Accueil40 ans de démocratie(s) : progrès, contradictions et prospectives

40 ans de démocratie(s) : progrès, contradictions et prospectives

40 anos de democracia(s): progressos, contradições e prospectivas

40 años de democracia: progresos, contradicciones y prospectivas

40 years of democracy (ies): progresses, contradictions and prospects

VIIIème congrès portugais de sociologie

VIII congresso português de sociologia

VIII congreso portugués de sociología

VIII Portuguese Sociological Congress

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Publié le lundi 29 juillet 2013 par Marie Pellen

Résumé

La singularité portugaise présente de nouveaux ponts de communication comparative avec d’autres réalités territoriales et s’offre comme un rare laboratoire d’analyse sociologique. Des phénomènes de régression (structurelle et dispositionnelle), d’articulation de rythmes asynchrones, de changement social, de prolifération du risque et de l’incertitude, de conciliation conflictuelle de modernités multiples dans une modernité inachevée, nous défient de regarder sociologiquement ces 40 dernières années et, dans le même temps, de réfléchir prospectivement sur les tendances et défis du futur.

Annonce

Argumentaire

Le 25 avril 1974, le Portugal a initié, avec des décennies de retard, une transition vers la démocratie qui a accélérée d’une façon singulière les processus de changement social. Des sociologues de différentes origines nationales ont souvent souligné les rapports entre la Révolution Portugaise et les mouvements sociaux antérieurs et postérieurs, soit dans le contexte européen, soit dans le contexte global.

En plus, la singularité portugaise présente encore d’autres particularités : depuis cette date jusqu’à l’actualité, les structures sociales ont changé avec une intensité inouïe : la transition démographique s’est accomplie (la population étant aujourd’hui fortement vieillie et les taux de fécondité et de nuptialité extrêmement bas) ; le Portugal pays rural est devenu une société de services,  il s’est scolarisé et urbanisé (bien que cette urbanisation soit diffuse et in situ) ; les femmes ont conquis de nouveau rôles dans la société ; il s’est assumé en tant que nation européenne ayant des traits post-coloniaux (dans le même territoire coexistent différentes identités ethniques et plusieurs cultures) ; il a internationalisé des références et des pratiques institutionnelles, notamment dans la structuration d’un État-providence ayant une couverture universel ; il a modifié profondément ses pratiques culturelles et styles de vie.

Et cependant, tout cela a été accompli avec des contradictions, des asymétries et inégalités. Si l’intensité de la pauvreté a diminué, on ne peut pas dire autant au niveau des inégalités sociales, qui restent élevées. La société s’est démocratisée politiquement mais l’espace publique et les mouvements sociaux présentent des configurations encore fragiles, dans la mesure où, de la part des citoyens, s’exprime une très grande distance subjective face au pouvoir. Le Portugal a reçu un grand nombre de travailleurs immigrés, mais actuellement, en pleine crise et dans un contexte de précarisation de l’emploi et de chômage, ce qui réactive l’émigration, cette fois-ci, avec un accroissement de l’hétérogénéité car elle inclut la fuite de cerveaux. Les performances scolaires se sont rapprochées de la moyenne européenne, mais la structure de la population active reste encore archaïque. L’Etat-providence s’est transformé en Etat social mais il menace de devenir un Etat minimum au moment où les taux de couverture des services publiques et de la sécurité social sont encore loin d’être satisfaisants.

La singularité portugaise présente, ainsi, de nouveaux ponts de communication comparative avec d’autres réalités territoriales et s’offre comme un rare laboratoire d’analyse sociologique. Des phénomènes de régression (structurelle et dispositionnelle), d’articulation de rythmes asynchrones, de changement social, de prolifération du risque et de l’incertitude, de conciliation conflictuelle de modernités multiples dans une modernité inachevée, nous défient à regarder sociologiquement ces dernières 40 années  et, en même tempos, à réfléchir prospectivement sur les tendances e défis du futur prochain.

En faisant appel à la participation de spécialistes nationaux et étrangers, le VIIIème Congrès Portugais de Sociologie veut, dans le fil de ses éditions antérieures, continuer à renforcer les échanges des sociologues portugais avec la Sociologie qui se pratique au-delà de nos frontières, tout en cherchant à évaluer des continuités dans la connaissance accumulée et à créer des opportunités à l’expression et confrontation de nouvelles approches.

Soumission des propositions avant le 6 octobre

Pour en savoir plus: http://www.aps.pt/viii_congresso/

 

 

Lieux

  • Escola de Ciências Sociais - Colégio Espírito Santo, Largo dos Colegiais, nº 2
    Evora, Portugal

Dates

  • dimanche 06 octobre 2013

Contacts

  • Isabel Rebelo
    courriel : ixcongresso [at] aps [dot] pt
  • Ana Romão
    courriel : conf_esarn27 [at] aps [dot] pt

Source de l'information

  • Isabel Rebelo
    courriel : ixcongresso [at] aps [dot] pt

Pour citer cette annonce

« 40 ans de démocratie(s) : progrès, contradictions et prospectives », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 29 juillet 2013, http://calenda.org/256672