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Du rare à l’unique

From the rare to the unique

Cycle de conférences à l'École nationale des chartes

Conference cycle at the École nationale des chartes

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Publié le lundi 02 décembre 2013 par Élodie Faath

Résumé

L’École nationale des chartes, dans son cycle de conférences « Du rare à l’unique »,  s’interroge sur les artefacts ou productions immatérielles perçus à première vue comme des exceptions, etc. « Du rare à l’unique ». Pourquoi ce titre ? Certains événements, artefacts ou productions immatérielles pourraient être perçus à première vue comme des exceptions, voire des curiosités insusceptibles de portée générale. Pourtant, ce qui risquerait de passer pour de simples objets d’érudition se révèle parfois, à force d’érudition même, comme des points de convergence de toutes sortes de questionnements historiques où le rare côtoie l’unique et l’exemplaire, pour se transformer en nucleus porteur d’énergie fondamentale.

Annonce

Programme

Les conférences se déroulent de 17 h à 19 h dans la grande salle de cours de l’École nationale des chartes au 19, rue de la Sorbonne, Paris Ve.

  • 3 décembre 2013 : « Les vitraux en trompe-l’œil de la cathédrale de Chartres »

Irène Jourd'heuil, conservateur des monuments historiques à la DRAC Centre,

Notice biographique

Archiviste paléographe (prom. 2006), Irène Jourd'heuil a consacré sa thèse de l’École nationale des chartes aux portails roussillonnais en marbre des XIIe et XIIIe siècles. Conservateur des monuments historiques depuis 2008 à la direction régionale des affaires culturelles de la région Centre, elle assure le suivi des chantiers de restauration des cathédrales de Bourges, Blois et Chartres.

Résumé

Depuis 2008, la cathédrale Notre-Dame de Chartres fait l'objet d'un chantier spectaculaire consistant en la restauration de la polychromie intérieure du XIIIe siècle. Ce décor essentiellement constitué d'un enduit ocre-jaune à faux-joints blancs couvrait non seulement les parois intérieures du monument, mais également une partie des parois extérieures.

Si ce type de polychromie se retrouve dans plusieurs édifices contemporains, plus exceptionnels sont les vitraux, peints en trompe-l'œil, simulant la présence de roses, et redécouverts en 2010 dans les premières travées occidentales de la nef.

Au-delà de la présentation notamment technique et iconographique de ces peintures murales du XIIIe siècle, la conférence s'interrogera sur la fonction architecturale et symbolique qui a pu leur être donnée.

  • 4 février 2014 : « La couronne de Louis XV »

Daniel Alcouffe, historien de l’art et conservateur au musée du Louvre (département des objets d’art) jusqu’en 2004

Notice biographique

Daniel Alcouffe (promo. 1962), archiviste paléographe, a été conservateur au musée du Louvre de 1962 à 2004. Il y a fait toute sa carrière au département des Objets d’art, qu’il a dirigé  pendant une vingtaine d’années. Il a rédigé le catalogue de la collection de vases en pierres dures de Louis XIV conservée au Louvre et a participé à l’élaboration de plusieurs catalogues d’acquisitions faites par le département. Il a publié divers travaux concernant les arts décoratifs, notamment le  mobilier français du XVIIe et du XVIIIe siècle,  a contribué à l’organisation de plusieurs expositions du  Grand Palais et  a enseigné à l’École du Louvre.

Résumé

La couronne de Louis XV, par Augustin Duflos, d’après Claude Rondé, 1722.

Au sein des regalia (instruments du sacre),  la couronne est l’objet le plus symbolique. A la fin de l’Ancien Régime, trois couronnes intervenaient dans la cérémonie du sacre des rois de France à Reims : la couronne dite de Charlemagne conservée dans le trésor de l’abbaye de Saint-Denis, avec laquelle l’archevêque de Reims couronnait le Roi, et deux couronnes personnelles propres à chaque souverain, que celui-ci ceignait  à la fin de la cérémonie et au festin qui suivait, l’une en or émaillé, l’autre en argent  doré, ornée de pierres précieuses. De toutes ces couronnes ne subsiste plus que la couronne en argent doré de Louis XV (musée du Louvre) qui fut la plus riche couronne jamais exécutée et qui servit de modèle à maintes couronnes postérieures.

 

  • 1er avril 2014 : « Eugène Durieu haut fonctionnaire, photographe et faussaire »

Sylvie Aubenas, dirige le département des Estampes et de la Photographie de la BnF

  • 10 juin 2014 : « L'usage personnel des estampes anciennes »

Rémi Mathis, conservateur au département des Estampes et de la Photographie de la BnF

Notice biographique

Rémi Mathis, archiviste paléographe (prom. 2007), est depuis 2010 conservateur des collections du XVIIe siècle au département des Estampes et de la Photographie de la Bibliothèque nationale de France. Il est également rédacteur en chef des Nouvelles de l’estampe et chargé de cours à l’École nationale des chartes en « Histoire et techniques de l’estampe ». Ses recherches portent principalement sur l’histoire de l’imprimé (estampes, livres), ainsi que sur le jansénisme et l’histoire diplomatique au XVIIe siècle.

Résumé

L’estampe telle qu’elle est produite et utilisée aux XXe et XXIe siècles est trompeuse. Œuvre d’art, encadrée, elle est admirée avec déférence. Il n’en est rien sous l’Ancien Régime, où l’estampe a des usages plus diversifiés, qui sont tout simplement ceux d’une image. D’une image que l’on collectionne et que l’on classe, que l’on met en couleur, que l’on découpe et que l’on colle, que l’on décore ou corrige… À travers des exemples d’usages et de réutilisations – prévues ou non par les auteurs des estampes en question – il s’agit de montrer comment l’estampe instaure un lien entre producteurs et utilisateurs ; voire se trouve être le support d’une importante créativité, au-delà du cercle des créateurs reconnus comme tels.

Lieux

  • École nationale des chartres, grande salle - 19, rue de la Sorbonne Paris
    Paris, France (75005)

Dates

  • mardi 03 décembre 2013
  • mardi 04 février 2014
  • mardi 01 avril 2014
  • mardi 10 juin 2014

Mots-clés

  • patrimoine, conservation patrimoniale, histoire de l'art, histoire

Contacts

  • Direction de la communication
    courriel : communication [at] enc [dot] sorbonne [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • David Fourcaud
    courriel : david [dot] fourcaud [at] enc-sorbonne [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Du rare à l’unique », Cycle de conférences, Calenda, Publié le lundi 02 décembre 2013, http://calenda.org/267527