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La critique culturelle : déclin ou hégémonie ?

Cultural criticism: decline or hegemony?

Revue RESET n°5

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Publié le lundi 30 septembre 2013 par Luigia Parlati

Résumé

Qu’advient-il de la critique culturelle depuis l’avènement d’internet ? Nous assistons, semble-t-il, à une extension du champ des objets critiqués (livres, films mais aussi séries télévisées, jeux vidéos etc.), à une diversification des émetteurs de critiques (professionnels mais aussi amateurs) ainsi qu’à un renouvellement des formes de la critique (littéraire mais aussi sous forme de commentaires, comme produit du fonctionnement d’algorithmes, etc.). Le cinquième numéro de la revue RESET sera consacré à l'étude par les sciences sociales de la critique culturelle dans le contexte contemporain : à quels objets s’applique-t-elle ? Qui la pratique ? Comment est-elle produite ? Quels sont ses effets sur la réception comme sur la production ?

Annonce

Présentation

Numéro coordonné par Anne-Sophie Béliard et Sidonie Naulin

Qu’advient-il de la critique culturelle depuis l’avènement d’Internet? Nous assistons semble-t-il à une extension du champ des objets critiqués (livres, films mais aussi séries télévisées, jeux vidéos etc.), à une diversification des émetteurs de critiques (professionnels mais aussi amateurs) ainsi qu’à un renouvellement des formes de la critique (littéraire mais aussi sous forme de commentaires, comme produit du fonctionnement d’algorithmes, etc.). In fine, ces mouvements conduisent à poser de nouveau la question de l’exercice de la critique dans le contexte contemporain : à quels objets s’applique-t-elle ? Qui la pratique ? Comment est-elle produite ? Quels sont ses effets sur la réception comme la production ?

Héritière des pratiques de discussions et des logiques de sociabilités des « salons » du XVIIIe siècle où se faisaient et se défaisaient les réputations des écrivains et des artistes (Lilti, 2005), la critique écrite se développe surtout à partir du XIXe siècle dans certains secteurs culturels privilégiés (littérature, théâtre, peinture, musique classique, opéra) qu’elle contribue ce faisant à légitimer et à structurer. La critique est alors le fait d’individus identifiés comme critiques d’art issus à la fois des mondes artistiques et de la profession journalistique naissante.

Au cours du XXe siècle la critique s’étend à un nombre croissant de secteurs au fur et à mesure de leur émergence ou de leur constitution en domaine « esthétique » : cinéma (de Baecque, 2003), radio, télévision (Bourdon et Frodon, 2002), vin (Fernandez, 2004), informatique (Blank, 2006), etc. Cette extension va de pair avec une multiplication des supports de la critique (développement de la presse spécialisée, systématisation des pages critiques dans les magazines culturels, émergence d’Internet) et avec une professionnalisation de l’activité de critique (Carbonnel, 2006). Tant la question de la diversification des domaines critiqués et des supports que celle de la professionnalisation méritent d’être reposées à l’aune des évolutions contemporaines dans le domaine du numérique.

L’activité des critiques est inscrite au cœur de la « dialectique critique / promotion » (Béra, 2003). Opposé à la promotion publicitaire, symbole de l’auto-consécration et de l’autolégitimation, le travail de critique s’affirme indépendant des contraintes marchandes du milieu qu’il médiatise, permettant aux critiques d’exercer librement leur jugement – positif comme négatif. La critique incarne ainsi un pôle autonome du circuit de consécration et de hiérarchisation des œuvres, qui fonctionne comme un acteur de légitimation symbolique (Bourdieu, 1992). Cette fonction d’attribution de valeur peut également se décliner en termes de « labellisation » artistique.

La construction de la valeur des œuvres n’est toutefois pas le fait de personnes isolées. Elle est réalisée au sein d’espaces sociaux dans lesquels s’observent à la fois des relations de coopération et des relations de concurrence. Dans une perspective béckerienne (Becker, 1988), l’activité des critiques peut être envisagée au sein de la coopération des acteurs peuplant les « mondes de l’art » (artistes, producteurs, marchands, collectionneurs, attachés de presse, confrères etc.) dont elle est à la fois le produit et une partie prenante. Cette conception insiste sur l’émergence de consensus autour de la valeur des produits culturels et de la manière de les estimer. A contrario, une perspective bourdieusienne en termes de « champ social » conduit à interpréter les conceptions du monde défendues par les critiques comme le produit des luttes entre critiques pour occuper une position dominante (un pouvoir de prescription et une visibilité) dans le champ.

Si dans la théorie bourdieusienne, la question de l’adéquation entre les critiques et le public est d’emblée résolue par l’homologie entre ces deux espaces, l’étude de la réception nuance l’idée d’un effet systématique de la critique sur les représentations et les choix des lecteurs. Un certain nombre de sociologues, souvent attachés à étudier des domaines « traditionnels » d’exercice de la critique (littéraire, artistique), tend à rejoindre l’idée d’une disparition de la critique (Moulin, 1992 ; White et White, 1965) et d’une perte de son pouvoir d’influence. Cette optique recoupe en partie le constat de Jürgen Habermas (1962), selon lequel la marchandisation du principal support de la critique qu’est la presse transforme la critique en moyen de promotion, lui faisant ainsi perdre son autonomie. La critique devient alors un instrument aux mains du marketing et de la publicité (Pourtier, 2006). Outre ce constat d’une « dénaturation » de l’activité critique, certains sociologues mettent en avant la diminution du pouvoir de prescription des critiques. Analysant les critiques d’art contemporain, Pierre François (2008) montre ainsi le passage d’un système dit « marchand-critique » (Moulin, 1967) au sein duquel la valeur des œuvres était construite conjointement par les marchands et les critiques, à un système où les critiques n’ont plus qu’une fonction de délimitation du champ de l’art contemporain (est définie comme œuvre d’art contemporain une œuvre objet de critiques) sans influence directe sur les actes d’achat ou les prix.

Ainsi, si le critique n’est, selon ces travaux, plus vraiment un « guide », il semble conserver une fonction de « mise en visibilité des œuvres ». Les chercheurs étudiant les transformations contemporaines des mondes de la culture, et notamment Internet, ont tendance à mettre au jour un effet structurant des critiques en raison de l’incertitude des consommateurs face aux « biens singuliers » (Karpik, 2007) et de la lutte pour la visibilité des producteurs. La critique est envisagée dans une extension plus large que la critique artistique stricto sensu. Les travaux qui prennent pour objet la visibilité (Heinich, 2012), la réputation (Chauvin, 2010), la reconnaissance (DEPS, 2010), le goût (Hennion 1993) s’intéressent donc tout particulièrement au rôle des critiques. Ces derniers, ne serait-ce qu’en sélectionnant un certain nombre d’œuvres pour les commenter, réalisent une « raréfaction » de l’espace des « biens symboliques » (Bourdieu, 1977), et, ce faisant, confèrent à ces œuvres une valeur susceptible d’être traduite sous forme de valeur économique. Le simple travail de sélection, quel que soit le jugement porté sur l’œuvre (« peu importe ce qu’on dit de l’œuvre, l’important est qu’on en parle »), possède donc une dimension performative de qualification d’un objet comme digne d’appréciation – et par là comme œuvre. L’existence d’une critique est d’ailleurs le signal de l’augmentation de la légitimité d’une forme culturelle émergente. Cela a notamment été relevé pour le jazz (Fabiani, 1986), le cinéma (Darré, 2006) et les séries télévisées (Béliard, 2013).

Pistes de recherche

Au vu de ces différents éléments – liés à la définition de la critique, à ses fonctions et aux personnes qui la produisent – nous proposons trois pistes non exhaustives de traitement de la thématique. Les articles proposés pour ce numéro pourront ainsi s’inscrire dans l’un des trois axes suivants : l’extension du domaine de la critique (axe 1), la démocratisation de la fonction critique (axe 2) et les effets de la critique (axe 3).

(1) Extension du domaine de la critique

Dans les domaines traditionnellement soumis à la critique (musique, restaurants, livre…), Internet vient non seulement modifier l’économie et l’organisation des secteurs (numérisation, téléchargement, achat en ligne…) mais il conduit aussi à l’émergence de nouveaux dispositifs et formats d’évaluation (notation des produits en fonction du nombre de « clics », recommandations de blogueurs, commentaires de consommateurs…). Dans quelle mesure alors des concurrences ou des complémentarités se cristallisent-elles entre le registre a priori plus familier des avis ordinaires et le registre a priori plus intellectuel et argumenté de la critique professionnelle ?

De surcroit, comme nous l’avons souligné, les domaines couverts par la critique se sont étendus au fur et à mesure de l’émergence de nouveaux produits culturels, notamment en direction d’espaces initialement moins « légitimes » de la culture. Il ne s’agit cependant pas là d’un effet automatique d’association d’un système de critique à chaque innovation culturelle. En effet, si certaines nouveautés, à l’image par exemple des nouvelles scènes musicales, font l’objet de critiques plus ou moins immédiatement après leur apparition, d’autres, comme les blogs, semblent encore peu se prêter à une critique systématique au sens traditionnel du terme. En quoi Internet, en tant que nouvelle plateforme de critique, permet-il de renforcer la diversification des objets de la critique et jusqu’où cette diversification s’étend-elle ? Comment se déclinent les nouvelles modalités de critique et les nouveaux dispositifs proposés par Internet ? Face à ces évolutions, nous pourrons, sur un plan plus théorique, questionner l’actualité du modèle bourdieusien des processus de légitimation par la critique.

Ces interrogations peuvent s’accompagner d’une réflexion sur le rapport entre la légitimité des objets traités par la critique et la légitimité même des critiques. La fonction de valorisation culturelle de la critique est-elle encore efficiente sur Internet ? Peut-on considérer que l’extension des objets soumis à la critique jointe à la relative facilité de publication sur Internet entraînent une banalisation voire une dévalorisation des critiques ou une redéfinition de leur activité ? L’émergence de nouvelles médiations des contenus culturels à travers les « avis » échangés sur internet et les réseaux sociaux transforme-t-elle les rapports des critiques aux autres participants des mondes de l’art, de la production et de la diffusion culturelle ? Ces questions invitent à réactualiser l’étude de la production de consensus par les critiques (Van Rees, 1987) à l’aune de la volatilité des discours critiques sur Internet. Alors que les cadres de publication des critiques se relâchent sur Internet – les critiques ne sont plus autant dépendants des revues et de leur ligne éditoriale – quels éléments contribuent à produire un consensus autour d’une évaluation?

(2) Du critique professionnel aux critiques amateurs : vers une démocratisation de la fonction critique ?

Deux postures extrêmes du critique peuvent être distinguées : une posture d’extériorité par rapport à l’objet jugé, qui suppose un détachement radical et la revendication d’une forme d’objectivité, et une posture de critique revendiquant sa subjectivité. Internet peut être vu comme un lieu de renouvellement de ces deux postures critiques. D’un côté, le Web a donné naissance à de nouvelles formes d’objectivation des jugements portés sur les biens culturels (algorithmes de hiérarchisation des biens alimentés par les internautes et/ou les professionnels comme sur des plateformes comme Allociné ou TripAdvisor). D’un autre côté, la possibilité pour chacun de s’exprimer publiquement sur les divers supports numériques (blogs, forums, wikis…) a pour sa part conduit à une démocratisation de l’activité critique dans un mouvement que Patrice Flichy (2010) qualifie de « sacre de l’amateur ».

Que change l’irruption des amateurs au travail et aux carrières des professionnels de la critique ? Qu’en est-il des rapports de force entre ces différents acteurs ? Plus largement, quels sont les effets des propriétés du nouveau médium lui-même (en particulier l’interactivité) sur le travail des critiques ?

La question des effets du (possible) déclin d’une prescription « top down » réalisée par des professionnels au profit d’une logique « bottom-up » de recommandation par les amateurs mérite aussi d’être soulevée. Nous pouvons nous demander en quoi la critique réalisée par des amateurs se distingue d’une critique « professionnelle » et tenter de mettre au jour les facteurs susceptibles d’expliquer le succès ou l’échec des aspirants critiques. Nous pourrons explorer par exemple la piste des « compétences » associées au statut de critique. La question d’une possible professionnalisation de la critique amateur et de l’institutionnalisation des plateformes publiant des critiques mérite aussi d’être abordée, ainsi que symétriquement leurs rapports aujourd’hui aux professions artistiques. Finalement, si la critique a longtemps entretenu une relation étroite avec les « intellectuels » (Rieffel, 2006), qu’advient-il de cette affinité élective avec la démocratisation de cette activité sur Internet ? Qui sont les critiques sur Internet ? Comment délimiter un espace de la critique alors que les acteurs, les supports, les manières de critiquer ne cessent de se diversifier ? La richesse du vocabulaire pour désigner les « critiques » (prescripteurs, experts, médiateurs, analystes, commentateurs, journalistes…) invite aussi à questionner la construction quotidienne du travail de critique. Qu’en est-il du statut des critiques sur Internet ? La méconnaissance des caractéristiques socio-démographiques et des carrières des « critiques », tant professionnels qu’amateurs, à l’œuvre sur Internet invite aussi à des études monographiques approfondies les concernant.

Cet axe inclut la réflexion sur l’activité même du critique – amateur ou professionnel – sur Internet. Il est d’abord le récepteur d’une œuvre ou d’un objet sur lequel il va fournir un discours : quelles formes prend sa posture de réception et dans quelle mesure cette dernière diffère-t-elle de celle des spectateurs ordinaires ? Connaît-il encore les conventions qui guident l’activité artistique (Becker 1988) ? De quelles façons Internet renouvelle-t-il également les modes d’acquisition des objets à critiquer ? Ce point ouvre la perspective d’un retour réflexif sur la construction de la réputation des critiques. La diffusion des critiques sur Internet donne une visibilité supplémentaire aux critiques, qui tend à exacerber les enjeux de pouvoir et de visibilité entre les critiques eux-mêmes. On pourra s’interroger sur l’impact d’Internet sur les réseaux de critiques et les stratégies d’acquisition de la notoriété dans un espace aussi ouvert que la blogosphère ou les sites. 

(3) Réception, effets et pouvoirs de la critique

Même en lui supposant une influence minimale, la critique aurait, nous l’avons rappelé, le pouvoir de reconfigurer l’offre ne serait-ce que par le fait de sélectionner des items parmi la masse des items possibles (Naulin, 2010) et de ce fait, de modifier les stratégies des producteurs. La prise en considération du « pouvoir » de la critique se manifeste notamment par le développement d’un secteur économique spécifiquement dédié à l’intermédiation entre producteurs et critiques, le secteur des « relations presse ».

L’avènement d’internet permet de questionner à nouveaux frais les effets et le « pouvoir » de la critique. Quelles sont les conséquences de la démultiplication des sources et des auteurs de critiques ? Dans la perspective des études quantitatives cherchant à mesurer les effets des critiques (sur les actes d’achat, sur les prix, sur les stratégies des producteurs…), quels sont les effets des nouveaux espaces critiques sur internet (systèmes de cotation publics, blogs…) ? Quel est l’impact relatif des différentes critiques selon leur support, leur forme, l’identité de leur auteur et comment le mesurer ? Comment se recomposent les relations entre critique et marketing ? Comment fonctionnent et sont rationalisés par les critiques les phénomènes de buzz ? Quelle est aujourd’hui la part respective des activités de communication et des activités d’évaluation dans le travail des critiques ?

Ces questions qui relèvent d’une approche macro-sociologique des effets de la critique interrogent la capacité de la critique à redéfinir la légitimité relative d’un domaine, voire à changer les pratiques de consommation. Nous proposons également d’étudier les effets de la critique à un niveau plus micro-sociologique, en laissant une place aux études axées sur la réception des discours critiques – par leurs lecteurs, par les artistes et autres producteurs, par les autres critiques. Il importe ici de souligner que les critiques (de même que les « critiqués ») sont souvent le premier public des productions critiques. La question de la réception englobe donc aussi ce public particulier qui est à la fois producteur et récepteur des critiques. En se focalisant sur les récepteurs – occasionnels ou réguliers - des critiques, il semble pertinent de mettre au jour les activités qui découlent de cette lecture. Le fait de lire des critiques sur Internet change-t-il la manière qu’ont les individus d’appréhender un objet culturel ou la manière des producteurs d’appréhender leurs œuvres ? Comment les individus se servent-ils concrètement de la critique dans leurs pratiques et leurs choix culturels ? La question du pouvoir des critiques trouve ici un pendant dans les études de réceptions mettant en avant les capacités de résistance des récepteurs. Partant du constat que les lecteurs ont une capacité réflexive sur leurs lectures – qu’elles soient légitimes ou stigmatisées (Collovald et Neveu, 2004 ; Radway, 1984) – il semble logique de s’interroger sur les modalités de lecture des discours critiques afin de comprendre leur impact. Cette question se pose d’autant plus sur Internet que d’une part les lecteurs sont confrontés à une quantité importante de discours critiques facilement disponibles et que d’autre part, le flux important d’informations qui y circulent peut aller dans le sens du développement de l’« attention oblique » (Hoggart, 1970) des lecteurs. Les variables sociales traditionnellement mobilisées dans les études de réception – âge, genre, origine sociale – permettent-elles d’identifier des niveaux de sensibilité aux discours critiques véhiculés par Internet?

Pour compléter l’appréhension du « pouvoir » des critiques, cet axe invite également à l’analyse du travail concret des critiques. Une étude ethnographique détaillée de l’activité des critiques, de leur organisation du travail, de leur insertion dans un monde économique visant la promotion des œuvres (Beuscart et Mellet, 2012) et de leurs choix quotidiens en matière d’objets critiqués et de registres de discours permettrait d’objectiver ce qui peut faire la force ou la faiblesse des discours critiques. Il s’agirait de prendre en considération la place relative des critiques dans les réseaux professionnels, voire dans les industries culturelles et le poids de l’environnement sur leur pratique (Janssen, 1997). De tels travaux permettraient de surcroît de mettre au jour la similitude ou l’hétérogénéité des modes de production des critiques selon le statut du critique (amateur ou professionnel) et le type de medium ou de dispositif utilisé comme support à la critique.

Calendrier et informations pratiques

Les résumés des articles (4000 signes maximum) sont attendus

pour le 18 octobre 2013.

Ils peuvent être rédigés en français ou en anglais et sont à envoyer à l’adresse suivante : journal.reset@gmail.com

Les propositions devront impérativement exposer de façon claire et concise la question de recherche, la méthodologie et le cadre théorique mobilisé. Elles insisteront sur l'intérêt scientifique de l'article proposé et sa pertinence par rapport à l’appel à communication. Les propositions peuvent être accompagnées d'une courte bibliographie.

Les résumés seront évalués anonymement par les coordinateurs du numéro et les membres du comité de rédaction de la revue. Les auteurs des propositions sélectionnées seront contactés par e-mail par les coordinateurs. L’évaluation positive du résumé ne garantit cependant pas la sélection de l’article.

La revue Reset est également ouverte, dans sa rubrique varia, à tous les travaux relevant des Sciences Humaines et Sociales et portant sur Internet comme objet ou méthode de recherche.

Contacts 

Comité de rédaction

  • Anne-Sophie Béliard (doctorante, Paris 3)
  • Marie Bergstrom (doctorante, Sciences Po)
  • Yana Breidl (post-doctorante, Université de Göttingen)
  • François Briatte (doctorant, IEP Grenoble)
  • Baptiste Brossard (post-doctorant, Centre Maurice Halbwachs)
  • Manuel Boutet (fellow, Akademie Schloss Solitude)
  • Samuel Coavoux (doctorant, ENS Lyon)
  • Eric Dagiral (maître de conférence, Paris 5)
  • Sébastien François (doctorant, EHESS)
  • David Gerber (doctorant, Université de Genève)
  • Hélène Petry (doctorante, Sciences Po)

Références

  • Baecque Antoine (de) (2003). La Cinéphilie. Invention d’un regard, histoire d’une culture. 1944-1968, Paris, Hachette Littérature.
  • Becker Howard 1988 (1982). Les Mondes de l’art. Flammarion : Paris.
  • Béliard Anne-Sophie (2013). « Les discours sériephiles : de l’amateur au spécialiste de séries », in Creton, Laurent, Naugrette Catherine et Péquignot, Bruno (dir.), Le Prix de l’art. Le coût et la gratuité 2, Paris,L’Harmattan.
  • Béra Matthieu (2003). « Critique d’art et/ou promotion culturelle ? », Réseaux, n°117, pp. 153-187.
  • Beuscart Jean-Samuel et Mellet, Kevin (2012). Promouvoir les œuvres culturelles. Usages et efficacité de la publicité dans les filières culturelles, Paris, La Documentation Française.
  • Blank Grant (2006). Critics, Ratings and Society. The Sociology of Reviews, Lanham, Rowman & Littlefield Publishers.
  • Boltanski Luc (1990). « Sociologie critique et sociologie de la critique », Politix, vol. 3, n°10-11, pp. 124-134.
  • Bourdieu Pierre (1977). « La production de la croyance : contribution à une économie des biens symboliques », Actes de la recherche en sciences sociales, no 13, pp. 3-44.
  • Bourdieu Pierre (1992). Les Règles de l’art. Genèse et structure du champ littéraire, Paris, Seuil.
  • Bourdon Jérôme et Frodon Jean-Michel (dir.) (2002). L’Œil critique. Le journaliste critique de télévision, Bruxelles, De Boeck.
  • Carbonnnel Marie (2006). « Profession : critique ? Les défis de l'Association syndicale professionnelle de la critique littéraire de la Belle Époque à la fin des années trente », Le Mouvement Social, 2006/1, n° 214, pp. 93-111.
  • Chauvin Pierre-Marie (2010). Le Marché des réputations. Une sociologie du monde des Grands Crus de Bordeaux, Bordeaux, Éditions Féret.
  • Collovald Annie et Neveu Érik (2004). Lire le noir. Enquête sur les lecteurs de récits policiers, Paris, Bibliothèque publique d’information.
  • Darré Yann (2006). « Esquisse d’une sociologie du cinéma », Actes de la recherche en sciences sociales, n°161-162, pp. 122-136.
  • Département des Études, de la prospective et des statistiques (DEPS) (2010). Appel à propositions de recherche : Transformation des formes de reconnaissance dans le domaine culturel. Notoriété, réputation et légitimité. Paris, Ministère de la Culture et de la Communication.
  • http://www2.culture.gouv.fr/culture/deps/2008/pdf/appelrecherche-notoriete-oct2010.pdf
  • Fabiani Jean-Louis (1986). « Carrières improvisées : théories et pratiques de la musique de jazz en France », in Raymonde Moulin (dir.), Sociologie de l’art. Paris, L’Harmattan, pp. 231-245.
  • Fernandez Jean-Luc (2004). La Critique vinicole en France. Pouvoir de prescription et construction de la confiance, Paris, L’Harmattan.
  • Flichy Patrice (2010). Le Sacre de l’amateur, Paris,Seuil.
  • François Pierre (2008). Les Critiques d’art contemporain. Une perspective de sociologie économique, Paris, Ministère de la Culture, Délégation aux arts plastiques.
  • Habermas Jürgen (1962). L’Espace public. Archéologie de la publicité comme dimension constitutive de la société bourgeoise, Paris,Payot.
  • Heinich Nathalie (2012). De la visibilité : excellence et singularité en régime médiatique, Paris, Gallimard.
  • Hennion Antoine (1993). La passion musicale : une sociologie de la médiation, Paris, Métailié, Sciences humaines.
  • Hoggart Richard (1970). La Culture du pauvre, Paris, Les éditions de minuit.
  • Janssen, Susanne (1997). « Reviewing as Social Practice : Institutional Constraints on Critics’ Attention for Contemporary Fictions », Poetics, 24, pp. 275–297.
  • Karpik Lucien (2007). L’Économie des singularités, Paris,Gallimard.
  • Lilti Antoine (2005). Le Monde des salons. Sociabilité et mondanité à Paris au XVIIIe siècle, Paris, Fayard.
  • Moulin Raymonde (1967). Le Marché de la peinture en France, Paris, Éditions de Minuit.
  • Moulin Raymonde (1992). L’Artiste, l’institution et le marché, Paris,Flammarion.
  • Naulin Sidonie (2010). « Qui prescrit aux prescripteurs? Place et rôle des attachées de presse dans la construction de la prescription des critiques gastronomiques », Terrains & Travaux, n°17, pp.181-196.
  • Pourtier Héloïse (2006). « Avant-propos : la critique culturelle, positionnement journalistique ou intellectuel ? », Quaderni, n°60, pp. 51-53.
  • Radway Janice (1984). Reading the Romance. Women, Patriarchy, and Popular Literature, Chapel Hill, The University of North Carolina Press.
  • Rieffel Rémy (2006). « L’évolution du positionnement intellectuel de la critique culturelle », Quaderni, n°60, pp. 55-64.
  • Van Rees, C. J. (1987). « How Reviewers Reach Consensus on the Value of Literary Works », Poetics, 16 (3-4), pp. 275 – 294.
  • White Harrison et White Cynthia (1991) (1965). La Carrière des peintres au XIXe siècle. Du système académique au marché des impressionnistes, Paris, Flammarion.

Dates

  • vendredi 18 octobre 2013

Fichiers attachés

Mots-clés

  • Internet, critique culturelle, médias, secteurs culturels

Contacts

  • Anne-Sophie Béliard
    courriel : anne-sophie [dot] beliard [at] wanadoo [dot] fr
  • sidonie naulin
    courriel : sidonie [dot] naulin [at] gmail [dot] com
  • revue RESET
    courriel : journal [dot] reset [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Revue Reset
    courriel : journal [dot] reset [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« La critique culturelle : déclin ou hégémonie ? », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 30 septembre 2013, http://calenda.org/261133