AccueilÉvaluation de l'expérimentation « Information jeunesse – service public régional de l’orientation » (CRIJ/IJ-SPRO)

Évaluation de l'expérimentation « Information jeunesse – service public régional de l’orientation » (CRIJ/IJ-SPRO)

Evaluation of experimentation at the "Information jeunesse – service public régional de l’orientation" (CRIJ/IJ-SPRO)

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Publié le mardi 26 novembre 2013 par Élodie Faath

Résumé

Le présent marché porte sur la réalisation de l’évaluation de l'expérimentation « Information jeunesse – service public régional de l’orientation » (CRIJ/IJ-SPRO), mise en œuvre dans le cadre du Fonds d’expérimentation pour la jeunesse (FEJ). Cette expérimentation sera constituée par les projets portés par les centres régionaux de l’information jeunesse (CRIJ) de huit régions retenues, selon un cahier des charges défini par la direction de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative.

Annonce

Objet

Le présent marché porte sur la réalisation de l’évaluation de l'expérimentation « Information jeunesse – Service public régional de l’orientation » (CRIJ/IJ-SPRO), mise en œuvre dans le cadre du Fonds d’expérimentation pour la jeunesse (FEJ). Cette expérimentation sera constituée par les projets portés par les Centres régionaux de l’Information Jeunesse (CRIJ) de 8 régions retenues, selon un cahier des charges défini par la Direction de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative.

Contexte

L’expérimentation «CRIJ/ IJ-SPRO » s’inscrit dans le contexte de la mise en œuvre sur 8 régions d’une nouvelle organisation qui préfigurera le service public régional d’orientation (SPRO) et de questionnements sur l’inscription du réseau Information jeunesse dans ce système réformé à venir.

La mise en place du SPRO dans 8 régions

La loi du 24 novembre 2009, relative à l’orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie (OPTLV) a créé un « droit à l’information et à l’orientation » pour tous. L’exercice de ce droit s’appuie sur la mise en place du service public de l’orientation tout au long de la vie (SPO) qui doit s’organiser pour garantir à toute personne l’accès à une « information gratuite, complète et objective » sur les métiers et l’offre de formation, ainsi que l’accès à des services de conseil et d’accompagnement en orientation.

Depuis sa mise en place, ce service public suscite de nombreux questionnements. Des préconisations et des recommandations ont été faites, qui se sont traduites par des orientations politiques et techniques qui repositionnent le cadre institutionnel de ce service. Fin 2012, une recommandation issue de la concertation sur la refondation de l’école préconise ainsi d’« instituer un service public régional de l’orientation pour mettre en réseau les différents dispositifs existants et répondre ainsi plus efficacement aux besoins des différents publics jeunes ou adultes au sein des territoires »[1]. Le « Pacte national pour la croissance et la compétitivité » mentionne également dans une de ses mesures la nécessité de « créer un nouveau service public de l’orientation » (mesure 20). En janvier 2013, un rapport sur l’évolution du SPO, réalisé par des représentants de l’IGEN, IGAS et IGAENR[2], a mis en évidence certaines limites de la mise en œuvre actuelle de ce service public.

Le plan d’action pour la jeunesse arrêté en Comité interministériel à la jeunesse (CIJ) le 21 février 2013, prévoit la création d’« un service public d’information, d'accompagnement et d'orientation qui réponde à la diversité des besoins des jeunes » par la « création du nouveau service public d’orientation dans le cadre de la nouvelle étape de la décentralisation »[3].

La mise en œuvre de ce service public de l'orientation renouvelé est pilotée par le ministère de l’Education nationale (MEN). Pour ce faire, il met en place conjointement avec l’Association des régions de France (ARF) une expérimentation dans 8 régions : Aquitaine, Auvergne, Bretagne, Centre, Limousin, Pays de la Loire, Poitou-Charentes et Rhône-Alpes. Cette expérimentation, mise en œuvre dès la rentrée 2013, a pour objet de tester une nouvelle organisation et un nouveau pilotage qui préfigureront le service public régional d’orientation.

Le rôle de l’Information Jeunesse

Le réseau national Information Jeunesse est constitué d’environ 1500 structures maillant tout le territoire et accueille environ 5 millions de jeunes chaque année. Ce réseau comprend :

  • Le CIDJ, à Paris ;
  • 26 CRIJ (Centres régionaux Information Jeunesse), au statut associatif, qui animent leur réseau régional en lien avec les DRJSCS ;
  • 3 CIJ (Centres d’Information Jeunesse) départementaux en Ile-de-France, au statut associatif ;
  • 3 ADIJ en ile de France
  • 235 BIJ (Bureaux Information Jeunesse) - 1 248 PIJ (Points Information Jeunesse) ;

Les BIJ et PIJ pour 70 % d’entre eux, relèvent d’une collectivité territoriale, les 30 % restant sont sous statut associatif.

  • 11 antennes mobiles Information Jeunesse en zone rurale.

Avant la loi de 2009, le réseau IJ (CRIJ, BIJ, PIJ) était déjà un acteur de l’orientation (personnelle, scolaire et professionnelle), via sa mission d’information et d’accompagnement des jeunes : les thèmes de l’emploi, des métiers, stages et formations représentent plus de 60% des demandes des publics. Dès 2006, certains CRIJ, en lien avec les PIJ/BIJ, ont renforcé leur collaboration avec les territoires pour une offre complémentaire visant l’accueil, l’information, l’orientation et l’accompagnement des jeunes (AIOA). A partir de 2009, de nombreuses structures du réseau IJ se sont engagées dans le SPO, au titre de l’information et de l’accompagnement des jeunes dans leurs projets d’orientation (à visée d’insertion sociale et/ou professionnelle).

Depuis 2009, le réseau IJ conforte son positionnement d’Information généraliste en développant les partenariats sur les territoires, (comme en témoigne l’utilisation par différents opérateurs de l’orientation du fichier des métiers du réseau IJ) et en travaillant la lisibilité et le rayonnement des différents acteurs du réseau IJ

Il ressort cependant du point de vue des inspections générales[4], que le réseau IJ apporte à la fonction orientation une contribution certes réelle mais parfois limitée.

Objectifs de l'expérimentation et axes des actions

L’objectif de cette expérimentation est que le réseau IJ contribue à l’amélioration de l’offre du service public d’orientation (SPO) sur les territoires concernés à partir de la démarche initiée d’une nouvelle organisation du SPO (coordonné et animé par le conseil régional -SPRO). Les caractéristiques des modes d’intervention des professionnels de l’IJ sont en effet déclinables sur les quatre fonctions composant la démarche d’orientation définies dans le SPRO : accueil, information, conseil et accompagnement. Il s’agit d’inscrire les structures IJ et les services dans cette configuration institutionnelle nouvelle, sur les 8 territoires d’expérimentation.

Cette expérimentation trouve sa place dans le travail de capitalisation des enseignements des 46 expérimentations soutenues par le Fonds d’expérimentation pour la jeunesse qui ont porté sur l’orientation scolaire et professionnelle. Certaines expérimentations se sont en effet concentrées sur la mise en place de formes innovantes de coordination des acteurs de l’information et de l’orientation des jeunes. Parmi elles, des actions ont été expérimentées par des acteurs de l’Information Jeunesse, comme le projet « Espace Métiers Info, un lieu partagé entre les acteurs de l’AIOA 37 », porté par le Bureau d’Information Jeunesse d’Indre et Loire et évalué par l’INJEP (AP1 253). Une synthèse des premiers résultats des évaluations est disponible sur le site internet du FEJ.

Objectifs de l’expérimentation

L’expérimentation répond à deux objectifs généraux :

  • Adapter l’offre d’orientation aux trajectoires des jeunes

Les jeunes sont confrontés très tôt dans leur parcours scolaire aux choix d’orientation (passage dans les niveaux supérieurs, inscription dans une filière générale ou professionnelle, etc.). Plusieurs recherches[5] ont montré que les dispositifs liés à l’orientation scolaire en France ne répondent pas de façon satisfaisante aux besoins des jeunes, et qu’il est donc nécessaire de penser l’accompagnement en matière d’orientation de manière plus adaptée. Ainsi, il s’agit de permettre aux jeunes d’avoir accès à une offre de services diversifiée et adaptée à leurs besoins, à leur temporalité, et aux différentes caractéristiques de leurs environnements socio-économiques et territoriaux (accessibilité, infrastructures, etc.).

  • Positionner l’IJ dans une approche spécifique de l’orientation en complémentarité des acteurs locaux et territoriaux

La démarche d’orientation recouvre souvent plusieurs réalités qui se jouent dans des temporalités multiples et pouvant être distinguées ainsi :

  • rendre lisible l’information sur les offres de formation et les métiers,
  • aider dans l’élaboration d’un projet personnel, de formation et/ou professionnel,
  • proposer des choix dans un cadre contraint.

Le réseau IJ, au regard de son cadre d’intervention et de ses spécificités, est un acteur privilégié de la mise en œuvre de cette démarche, respectant la dynamique temporelle des parcours de vie des jeunes.

Aussi, les enjeux pour l’IJ sont de :

  • Sortir d’une approche institutionnelle et segmentée de l’orientation pour permettre aux jeunes de s’inscrire dans un parcours d’orientation choisie en fonction de leurs besoins, envies et temporalités : l’orientation comme processus ;
  • Créer les conditions pour que les jeunes s’approprient les informations nécessaires à faire « leurs » choix d’orientation ;
  • Développer un système d’acteurs qui permette aux jeunes d’utiliser les relais d’information, d’accompagnement et d’orientation locaux de manière complémentaire ;
  • Se positionner dans un système régional d’orientation qui concerne tous les âges.

Axes des projets portés par les CRIJ

L’expérimentation soutenue par le FEJ se déroulera dans les 8 régions précitées. Ses objectifs peuvent être déclinés en cinq axes d’action:

Axe 1 - Rendre repérable et accessible l’offre pour les publics concernés (prise en compte de la demande, des besoins et des attentes). Cet axe peut se traduire par les actions suivantes : proposition de nouvelles formes d’accueil de proximité, nouvelles relations aux usagers, aménagement des espaces dans une visée pédagogique, accessibilité « culturelle » et « sociales » aux espaces, aux informations sous toutes ses formes (une attention particulière sera portée à l’accessibilité des personnes en situation de handicap), mise en place de dispositifs d’aide à la mobilité au vu des trajectoires des jeunes (des publics).

Axe 2 - Faciliter l’identification sur les territoires, d’un service diversifié et adapté et de tous les relais potentiels en matière d’orientation (prise en compte de l’offre et des réponses à concevoir). Cet axe peut se traduire par les actions suivantes : création de parcours d’orientation avec les publics, création d’une base de ressources (informations, relations,...) dédiée aux acteurs IJ, création d’outils de géolocalisation etc.

Axe 3 - Faire évoluer les pratiques professionnelles du réseau IJ en matière d’orientation tout au long de la vie au niveau régional ou interrégional sur les 8 régions. Cet axe peut se traduire par les actions suivantes : création d’espaces ou d’outils d’expression (implication des usagers dans l’amélioration du service), organisation d’échanges de pratiques professionnelles, conception d’outils transférables en matière d’orientation tout au long de la vie, création de « réseaux de compétences », mise en place de formation-action, création d’une « banque d’information et de ressources » et/ou d’un lieu ressource à disposition de tous les acteurs de l’IJ impliqués dans l’expérimentation, …

Axe 4 - Concevoir une organisation transversale entre les acteurs de l’orientation (IJ et non IJ) dans laquelle le porteur de projet a un rôle d’animateur et d’ « ensemblier ». Cet axe peut se traduire par les actions suivantes: réalisation d’un diagnostic partagé, production de documents d’information concertés, plan de communication commun, programme d’interventions concerté,…

Axe 5 - S’engager dans une démarche de coopération territoriale à tous les échelons administratifs (ville, intercommunalité, département, région) et dans une dimension de cohésion et de complémentarité urbain-rural. Cet axe peut se traduire par les actions suivantes : élaboration d’un argumentaire en direction des collectivités, organisation et animation d’instances de concertation et de débats sur les questions liées à l’orientation, …

Chaque projet régional développera des actions portant au minimum sur trois de ces axes.

Prestations demandées

Objectifs de l’évaluation

L’expérimentation doit faire l’objet d’une évaluation permettant de comprendre les processus en jeu dans les actions menées sur les différentes régions et d’en proposer une lecture différenciée visant à identifier notamment la plus value du réseau dans le champ de l’orientation tout au long de la vie et les conditions d’émergence et de transfert éventuel de pratiques professionnelles innovantes ou déjà mises en oeuvre (partenariales, éducatives , pédagogiques, etc.). Il s’agit de déterminer dans quelle mesure les actions portées par le réseau IJ sur les 8 régions retenues par le MEN et l’ARF favorisent l’intégration et/ou le renforcement de la dimension information et accompagnement des jeunes dans les futurs SPRO.

L’évaluation devra être attentive à la diversité des structures, des publics, des territoires et des conditions de mises en œuvre des actions.

Il est attendu de cette évaluation :

  • l’analyse conduite à partir de l’observation des pratiques des professionnels (connaissance, information et accompagnement des jeunes, coordination d’acteurs), prenant appui sur la diversité des situations, des processus de développement des actions, de changement ainsi que les perspectives de transférabilité et/ou d’essaimage ;
  • la mise en lumière du rôle et de la stratégie des acteurs de l’IJ (limites, forces et faiblesses) dans le système régional de l’orientation tout au long de la vie.

Les questions évaluatives principales sont les suivantes :

  • Les actions expérimentées

De quelle innovation les actions mises en place dans le cadre de l’expérimentation ont-elles été porteuses? De quelle(s) manière(s) le point de vue des bénéficiaires des structures de l’AIOA et des acteurs de l’orientation a-t-il été pris en compte dans la conception et/ou au cours de la réalisation des actions ? Se sont-elles appuyées sur un diagnostic permettant de caractériser le public qui fréquente le réseau IJ par rapport à la jeunesse du territoire ?

  • Les effets des actions sur les pratiques professionnelles et partenariales

Quel réseau partenarial (IJ et non IJ) a été mobilisé pour la mise en place de ces innovations ? Avec quels effets sur les pratiques des professionnels (IJ et non IJ) ? Les expérimentations ont-elles permis de renforcer la reconnaissance par les différents acteurs concernés (dont jeunes, parents, familles, acteurs de l’information et de l’orientation) de la spécificité et de la complémentarité des interventions des professionnels de l’IJ ?

  • La place des actions dans les démarches d’orientation des jeunes

Les actions ont-elles permis d’améliorer la visibilité et l’accessibilité du réseau IJ pour les jeunes bénéficiaires ? De quelle manière les jeunes impliqués dans l’action définissent et appréhendent leur parcours dans leur démarche d’orientation au sens large, c’est-à-dire tout au long de la vie.

  • Les effets de l’expérimentation sur le maillage territorial et la préfiguration du SPRO au niveau régional

Dans quelle mesure, les actions menées ont permis un mode d’organisation de type collaboratif ou autres, un échange et un partage des compétences ainsi qu’une coordination efficace entre les acteurs de l’orientation du territoire (en terme de qualité, de diversité d’organisation etc.) ?

Au regard du territoire et de l’organisation des acteurs, en quoi la mise en place du SPRO et de l’expérimentation IJ SPRO a-t-elle transformé ou créé les conditions d’une transformation des pratiques des professionnels du réseau IJ et des partenaires de l’orientation sur les territoires ?

  • Le transfert des pratiques expérimentées au-delà des 8 régions

Dans quelle mesure ces actions permettent-elles de préfigurer, d’une manière générale, la reconnaissance et l’implication du réseau IJ dans le SPRO; de quelle(s) manière(s) et dans quel(s) registre(s) cette reconnaissance et implication se définissent ? Parmi les actions expérimentées, quels sont les outils et pratiques transférables au sein du réseau IJ sur différents aspects : la fonction d’accueil de proximité, la diversité des partenariats dans une recherche de cohérence, le développement des compétences et de nouvelles professionnalités ?

Une attention particulière devra être portée sur les collaborations inter-régionales si elles existent.

Mise en œuvre de l’évaluation

Afin de répondre à ces objectifs, l’évaluateur devra justifier de sa capacité à effectuer une analyse poussée des différents dispositifs dans le champ des sciences sociales ainsi que d’une connaissance réelle du domaine de l’information et l’orientation des jeunes. Au regard de la spécificité du programme d’expérimentation, il doit faire la démonstration de ses compétences méthodologiques et de rigueur. Il devra attester d’une bonne connaissance des champs liés aux politiques de jeunesse, d’éducation et d’orientation. Il devra apporter la preuve d’une connaissance pluridisciplinaire en matière de développement territorial et social et de sa capacité à produire des éléments d’analyse à caractère systémique. Il devra également apporter la preuve d’une capacité d’intervention sur l’ensemble des territoires concernés.

La DJEPVA acceptera la candidature conjointe de plusieurs équipes d’évaluation coordonnées.

  • Champ de l’évaluation

L’expérimentation prendra place dans 8 régions et impliquera un nombre important d’acteurs (Information Jeunesse et leurs partenaires).

Les CRIJ porteurs de projets seront enquêtés. Au niveau des acteurs locaux (BIJ et PIJ) ainsi que leurs partenaires, une sélection raisonnée sera opérée par l’évaluateur en lien avec la DJEPVA sur la base des projets proposés pour que l’enquête permette de rendre compte de la diversité des dispositifs mis en place.

Le protocole d’évaluation proposé devra concerner la période d’expérimentation (novembre 2013-décembre 2014).

  • Méthodes d’évaluation

L’évaluation demandée reposera essentiellement sur des méthodes qualitatives. Le protocole que l’évaluateur mettra en place pourra reposer à titre indicatif sur les méthodes d’enquête suivantes :

  • Entretiens semi-directifs auprès des acteurs institutionnels impliqués dans le dispositif et de jeunes bénéficiaires aux profils différenciés ;
  • Observations non participantesdu fonctionnement des dispositifs ;
  • Etude de documents (comptes-rendus de réunion, tableaux de bord, documents de communication, ou tout autre document jugé intéressant) ;
  • Travail collectif (focus group par exemple) avec des panels de professionnels et d’usagers, permettant un retour réflexif sur les pratiques expérimentées et, plus largement, les enjeux liés à l’orientation (dont la réforme du SPO).

Toute autre méthode pertinente pourra être proposée. Chaque choix méthodologique devra être justifié au regard des objectifs de l’évaluation. Le calendrier et la fréquence des enquêtes devront être précisés.

L’évaluateur devra proposer un séquençage de l’évaluation et des méthodes employées en cohérence avec le calendrier de l’expérimentation. Les entretiens et l’observation seront menés prioritairement au cours de l’année scolaire 2013-2014 et seront ensuite complétées, de septembre à décembre 2014, par des enquêtes spécifiques valorisant la dimension collective et réflexive, de manière à intégrer dans le rapport final, attendu en janvier 2015, l’ensemble de ces données d’enquête.

Calendriers et livrables

Le lancement des travaux doit suivre le plus rapidement la sélection de l’évaluateur, pour que le travail d’enquête se déroule dans les structures dès le second semestre de l’année scolaire 2013-2014. L’expérimentation prend fin en décembre 2014. Le rapport final de l’évaluation sera attendu pour le 31 janvier 2015.

Le titulaire remettra à la DJEPVA :

  • en février 2014 : une note de cadrage (bon de commande n°1)

Cette note devra contenir :

une synthèse des principaux résultats de la recherche en sciences sociales permettant d’éclairer les enjeux des expérimentations IJ-SPRO (destiné à être rendu public) ;
un compte-rendu du travail de cadrage méthodologique (choix des structures qui seront l’objet de l’évaluation, présentation détaillée des outils de collecte de données et calendrier du déploiement sur le terrain).

  • fin juin 2014 : un rapport intermédiaire (destiné à être rendu public) (bon de commande n°2)

Le rapport intermédiaire est un document d’une quinzaine de pages (à titre indicatif) destiné à dresser un premier bilan, à mi-parcours de l’évaluation. Il doit permettre de :

situer l’expérimentation dans le champ des pratiques d’orientation existantes et dans le champ de la recherche en sciences sociales ;
exposer précisément les méthodes d’analyse et l’état d’avancement du travail d’évaluation ;
présenter les premiers résultats d’analyse problématisés, concernant chacune des questions soulevées dans le présent cahier des charges.

  • fin janvier 2015 : un rapport final (destiné à être rendu public) (bon de commande n°3)

Le rapport final sera le produit final de l’évaluation. Il veillera à replacer l’expérimentation dans son contexte scientifique, rappellera brièvement le protocole mis en place puis présentera les résultats complets de l’évaluation.

Les échéances définitives seront fixées lors de l’émission de chaque bon de commande.

La note de cadrage devra être remise sous format électronique. Le rapport intermédiaire et le rapport final devront être remis en trois exemplaires papiers et sous format électronique.

Pendant toute la durée du marché, le titulaire et la DJEPVA auront des contacts réguliers pour faire le point sur l’avancement des travaux.

Un comité de pilotage de l’expérimentation sera mis en place. Il n’appartient pas au titulaire d’assurer le recrutement ni le secrétariat du comité de pilotage. Ces fonctions seront intégralement à la charge de la DJEPVA.

Le comité de pilotage rencontrera le titulaire aux échéances suivantes :

  • une réunion au démarrage de l’évaluation ;
  • une réunion de présentation du rapport intermédiaire ;
  • une réunion de présentation du rapport final.

Budget

Le prestataire devra élaborer un devis reprenant chaque prestation demandée dans le cadre du présent cahier des charges et indiquant les unités de valeur à partir desquelles sont établis les coûts.

La présentation du budget de la prestation devra impérativement contenir une version sur le modèle du bordereau de prix joint au présent cahier des charges.

Les prix seront présentés en euro HT et TTC. Le montant et le taux de la TVA devront être clairement indiqués.

Le devis ne devra pas dépasser 80 000 euros TTC (soit 64 320 euros HT, pour une TVA à 19.6%).

Contenu des offres et demandes de renseignements

L’offre devra comporter :

  • Une proposition générale de réalisation des prestations ;
  • Une reformulation des objectifs et une description argumentée de la méthodologie proposée ;
  • Un calendrier prévisionnel de l’évaluation (cf. ci-dessus, point 5) ;
  • Un budget détaillé (cf. ci-dessus, point 6) ;
  • Des références d’enquêtes similaires ;
  • Les profils des personnes qui exécuteront la prestation.

Les offres devront être déposées par envoi courrier à l’attention suivante :

Marché Evaluation de l'expérimentation « Information jeunesse – Service public régional de l’orientation) » (CRIJ/IJ-SPRO)
Ministère de l’Éducation Nationale, de la Jeunesse et de la Vie Associative
Direction de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative
Mission d’animation du Fonds d’Expérimentation pour la Jeunesse
95 avenue de France
75650 Paris Cedex 13


Et/ou sur la plateforme des marchés publics :
www.marches-publics.gouv.fr  (Voir la procédure à suivre dans le règlement de consultation)


[1] Rapport de la concertation, Refondons l’école de la République, octobre 2012.

[2] Rapport sur la mise en place du SPO, janvier 2013 IGAS : inspection générale de l’action sociale ; IGEN : inspection générale de l’éducation nationale ; IGAENR : inspection générale de l’administration de l’enseignement supérieur et de la recherche.

[3] Comité interministériel de la jeunesse, Priorité Jeunesse, rapport final, 21 février 2012. Chantier 1- Mesure 1 relative au service public de l’orientation (SPO) : nouveau service public de l’orientation

[4]Rapport sur la mise en place du SPO, janvier 2013 IGAS : inspection générale de l’action sociale ; IGEN : inspection générale de l’éducation nationale ; IGENR : inspection générale de l’enseignement supérieur et de la recherche.

[5] A titre d’exemple : Guichard J., « Pour une approche copernicienne de l’orientation à l’école », Rapport du Haut Conseil de l’Education, nov. 2006 – André G., « L’orientation scolaire : héritages sociaux et jugements professoraux », PUF, 2012.

Lieux

  • Marché Evaluation de l'expérimentation « Information jeunesse – Service public régional de l’orientation) » (CRIJ/IJ-SPRO) - 95 avenue de France
    Paris, France (75)

Dates

  • vendredi 29 novembre 2013

Mots-clés

  • évaluation, expérimentation, orientation, Information jeunesse

Contacts

  • Jean Bérard
    courriel : Jean [dot] BERARD [at] jeunesse-sports [dot] gouv [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Jean Bérard
    courriel : Jean [dot] BERARD [at] jeunesse-sports [dot] gouv [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Évaluation de l'expérimentation « Information jeunesse – service public régional de l’orientation » (CRIJ/IJ-SPRO) », Appel d'offres, Calenda, Publié le mardi 26 novembre 2013, http://calenda.org/265666