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Enjeux de la recherche sur l’enluminure médiévale

Research issues in Medieval illuminations

Les manuscrits à peintures en France : vingt ans après

Painted manuscripts in France: twenty years after

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Publié le mercredi 27 novembre 2013 par Julie Abbou

Résumé

L’immense mérite de l’exposition Les manuscrits à peintures en France 1440-1520 tenue à la BnF en 1993 a été de faire connaître la richesse et la diversité du livre enluminé à la fin du Moyen Âge à un large public qui n’avait plus été confronté à cette matière depuis les présentations organisées par Jean Porcher en 1954 et 1955. Cependant, les points de vue sur l’objet livre se sont considérablement diversifiés au cours des deux dernières décennies, déterminés par des approches transdisciplinaires (histoire, littérature). Et de fait, la perméabilité des différents moyens d’expression artistique à l’époque médiévale rend aussi caduque tout examen cloisonné de la production. Vingt ans après la parution du catalogue Les manuscrits à peintures en France 1440-1520, une évaluation historiographique de cette importante étape dans les études médiévales paraît s’imposer. Dans le cadre d’une journée d’études, il s’agira de solliciter le point de vue des différents acteurs de la recherche dont les travaux se sont fondés sur cet ouvrage de référence.

Annonce

Présentation

L’immense mérite de l’exposition Les manuscrits à peintures en France 1440-1520 tenue à la BnF en 1993 a été de faire connaître la richesse et la diversité du livre enluminé à la fin du Moyen Âge à un large public qui n’avait plus été confronté à cette matière depuis les présentations organisées par Jean Porcher en 1954 et 1955. Le catalogue, qui a été rédigé à cette occasion par François Avril et Nicole Reynaud, a en outre fortement contribué à l’élan des études sur le manuscrit amorcé dès la seconde moitié du XXe siècle. Cet ouvrage, fondé sur l’identification de peintres et de groupes stylistiques, a joué un rôle déterminant à plusieurs titres. En premier lieu, la géographie artistique dessinée par les deux auteurs a été adoptée par la plupart des chercheurs. D’autre part, en faisant émerger les acteurs de la commande des manuscrits, François Avril et Nicole Reynaud ont défini les milieux qui ont favorisé la production et la circulation des artistes, des oeuvres et des modèles. L’histoire des formes, révélateur indispensable des conditions de production, de la localisation des ateliers et du parcours des artistes, doit légitimement préoccuper les spécialistes. Cependant, les points de vue sur l’objet livre se sont considérablement diversifiés au cours des deux dernières décennies, déterminés par des approches transdisciplinaires (histoire, littérature). Et de fait, la perméabilité des différents moyens d’expression artistique à l’époque médiévale rend aussi caduque tout examen cloisonné de la production. Vingt ans après la parution du catalogue Les manuscrits à peintures en France 1440-1520, une évaluation historiographique de cette importante étape dans les études médiévales paraît s’imposer. Dans le cadre d’une journée d’études, il s’agira de solliciter le point de vue des différents acteurs de la recherche dont les travaux se sont fondés sur cet ouvrage de référence.

Programme

  • 9h30 : Introduction - présentation : Ph. Lorentz (Université Paris Sorbonne - Paris IV)- A.-M. Legaré (Université Charles-de-Gaulle - Lille 3), Rose-Marie Ferré (Université Paris Sorbonne - Paris IV)
  • 10h : Pascale Charron (Université François-Rabelais - Tours) De "Quand la peinture était dans les livres" à "Tours, capitale des arts" : un bilan de 20 ans de recherches sur l'enluminure tourangelle des années 1500.
  • 10h 30 : Carmen Decu (Université Paris-Sorbonne - Paris IV) Le Maître des Très Petites Heures d'Anne de Bretagne : un corpus et une polyvalence à revoir ?

11h : Discussions – Pause

  • 11h30 : Rose-Marie Ferré (Université Paris-Sorbonne - Paris IV) Le Maître du Livre du Coeur d'amour épris de Paris : un peintre à la cour d'Anjou-Provence réévalué.

12h : Discussions

PAUSE DÉJEUNER

  • 14h30 : Samuel Gras (Université Charles-de-Gaulle - Lille 3) Un peintre à Limoges entre Moyen Âge et Renaissance : art de l'enluminure et art de l'émail sous un même pinceau ?
  • 15h : Nicolas Oget (Université Paris Sorbonne - Paris IV) Le Maître de Coëtivy, peintre d'histoire : Le Tite-Live de l'Assemblée et le Fr. 64 de la BnF.
  • 15h30 : Marie Jacob (Université de Rennes II) Au-delà du style : réflexions sur l’usage des modèles dans les manuscrits d’histoire antique de l’atelier des Colombe.

16h : Discussions - pause Conclusion

Centre André Chastel Unité mixte de recherche 8150 CNRS

Lieux

  • Galerie Colbert, salle Demargne - 2 rue Vivienne
    Paris, France (75002)

Dates

  • samedi 30 novembre 2013

Mots-clés

  • enluminures, historiographie

Contacts

  • Rose-Marie Rose-Marie Ferré
    courriel : rose-marie [dot] ferre [at] paris-sorbonne [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Rose-Marie Ferré
    courriel : rose-marie [dot] ferre [at] paris-sorbonne [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Enjeux de la recherche sur l’enluminure médiévale », Journée d'étude, Calenda, Publié le mercredi 27 novembre 2013, http://calenda.org/269115