue de Vivienne
    Paris, France (75002)

Dates

  • vendredi 28 juin 2013
  • samedi 29 juin 2013

Mots-clés

  • studio, plateau, télévision, artistes, performances, création, appropriations, détournements, réinterprétations

Contacts

  • Artistes et télévision
    courriel : artistes [dot] et [dot] television [at] gmail [dot] com

URLS de référence

Source de l'information

  • Marie Vicet
    courriel : communication [dot] dgca [at] culture [dot] gouv [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Du studio au plateau de télévision : appropriations, détournements et réinterprétations par les artistes », Journée d'étude, Calenda, Publié le vendredi 14 juin 2013, http://calenda.org/253303