AccueilQuestionner la notion de socialisation politique : définitions, usages et repérages

Questionner la notion de socialisation politique : définitions, usages et repérages

Questioning the notion of political socialisation: definitions, uses and tracking

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Publié le mardi 16 juillet 2013 par Luigia Parlati

Résumé

Cette journée d’études a pour objectif de réfléchir aux enjeux de définition et d’opérationnalisation de la notion de socialisation politique qui se posent de manière transversale, quels que soient les instances, les périodes ou les domaines de socialisation étudiés. Ce sont plus précisément les manières de définir et de repérer les apprentissages et les produits de la socialisation politique qui retiendront notre attention lors de cette journée qui aura lieu le 24 janvier 2014 à l'université de Lausanne.

Annonce

Argumentaire

Les études sur la socialisation politique ont depuis leur début (Hyman, 1959) soulevé autant d’interrogations qu’elles proposaient d’en résoudre, tant du point de vue des définitions adoptées que des manières empiriques de les appréhender. Dès la fin des années 1960 et grâce notamment à l’apport des travaux de Percheron (1978), les conceptions normatives des premières recherches d’inspiration behavioriste et fonctionnaliste (Greenstein, 1965 ; Hess, Torney, 1967 ; Easton, Dennis, 1969), étaient remises en cause. Des travaux montraient que tout ne se jouait pas durant la prime enfance (Jennings, Niemi, 1968), que l’individu tenait un rôle actif dans ce processus, et surtout que le contenu de la socialisation politique ne se résumait pas à la transmission de préférences partisanes, mais bien à un ensemble de représentations, d’opinions et d’attitudes politiques (Percheron, 1985). Rapidement, sous l’impulsion de sociologues critiques (Bourdieu, 1972, 1977, 1979), les débats se cristallisaient autour du caractère spécifiquement politique ou non des processus de socialisation politique, tandis que les travaux anglo-saxons interrogeaient pour leur part le modèle de « la persistance » (Sigel, 1989). Prolifiques jusqu’alors, les recherches sur la socialisation politique tombaient ensuite en relative déshérence, en dépit de différentes tentatives de relance (Hepburn, 1995 ; Joignant, 1997 ; Tournier, 1997 ; Muxel, 2001). Plus récemment, une nouvelle génération de travaux a vu le jour, explorant d’autres dimensions et périodes de la socialisation politique, qu’il s’agisse des enquêtes sur la socialisation militante (Juhem, 2001 ; Renou, 2003 ; Bargel, 2009) et professionnelle (Sainsaulieu, Surdez, 2012), des études sur les conséquences biographiques de l’engagement (Gottraux, 1997 ; Fillieule, 2005 ; Leclerq, 2008 ; Pagis, 2009) ou encore des recherches sur la socialisation enfantine (Sapiro, 2004 ; Lignier, Pagis, 2012). Si ces travaux ont permis de donner un nouveau souffle aux études sur la socialisation politique, en examinant notamment de multiples sphères d’activités sociales, on constate qu’ils reposent sur des conceptions parfois flottantes et en tout cas variables du politique et que certaines questions restent largement en suspend. C’est pourquoi il semble important de réfléchir aux enjeux de définition et d’opérationnalisation de la notion de socialisation politique, en d’autres termes aux manières de définir et de repérer les apprentissages et les produits de ce processus.

En effet, la définition du ou de la politique ne fait pas consensus parmi les chercheurs/ses en sciences sociales : telle pratique ou représentation, en tant que résultat de processus de socialisation, ne sera pas pensée comme politique par les un-e-s, tandis que d’autres l’appréhenderont comme un indice du rapport au politique. Il est dès lors possible de construire un continuum au sein de la recherche sur la socialisation (politique) : d’un côté, une définition resserrée et stato-centrée du politique ; de l’autre, des travaux qui étudient des normes et des comportements sans forcément les penser comme politiques. Entre ces deux pôles, un ensemble hétérogène de travaux portant sur la socialisation politique existe, de l’anthropologie africaniste à la sociologie de la citoyenneté en passant par l’étude des rapports « ordinaires » à la politique.

Au sein du premier pôle, les travaux de Gaxie (1978), qui mobilisent une définition wébérienne de la politique centrée sur les institutions étatiques (2001), ont fait date. Selon cette définition, les produits de la socialisation politique, pensés en termes de compétence, s’observent dans le « degré auquel [les intervenants occasionnels et surtout les spectateurs] accordent de l’attention aux événements politiques [ou] au déroulement de la compétition politique » (Gaxie, 1978 : 45-46). Ce modèle d’analyse a récemment été amendé de manière à expliquer la politisation par les expériences sociales, à partir de matériaux qualitatifs (Gaxie, 2002). À l’heure actuelle, cette définition stato-centrée du politique est encore utilisée dans différents travaux portant sur la socialisation politique et plus spécifiquement sur la transmission intergénérationnelle des préférences politiques (Muxel, 2001). Dans le monde anglo-saxon, beaucoup de social scientists continuent également de penser la socialisation politique des individus principalement à partir du rapport qu’ils entretiennent avec les partis et les élections (Sears, Levy, 2003 ; Jennings, 2007 ; Prior, 2010 ; Coffé, Voorpostel, 2010). De nombreuses critiques à cette définition du politique ont été adressées : directement ou indirectement, des chercheurs/ses de différentes disciplines ont proposé d’autres conceptions du politique.

Ces enjeux de définition sont anciens et les anthropologues avaient déjà mené une réflexion à ce sujet depuis longtemps à partir de terrains « exotiques » (Bayart, 1989 ; Scott, 1985 ; pour une lecture critique de ces travaux, cf. Fillieule, Bennani-Chraïbi, 2003). Du côté des politistes, on peut citer tous les travaux qui s’intéressent aux rapports « ordinaires » au politique (Lefébure, 2009 ; Aït-Aoudia et al., 2011), et plus particulièrement ceux qui adoptent une définition élargie de la politisation. Cette conception, basée sur l’ensemble des significations et des valeurs orientées vers les clivages et les enjeux de la société civile, permet de saisir davantage de processus de politisation qu’une définition resserrée ne l’autorise. Aux Etats-Unis, Gamson cherche à mesurer les attitudes politiques à partir de ce qu’il appelle des « cadres de l’action collective » reposant notamment sur le sentiment d’injustice (injustice), l’identification collective (identity) et l’agency (Gamson, 1992). D’autres auteur-e-s comme Eliasoph considèrent qu’il y a politisation du discours quand celui est « orienté vers l’esprit public », c’est-à-dire lorsqu’il est ouvert au débat et porte sur des questions concernant le bien commun, le bien de tous, sans toutefois exclure les questions d’oppression et de divergence d’opinions (Eliasoph, 2010 : 26). En France, les travaux de Haegel et Duchesne (2004) et de Hamidi (2010) s’inscrivent dans une perspective semblable. En entretien pour les premières ou dans le cadre d’observations des discussions pour la seconde, il s’agit de repérer des processus de conflictualisation et de montée en généralité. Enfin, d’autres travaux abordent la question de la socialisation politique de manière encore différente, à l’image notamment des études sur la citoyenneté (Bozec, 2010 ; Neveu, à paraître).

A l’autre extrémité de ce continuum se trouve un ensemble de travaux qui s’intéressent principalement aux rapports que les individus entretiennent avec l’ordre social et les différents rapports sociaux de domination qui le traversent, sans que ces derniers soient forcément perçus et qualifiés de « politiques » par les chercheurs/ses qui les étudient. C’est notamment le cas des études qui portent sur le « sens social » des enfants (Zarca, 1999), sur l’intériorisation des différents classements sociaux – de classe, de genre, de race, etc. (Le Wita, 1988 ; Lepoutre, 1997 ; Dafflon Novelle, 2006 ; Court, 2010) – ou encore aux tentatives de remise en question de ces rôles via des socialisations familiales « alternatives » par exemple (Risman, Myers, 1997 ; Mack-Canty, Wright, 2004). La littérature relative aux mondes ouvriers a quant à elle accordé une grande importance à la formation des modes d’appréhension populaire du monde social (Pialoux, Weber, 1991 ; Verret, 1988 ; Schwartz, 1990), à l’instar de la division entre « eux » et « nous » mise au jour par Hoggart (1970), ou du concept de « culture anti-école » forgé par Willis (2011), parfois analysés comme des formes de politisation populaire. Les positions des individus au sein des rapports sociaux de sexe mais aussi leur éventuelle contestation ont également fait l’objet de différents travaux, qui ont analysé par exemple la manière dont les femmes pouvaient travailler leur émancipation sur un mode individuel (Bachmann, 2011), ce qui les amène à développer une « conscience de genre » (Varikas, 1991 ; Albenga, 2009) ou encore à remettre en question en pratiques ce rapport social de domination en développant une « puissance d’agir » (Achin,  Naudier, 2010). Si ces travaux ont en commun de s’intéresser aux relations que les individus entretiennent avec les rapports sociaux de domination – en termes d’intériorisation, de reproduction et/ou de contestation – seule une partie d’entre eux les analysent explicitement sous l’angle du politique.

Ainsi, au sein des recherches sur la socialisation politique on constate une certaine variabilité dans l’appréhension du rapport au politique des individus et dans la qualification des produits de la socialisation comme « politique ». Loin de se cantonner à une question scientifique, ces enjeux de définition renvoient également à des enjeux politiques, la qualification de ce qui est politique n’étant jamais neutre. Par exemple, les approches restrictives, critiquées pour leur « légitimisme », tendent à reproduire les visions dominantes des frontières du politique (Leca, 1973) en hiérarchisant les problèmes et les causes (l’engagement associatif n’étant pas toujours considéré comme politique) et en excluant diverses pratiques et représentations renvoyées notamment à la sphère privée. Enfin, on ne saurait ignorer le rôle des frontières disciplinaires (entre la sociologie et la science politique) mais aussi des points de vue – toujours situés (Harding, 1986) – des chercheurs/ses eux-mêmes dans l’usage ou non de la catégorie « politique » pour désigner les résultats de la socialisation des individus.

Face aux enjeux de définition, Maurer (2000) propose d’articuler les différentes conceptions du politique présentées ci-dessus en les pensant sous l’angle de leur complémentarité : « Un premier niveau est constitué du rapport à la politique, c’est-à-dire à un univers spécialisé, dans lequel les concepts de parti, d’idéologie, d’élection, etc., ont une place déterminante […] Un second niveau est constitué du rapport politique des individus au monde social, rapport qui englobe tout un ensemble de représentations qui débordent largement du champ politique au sens strict : représentations des divisions sociales, des rapports de classe, des mécanismes de privation et de distribution, hiérarchisation des conflits, mais aussi manières d’être et de faire qui situent l’individu (manières de parler, de s'habiller, de se nourrir) » (Maurer, 2000 : 8). Si l’articulation de ces deux niveaux dans l’analyse est ambitieuse et novatrice, force est de constater que peu de chercheurs/ses se sont emparés de ce programme de recherche, qui soulève de nombreuses questions.

Axes thématiques

  • Comment saisir le rapport politique au monde social ? Bien que l’appréhension du rapport à la politique au sens strict soulève encore des questions et des problèmes méthodologiques, lorsque l’on scrute le rapport politique au monde social les enjeux d’opérationnalisation se posent avec une acuité particulière (Gottraux, Péchu, 2012). Quels indicateurs retenir ? Faut-il appréhender des dispositions, des représentations ou des pratiques et lesquelles ? À partir de quelle démarche d’enquête produire ces indicateurs (raisonnement inductif ou déductif) ? Dans quelle mesure les caractéristiques du terrain et des populations étudiées influent-elles sur les stratégies de repérage ?
  • Quels sont les liens entre ces deux niveaux du rapport au politique des individus ? Comment les produits du rapport politique au monde social nourrissent-ils des pratiques et des prises de position proprement politiques ? Faut-il s’intéresser à ces dispositions, représentations et pratiques seulement lorsqu’elles ont des débouchés politiques ? À l’inverse, en quoi des expériences politiques et militantes engendrent une reconfiguration de ce rapport politique au monde social ?
  • Comment se constituent les produits de la socialisation politique ? Partant de l’idée que la socialisation est un processus dynamique et continu (Darmon, 2006), on ne peut envisager ses produits sans réfléchir à la manière dont ils se forment. Au-delà du débat sur les instances de socialisation, par quels apprentissages, expériences sociales et interactions les individus en arrivent-ils à penser socialement et politiquement ? Comment repérer ces apprentissages – tout en les réinscrivant dans la pluralité des appartenances sociales – et isoler leurs effets ?

Ces trois axes seront l’objet de la journée d’études. On se propose donc de réfléchir aux enjeux de définition et d’opérationnalisation de la notion de socialisation politique qui se posent de manière transversale, quels que soient les instances, les périodes ou les domaines de socialisation étudiés. Nous invitons des chercheurs/ses de toutes disciplines à proposer des communications basées sur des enquêtes empiriques (y compris en cours), quelles que soient les méthodes utilisées, qui réfléchissent à l’une ou plusieurs des questions formulées ici.

Modalités de soumission

Les propositions de communication, entre 3000 et 5000 signes maximum et comprenant un titre,

sont attendues pour le 16 septembre 2013

Elles sont à envoyer à yassin.boughaba@unil.ch alexandre.dafflon@unil.ch et camille.masclet@unil.ch.

Après évaluation, les réponses parviendront au début du mois d’octobre.

Comité d’organisation

  • Yassin Boughaba, CRAPUL-IEPI, Université de Lausanne / Cens, Université de Nantes
  • Alexandre Dafflon, CRAPUL-IEPI, Université de Lausanne / CESSP, EHESS
  • Camille Masclet, CRAPUL-IEPI, Université de Lausanne/CSU-CRESPPA, Université Paris 8

Comité scientifique

  • Laurence Bachmann, Institut des Études Genre, Université de Genève / IRIS, EHESS
  • Muriel Darmon, CESSP, EHESS
  • Olivier Fillieule, CRAPUL-IEPI, Université de Lausanne
  • Stéphanie Monay, CRAPUL-IEPI, Université de Lausanne
  • Julie Pagis, CERAPS, Université de Lille 2
  • Cécile Péchu, CRAPUL-IEPI, Université de Lausanne

Bibliographie

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  • AÏT-AOUDIA, Myriam et al., « Indicateurs et vecteurs de la politisation des individus : les vertus heuristiques du croisement des regards », Critique Internationale, n°50, 2011/1, dossier « La politisation des individus ».
  • ALBENGA, Viviane, Lecteurs, lectures et trajectoires de genre, Thèse de Doctorat en sociologie, EHESS, 2009.
  • BACHMANN, Laurence, « Les pratiques de subjectivation des femmes. Une analyse par le révélateur du rapport à l’argent dans le couple, Sociologie et sociétés, 2011, 43(1), 287 - 304.
  • BARGEL, Lucie, Jeunes socialistes/ Jeunes UMP. Lieux et processus de socialisation politique, Paris, Dalloz, 2009.
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  • BOURDIEU, Pierre, La distinction. Critique sociale du jugement, Paris, Editions de Minuit, 1979
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  • COURT, Martine, Corps de filles, corps de garçons : une construction sociale, Paris, La Dispute, 2010.
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  • ELIASOPH, Nina, L'évitement du politique - Comment les Américains produisent l'apathie dans la vie quotidienne, Broché, Paris, 2010.
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  • FILLIEULE, Olivier (dir.), Le désengagement militant, Paris, Belin, 2005.
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Lieux

  • Université de Lausanne - Institut d'Etudes Politiques et Internationales
    Lausanne, Confédération Suisse

Dates

  • lundi 16 septembre 2013

Mots-clés

  • socialisation politique, engagement, rapport politique, monde social, individus

Contacts

  • Camille Masclet
    courriel : camille [dot] masclet [at] unil [dot] ch

Source de l'information

  • Camille Masclet
    courriel : camille [dot] masclet [at] unil [dot] ch

Pour citer cette annonce

« Questionner la notion de socialisation politique : définitions, usages et repérages », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 16 juillet 2013, http://calenda.org/255531