AccueilLieux de pouvoirs. Architectures administratives de la France contemporaine, avant / après les décentralisations

Lieux de pouvoirs. Architectures administratives de la France contemporaine, avant / après les décentralisations

Sites of power. Administrative architectures in contemporary France, pre and post decentralisation

Appel à contribution de la revue In Situ, revue des patrimoines

Calls for contributions, In Situ heritage journal

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Publié le vendredi 29 novembre 2013 par Luigia Parlati

Résumé

Ce numéro de la revue In Situ, revue en ligne des patrimoines éditée par le Ministère de la culture et de la communication (direction générale des patrimoines) entend explorer les transformations de l’architecture administrative de la France contemporaine, en fixant un cadre suffisamment large pour que cette question soit abordée non pas seulement à l’aune des effets de la décentralisation, mais en prenant en compte la période antérieure, à partir des années 1950. Des réalisations très récentes, datant du début du XXIe siècle pourront être prises en compte, de même que des études et projets non réalisés.

Annonce

Argumentaire

Ambassades, ministères, préfectures, sous-préfectures, hôtels de région et hôtels de département sont au cœur de la problématique de ce numéro. Toutefois, il importe de prendre également en compte les effets de la déconcentration administrative, avec, par exemple l’architecture des directions régionales des affaires culturelles (DRAC), mais aussi celle des directions départementales de l'équipement (DDE),des directions départementales de l'agriculture et de la forêt (DDA), ou des trésoreries. A côté de ces édifices dédiés aux administrations de l’État, sont concernés par l'appel à contributions ces lieux des nouveaux pouvoirs territoriaux que sont les hôtels de région ou de département. De même, la décentralisation de certaines administrations – on pense par exemple aux archives départementales – a profondément modifié les fonctions, la physionomie et la place dans la cité de ces établissements.

Enfin, il sera intéressant de prendre également en compte les hôtels de ville, relativement peu étudiés pour la période considérée. Une attention particulière pourra être apportée à l'insertion de ces bâtiments dans des programmes urbains souvent ambitieux, incluant parcs et jardins. Comme il se doit, la question des décors, dans le cadre du 1% culturel, pourra faire l’objet de propositions spécifiques. Il en va de même pour le mobilier, particulièrement exposé aux transformations, mutilations et autres disparitions. Enfin, comme il est de règle pour In situ les contributions portant sur les sources archivistiques (fonds d'architectes, fonds publics, collections de maquettes) ou iconographiques sont vivement encouragées.

Période de référence : 1945-2013

Principaux thèmes pouvant être abordés 

  • Hôtels de ville
  • Architecture des préfectures, sous-préfectures, cités administratives, autres services déconcentrés de l’État (DDE, DDA, Trésoreries, DRAC...)
  • Architecture des hôtels de région et des hôtels de département
  • Architectures des ministères et des administrations de l’État central
  • Architectures des ambassades et consulats
  • Programmes urbains incluant la construction d'équipements administratifs, parcs et jardins
  • Mobiliers, décors intérieurs et extérieurs des bâtiments administratifs, décors réalisés au titre du 1 %
  • Biographies d'architectes, études sur l'évolution de la profession d'architecte, sur les évolutions du cadre professionnel, législatif et réglementaire de la maîtrise d'ouvrage et de la maitrise d’œuvre
  • Sources iconographiques, archives publiques et archives privées intéressant l'histoire des architectures administratives contemporaines

Plus généralement, ces architectures, soit qu'elles soient très récentes, soit qu'elles relèvent d'un  ensemble (la création des Trente glorieuses), sont encore peu considérées du point de vue de leur valeur patrimoniale. Des menaces de destructions ont couru ou courent encore sur certaines préfectures de la région parisienne, et nombreux sont les édifices qui peuvent connaître, au nom de la modernisation des services publics, des transformations radicales qui altèrent le projet d'origine. La question de la mise en patrimoine de ces bâtiments mérite donc d’être prise en considération dans ce dossier. De fait, cet appel à projet se situe aux confins de l’histoire administrative, de l’histoire de l’architecture et de la création architecturale. Pour certains des édifices concernés, les plus anciens, la question de leur patrimonialisation peut d’ores et déjà se poser. Pour les plus récents, elle peut paraître sans objet. Il faut se garder toutefois d’apprécier ces œuvres selon les seuls critères d’appréciation de la création architecturale contemporaine : sans relief à nos yeux, peu dignes de considération car déjà datées, elles n’en sont pas moins un patrimoine potentiel, encore en devenir.

Les propositions d'articles sont à adresser à Françoise Cosler (<francoise.cosler@culture.gouv.fr>) et Christian Hottin (<christian.hottin@culture.gouv.fr>)

avant le 1er septembre 2014.

Pour plus d'informations voire les Recommandations aux auteurs.

Contact : Christian HOTTIN, direction générale des patrimoines, département du pilotage de la recherche et de la politique scientifique : 01 40 15 77 37 ou 06 72 93 03 83.

Comité de redaction 

  • Arlette AUDUC, chef du service de l'inventaire général du patrimoine culturel de la Région Île-de-France
  • Jean-Baptiste AUZEL, chef du bureau d’accès aux archives, (direction générale des patrimoines, service interministériel des archives de France, sous-direction de l'accès aux archives et de la coordination du réseau)
  • Eric CRON, chef du service de l'inventaire général du patrimoine culturel de la Région Aquitaine
  • Dominique DUPUIS-LABBÉ, chef du bureau des acquisitions, de la restauration, de la conservation préventive et de la recherche (direction générale des patrimoines, service des musées de France)
  • Jean-Philippe GARRIC, conseiller scientifique pour l’histoire de l’architecture (Institut national d'histoire de l'art)
  • François GOVEN, Inspection des patrimoines, collège des monuments historiques (direction générale des patrimoines)
  • Michel HÉROLD, directeur du comité français du Corpus Vitrearum, UMR 8150 « André Chastel » (Institut national d'histoire de l'art)
  • Judith KAGAN, chef du bureau de la conservation du patrimoine mobilier et instrumental (direction générale des patrimoines, service du patrimoine)
  • Marie-Claude LÉONELLI, conservateur des antiquités et objets d'art du Vaucluse
  • Elsa MARGUIN-HAMON, département de l'action culturelle et éducative (direction générale des patrimoines, service interministériel des archives de France)
  • Claude MIGNOT, Professeur d'histoire de l'art et d'architecture moderne, UMR ERHAM « André Chastel » (Institut national d'histoire de l'art)
  • Jean-Baptiste MINNAERT, Professeur d'histoire de l'art contemporain (Université François Rabelais, Tours)
  • Anne de MONDENARD, mission de la photographie (direction générale des patrimoines)
  • Marie MONFORT, Bureau des musées de la Ville de Paris, section des collections
  • Serge PITIOT, Conservation régionale des monuments historiques (direction régionale des affaires culturelles d'Île-de-France)
  • Olivier RUFFIER, Service régional de l'archéologie (direction régionale des affaires culturelles d'Île-de-France)
  • Dany SANDRON, directeur de l'UMR 8150 « André Chastel » (Institut national d'histoire de l'art)
  • Philippe VERGAIN, chef de la mission de l'inventaire général du patrimoine culturel (direction générale des patrimoines, service du patrimoine)
  • Département du pilotage de la recherche et de la politique scientifique
  • Béatrice BERCHON, chargée de mission pour la diffusion des résultats de la recherche
  • Françoise COSLER, secrétaire de rédaction
  • Christian HOTTIN, adjoint au chef du département
  • Pascal LIÉVAUX, chef du département

Lieux

  • Ministère de la culture - Direction générale des patrimoines - 6 rue des pyramides
    Paris, France (75001)

Dates

  • lundi 01 septembre 2014

Mots-clés

  • histoire administrative, histoire de l'architecture, institutions, décentralisation, architecture publique

Contacts

  • Christian Hottin
    courriel : christien [dot] hottin [at] culture [dot] gouv [dot] fr
  • Françoise Cosler
    courriel : francoise [dot] cosler [at] culture [dot] gouv [dot] fr

Source de l'information

  • Christian Hottin
    courriel : christien [dot] hottin [at] culture [dot] gouv [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Lieux de pouvoirs. Architectures administratives de la France contemporaine, avant / après les décentralisations », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 29 novembre 2013, http://calenda.org/265633