AccueilVilles américaines du XXIe siècle : réalités et représentations sociales, culturelles et linguistiques

Villes américaines du XXIe siècle : réalités et représentations sociales, culturelles et linguistiques

American cities in the 21st Century : linguistic, cultural and social representations

Ciudades americanas del siglo XXI: realidades y representaciones sociales, culturales y lingüísticas

Cidades americanas no século XXI: realidades e representações sociais, culturais e linguísticas

Revue Amerika n°9

Amerika volume 9

Amerika numero 9

Amerika numero 9

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Publié le lundi 15 juillet 2013 par Elsa Zotian

Résumé

Ce numéro 9 d’Amerika a une projection interdisciplinaire : représentations esthétiques (littérature, cinéma, art), urbanime, sociologie, anthropologie et linguistique. Ce regard pluriel nous permettra de poser les bases d’une analyse des nouvelles « réalités » des villes américaines du XXIe siècle et d’une observation des chemins suivis par les représentations estiétiques et les représentations sociales dans ces nouveaux paysages urbains. L’idée de consacrer cette édition d’Amerika aux diverses représentations des villes américaines du XXIe siècle est née lors d’une session sur ce thème au 19e Congrès de l’association allemande d’hispanistes qui eut lieu à Münster entre le 20 et le 23 mars 2013. La session était organisée par Sabine Schlickers et Victoria Torres et vingt spécialistes y prirent part.

 

 

Annonce

Argumentaire

Les mesures néolibérales successivement prises dans la majorité des pays latinoaméricains lors de la grave crise économique des années 80 ont révélé peu de temps après que, loin d’avoir apporté des solutions, elles avaient au contraire creusé davantage la fracture sociale déjà existante. La présence de ghettos et de communautés minoritaires dans les pays du continent américain, loin de disparaître, n’a fait que s’accroître ces dernières années.

L’abîme qui s’est alors ouvert entre les riches et les pauvres a eu pour corrélat la modification de la physionomie des villes ; celle-ci s’est manifestée le plus clairement, d’une part, par la prolifération des logements précaires (« villas miseria », « favelas », « tugurios », « chabolas », « ghettos », « enclaves », etc., selon la dénomination propre à chaque pays), et d’autre part par la construction de quartiers privés, véritables villes fortifiées dans la ville où se sont réfugiées les rares classes aisées, cherchant à se préserver de dangers principalement entraînés, selon elles, par l’expansion de la pauvreté.

Ces deux habitats illustrent notoirement l’évanouissement de toute aspiration à une homogénéité compacte de la ville latinoaméricaine moderne (Gorelik / Silvestri) et marquent, à l’inverse, l’essor accéléré de ce que les théoriciens ont appelé des « ciudades duales » (Castells, Sassen ; ou « villes divisées »), des « villes fragmentées en compartiments étanches » (Harvey, Prévot-Shapira, Vidal-Rojas) ou encore des « quartered cities » (Peter Marcuse, en référence à ce que l’on pourrait appeler des « villes écartelées »).

Dans ces reconfigurations du paysage urbain latinoaméricain, il faut en outre tenir compte de processus hautement significatifs comme, par exemple, la privatisation massive de l’espace public, la restructuration des zones intermédiaires, le changement des cadres de référence et des espaces de socialisation et de façonnage des identités tels que le quartier, les conséquences, pour certains projets – en particulier privés –, de leur planification massive, et pour d’autres – les squats ou logements « okupés » – leur croissance informelle et aléatoire ; autant de phénomènes qui nous renvoient à une citoyenneté en crise.

De telles redéfinitions – parmi d’autres non moins significatives – de l’espace urbain actuel impliquent à leur tour non seulement l’apparition de nouveaux sujets sociaux (les « chicos countries », les tribus urbaines comme les « cartoneros », etc.) mais aussi de nouvelles formes de (non-)cohabitation, de ségrégation, et de nouvelles formes d’expression.

Ce numéro 9 d’Amerika a une projection interdisciplinaire : représentations esthétiques (littérature, cinéma, art), urbanime, sociologie, anthropologie et linguistique. Ce regard pluriel nous permettra de poser les bases d’une analyse des nouvelles « réalités » des villes américaines du XXIe siècle et d’une observation des chemins suivis par les représentations estiétiques et les représentations sociales dans ces nouveaux paysages urbains.

L’idée de consacrer cette édition d’Amerika aux diverses représentations des villes américaines du XXIe siècle est née lors d’une session sur ce thème au 19e Congrès de l’Association allemande d’hispanistes qui eut lieu à Münster entre le 20 et le 23 mars 2013. La session était organisée par Sabine Schlickers et Victoria Torres et vingt spécialistes y prirent part.

Conditions de soumission

Les propositions d'articles (40 000 signes maximum, bibliographie et note de bas de page comprises) sont à envoyer à : www.amerika.revues.com ou nestorponce35@yahoo.fr

avant le 30 novembre 2013

Les normes pour la présentation des articles figurent dans notre revue Amerika (www.amerika.revues.org).

Les articles peuvent être présentées dans l’une des langues suivantes : espagnol, français, anglais portugais.

Responsables scientifiques

  • Sabine Schlickers (Brême),
  • Victoria Torres (Cologne),
  • Néstor Ponce (Rennes 2).

Catégories

Dates

  • samedi 30 novembre 2013

Mots-clés

  • Villes, Amérique, XXIe siècle, réalités, représentations sociales, représentations culturelles, représentations linguistiques

Contacts

  • Néstor Ponce
    courriel : nestor [dot] ponce [at] univ-rennes2 [dot] fr

Source de l'information

  • Élodie Blestel
    courriel : elodieblestel [at] yahoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Villes américaines du XXIe siècle : réalités et représentations sociales, culturelles et linguistiques », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 15 juillet 2013, http://calenda.org/255456