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Genre et transgressions

Gender and transgressions

Pratiques, stratégies, représentations dans l’espace euro-méditerranéen (XVIe-XXIe siècle)

Practices, strategies, and representations in the Euro-Mediterranean space, 16th-21st century

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Publié le mercredi 13 novembre 2013 par Julie Abbou

Résumé

Si l’analyse sociologique ou historique montre comment les bouleversements vécus par des sociétés données font évoluer voire redéfinissent les liens sociaux, l’étude des marginalités permet quant à elle de repérer les marges et les failles des systèmes normatifs. Celles-ci offrent – différemment selon les sexes – la possibilité de contourner le carcan des règles instituées et produisent des figures féminines que l’on retrouve avec une certaine constance sur le temps long : femmes divorcées, adultères, prostituées, filles-mères, brigandes, émeutières, contrebandières, vagabondes, mais aussi artistes, créatrices en général, militantes féministes… Mais ces profils incarnés de la transgression n’en sont pas moins des « figures de la norme » si l’on tient compte des interactions avec l’entourage et des solidarités en jeu. De ce fait, la norme nécessite une attention renouvelée qui ne se contente pas de la définir comme oppressante, mais qui prenne aussi en compte son utilisation dans les trajectoires et les réalisations des unes et des autres.

Annonce

Organisation : Karine Lambert & Anne Montenach, GeFeM - UMR Telemme

Présentation

Si l’analyse sociologique ou historique montre comment les bouleversements vécus par des sociétés données font évoluer voire redéfinissent les liens sociaux, l’étude des marginalités permet quant à elle de repérer les marges et les failles des systèmes normatifs. Celles-ci offrent – différemment selon les sexes – la possibilité de contourner le carcan des règles instituées et produisent des figures féminines que l’on retrouve avec une certaine constance sur le temps long : femmes divorcées, adultères, prostituées, filles-mères, brigandes, émeutières, contrebandières, vagabondes, mais aussi artistes, créatrices en général, militantes féministes… Mais ces profils incarnés de la transgression n’en sont pas moins des « figures de la norme » si l’on tient compte des interactions avec l’entourage et des solidarités en jeu. De ce fait, la norme nécessite une attention renouvelée qui ne se contente pas de la définir comme oppressante, mais qui prenne aussi en compte son utilisation dans les trajectoires et les réalisations des unes et des autres.

Nous nous attacherons ainsi à comprendre la combinaison des différents registres de normes. Par une approche microsociologique, nous analyserons les ressources mobilisées par les femmes pour s’imposer sur les scènes économique, politique ou sociale en l’absence de droits reconnus, les résistances auxquelles elles se heurtent et leur manière de négocier avec les normes institutionnelles et les normes de genre qui les cantonnent dans des sphères restreintes. Ici seront questionnées les interactions entre le droit, les cultures et les pratiques transgressives avec un intérêt tout particulier apporté aux contraintes, aux conventions et aux « règles du jeu » qui encadrent les actions des hommes et des femmes. Quelles sont les lois et les normes qui font sens pour les acteurs (qu’ils s’y conforment ou cherchent à y échapper) ? Quelles sont au contraire celles pour lesquelles toute répression de la transgression leur paraît illégitime ? Pour une époque donnée, les normes s’imposent-elles de manière variable selon les générations ? L'objectif n'est pas seulement de proposer ici une description de formes transgressives liées au genre mais bien plutôt d'interroger ce qui est conçu par les individus et les groupes comme des transgressions des normes de genre et d'explorer parallèlement comment ces transgressions sont produites, négociées et vécues individuellement et collectivement.

Programme

  • Jeudi 17 octobre : Yvonne Knibiehler, Brigitte Hess, Monique Ottaviani et Magali Tardieu (Association Demeter-Coré), « Travail et maternité ».
  • Jeudi 14 novembre : Marie-Jo Bonnet, historienne et écrivaine, « Les relations amoureuses entre les femmes, XVIe-XXe siècles : subversion, transgression, émancipation, quelles différences ? 
  • Jeudi 12 décembre : Régis Schlagdenhauffen, LISE : Laboratoire interdisciplinaire de sociologie économique- CNAM/CNRS), « La persécution nazie des homosexuels et sa mémoire »
  • Jeudi 16 janvier 2014 : Jean-Marie Zingraff (TELEMME), « Grossesses illégitimes : comportements transgressifs dans une perspective de genre aux XVIIe et XVIIIe siècles ».
  • Jeudi 13 février : Coline Zellal (ENS Lyon), « Genre et travail dans la parfumerie grassoise (1900-1950).
  • Jeudi 20 mars : journée d’étude : l'actualité des recherches sur le genre à la MMSH d’Aix-en-Provence (programme à venir)
  • Jeudi 17 avril : Catherine Blaya (13DL-CAPEF- Observatoire International de la violence à l’Ecole, Université Nice Sophia Antipolis), « Cyberviolence et cyberharcèlement, les filles plus victimes que les garçons ? ».
  • Jeudi 22 mai : Martine Charageat (Bordeaux III-Ausonius), « Transgression et genre dans la conflictualité matrimoniale à la fin du Moyen-Âge (XVe-XVIe siècles) ».
  • Jeudi 19 juin : Renée Dray-Bensoussan (TELEMME), « Transgression et marginalité des femmes dans les camps ».

Catégories

Lieux

  • MMSH, salle Temime, 15h-17h - 5, rue du Château de l'horloge
    Aix-en-Provence, France (13100)

Dates

  • jeudi 17 octobre 2013
  • jeudi 14 novembre 2013
  • jeudi 12 décembre 2013
  • jeudi 16 janvier 2014
  • jeudi 13 février 2014
  • jeudi 20 mars 2014
  • jeudi 17 avril 2014
  • jeudi 22 mai 2014
  • jeudi 19 juin 2014

Mots-clés

  • genre, histoire, femmes, trangressions

Contacts

  • Karine Lambert
    courriel : klambert [at] unice [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Karine Lambert
    courriel : klambert [at] unice [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Genre et transgressions », Séminaire, Calenda, Publié le mercredi 13 novembre 2013, http://calenda.org/265061