AccueilLes représentations artistiques de l'architecture des lieux du travail industriel aux XXe et XXIe siècles

Les représentations artistiques de l'architecture des lieux du travail industriel aux XXe et XXIe siècles

The artistic representations of architecture from industrial workplaces in the 20th and 21st centuries

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Publié le vendredi 27 décembre 2013 par Julie Abbou

Résumé

La naissance de l’industrie a engendré la création de nouvelles formes de travail. Les représentations artistiques ont souvent questionné ces modalités de travail, et ce dès les débuts de l’industrie. Qu’elle soit artistique ou non, la mise en image est bien souvent associée à des prises de position politiques, économiques ou sociologiques. L’architecture industrielle développe des formes qui lui sont propres puisqu’elles sont le plus souvent conditionnées par leur fonction. Le besoin de luminosité dans les premières usines textiles en Angleterre entraîne par exemple la construction de bâtiments en sheds avec des toitures en dents de scie comprenant une série de versants vitrés. Le type de travail accompli dans chaque secteur d’activité a sans doute conditionné certaines recherches formelles en architecture.

Annonce

Argumentaire

La naissance de l’industrie a engendré la création de nouvelles formes de travail. Les représentations artistiques ont souvent questionné ces modalités de travail, et ce dès les débuts de l’industrie. Qu’elle soit artistique ou non, la mise en image est bien souvent associée à des prises de position politiques, économiques ou sociologiques.

L’architecture industrielle développe des formes qui lui sont propres puisqu’elles sont le plus souvent conditionnées par leur fonction. Le besoin de luminosité dans les premières usines textiles en Angleterre entraîne par exemple la construction de bâtiments en sheds avec des toitures en dents de scie comprenant une série de versants vitrés. Le type de travail accompli dans chaque secteur d’activité a sans doute conditionné certaines recherches formelles en architecture.Des liens pourraient être établis entre le changement de façons de travailler au cours du vingtième siècle et la mutation des formes architecturales des lieux du travail. C’est aussi dans les représentations artistiques de l’architecture des lieux du travail industriel, que des ruptures et des continuités dans l’évolution des formes architecturales peuvent être observées. De plus, la construction des bâtiments n’obéit pas seulement à des impératifs fonctionnels, elle peut être aussi pourvue d’une fonction médiatique : la toute puissance d’un groupe industriel s’incarne dans des éléments architecturaux tels que les hauts-fourneaux ou dans le gigantisme des entrepôts.

À l’heure du déclin des activités liées à l’industrie sur le vieux continent, quel est le regard porté sur ce bâti bien souvent devenu inutile et déserté ? De quelles manières le travail industriel est-il malgré tout présent dans une architecture qui ne remplit plus ses fonctions premières ? Comment s’incarne cette présence en creux dans la forme bâtie ?

On pourra ici s’interroger sur les moyens mis en œuvre par les architectes contemporains pour envisager d’éventuelles réhabilitations de ces bâtiments. Qu’est-ce qui demeure ? Comment préserve-t-on la mémoire d’un lieu ou d’une activité ? Comment peut-on, aujourd’hui, penser l’archéologie de l'architecture industrielle conjointement à la mémoire de ce travail ? Enfin, de quelles manières les artistes ont-ils pu participer à la patrimonialisation de ces lieux ? Le regard porté par ces artistes, qu’il soit in situ ou in visu, n’a-t-il pas, en effet, contribué à la reconnaissance du bâti industriel à l’abandon ?

Après une première journée d’étude, en mars 2013, nous souhaitons poursuivre la réflexion sur les architectures du travail industriel en nous orientant, cette fois, sur la question du paysage industriel tel qu’il est questionné par les photographes, les cinéastes, les écrivains, ou encore les architectes et les paysagistes. Nous pensons qu’il serait intéressant de faire dialoguer, sur ce thèmes, les points de vue des historiens, plasticiens, sociologues, philosophes et géographes.

Programme

Présidence de séance Sarah Rojon

  • 9h30 Vincent Ciciliato CIEREC, Université Jean-Monnet. Espaces et architectures du numérique : modélisation, exploration, altérations
  • 10h10 Pauline Jurado Barroso CIEREC. De la rigidité du paysage industriel
  • 11h Simon Texier Centre de Recherche en Arts et Esthétique, Université de Picardie. L’architecture industrielle à l’épreuve des réhabilitations
  • 11h40 Dominique Billier Audencia-Nantes. Les friches industrielles, une présentation sociale de l’artiste ?

Présidence de séance Olivier Ocquidant

  • 14h Jordi Ballesta CIEREC. Gabriele Basilico : photographier pour requalifier, en Emilie-Romagne.
  • 14h40 Giaime Meloni Université de Cagliari. UMR CNRS 7218 Laboratoire Architecture Ville Urbanisme et Environnement - Centre de Recherche sur l’Habitat. Définition d’une frontière urbaine : le port. Interprétations photographiques contemporaines
  • 15h30 Danièle Méaux CIEREC, Université Jean-Monnet. Joel Sternfeld, Walking the High Line : du fret ferroviaire à la promenade urbaine.
  • 16h10 Laurent Guéneau, Entretien entre Ariane Carmignac, CIEREC et Laurent Guéneau, photographe

Lieux

  • Université Jean-Monnet, département Arts plastiques, salle 224 - 21 rue Denis Papin
    Saint-Étienne, France (42)

Dates

  • vendredi 07 février 2014

Fichiers attachés

Mots-clés

  • architecture, représentation, art, industrie, paysage, photographie

Contacts

  • Anne-Céline Callens
    courriel : anne [dot] celine [dot] callens [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Anne-Céline Callens
    courriel : anne [dot] celine [dot] callens [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Les représentations artistiques de l'architecture des lieux du travail industriel aux XXe et XXIe siècles », Journée d'étude, Calenda, Publié le vendredi 27 décembre 2013, http://calenda.org/271741