AccueilSixième rencontre autour des « nouvelles approches de l’archéologie funéraire »

Sixième rencontre autour des « nouvelles approches de l’archéologie funéraire »

Sixth conference on "new approaches to funerary archaeology"

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Publié le mardi 09 juillet 2013 par Luigia Parlati

Résumé

À la suite de ses précédentes rencontres, le Groupe d’anthropologie et d’archéologie funéraire (Gaaf) souhaite poursuivre son tour d’horizon des approches qui caractérisent actuellement la recherche en archéologie funéraire. Ces « nouvelles approches » se définissent tant du point de vue des problématiques que des méthodes mises en œuvre pour y répondre. Les différentes sessions proposées tenteront, à travers les spécificités de chaque thème abordé (archéosciences, crémation, petit mobilier, actualités), de discuter des nouveaux questionnements autour des vestiges funéraires et des méthodologies nouvelles qui les ont motivés ou qu’ils motivent eux-mêmes dans une dialectique permanente.

Annonce

Argumentaire

À la suite de ses précédentes Rencontres, le Groupe d’anthropologie et d’archéologie funéraire souhaite poursuivre son tour d’horizon des approches qui caractérisent actuellement la recherche en archéologie funéraire. Ces « nouvelles approches » se définissent tant du point de vue des problématiques que des méthodes mises en œuvre pour y répondre. Les différentes sessions proposées tenteront, à travers les spécificités de chaque thème abordé, de discuter des nouveaux questionnements autour des vestiges funéraires et des méthodologies nouvelles qui les ont motivés ou qu’ils motivent eux-mêmes dans une dialectique permanente.

Depuis maintenant plusieurs années, les acteurs de l’archéologie funéraire recourent de plus en plus régulièrement à de nouveaux spécialistes (botanistes, chimistes, géochimistes, généticiens, entomologues…). Les résultats obtenus éclairent le fait funéraire avec toujours plus de précisions et permettent un renouvellement constant des problématiques. Les archéosciences apportent aussi leurs propres thématiques et nécessitent la mise en place de protocoles de terrain spécifiques.

Si les études des bio-restes macro- et microscopiques deviennent de plus en plus courantes, celles du matériel et des superstructures que l’on pourrait qualifier de « classiques » (squelettes humains, faune, mobilier, structures…) se poursuivent tout en se renouvelant grâce aux nouvelles données de terrain qui complètent, vérifient ou contredisent notre restitution du fait funéraire. Ces études, par de nouveaux angles d’approches, de nouvelles méthodologies ou encore en les confrontant avec les résultats issus des nouvelles disciplines, continuent d’enrichir les problématiques archéologiques funéraires.

Sessions thématiques

  • La 1ère session de cette 6e Rencontre sera l’occasion de présenter les méthodologies, les apports mais aussi les limites des archéosciences pour appréhender les pratiques mortuaires.
  • La session 2 abordera l’étude des crémations, dont les problématiques, protocoles et résultats ont été grandement enrichis ces dernières années.
  • La session 3 se concentrera sur la question du petit mobilier déposé dans les tombes entre les VIIIe et XXe siècles en France dont l’importance a été largement revue et corrigée à l’occasion des fouilles préventives de ces dernières décennies.
  • La session 4 sera ouverte à des présentations visant à montrer l’actualité d’une recherche à travers un point particulier non abordé dans les sessions précédentes et toujours en relation avec le thème général de cette Rencontre.

Session 1 « Archéosciences et archéologie funéraire : nouvelles approches »

Responsable : Rémi Corbineau (corbineau@cerege.fr)

Depuis plusieurs décennies, l’archéothanatologie fait ponctuellement appel à de nombreuses disciplines d’analyse, souvent empruntées aux sciences de la vie et de la Terre, aux sciences de l’Univers et aux sciences médicales et judiciaires : méthodes de datation absolue, archéobotanique (palynologie, anthracologie, carpologie, xylologie, analyse phytolithique), chimie analytique et géochimie isotopique, entomologie, toxicologie etc. Longtemps considérées comme des sciences « annexes », puis « connexes » ou « auxiliaires », ces archéosciences s’affirment aujourd’hui en tant que véritables disciplines archéologiques. Leurs spécialistes prennent part aux programmes de recherche, ils contribuent activement à la construction et à la résolution des problématiques actuelles et proposent de nouveaux questionnements.

Cette session s’interrogera sur les questions suivantes :

1/ Quelles-sont les méthodes analytiques actuelles pour la caractérisation des vestiges funéraires ?

2/ Quelles problématiques émergent de cet apport de données nouvelles ?

Les présentations (communications orales et posters) apporteront des éléments de réponse à ces questions en présentant des travaux de synthèse ou des études de cas de toutes périodes analysant des échantillons issus de la fouille de sépultures, et visant en premier lieu à la reconstitution des pratiques mortuaires. Elles auront en filigrane une visée pédagogique et méthodologique à destination de tous les acteurs de l’archéologie de la mort.

Session 2 « L’étude des crémations : nouvelles approches »

Responsable : Solenn de Larminat (solenn.de_larminat@paris-sorbonne.fr)

Depuis plus d’une dizaine d’années, de nouvelles méthodes d’études des crémations se sont développées, tant sur le terrain, qu’en laboratoire. Les résultats obtenus montrent la diversité des gestes liés à ce type de sépultures et entraînent de nombreuses questions sur la fonction et la définition des structures découvertes. Si la nature secondaire de la sépulture peut paraître évidente pour les os brûlés déposés dans des réceptacles en céramique, en plomb ou en verre, elle l’est moins lorsque les ossements sont dans une fosse : s’agit-il d’un bûcher en fosse ou d’une tombe bûcher ? S’agit-il d’un emplacement où une ou plusieurs crémations ont été réalisées avant le prélèvement des ossements pour un dépôt secondaire ou s’agit-il d’une sépulture définitive ? Comment doit-on définir une zone de bûcher signalée durablement au sol où furent prélevés une importante partie des ossements du défunt ?

Les nouvelles disciplines de l’archéologie ouvrent de nombreux champs de recherche. Par exemple, si l’analyse des charbons permet d’identifier les essences sélectionnées, elle permet également d’aborder des questions relatives à la gestion et à l’approvisionnement du bois en milieu urbain et rural, aux choix spécifiques d’essences en fonction des rites, des individus ou de la structure du bûcher… Les études ethnographiques sur les crémations actuelles ouvrent également de nombreuses pistes de réflexions sur les pratiques crématoires protohistoriques et antiques.

Au-delà d’une présentation des résultats, nous souhaiterions que les communicants :

1/ s’interrogent sur la fonction et la définition des différentes structures funéraires liées à la pratique de la crémation ;

2/ exposent les méthodes de fouilles mises en place sur le terrain et leur adaptation en fonction des structures et des problématiques ;

3/ présentent les méthodes d’analyses post-fouilles des données en critiquant les résultats obtenus ;

4/ témoignent de l’apport des nouvelles disciplines à l’étude des crémations.

Session 3 « Le petit mobilier funéraire des VIIIe-XXe s. en France : nouvelles chronologies, renouveau du questionnement »

Responsables : Jean Soulat (jean.soulat@gmail.com) et Alexis Corrochano (alexis_corro@yahoo.fr).

Le petit mobilier funéraire rassemble généralement les accessoires vestimentaires (éléments de parure et garnitures de ceinture), l’armement, les monnaies et les objets de la vie quotidienne (outillage, quincaillerie, éléments de serrurerie, peignes, amulettes, silex, etc.) excluant tous les récipients (céramiques, verreries, etc.). À ce titre, il fait partie des grands marqueurs chrono-culturels dont l’enjeu pour les archéologues remonte aux origines de la discipline. Pour les périodes historiques, on considère habituellement que la fin de la période mérovingienne marque la quasi-disparition, voire l’arrêt, des pratiques de port et de dépôt de mobilier dans les tombes. Le retour des objets ne serait marqué qu’à la fin du Moyen Âge et à l’époque Moderne avec les accessoires de piété ou de pèlerinage.

Un nouveau regard sur les mobiliers, appuyé par l’accroissement des découvertes, semble indiquer que le mobilier est présent à toutes les époques et dans des contextes variés. Cette session a pour but de produire de premières synthèses rassemblant plusieurs études de cas sur le petit mobilier dans les contextes funéraires et mortuaires médiévaux, modernes et contemporains afin d’essayer d’analyser et de comprendre le phénomène des dotations funéraires quelque soit la période abordée. Plusieurs problématiques seront au centre des présentations :

1/ la différenciation entre le dépôt d’accompagnement et le mobilier porté,

2/ la fonction de l’objet (usuelle ou d’apparat) comme par exemple l’objet personnel du quotidien, l’objet proprement religieux ou encore l’objet relatif à un métier, etc.

3/ enfin le reflet d’une certaine symbolique par la mise en scène des vivants et voulant parfois évoquer une position sociale particulière, un statut (religieux, militaire, etc.).

Cette session étant relativement spécifique, le programme des communications est clos. L’appel à communication est ouvert uniquement aux posters présentant une ou plusieurs études de cas, quelque soit la datation retenue dans la fourchette abordée, la couverture géographique pouvant être monographique, locale ou régionale.

Session 4 : « Nouvelles approches de l’archéologie funéraire : actualités »

Responsable : S. de Larminat (solenn.de_larminat@paris-sorbonne.fr) et Yves Gleize (yves.gleize@inrap.fr)

Cette session permettra aux chercheurs travaillant sur toutes périodes confondues de présenter leur actualité en relation avec le thème des nouvelles approches de l’archéologie funéraire : nouvelles méthodes d’analyses des vestiges funéraires, nouvelles problématiques, récentes découvertes qui remettent en question notre image du fait funéraire…

Le colloqe aura lieu à l'INHA (Paris) - 4 et 5 avril 2014

Modalités de soumission

La date limite d’envoi des propositions des communications/posters pour les sessions 1, 2 et 4 et des posters pour la session 3

est le 30 octobre 2013.

Un comité scientifique se réunira début novembre pour établir le programme.

Chaque communication aura une durée de 20 mn.

Au terme de chaque session, une sélection de posters en relation avec celle-ci sera présentée rapidement à l’oral et un débat sera organisé avec tous les participants du thème.

Veuillez envoyer vos propositions grâce au formulaire ci-joint à gaaf.nouvelles.approches@gmail.com

en précisant la session dans laquelle vous voulez intervenir dans l’objet.

Pour toutes questions relatives aux différentes sessions, veuillez contacter les responsables de chacune d’entre elles.

Pour toutes informations complémentaires : solenn.de_larminat@paris-sorbonne.fr

Comité scientifique

  • Valérie Bel (INRAP/UMR 5140),
  • Bruno Bizot (Conservateur du patrimoine/DRAC PACA),
  • Dominique Castex (CNRS/UMR 5199),
  • Michel Feugère (CNRS/UMR 5140),
  • Isabelle Le Goff (INRAP/UMR 7041),
  • Philippe Marinval (CNRS/UMR 5140)
  • et Patrick Périn (Conservateur général du Patrimoine/UMR 6273).

Lieux

  • Institut National d'Histoire de l'Art, Auditorium - 2 rue Vivienne
    Paris, France (75002)

Dates

  • mercredi 30 octobre 2013

Fichiers attachés

Mots-clés

  • archéologie, anthropologie, méthodologie, problématique, archéoscience, crémation, sépulture

Contacts

  • Solenn de Larminat
    courriel : gaaf [dot] nouvelles [dot] approches [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Solenn de Larminat
    courriel : gaaf [dot] nouvelles [dot] approches [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Sixième rencontre autour des « nouvelles approches de l’archéologie funéraire » », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 09 juillet 2013, http://calenda.org/254422