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Sources de l'identité, identité de la source

Sources of identity, identity of sources

Aires germanique, néerlandophone et nordique

Germanic, Dutch-speaking and Nordic regions

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Publié le vendredi 15 novembre 2013 par Julie Abbou

Résumé

Pour sa cinquième année d’existence, le séminaire poursuivra la réflexion engagée sur la notion d’identité (2009-2010 : identité et altérité ; 2010-2011 : identité(s) en crise ; 2011-2012 : espaces et identités en mouvement ; 2012-2013 : identité(s) entre singulier et collectif). Cette année, le séminaire se fixe pour objectif d'enrichir cette approche thématique par un questionnement méthodologique sur la notion de source.

Annonce

Présentation

Ce séminaire organisé par des doctorants de l'UFR d'études germaniques et nordiques de l'université Paris-Sorbonne s'organise autour de séances mensuelles (de janvier à juin 2014, le vendredi après-midi au centre universitaire Malesherbes) dans lesquelles interviennent des doctorants et des chercheurs confirmés. Le but est de présenter ses recherches à partir d'une thématique et d'un questionnement méthodologique communs.

Pour sa cinquième année d’existence, le séminaire poursuivra la réflexion engagée sur la notion d’identité (2009-2010 : identité et altérité ; 2010-2011 : identité(s) en crise ; 2011-2012 : espaces et identités en mouvement ; 2012-2013 : identité(s) entre singulier et collectif). Cette année, le séminaire se fixe pour objectif d'enrichir cette approche thématique par un questionnement méthodologique sur la notion de source.

Dans la continuité des années précédentes, l'un des points de départ de notre réflexion consiste à se distancier d'une conception essentialiste de l'identité pour l'aborder comme le résultat d'une construction qui prend sens dans un contexte spécifique. Constituée de matériaux hétérogènes et d'emprunts, une identité se forme dans la relation à l'altérité. Elle n'en repose pas moins sur une relecture du passé qui en élabore une vision relativement linéaire et unifiée, ainsi que sur une organisation symbolique de l'espace. En d'autres termes, une identité se construit en construisant ses propres sources.

Le retour aux sources, riche de connotations renvoyant à la vie, à la pureté, à des vertus thérapeutiques voire miraculeuses, implique une notion d'origine qui tend à abolir les distances temporelles et spatiales. La recherche en sciences humaines reprend et à la fois remet en cause la notion de source comme origine. C'est pourquoi l'intitulé choisi cette année pour notre séminaire invite à porter un regard distancié sur l'expression sources de l'identité, formule récurrente dans les titres d'articles ou d'ouvrages proposant un retour critique sur les origines d'un phénomène. Il interroge la notion de source forgée par la démarche historienne, qui aborde le passé dans sa rupture fondamentale avec le présent. Comme lieu où puiser des informations sur un monde disparu ou caché, la notion ne se départit pas de ses connotations romantiques, évoquant l'historien ou le philologue qui la déterre des profondeurs du passé ou de la langue. La source se doit d'être protégée – par le journaliste – et conservée – dans les archives et les bibliothèques.

La notion peut s'éloigner de celle d'origine pour se rapprocher de celle de preuve. La tradition plus ancienne de la critique des sources ou encore la note de bas de page – qui certes atteste la vérification de l'information mais, justement, en dispense le lecteur – renvoie à l'identité d'une communauté scientifique fondée sur la reconnaissance des mêmes critères de vérité. Le chercheur en lettres et en sciences humaines, mais aussi le traducteur et l'éditeur construisent ainsi leurs propres sources par un usage détourné qui questionne leur identité même et invite à s'interroger sur les implications méthodologiques des notions de document, de manuscrit, de texte, d'œuvre littéraire, d'édition papier ou numérique, ou encore de terrain en sociologie.

Pistes de réflexion

  • Les notions de source, d'origine et d'identité dans la philosophie et l'écriture de l'histoire
  • Quels supports pour les sources ? Manuscrits, imprimés, édition critique et humanités numériques
  • Identités confessionnelles, sources et héritages
  • La source en traduction (identité de l'auteur, identité du traducteur, identité du texte ou de l'œuvre…)
  • Les sources mises en scène (le mythe des origines, la source d'information, le texte ancien surgi du passé dans l'iconographie, le spectacle vivant…)
  • Sources et identités dans l'étude de la littérature et de l'histoire coloniale
  • Sources et identités nationales. Les notions de source et d'identité à l'épreuve de l'histoire croisée et des transferts culturels

Modalités de soumission

Les propositions de contribution, environ 400-500 mots, sont à envoyer

pour le 30 novembre 2013

à l’adresse électronique suivante : sdeareigenn@gmail.com.

Responsabilité scientifique

La sélection est effectuée par l'équipe organisatrice, constituée de trois doctorants de l'EA 3556 REIGENN (Université Paris-Sorbonne Paris IV) : Pauline Pujo, Virgile Reiter et Gaëlle Reneteaud.

Lieux

  • Sorbonne - 108 bd Malesherbes
    Paris, France (75017)

Dates

  • samedi 30 novembre 2013

Mots-clés

  • source, identité, origine, document, édition, traduction

Contacts

  • Pauline Pujo
    courriel : ppujodelle [at] gmail [dot] com

URLS de référence

Source de l'information

  • Pauline Pujo
    courriel : ppujodelle [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Sources de l'identité, identité de la source », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 15 novembre 2013, http://calenda.org/267371